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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:00

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Depuis Bordeaux, où sa formation tient congrès qui s'achève dimanche 24 mars, Mélenchon fait du Président son unique adversaire. Ou presque.

Dimanche matin, Jean-Luc Mélenchon jouera l’un de ses meilleurs rôles. Celui de tribun. Son meeting de fin de congrès n’a pas encore eu lieu mais depuis longtemps, l’ancien candidat à la présidentielle a prévenu : 'Nous ne sommes pas le front des bonnes manières." Attablé avec une bonne poignée de journalistes, il ajoute : "Nous créerons du conflit partout car le conflit crée la conscience." En somme, le message de Bordeaux pourrait être : "Le durcissement, c’est maintenant." "La situation se tend, on accompagne le mouvement. On ne va pas rester une main en arrière."

« Dans les 17 salopards de l’Eurogroupe il y a un Français »

Bien sûr, le message s’adresse d’abord au gouvernement dont Mélenchon ne cesse de pilonner la politique. Européenne, en l’occurrence : "En France, nous sommes les ravis de la classe. Les bons élèves du merkelisme. Et en plus, il est content de ça, lui." "Lui", c’est François Hollande. 2014 et les élections européennes approchent. Mélenchon, "candidat au pouvoir", en a fait son rendez-vous politique. D’ici là, c’est feu sur le quartier général. Distanciation maximale avec le PS et son "social-libéralisme". Renégociation du traité européen, pacte de croissance, lutte contre "l’euro fort, qui se transforme en moyen de serrer la gorge des peuples". "Hollande a tout lâché. Il a tout faux du début à la fin", cingle Mélenchon. Et de railler Moscovici, qui "va ramper et tout signer, jusqu’à la nappe". Le matin, son bras droit, François Delapierre, avait donné le ton. "Dans les 17 salopards de l’Eurogroupe, il y a un français : Pierre Moscovici." Mélenchon a abondé en expliquant que le ministre "ne pense pas Français, mais pense finance internationale". Le patron du PS, Harlem Désir, a cru y entendre "un vocabulaire des années 30", ce que Mélenchon récuse totalement.

"Il retrouve ses premières amours et sa culture trotskiste"

Du cadre européen, pour Mélenchon, découle la politique économique de la France. Hollande? "Il a peur. Pour calmer le patronat, il n’a rien mis dans la session parlementaire de juillet et envoie ses ministres à l’université d’été du Medef. "Le pacte de compétitivité? "Une saignée. Maintenant, ils n’ont plus de marge de manoeuvre et ne savent plus quoi faire", lance l’ex-ministre de Jospin. Ses proches sont à l’unisson. "Sous Jospin, avec les 35 heures, la CMU, on pouvait dire que le verre était à moitié plein. Là, on a quoi? Le mariage pour tous. Le reste, ce n’est pas une politique de gauche mais une politique de soumission à la finance", tranche Martine Billard, la coprésidente du PG. Face au PS, Mélenchon prône donc plus que jamais l’autonomie et pique le courant des "accommandants" du PC. "Il n’existe pas", répond Laurent. "À l’Assemblée, il paraît que nous avons un groupe", ironise Mélenchon devant ceux qu’ils jugent trop mous. "Il n’avait qu’à se faire élire. En ce moment, il retrouve ses premières amours et sa culture trotskiste. Ce sont les avatars du gauchisme et de son passage à l’OCI", balance un parlementaire. Sa mise en cause de l’euro passe également difficilement : "La radicalité ne doit pas conduire à se recroqueviller sur l’Hexagone", avertit un dirigeant du PC.

Pour Mélenchon pas d’alliance avec le PS

"L’autonomie." Le mot d’ordre s’entend aussi pour les prochaines élections. Et avant les européennes, il devra résonner dès les municipales. Au moins dans les grandes villes, pas d’alliances avec le PS. Une question de "cohérence" pour Mélenchon. "Si nous commençons à ne pas être clairs, nous laissons tout l’espace au FN. Ce n’est pas une période où nous pouvons être confus politiquement", abonde Billard. Problème : l’allié communiste tient à ses élus et n’est pas sur cette ligne. "C’est le courant “Sauvons nos places”", raille-t-on dans l’entourage de Mélenchon. Récemment, un ministre confiait : "Le meilleur adversaire de Jean- Luc, c’est Jean-Luc lui-même. Parce qu’il est trop virulent. Mais le PC ne prendra pas la décision de s’en séparer, car il leur a redonné du souffle. Donc aux municipales, chacun fera ce qu’il veut. Ça va être la fête."

 

 

Source : leJDD.fr  24-03-2013

 

 

 

 

 

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