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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 12:00

 

Marseille-Manifestation-Justice.jpg

 

L’intervention de Nicolas Sarkozy, jeudi 10 février au soir, sur TF1, n’aura pas calmé la grogne des magistrats. Le président a promis une concertation mais refusé tout effort budgétaire. Vendredi, les syndicats ont appelé à poursuivre leur mouvement jusqu’à mardi prochain. Entre le Président de la république et la Magistrature il y a réellement quelques chose de cassé !..

 

Le président de la République a été ferme. Sur TF1, jeudi soir, il a certes proposé une concertation avec les magistrats, mais il n’a rien cédé sur le plan budgétaire, alors qu’une fronde d’ampleur inédite s’est installée dans les tribunaux. "Les peu de marges de manœuvres que nous avons (...) je préfère les mettre pour faire reculer le chômage que pour améliorer la situation de personnels qui ont un statut et qui, que la crise soit forte ou pas, garderont leur statut et garderont leur rémunération", a-t-il notamment déclaré. Nicolas Sarkozy n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler que les effectifs augmentent et que la justice est l’un des seuls postes budgétaires à ne pas avoir subi de coupes. Mais la France demeure malgré tout en queue du peloton européen en matière judiciaire, avec le 37e budget du continent. Manifestement Nicolas Sarkozy n’a pas retenu du tout la demande de moyens supplémentaires qui lui est faite par l’ensemble de la magistrature.

 

"Un discours méprisant"

 

La réponse inflexible du président a eu un effet immédiat: les syndicats de magistrats ont appelé à la reconduction de leur mouvement jusqu’à mardi prochain. Christophe Régnard, de l'Union syndicale des magistrats (USM), l’organisation majoritaire, juge avec sévérité les propos de Nicolas Sarkozy. "Il n'y a rien pour apaiser la colère, juste un discours méprisant à l'égard de la justice et de son travail", a-t-il déclaré. "Il a dévié notre propos, nous ne réclamons pas de l'argent pour nous, c'aurait été indécent, on réclame juste de l'argent pour fonctionner normalement", a ajouté Virginie Valton, vice-présidente de l’USM. Réaction similaire pour le juge Marc Trévidic, président de l’Association française des magistrats instructeurs (AFMI): "On demande des moyens pour le justiciable et pas pour nous, c'est pas du fric qui irait dans les poches des magistrats, ça n'a rien à voir avec le sujet. La justice n'est pas le problème des magistrats mais celui des citoyens."

 

Le mouvement dans les tribunaux -qui n’est pas une grève au sens légal du terme, puisque les magistrats ne possèdent pas ce droit- a commencé avec l’affaire Laëtitia. Après le meurtre de la jeune fille en Loire-Atlantique, le chef de l’Etat avait promis des sanctions et dénoncé des manquements de la police et de la justice. Sur TF1, Nicolas Sarkozy s’est défendu d’avoir visé la magistrature dans son ensemble. "Ce n'est pas à un corps auquel on reproche des choses, c'est une affaire, l'affaire de la jeune Laetitia", a-t-il expliqué. Une précision qui n’a pas convaincu. Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (classé à gauche), a jugé "inacceptable" et "odieux" que le président revendique " le monopole du cœur, de la compassion". Après une journée de mobilisation suivie par environ 10.000 professionnels de justice jeudi, le torchon brûle donc plus que jamais entre l’Elysée et la magistrature.

 

            

 

Source : lejdd.fr  11-02-2011 

 

 

 

 

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