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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 18:00

 

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Après avoir subi des mois de galères professionnelles en France, Guillaume a pris la décision de s'expatrier. Il nous ouvre ses comptes.

"C'est clair que je n'aurais pas pu être aussi à l'aise en France. » Il y a un an, Guillaume, 25 ans, vivait chez ses parents, en Alsace, et touchait un salaire de 1 100 euros par mois lui permettant juste de rembourser l'emprunt pour sa voiture et de s'offrir quelques sorties. « Mais je n'aurais jamais pu partir de chez moi. Impossible. »

 Après avoir obtenu un BTS en informatique industrielle en 2004, Guillaume enchaîne une dizaine de CDD chez France Télécom sans jamais se voir proposer de CDI. Puis pendant un an, il va de petits boulots en jobs par intérim, toujours pour un salaire minimum : « Quand je faisais le calcul, je me rendais compte que mon salaire du mois, en déduisant les frais d'essence et de nourriture, faisait moins que si j'avais déclaré le chômage en restant à la maison. C'est un peu difficile de se lever le matin dans ces conditions. »

Il reprend ses études et obtient une licence, puis travaille pendant plus d'un an dans une petite entreprise de service où il se démultiplie (« Je bossais en moyenne cinquante heures par semaine ») pour le salaire de 1 100 euros. Il claque la porte « avant que l'ambiance ne devienne trop mauvaise » et, après un court passage au poste d'informaticien à l'IUFM, saisit l'opportunité d'aller travailler en Suisse via le contact d'un ancien client.

Aujourd'hui, il est responsable du parc informatique d'une petite entreprise d'environ 100 employés qui fait de l'implantation de cartes électroniques, dans la banlieue de Zurich. Un poste équivalent à ses expériences en France, pour un salaire bien plus élevé.

Revenus : 2 600 euros net par mois

Guillaume travaille 42 heures par semaine (le temps de travail hebdomadaire légal en Suisse) et dispose de quatre semaines de congés payés par an.

 Salaire : environ 2 600 euros net par mois (3 649 francs suisse). Son salaire net est obtenu après la déduction automatique des impôts (257 euros) et de la cotisation retraite (346 euros en cumulé) de son salaire brut, qui s'élève à 3 209 euros : « Il faut savoir que ce salaire, au poste que j'occupe, est en bas de l'échelle pour la Suisse. C'est dû à mon âge, mon expérience et aussi au fait que je ne suis pas encore parfaitement bilingue [Guillaume vit en Suisse alémanique]. »

Selon Guillaume, les entreprises suisses offrent de bonnes opportunités d'évolution :« Ils partent du principe qu'on n'a pas forcément une super paye juste parce qu'on sort d'un bac +5. Ça marche au mérite, il faut montrer qu'on s'investit dans l'entreprise, qu'on a envie de bien faire… Mais sur le long terme, c'est payant. »  

Guillaume touche aussi un treizième mois, divisé en deux versements par an et qui varie en fonction des résultats de l'entreprise. L'an dernier, il a eu l'équivalent d'un salaire en plus sur l'année, mais la dernière fois qu'il a touché la moitié de son troisième mois, il a eu beaucoup moins.  

Son entreprise ne lui fournit pas de ticket restaurant ni d'autres avantages. En effet, il n'y a pas de comité d'entreprise : « Dans la mesure où les gens gagnent relativement bien leur vie ici, il y a moins d'avantages sociaux. Ils préfèrent donner l'argent directement plutôt que de le prélever pour le redistribuer ensuite. »

Il y a bien quelques notes de frais lorsqu'il s'agit d'aller rencontrer des clients (frais kilométriques, restaurant).  

Dépenses fixes : 1 800 euros par mois

Guillaume s'est installé en colocation avec un collègue français depuis deux mois, dans un F5 de 110 m2 avec deux balcons et un garage compris, à une dizaine de kilomètres de son lieu de travail. Toutes les charges sont donc divisées par deux. Voici la part mensuelle de Guillaume :

** Loyer : 760 euros  

** Alimentation : environ 200 euros

** Internet : 18 euros

** Redevance audiovisuelle : 40 euros par trimestre pour la télévision et la radio (soit 13 euros par mois).

** Charges : Guillaume n'a pas encore reçu de facture d'électricité, d'eau ou de gaz dans son nouvel appartement, mais pour son ancien logement, le montant s'élevait à 250 euros pour un an (21 euros par mois).

** L'assurance habitation lui coûte 160 euros par an (13 euros mensuels).

Ses autres dépenses fixes mensuelles sont :

** Remboursement de l'emprunt pour sa voiture : 320 euros par mois.  

** Essence : environ 120 euros par mois, et un peu plus lorsqu'il retourne chez lui en France, « à une heure et demie en voiture ».  

** Téléphone : 10 euros pour son téléphone français, dont il se sert quand il retourne chez lui. Son téléphone en Suisse lui coûte 20 euros pour une carte prépayée.

** Caisse d'assurance maladie (non déduite de la fiche de paye) : 213 euros.

** L'assurance de sa voiture lui coûte 1 000 euros par an (soit 84 euros par mois). 

Dépenses aléatoires : 800 euros

La vie est-elle plus chère en Suisse ? « Ça dépend pour quoi », répond Guillaume, qui évalue le prix des courses à 10 ou 15% plus élevé qu'en France. « Dans les bars ou les restaurants, ce sont en moyenne les mêmes prix » : « J'estime que je suis beaucoup plus à l'aise ici qu'en France en fin de mois. Je peux tout prendre en charge et je fais aussi beaucoup moins attention, je me permets plus de choses quand je sors. Je n'ai pas du tout le sentiment de devoir me priver. Et pourtant je ne suis jamais à découvert. »  

Deux ou trois restaurants par mois, des sorties régulières en soirée à plus de 30 euros, et quelques extras de temps en temps… Guillaume s'est payé une télévision grand écran au début de l'année, et a offert un caméscope numérique à sa sœur pour son anniversaire, « sans aucun souci ». En revanche, Guillaume n'épargne pas de façon régulière. 

Bien sûr, il y a toujours quelques contraintes imprévues : « L'assurance maladie fonctionne sur le système de franchises. Comme j'ai pris une franchise assez basse, les frais sont plus chers : j'ai payé 463 euros pour un rendez-vous chez le dentiste, et je vais devoir y retourner… Ça plombe un peu les finances, mais bon, j'ai la marge pour ça. »

 

Notre expatrié est donc heureux de son choix et n'a pas l'impression d'avoir dû faire de sacrifices en partant. Il juge la vie en Suisse plaisante, et a été frappé par « le respect et la confiance des gens entre eux. »

Il tente de convaincre ses amis de venir le rejoindre pour travailler en Suisse, où il y a « des places à prendre ».

 

Source : Eco89  mai 2010

 

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