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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 10:00











Une petite révolution. Pour combler le déficit abyssal de la Sécurité sociale, les députés ont voté vendredi un amendement rendant obligatoire la prescription de médicaments génériques. "Le texte est clair : lorsqu'il existe plusieurs alternatives médicamenteuses à même visée thérapeutique, le médecin doit prescrire un médicament qui figure au répertoire des génériques", explique le député Yves Bur, l'un des deux parlementaires à l'origine de cette mesure qui pourrait être mise en place en mars prochain.

Pour encourager l'acceptation des génériques, l'Assemblée nationale a également adopté un amendement qui devrait permettre aux laboratoires de copier à l'identique - dans sa forme et sa couleur - le médicament original. L'objectif ? "Économiser des dizaines de milliers d'euros, voire des centaines de millions d'euros entre 2010 et 2013 lorsque de nombreux brevets tomberont dans le domaine public", avance Yves Bur.

Déjà 900 millions d'économies

Depuis 2002, un accord conventionnel avec les médecins incite la prescription des génériques. En pratique, si les praticiens choisissent d'inscrire sur l'ordonnance des médicaments dits de marque alors qu'un générique existe, il reste à la charge du pharmacien de proposer une copie aux patients. Huit fois sur dix, les patients acceptent. Ce qui fait économiser au total 900 millions par an à la Sécurité sociale. Trop peu pour les parlementaires qui, pour certains, dénoncent le lobby des laboratoires.

"Les médecins préfèrent prescrire des médicaments récents plutôt que des génériques, dont l'efficacité thérapeutique est identique", insiste le député UMP du Bas-Rhin. Ce dernier pointe du doigt les fabricants qui s'empressent, lorsque le brevet d'un médicament expire, de lancer un nouveau produit proche du premier et d'aller séduire... les médecins généralistes. "Une vraie-fausse innovation qui n'est qu'une mesure de contournement", accuse le rapporteur du budget de la Sécurité sociale qui cite l'exemple de l'oméprazole (reflux gastro-oesophagien). Huit mois avant l'expiration de son brevet, le laboratoire sort une molécule quasi identique : l'ésoméprazole (vendu sous le nom INEXIUM) qu'il met sur le marché. "Depuis, l'ésoméprazole a pris une part significative du marché en lieu et place de la molécule qui devait être génériquée." "Une mise sur le marché qui ne peut se faire sans autorisation administrative", rétorque Martial Olivier-Koehret, président de MG France, premier syndicat des médecins généralistes.

Réticence des médecins

Selon Yves Bur, "les pouvoirs publics ne prennent en compte que la sûreté du produit et ne jugent pas de son efficacité. L'autorisation de mise sur le marché ne valorise pas l'efficacité par rapport aux différentes options thérapeutiques." L'élu du Bas-Rhin dit ne pas comprendre la réticence des médecins qui "sont tenus dans tous leurs actes et prescriptions d'observer dans le cadre de la législation et réglementation en vigueur la plus stricte économie compatible avec la qualité, la sécurité et l'efficacité des soins". "Avec les génériques, le patient est assuré de bénéficier d'un médicament de même qualité", martèle Yves Bur.

De leur côté, les praticiens n'acceptent pas de se voir forcer la main et parlent d'une remise en cause de leur indépendance professionnelle. "Aujourd'hui, nous choisissons des médicaments en fonction des indications, des contre-indications, des interactions médicamenteuses, la façon dont se présentent les médicaments, s'il y a une prise par jour, trois prises par jour, etc. Sur des critères de qualité et de sécurité. Demain, on ne pourra pas choisir la molécule en fonction de la situation du patient, mais uniquement en fonction de l'étiquette "générique pas générique", dénonce MG France.

Reste que, si le procédé est définitivement adopté, les généralistes réticents se verront placés "sous accord préalable" par la Sécurité sociale. En clair : leurs prescriptions médicales seront passées au peigne fin.





Source : lepoint.fr   05-11-2009




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commentaires

mutuelle chomeur 18/11/2009 09:40


bon la secu a son avantage dans cette histoire!!!!!!!!!!!


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