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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 19:00








Les banquiers britanniques accusent le président français d'avoir «ébranlé l'UE» par ses déclarations sur les «dérives du modèle anglo-saxon».

 

La City n'a visiblement pas apprécié les propos de Nicolas Sarkozy saluant la nomination de Michel Barnier au poste de commissaire au Marché intérieur comme une victoire du modèle français sur le capitalisme à l'anglo-saxonne.  

Premiers visés, les banquiers britanniques n'ont pas mâché leurs mots, ce mercredi 2 décembre, à l'égard du président français. Angela Knight, la directrice de la puissante association des banquiers britanniques (BBA), estime que «M. Sarkozy a ébranlé l'Union européenne avec ses déclarations.» À l'entendre, les commentaires du président français «ont soulevé de nombreuses questions sur l'impartialité du nominé français à la Commission européenne».

La suite de son communiqué ressemble à une déclaration de guerre : «Si certains en Europe pensent être capables de renverser les années de travail qui ont été nécessaires pour faire du Royaume-Uni le centre financier de la planète, ils se trompent lourdement.»

Simon Walker, le président de l'association des entreprises britanniques de capital-risque, estime pour sa part que «la rhétorique du président Sarkozy dépasse les bornes, même s'il s'adresse clairement à l'électorat français».  

Ce mercredi matin, la plupart des journaux anglais avaient monté en épingle le discours de Nicolas Sarkozy à La Seyne-sur-Mer. Le Daily Telegraph n'en retenait qu'une phrase : «La crise est venue de la dérive d'un modèle anglo-saxon : je veux pour le monde la victoire du modèle européen, qui n'a rien à voir avec les excès du capitalisme financier.» Plus outrancier, le Times titrait : «L'histoire se répète avec une nouvelle attaque française contre la City.» Le quotidien publiait un photomontage de Nicolas Sarkozy encadré par le général de Gaulle et Napoléon. L'éditorial du Times condamnait avec une fermeté inhabituelle le discours du président français : «Les attaques populistes de Sarkozy contre le capitalisme financier sont mal informées et provocatrices.»

 

«Trader fou» à la SocGen

 

Oubliant de citer la faillite de Northern Rock et les nationalisations forcées de Royal Bank off Scotland et HBOS, le Times prétend que «les banques françaises sont aussi coupables que les autres : la Société générale a perdu des milliards d'euros à cause d'un trader fou». Toujours dans le Times, Ian King, un commentateur financier, a expliqué que la France comptait profiter du poste de Michel Barnier pour favoriser l'essor de Paris comme place financière aux dépens de Londres.

La semaine dernière, après la nomination de Michel Barnier, les critiques britanniques avaient été plus mesurées. William Hague, responsable des affaires étrangères du Parti conservateur, estimait que «les propositions de la Commission européenne pourraient nuire gravement à notre industrie des services financiers», sans attaquer Michel Barnier. De toute la presse britannique, seul le Financial Times a joué la modération, en rappelant que le commissaire français avait tenu à rassurer les banquiers britanniques et en jugeant «les craintes de la City très exagérées», car l'Europe a besoin d'une place financière forte comme Londres.

 

Source : lefigaro.fr  02-12-2009

 

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