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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 11:00

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La Turquie est, depuis quelques mois, au centre de toutes les turbulences. Alors qu’elle tente de faire cesser les combats en Libye en proposant une issue favorable au colonel Kadhafi, c’est son allié et ami Syrien qui lui cause le plus de soucis. Des centaines de réfugiés syriens affluent en Turquie et Ankara, pour la première fois, a condamné les violences commises par le régime de Bachar el-Assad. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a ainsi dénoncé les "atrocités" en cours dans le pays et qualifié "d'inacceptable" la répression. Des déclarations qui devraient accroître un peu plus la pression sur Damas, qui fait déjà l'objet de débats aux Nations unies pour le vote d'une résolution.

 

Depuis plusieurs semaines, Européens et Américains cherchaient le soutien d'Ankara, proche allié de Damas, pour accroître la pression sur le régime de Bachar el-Assad. En vain. Jusqu'à présent, la Turquie s'était en effet plutôt montrée réticente, son Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, répétant à l'envi que Bachar el-Assad était son "ami". Mais l'intensification de la répression ces derniers jours et l'afflux massif de réfugiés syriens sur le sol turc ont finalement eu raison de cette amitié.

Dans une interview accordée à la télévision jeudi soir, Recep Tayyip Erdogan prend clairement ses distances avec Bachar el-Assad, en condamnant "les atrocités" commises par son régime. "J'ai parlé à M.Assad il y a quatre ou cinq jours… Mais ils [les Syriens] sous-estiment la situation… Et malheureusement, ils ne se comportent pas humainement", a estimé le dirigeant turc, jugeant la situation "inacceptable", selon des propos rapportés vendredi 10 juin dernier par l'agence de presse Anatolie. Dans ce contexte, la Turquie ne peut pas défendre la Syrie, a-t-il encore ajouté, sans toutefois aller jusqu'à demander le départ du président syrien.

Une résolution débattue à l'ONU

Ces déclarations interviennent alors que 2.500 Syriens ont d'ores et déjà trouvé refuge dans le sud de la Turquie. Dans la seule journée de jeudi, 495 personnes sont arrivées à Karbeyaz, située dans la province de Hatay. La plupart de ces réfugiés fuient la ville de Jisr al-Shughur, située à environ 40 km de la frontière turque, où les forces de sécurité ont mené des opérations de ratissage ces derniers jours. Et le flux ne devrait pas se tarir alors que l'armée a lancé vendredi une opération d'envergure dans les villages voisins. Une situation qui inquiète Recep Tayyip Erdogan. Tout en assurant que son pays laisserait ses frontières ouvertes aux réfugiés syriens, il a laissé poindre son inquiétude : "Jusqu'où cela va-t-il continuer?"

Les déclarations du Premier ministre turc viennent donc resserrer l'étau autour de Bachar el-Assad. Et ce d'autant plus qu'au même moment, une résolution déposée par la France, la Grande-Bretagne et le Portugal et condamnant la répression en Syrie est débattue au Conseil de sécurité des Nations unies. Celle-ci a toutefois peu de chances d'aboutir, à en croire les propos tenus par le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexander Loukachevitch. " Nous ne croyons pas que la question syrienne constitue un sujet de préoccupation pour le Conseil de sécurité, sans parler de l'adoption d'une sorte de résolution (…) La situation dans ce pays, de notre point de vue, ne constitue pas une menace à la paix et à la sécurité internationales", a-t-il ainsi déclaré. Or Moscou dispose, tout comme Pékin qui est sur la même ligne, d'un droit de veto lui permettant de bloquer toute résolution. Cette position confirme, une fois de plus, que les points de vues de la Chine et de la Russie sur l’équilibre du monde sont en désaccord total avec celui des autres occidentaux !..

Déjà plus de 1.000 morts

Le porte-parole n'a toutefois pas spécifié si le Kremlin était prêt à faire usage de ce droit en cas de vote au Conseil de sécurité. De source diplomatique, la Russie pourrait se contenter de s'abstenir, comme elle l'a fait en mars lors de l'adoption de la résolution 1973 autorisant l'intervention militaire en Libye. Mais d'autres pays, à l'image du Brésil et de l'Afrique du Sud, ont d'ores et déjà exprimé leur scepticisme quant à une condamnation du régime syrien.

Tous craignent qu'elle n'entraîne une déstabilisation d'un pays qui, comme l'a rappelé le ministre brésilien des Affaires étrangères, Antonio Patriota, "joue un rôle pivot pour la stabilité au Moyen-Orient". Et même si la résolution venait à être votée, elle devrait se contenter de demander la fin des violences, sans appeler au départ de Bachar el-Assad ni envisager une intervention militaire. En attendant, la répression a déjà fait plus de 1.000 victimes et près de 10.000 personnes ont été arrêtées. Sans compter tous les Syriens qui fuient leur pays. Bachar-El-Assad massacre ses opposants en toute quiétude sans redouter beaucoup de réprésailles de la part de la communauté internationale..

 

 

Source : leJDD.fr  10 juin 2011            

 

 

 

 

 

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