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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 11:00

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L’Insee annonce le cinquième trimestre consécutif de croissance nulle en France et la récession dans la zone euro. Les hausses d’impôt amputent le pouvoir d’achat. Les ménages baissent leur épargne pour maintenir leur niveau de vie. Autant de nouvelles très peu réjouissantes mais qui ne surprennent personne. Les Français semblent être tétanisés par l’avalanche des mauvaises nouvelles quant aux politiques ont a pas le sentiment qu’ils aient des solutions à proposer !...

Les choses ne s’arrangent pas pour le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac. Selon les dernières prévisions de l’Insee, rendues publiques jeudi 4 octobre dernier au soir, la France va enregistrer cet automne son cinquième trimestre consécutif de stagnation absolue. L’économie du pays reste empêtrée dans la croissance zéro, le chômage grimpe et le pouvoir d’achat part en vrille. Le redémarrage espéré, grâce à l’apaisement des tensions dans la zone euro, n’est pas à l’horizon. Les pays qui partagent la monnaie unique plongent, dans l’ensemble, en récession, et priveront les exportateurs tricolores de débouchés. De quoi relancer les doutes exprimés par Claude Bartolone ou Harlem Désir sur la réduction du déficit public à 3% du PIB. Sans croissance, l’objectif paraît hors de portée et les hausses d’impôts risquent d’en éloigner davantage.

L’objectif de croissance 2013 pourrait être atteint ?..

Ce panorama dégradé cache deux motifs d’espoirs pour les ministres de Bercy. D’abord, l’Insee laisse entendre que la prévision de croissance du gouvernement pour 2013 reste atteignable alors que les conjoncturistes n’y croient pas. Sans livrer leur propre hypothèse (ils le feront plus tard), les statisticiens publics rappellent qu’il suffit d’une progression de l’activité de 0,3% par trimestre l’an prochain pour parvenir au 0,8% inscrit dans le projet de loi de Finances. Ce rythme correspond peu ou prou à la tendance spontanée de l’économie française.

Le pouvoir d’achat accuse une baisse de 1,1% par foyer

D’autre part, l’Insee observe que les Français encaissent les hausses d’impôts sans trop flancher. Elles pèsent certes lourd. Les deux plans de rigueur Fillon et le collectif budgétaire Hollande amputent sévèrement (-1,1 point) la progression des revenus. Deux tiers de la charge est mise au compte de l’ancien gouvernement, un tiers à celui du nouveau. Au total, le pouvoir d’achat aura baissé de 1,1% par foyer cette année, également à cause de l’inflation. Or cette facture de la dette ne provoque pas un effondrement de la consommation. Les dépenses des ménages se contractent de 0,1% seulement sur l’année. En fait, les Français maintiennent leur niveau de vie en consommant la part de leurs revenus habituellement mise de côté pour épargner. L’Insee ne détaille toutefois pas l’impact de la fiscalité sur les entreprises. L’institut constate bien que l’investissement est en berne, indiquant que l’explication se trouve dans la faiblesse de la demande, la hausse du pétrole, des matières premières et de l’euro.

Comment seront supportés les efforts demandés en 2013 ?

Si l’on suit un raisonnement optimiste, l’objectif de réduire le déficit à 3% du PIB ne serait pas hors de portée grâce aux sacrifices des ménages sur leur épargne. Sauf que rien ne dit que les nouveaux efforts fiscaux demandés en 2013 - d’une ampleur inédite - seront vécus de la même manière. Comment les entreprises vont-elles supporter la ponction? Les ménages accepteront-ils de renoncer encore et davantage à se constituer un bas de laine?

Tout le pari du gouvernement repose sur une réponse positive à ces questions. Or, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac ont besoin de l’épargne et du patrimoine des ménages deux fois. Une fois pour réduire le déficit avec la hausse globale de l’imposition sur les dividendes, intérêts et plus-values prévue par le projet de loi de finances. Une seconde fois afin que, comme cette année, les Français assurent un relatif maintien de la consommation, donc de l’activité économique et des recettes fiscales "habituelles". Fin décembre, l’Insee donnera ses prévisions pour la première moitié de 2013. Et dira si le pari est à ses yeux crédible, ou pas.

 

Source : leJDD.fr  05-10-2013

 

 

 

 

 

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commentaires

Xav 07/10/2012 13:27

Normal.
Pas de confiance, pas de chocolat.
Conseiller en insertion professionnelle avec un rôle de placement auprès d'un public particuliers, je connais bon nombre de chefs d'entreprise et autres responsables.
Ils ont "tiré le frein de parc" depuis janvier dernier avec comme consigne "wait and see" et ce en rapport avec le résultat des élections.
En voyant le résultat, nombreux ont continué d'attendre, d'autre ont immédiatement stoppé leurs activités pour "finir le plus proprement possible". Beaucoup bricolent mais ne prennent plus de
risques.
Les investissements sont stoppés. Le cercle vertueux étant brisé, les banques ne suivent plus. Mécaniquement, les consommateurs assommés par les prélèvement ont levé le pied depuis longtemps.
La spirale infernale est lancée !
Aujourd'hui, les plus pragmatiques ont jeté l'éponge vu l'arrêt total, par exemple des programmes soutenus par ou avec un Etat partenaire. L'heure de la reconversion pour nombreux d'entre eux est
arrivée comme pour leurs salariés.
Mais une reconversion dans quoi ?

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