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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 05:57









Une première. L'ancien président de la République est renvoyé devant la justice pour «21 supposés emplois fictifs». C'est la première fois que le premier personnage de l'Etat est ainsi mené devant les tribunaux.

 

Avant de prendre ses nouvelles fonctions à la cour d'assises de Paris, la juge d'instruction Xavière Siméoni a donc tranché : elle renvoie Jacques Chirac et neuf autres personnes devant le tribunal correctionnel dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris dans laquelle il est mis en examen.

 

Protégé pendant 12 ans par l'immunité présidentielle

 

L'ancien président de la République (1995-2007), protégé pendant douze ans par l'immunité attachée à sa fonction, redevenu justiciable ordinaire en mai 2007, avait été mis en examen le 21 novembre 2007 pour «détournement de fonds publics» dans ce dossier d'emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris. Premier maire de la capitale depuis Jules Ferry, Chirac a occupé ce fauteuil pendant 18 ans, de 1977 à 1995.

Fin septembre, le procureur de Paris Jean-Claude Marin avait requis un non-lieu général pour l'ancien président et la vingtaine de personnes mises en examen, estimant que «sur les 481 chargés de mission recensés par l'information judiciaire, le plus grand nombre avait occupé un emploi bien réel», selon le Journal du Dimanche, qui avait pu consulter le réquisitoire. Le parquet considérait également que les faits antérieurs à 1992 étaient prescrits et que les faits postérieurs n'avaient pu être déterminés.

 

Un ancien préfet parmi les bénéficiaires présumés des emplois fictifs

 

Parmi les bénéficiaires présumés de ces emplois figure un ancien préfet, soupçonné d'avoir bénéficié d'un chauffeur payé par le cabinet du maire de Paris. Il s'agit du seul contrat signé de la main de Jacques Chirac mais il semble que l'ancien chef d'Etat bénéficie aujourd'hui «d'un non-lieu pour faux en écriture publique». On trouve parmi les bénéficiaires d'emplois fictifs Jean de Gaulle, petit-fils du fondateur de la Ve République, ou un frère de Jean-Louis Debré, actuel président du Conseil constitutionnel, fidèle de Jacques Chirac.

Outre l'ancien président Chirac, une vingtaine de personnes dont cinq anciens directeurs de cabinet de la mairie ont été mis en examen pour «détournement de fonds publics»: Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin, Rémy Chardon et Bernard Bled. Neuf sont renvoyés devant le TGI de Paris.

Lors de sa mise en examen, l'ancien président avait reconnu avoir «souhaité ou autorisé» lorsqu'il était maire de Paris les recrutements de chargés de mission car, disait-il, «ils étaient légitimes autant que nécessaires». «Il n'y a eu aucun détournement de fonds publics, puisque ces emplois étaient nécessaires au bon fonctionnement de la ville de Paris, et qu'ils ont été autorisés par délibération votée par le conseil de Paris», s'était-il défendu.

 

Jacques Chirac se dit «serein»

 

Ce matin, dans un communiqué, les collaborateurs de l'ancien Président font savoir que ce dernier «est serein et décidé à établir devant le tribunal qu'aucun des emplois qui reste en débat ne constitue un emploi fictif». Ils évoquent aussi le fait que 21 emplois fictifs aient été retenu sur 481, «ce qui exclut toute idée de système durant la période où il a été maire de Paris», défendent-ils. Jacques Chirac se trouverait actuellement en Tunisie, profitant de vacances avec son petit-fils Martin.

  

Source :  leparisien.fr   30-10-2009

 

 

 

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