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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 07:00

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Enrico Letta peut continuer à gouverner. Le président du Conseil italien a remporté un vote de confiance crucial organisé mercredi 2 octobre au Sénat, et devrait avoir sans difficulté celui de la Chambre des députés puisque son parti y est majoritaire. Cet épisode met fin à une série de rebondissements, dont le soutien de Silvio Berlusconi, lâché par une partie de sa formation.

L'Italie s'évite une crise politique majeure. Le gouvernement d'Enrico Letta a remporté mercredi 2 octobre un vote de confiance crucial organisé au Sénat, qui aurait pu le faire tomber. La motion de soutien a été votée par 235 des 307 sénateurs présents, alors que la majorité était de 153. Ce vote doit être encore confirmé par la Chambre des députés, ce qui paraît une formalité, la formation de centre-gauche dont est issu le président du Conseil y étant majoritaire.

Berlusconi fait volte face

Enrico Letta a bénéficié d'un incroyable rebondissement lorsque, peu avant le vote, son prédécesseur Silvio Berlusconi a appelé les parlementaires à voter la confiance. C'est pourtant le Cavaliere, dont le parti de centre-droit est un partenaire essentiel de la coalition au pouvoir, qui avait provoqué cette crise politique en voulant faire tomber le gouvernement. Silvio Berlusconi, condamné définitivement il y a deux mois et craignant la perte probable de son siège de sénateur et donc de son immunité parlementaire, avait poussé ses ministres à la démission samedi, incitant le président du Conseil à demander ce vote au Parlement.

Berlusconi lâché par les siens

"Nous avons décidé, non sans débat interne, de voter la confiance", a déclaré Silvio Berlusconi dans une courte allocution au Sénat. L'ancien homme fort de l'Italie n'a en fait pas été soutenu dans sa démarche par une partie de son camp, dont son bras droit Angelino Alfano, actuel vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur. Jusqu'à présent fidèle parmi les fidèles - il avait notamment renoncé à être tête de liste aux élections de février pour permettre le retour de son mentor -, cet avocat s'est opposé publiquement à Silvio Berlusconi en appelant à soutenir l'exécutif.

Au-delà de ce cas personnel, c'est tout un entourage de proches qui a fait défection. Mardi soir, l'ex-chef du groupe PDL (Peuple de la Liberté) à la Chambre, Fabrizio Cicchitto, a traité de "nazi" et de "porte-poisse" un fidèle du Cavaliere. "Tout un monde s'écroule", titrait mercredi la Repubblica, avant le volte-face de Silvio Berlusconi. Pour Gianni Riotta, de La Stampa, "Rome assiste à l'acte final de l'histoire politique de Silvio Berlusconi, qui pour la première fois rencontre quelqu'un qui lui dit 'non'". L'Italie assiste-t-elle au crépuscule politique de l'ex-président du Conseil, âgé de 77 ans? Rien n'est sûr. Silvio Berlusconi a déjà été donné pour mort de nombreuses fois... avant de rebondir. "Je ne meurs pas, même s'ils me tuent", déclarait-il cette semaine dans une interview à l'hebdomadaire Panorama.

 

 

 

 

 

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