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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:00

Greve-SNCF-apres-huit-jours-17-juin-2014.jpg

 

Depuis plusieurs jours, le gouvernement se montre particulièrement ferme face aux revendications des grévistes de la SNCF alors que le mouvement social se poursuit depuis presque une semaine. Son attitude et son ton rappellent ceux de ses prédécesseurs de droite dans le même cas.

"Il faut savoir arrêter un mouvement." Dès le troisième jour de grève à la SNCF, François Hollande, avait donné le ton inflexible du gouvernement face au premier mouvement social de large ampleur depuis le début du quinquennat.

Le Premier ministre, Manuel Valls, avait alors embrayé sur le même registre. Il avait estimé vendredi que la grève à la SNCF "pénalise beaucoup" les usagers et qu'il n'y a "aucune raison qu'elle se poursuive", lors d'un déplacement en Ardèche. Le projet de réforme ferroviaire "sera bien présenté la semaine prochaine, et surtout il faut maintenant que la grève s'arrête", avait-il estimé.

Sarkozy en 2007 : "Il faut savoir terminer une grève"

François Hollande et Manuel Valls entendaient peut être faire référence à Maurice Thorez, premier secrétaire du PCF en 1936. Dans une phrase restée célèbre, le leader communiste avait alors déclaré, évoquant les mouvements sociaux de 1936 : "Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue."

Mais l’ancien chef du parti communiste n’est pas le seul à avoir utilisé cet argument. En 2007, le prédécesseur de François Hollande, Nicolas Sarkozy, avait également utilisé cette même expression : "Il faut savoir terminer une grève lorsque s’ouvre le temps de la discussion", avait-il déclaré, devant le 90e Congrès des maires de France, en pleine réforme des régimes sociaux . Nicolas Sarkozy avait évoqué les "millions de Français" qui "sont exaspérés d’avoir le sentiment justifié d’être pris en otages".

Le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, s’est saisi de l’expression mardi 17 juin au matin sur France Inter. Il a dénoncé avec force les "jamais-contents" qui prennent "en otages" les voyageurs. Aux yeux du secrétaire d'Etat, la grève a lieu "pour l'essentiel à l'intérieur d'organisations syndicales, avec une radicalisation d'une petite minorité qui prend certes en otages la vie quotidienne de nos concitoyens", a insisté le ministre.

 

A plusieurs reprises, durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, cet élément de langage de la "prise d’otages" avait fait florès chez les ministres et le Président. Il reste encore aujourd’hui un marqueur de la droite pour s’opposer aux grèves lancées par des syndicats de transports et qui handicapent les usagers. Invité sur France Inter, l’ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin a ainsi assuré mardi que "les cheminots ont pris en otage le pays" et que "cette grève a trop duré".  Lundi 16 juin dernier, Luc Chatel, nouveau secrétaire général de l’UMP, avait dénoncé, pour sa part, une "prise d’otages indigne" des bacheliers par les cheminots grévistes.

 

Source : leJDD.fr  17-06-2014

 

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