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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 12:00

Syndicats-ArcelorMital-a-Matignon-05-decembre-2012.jpg

 

 

Réunion de tous les dangers pour Jean-Marc Ayrault qui affrontait le 5 décembre dans la fin d’après midi l’inter-syndicale d’ArcelorMittal. Etrange réunion pour laquelle le Ministre du redressement Productif Arnaud Montebourg avait annoncé qu’il ne participerait pas et où finalement on l’a prié de venir mais en lui demandant de ne pas s’exprimer ?.. A l'issue d'une réunion très tendue à Matignon, les syndicats d'ArcelorMittal ont refusé l'accord conclu entre le gouvernement et la direction du groupe sidérurgiste. Les métallos de Florange se disent "trahis", "aucune garantie" ne leur ayant été présentée.

Ils sont arrivés à Matignon en colère, ils sont repartis dans le même état. Mercredi 5 décembre au soir, le Premier ministre a reçu les syndicats d'ArcelorMittal pour leur expliquer le contenu de l'accord conclu avec la direction du groupe sidérurgiste pour la sauvegarde du site de Florange. Vers 17 heures, sont arrivés sur les lieux les ministres Michel Sapin (Travail), le visage fermé et sans un mot pour les journalistes présents, Arnaud Montebourg (Redressement productif), qui a esquissé un sourire, et enfin Pierre Moscovici (Economie).

Puis les syndicats ont été autorisés à entrer dans la cour de Matignon. En colère. Walter Broccoli, délégué FO, a sorti deux feuilles de sa poche : "On peut pérenniser un site comme Florange avec ça? C'est un torchon, on va pas se laisser faire." Et d'évoquer la fameuse nationalisation, "toujours valable" selon le syndicaliste qui a considéré que "le projet de Montebourg tenait la route". Sur le perron de Matignon, Édouard Martin, délégué CFDT, s'est montré plus nuancé : "Nous ne sommes pas des talibans de la nationalisation, nous voulions surtout sortir des griffes de Mittal."

"Le climat était très tendu"

Vers 17h30, les photographes et caméras sont sortis de la salle de réunion, laissant les ministres face aux représentants du personnel. Pendant deux heures, ils ont échangé "de manière franche", a assuré Édouard Martin. "Le climat était très tendu, il y avait une gêne de certains ministres", a raconté Norbert Cima de Force ouvrière. Jean-Marc Ayrault, invité mercredi soir au 20 heures de France 2, a évoqué "une discussion en toute franchise".

Après la réunion, la colère des représentants du personnel s'est teintée d'amertume. Ils rejettent presque tous en bloc l'accord conclu avec Mittal. "L'accord n'est pas bon, car nous sommes dans une opération de délocalisation de notre sidérurgie", a déclaré à la presse Philippe Verbeke, délégué CGT. "A court terme, nous n'avons obtenu aucune garantie (pour l'emploi), a pour sa part regretté Norbert Cima, avant de lâcher, sans refreiner sa colère : "18 mois pour arriver à rien, une coquille vide!"

Edouard Martin, lui, s'est toutefois refusé de rompre le dialogue avec le gouvernement : "Le Premier ministre se propose de nous revoir dans les jours, dans les semaines à venir." Mais si le délégué CFDT a reconnu que les membres du gouvernement ont été "à l'écoute", il a insisté sur le fait que "beaucoup de questions sont sans réponse".

Service après-vente d'Ayrault sur France 2

Surtout, les syndicats ne comprennent pas pourquoi ils n'ont pas été consultés, en amont, sur l'accord. "Les organisations syndicales ont été mises à l'écart de la prise de décision", a lancé aux journalistes le cégétiste Philippe Verbeke. "Ayrault a tourné la page du repreneur, Laurence Parisot (présidente du Medef, ndlr) a gagné", s'est emporté Edouard Martin qui ne rend pour autant les armes : "La résistance continue. On réclame toujours 180 millions d'euros d'investissement stratégique."

« Il n’y a plus de plan social à Florange »

A peine quelques minutes après ses déclarations, Jean-Marc Ayrault a répondu aux critiques, sur France 2, en direct de Matignon. "Le gouvernement devait prendre ses responsabilités", a-t-il justifié rappelant qu'il n'y a désormais plus de menace de plan social sur le site de Florange. "Beaucoup de Français aimeraient avoir ce résultat", a-t-il ajouté. Combatif, ne se laissant pas couper la parole, le Premier ministre a réfuté l'existence d'un "plan secret" et martelé qu'il "s'agit d'une affaire sérieuse". Sans critiquer les initiatives d'Arnaud Montebourg - "on a besoin de tout le monde dans une équipe" -, il a de nouveau rejeté le principe de nationalisation. "C'était une voie longue et compliquée", expliquait-on à Matignon, après la réunion de mercredi soir. Il a enfin affirmé, à plusieurs reprises, que lui Premier Ministre, avait tranché après avoir examiné les différentes hypothèses et qu’il assumait sa décision.

Et si Lakshmi Mittal ne respectait pas sa promesse de ne pas investir 180 millions d'euros à Florange? "Moi, je ne pars jamais de l'idée que les choses vont échouer à l'avance", a lancé Jean-Marc Ayrault, qui s'est opposé au "défaitisme". Le Premier ministre a toutefois annoncé la création d'une commission de suivi qui veillerait à ce que l'accord conclu  avec la direction d'ArcelorMittal soit respecté. Pas sûr que cela convainque les représentants du personnel pour qui, à les entendre, le combat n'est pas terminé.

 

 

Source : leJDD.fr 05-12-2012

 

 

 

 

 

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