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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 15:14

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Le chef de l’État a transmis son "Pacte pour la croissance" à ses homologues européens. Il lui reste onze jours avant le sommet des Chefs d’Etats les 28 et 29 juin prochain pour trouver un accord avec Angela Merkel et peut-être aussi avec quelques autres .. Mais si les points de vue se sont nettement rapprochés sur certains sujets, d’autres thèmes sont des causes de divergence profonde entre les deux pays. Il est fort à craindre que les onze jours qui restent ne suffisent pas à aplanir les difficultés qui subsistent.

Une enveloppe de 120 milliards d’euros. C’est la somme que François Hollande veut consacrer à la relance de l’économie dans l’Union européenne. Le président de la République l’a inscrite dans le "Pacte pour la croissance en Europe", un document de 11 pages transmis à Angela Merkel et à ses autres homologues jeudi 14 juin dernier, dont le « Journal du Dimanche » dévoile les grandes lignes. Avant le sommet des chefs d’État les 28 et 29 juin à Bruxelles, il y détaille ses idées pour sortir le Vieux Continent du marasme économique et mettre fin au chaos financier. « Des mesures de croissance à effet rapide, à hauteur de 120 milliards d’euros, devraient être décidées par le Conseil européen dès juin » écrit-il. « Elles devraient être développées avant la fin de l’année avec en particulier la création d’une taxe sur les transactions financières. Enfin, elles devraient être accompagnées de mesures pour l’emploi, en premier lieu en faveur des jeunes. »

Hollande veut débloquer ces fonds pour l’essentiel cette année afin de mettre en œuvre de grands chantiers au plus vite. Concrètement, l’Union européenne se substituerait en partie aux banques, qui ont fermé le robinet du crédit aux entreprises à cause de la crise. Elle les aiderait à investir. Le président français ne fixe toutefois pas d’objectif en termes de résultats sur la croissance et l’emploi. Il n’assure pas non plus que la somme envisagée, 120 milliards d’Euros, soit suffisante pour produire quelques effets rapides !..

Comment trouver les 120 milliards d’Euros ?

L’argent proviendrait de trois sources. D’une part, 55 milliards d’euros dorment dans les caisses de l’Union européenne, plus précisément dans les fonds structurels supposés soutenir les régions pauvres. Hollande veut débloquer une part « significative » de cette enveloppe d’ici à la fin de l’année. D’autre part, la Banque européenne d’investissement serait plus richement dotée par les pays de l’Union, à hauteur de 10 milliards d’euros. Avec cet apport, elle irait emprunter sur les marchés. Hollande pense qu’elle pourrait ainsi récolter 60 milliards d’euros, somme qu’elle prêterait à son tour pour des projets d’infrastructures. Le chef de l’État veut aussi créer avant la fin de l’été des « project bonds » pour 4,5 milliards d’euros. Il s’agit d’emprunts communs aux pays européens, qui servent d’assurance pour les entreprises privées lorsqu’elles lancent un grand chantier. Le chef de l’État propose d’aller, à échéance plus lointaine, jusqu’à 10 milliards d’euros.

Comme on peut le voir le financement de cette affaire est assez compliqué mais assez réaliste. Par ailleurs il ne fait pas trop appel au financement par les pays européens dits  « riches » car Hollande sait bien que l’Allemagne est décidée à ne pas payer davantage.

Quels seront les éléments de la relance ?

François Hollande cible les nouvelles technologies. Il évoque plusieurs domaines : les réseaux dits intelligents, qui couplent Internet et l’électricité ou l’eau et permettent de faire des économies, les énergies renouvelables, le numérique. À long terme, il veut accélérer et harmoniser les investissements dans les nanotechnologies, les bio-technologies, les nouveaux matériaux, etc. Le Président parle aussi des transports et des réseaux d’eau, ainsi que de l’efficacité énergétique des bâtiments (isolation, insertion de panneaux solaires, constructions plus écologiques, etc.). Le chiffre de 120 milliards d’euros représente moins de 1 % du PIB de l’Union européenne, mais Hollande compte sur un effet d’entraînement à tous les secteurs de l’économie.

Qu’en pense Angela Merkel ?

Jeudi 14 juin dernier la chancelière allemande a fustigé les "solutions de facilité" et la "médiocrité" de certaines propositions. Merkel n’a pas cité la France, mais ces reproches semblaient bien viser Paris. Samedi 16 juin, le couple franco-allemand s’est entretenu par téléphone avec pour objectif de calmer le jeu. Les discussions ont été "constructives et fructueuses", a dit l’Élysée. En fait, l’Allemagne a déjà donné son propre document il y a dix jours. Et un accord semble possible sur tout ou partie des 120 milliards d’euros, d’autant que certaines idées étaient déjà sur la table de la Commission européenne. Idem pour la taxe sur les transactions financières. Hollande veut l’affecter en partie « soit au budget européen soit à des projets de soutien à la croissance ». Elle pourrait voir le jour au sein d’un « noyau dur » de pays européens. En revanche, l’Allemagne est favorable à des privatisations. Elle souhaite libéraliser certains secteurs de l’économie, par exemple, l’électricité, ce qui reviendrait pour la France à remettre en cause le quasi-monopole d’EDF. Elle prône aussi davantage de flexibilité sur le marché du travail. Paris n’en parle pas et ne veut surtout pas en entendre parler !..On voit qu’il reste encore bon nombres de points de divergences entre Paris et Berlin...

Paris et Berlin s'entendent-ils sur la dette?

Non ! Toujours pas !... François Hollande demande que le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), ce fonds de secours des pays en difficulté, puisse sauver des banques sans passer par les États. « Le MES », poursuit-il, « pourrait aussi servir à indemniser les clients si leur banque fait faillite ». Pour Berlin, ce n’est pas sa vocation. L’Allemagne, pays le plus riche de l’Union, redoute toujours de devoir régler des factures venant d’établissements privés. Par ailleurs, la France veut que la politique économique soit discutée entre l’Union et la Banque centrale européenne. La chancelière, au contraire, entend préserver l’indépendance totale de cette institution. Le couple franco-allemand pourrait néanmoins s’entendre sur une nouvelle caisse qui prendrait en charge une partie des anciennes dettes des États en crise.

Que devient l’idée des « eurobonds » ?

Ces emprunts collectifs européens permettent, en théorie, aux pays en crise de s’endetter à moindre coût pour payer leurs dépenses courantes (écoles, armée…). C’était l’une des idées phares de François Hollande durant la campagne présidentielle. L’Allemagne n’en veut pas, de crainte que les mauvais élèves de la zone euro n’en abusent et reportent sine die le redressement de leurs comptes. En fait, pour Berlin, les eurobonds ne peuvent pas exister sans une nouvelle organisation de l’Europe, avec un pouvoir économique centralisé et plus fort. La France a accepté cette logique, une forme de concession à Merkel. Elle propose que les eurobonds soient inscrits dans "une feuille de route pour les dix prochaines années". Paris suggère que le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, rende un rapport en octobre sur le sujet.

 

Source : Le Journal du Dimanche 16-06-2012

 

 

 

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