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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:00

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Comme son prédécesseur, le chef de l’État veut reprendre la main sur la monnaie. L’Euro est trop fort. Certes, mais il a été plus fort encore dans un passé pas très éloigné. Alors pourquoi François Hollande part-il en croisade avec des espoirs de réussite somme toutes assez faibles ?..

Il l’a répété vendredi 8 février dernier à Bruxelles. François Hollande considère que le niveau de l’euro est trop élevé par rapport au dollar. Le chef de l’État a pointé la hausse de 11% du taux de change en six mois, qui fait certes baisser la facture énergétique mais pénalise les exportateurs français. Ce faisant, le président a semblé préparer les esprits à une révision à la baisse de la croissance et à un creusement du déficit. Le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a prévenu : si l’euro se maintient aux niveaux actuels, il privera l’activité économique de 0,3 point de PIB. Ce qui provoquerait une accélération du chômage et priverait les caisses publiques d’environ 3 milliards d’euros. L’objectif de réduire le déficit à 3% du PIB serait manqué. Surtout qu’il paraissait déjà intenable à la plupart des conjoncturistes.

« L’Euro ne peut fluctuer selon l’humeur des marchés »

Le président souhaite que l’Europe reprenne sa monnaie en main. Celle-ci "ne peut fluctuer selon les humeurs du marché", a-t-il asséné mardi dernier devant le Parlement européen, appelant à une politique de change. Faute de quoi "les efforts de compétitivité sont annihilés par la valorisation de l’euro".

Or la zone euro n’utilise pas ses armes politiques et financières pour agir sur le marché des devises. Les statuts de la BCE se bornent à la lutte contre l’inflation par le jeu des taux d’intérêt. Son président, Mario Draghi, a bien réussi à faire baisser le taux de change jeudi 7 février, par la parole, disant qu’il allait "observer" si l’appréciation de l’euro est de nature à "modifier son évaluation sur la stabilité des prix". Mais le mouvement fut limité.

"Nous appelons à l’action"

François Hollande entend aller plus loin. À l’Élysée, on fait observer que l’article 219 du traité de Lisbonne autorise bel et bien l’Union européenne à mener une politique de change. Les chefs d’État ou les ministres des Finances sont habilités à définir des objectifs pour la monnaie, en accord avec la BCE, comme cela se fait aux États-Unis entre la Fed et le Trésor. "Ce rouage n’existe qu’en théorie, nous appelons à l’action", explique-t-on dans l’entourage du chef de l’État. Pierre Moscovici doit lancer la concertation avec ses homologues lundi 11 février à Bruxelles.

Le chemin sera long. Selon le traité, la politique de change doit être menée par l’Union, c’est-à-dire avec l’avis de pays qui n’ont pas l’euro, telle la Grande-Bretagne… Autrement dit, le dispositif est autobloqué. Il faut donc commencer par définir le champ des compétences, "construire une architecture différenciée", dit-on à l’Élysée.

Pour le moment, François Hollande se défend de faire de l’euro un bouc émissaire. Selon lui, la faiblesse de l’économie française s’explique davantage par "les récessions dans les autres pays d’Europe". Quoi qu’il en soit, l’heure de vérité approche. Le 22 février, Bruxelles livrera ses dernières prévisions pour la France. Les mauvaises nouvelles paraissent inéluctables.

 

 

 

 

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