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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 07:00

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Mardi 13 Septembre dernier Von Rompuy,  Président du Conseil Européen rencontrait Nicolas Sarkozy à l’Elysée pour parler de l’Euro et de la situation de la Grèce. Aucun commentaire des deux présidents à la suite de leur entretien. Mercredi 14, il est prévu que Georges Papandréou, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel tiennent une téléconférence. La faillite de la Grèce est désormais évoquée. Comment l'organiser ? Est-ce la seule solution ? Les scénarios d'une première dans l'histoire de l'Union européenne. Ce qui est sur c’est qu’il est urgent de trouver une solution et de prendre des décisions car l’affolement des marchés fait craindre le pire.

Alors que la dette italienne inquiète de plus en plus, la situation de la Grèce tend vers le catastrophisme. Une téléconférence doit avoir lieu mercredi entre le Premier ministre grec Georges Papandréou, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel à ce sujet. Le pays, sous perfusion de l'Union européenne, de la Banque centrale européennes (BCE) et du FMI, hésite désormais entre le maintien malgré tout, la faillite ou même une sortie de la zone euro. Trois scénarios se dessinent. Ils sont possibles tous les trois encore faut-il choisir et décider vite !..

Athènes trouve de nouveaux fonds

Malgré la colère de la rue, continue depuis six mois – taxis, agents de fisc et douaniers étaient encore en grève lundi –, Georges Papandréou s'est engagé à respecter son plan d'austérité. Dimanche, le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, a présenté des nouvelles mesures d'économies de deux milliards d'euros, ce qui limitera le déficit du pays à 17,1 milliards d'euros. Une rigueur qui semble rassurer la France, l'Espagne et l'Italie. Une nouvelle tranche de 8 milliards d'euros de prêts, décidés dans le cadre du premier plan de sauvetage de la Grèce adopté en 2010, devrait d'ailleurs être délivrée.

Mais de nombreuses incertitudes planent autour du deuxième plan d'aide de 160 milliards d'euros à la Grèce. Adopté le 21 juillet dernier, ce nouveau prêt est remis en cause en Allemagne, tandis que la Slovaquie et la Finlande veulent des garanties plus strictes. Par ailleurs il faut que les Parlements de chaque pays participant valident le plan d’aide à la Grèce. Cela demande du temps !.. Vendredi 16 et samedi 17 septembre prochains, les ministres des Finances de la zone euro, réunis en Pologne, doivent parvenir à un nouveau consensus. Quoiqu'il en soit, la décision ne sauvera la Grèce que jusque fin 2014. Et après, la faillite? Un effet d'annonce surprise a remis en cause les pronostics. Mardi après-midi, les "Brics", les cinq puissances émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), ont évoqué "la possibilité de venir en aide à l'Union européenne". Le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, a précisé qu'une réunion aurait lieu la semaine prochaine.

L'issue de la faillite, de plus en plus envisagée

Sans être le pire des scénarios, celui de la faillite semble, à en croire les analystes économiques, inéluctable. Plusieurs études estiment la dette grecque à plus de 160% du PIB en 2012. En plus de faibles prévisions de croissance, le pays devra rembourser sur le long terme – et dans le meilleur des mondes – les prêts que lui accordent les pays de la zone euro. Pour s'en sortir, la Grèce devra faire défaut d'une partie de sa dette publique. Autrement dit, assumer la faillite.

 

Dans une telle hypothèse, le pays devrait renoncer à ses obligations de paiement dans une ampleur qui, de l'avis de certains analystes, pourrait aller jusqu'à la moitié de sa dette de 350 milliards d'euros environ. La décision serait catastrophique pour les détenteurs de la dette grecque. Les banques helléniques perdraient ainsi 25 milliards d'euros, d'après les calculs de JP Morgan. Le deuxième grand perdant est la BCE : non seulement elle soutient les établissements bancaires grecs, mais, selon le Financial Times, elle s'est rendue propriétaire d'au moins 20% de la dette du pays. Les experts d'Open Europe, cités par le site de L'Expansion, estiment à 140 milliards d'euros l'exposition de la BCE dans ce dossier. Enfin, les autres banques, françaises notamment, sont également concernées, même si la plupart se sont délestées de leurs actifs grecs ces derniers mois.

La faillite de la Grèce ne devrait toutefois pas faire autant de dégâts que celle de Lehman Brothers, en 2008, qui avait déclenché le cycle de crises boursières dont les marchés financiers ne sont toujours pas sortis. Cela demande toutefois de nouveaux accords avec les créanciers de la Grèce et de nouveaux efforts que les investisseurs ne veulent ou ne peuvent pas forcément fournir.

Une sortie de la zone euro pour éviter le scénario catastrophe

Angela Merkel a prévenu que le défaut de paiement devait être bien encadré. Et ainsi éviter de placer l'Italie et l'Espagne dans la même situation. En effet, un défaut de paiement d'une partie de la dette grecque entraînera une série de conséquences pour Athènes – par exemple, l'abaissement de sa note par les agences de notation rendrait son accès aux marchés financiers plus difficile, voire impossible – mais aussi sur le reste de la zone euro. Si la Grèce se met en faillite, la question pourrait se poser pour l'Italie, le Portugal et l'Espagne. L'Irlande semble aujourd'hui moins concernée, au vu du regain de confiance des investisseurs pour l'île anglo-saxonne.

Athènes, lâchée par plusieurs capitales qui veulent éviter tout effet domino, n'aurait qu'un intérêt limité à rester dans la zone euro. En retournant à la drachme, la monnaie grecque d'avant l'euro, le gouvernement pourrait opérer à plusieurs dévaluations, permettre plus de compétitivité et ainsi relancer son économie. Par ailleurs, sa dette publique s'en verrait allégée. Une solution qui pourrait également arranger la zone euro : ce serait un coup d'arrêt à la crise des dettes souveraines. Et pas vraiment une grande perte : la Grèce ne représente que 2% de son PIB et, par le contexte actuel, freine la croissance globale de la zone euro. L'impact serait en revanche psychologique : ce serait un aveu d'échec de la solidarité européenne, tandis que la confiance des investisseurs envers l'euro s'émousserait. Après le départ de la Grèce, ils essayeront de trouver le nouveau maillon faible de la zone euro.

Les décisions vont être difficiles à prendre. Il faut pourtant se décider car la dégradation de l’économie est devenue extrêmement périlleuse pour tout le monde !...

 

 

 

Source : leJDD.fr  13-09-2011

 

 

 

 

 

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