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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 12:00

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L’annonce subite du referendum par le Premier Ministre grec Georges Papandreou semble avoir surpris tous ses homologues de la zone euro bien qu’il ait fait savoir aujourd’hui 2 novembre qu’il les avait prévenus ?.. Si la situation matérielle de la population grecque est reconnue par tout le monde comme catastrophique voire insupportable, si chacun reconnait que le « recours » au peuple dans une démocratie est un usage plutôt classique, les critiques sont surtout dirigées vers Papandreou qui est soupçonné de « jouer » son jeu politique en essayant de sauver sa peau sans avoir bien conscience de la portée de ses actes. Le vote de confiance qu’il a demandé au parlement grec vendredi 4 novembre prochain risque de régler définitivement son sort. Sa majorité très faible (2 voix) est encore en train de s’effriter et le risque qu’il soit mis en minorité est très fort.

Toujours est-il que taboue il y a encore quelques semaines à peine, l'idée d'une sortie de la Grèce de la zone euro fait aujourd'hui son chemin. François Fillon a demandé mercredi 2 novembre aux Grecs " de dire vite et sans ambiguïté s'ils choisissent ou non de garder leur place dans la zone euro". Que se passerait-il en cas de sortie de l'euro? Beaucoup de questions se posent..

La Grèce, hors de l'euro. L'idée, d'abord rejetée par tous, fait son chemin. Et certains élaborent déjà la question à laquelle devront répondre les électeurs grecs lors du référendum annoncé mardi par leur Premier ministre, Georges Papandréou. "Je crois que ce qu'il faudra bien dire au peuple grec, c'est que ce référendum, ça n'est pas 'est-ce que vous êtes d'accord avec l'accord qui a été passé?' mais « est-ce que vous voulez rester dans la zone euro ou non », a ainsi déclaré sur LCI mercredi matin le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti. "Ça, c'est une question acceptable, avec d'un côté bien sûr un plan de rigueur nécessaire pour apurer la dette en contrepartie de la solidarité de l'Europe, et de l'autre, sortir de l'euro, revenir à la monnaie nationale, mais à ce moment-là se mettre en situation de faillite", a poursuivi le ministre, estimant que les Grecs ne pouvaient pas se prononcer contre le plan d'aide et en même temps souhaiter rester dans la zone euro.

Le temps presse

Côté français, l'annonce - surprise à en croire les réactions, même si Papandréou, assure, lui, avoir informé ses partenaires européens de ses intentions - de la tenue d'un référendum sur le sujet agace. A l'occasion des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, François Fillon a lancé un appel à Athènes : "Les Grecs doivent dire vite et sans ambiguïté s'ils choisissent ou non de garder leur place dans la zone euro." Et sous couvert d'anonymat, le discours est plus direct : Georges Papandréou "a le droit de faire un référendum, mais avant Noël et uniquement pour poser la question de l'appartenance à la zone euro", a commenté une source proche du gouvernement français, citée par l'AFP, avant d'ajouter : "S'ils disent 'non', eh bien qu'ils en sortent."

Chute du pouvoir d'achat et inflation

Les traités européens ne prévoient pas un tel scénario, mais il reste possible, à la demande de l'un des dix-sept pays membres. Quelles seraient les conséquences d'un retour à la drachme, l'ancienne monnaie nationale grecque, pour Athènes et pour la zone euro? Dans un premier temps, cela permettrait au gouvernement d'opérer plusieurs dévaluations, permettre plus de compétitivité et ainsi relancer l'économie. Par ailleurs, sa dette publique s'en verrait allégée.

Problème, l'Etat, les entreprises et les ménages devraient rembourser leurs dettes dans une monnaie dévalorisée. A la clé : une chute du pouvoir d'achat, une nouvelle récession ou l'envolée des taux sur le marché de la dette. En outre, l'inflation s'envolerait puisque le prix des produits importés - l'énergie par exemple - serait renchéri, avec des conséquences lourdes pour les ménages, déjà fragilisés par quatre années de disette économique. Ce qui fait dire au directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, qu'une sortie de la Grèce de la zone euro et l'abandon de la monnaie unique seraient "plus douloureuse" pour les Grecs que les plans d'austérité successifs imposés au pays. "En tant qu'expert, je n'ai aucun doute là-dessus", a-t-il affirmé mercredi.

Un précédent risqué

De leur côté, les banques grecques, déjà mises à mal par la crise, enregistreraient des pertes importantes. Incapables de rembourser les montants de dette grecque qu'elles possèdent, l'étape de la nationalisation pourrait s'avérer obligatoire. Un scénario catastrophe qui n'est pas sans rappeler la faillite de l'Argentine il y a dix ans, qui s'était soldée par une quarantaine de morts et une perte de pouvoir d'achat de plus de 50% pour la population. Dix ans après, l'Argentine a toutefois relevé la tête, au prix d'une inflation galopante. Mais Jean Leonetti rappelle que Buenos Aires avait une capacité d'exporter qu'Athènes n'a pas. "Donc, ça veut dire la misère pour le peuple grec", a-t-il estimé.

Et d'ajouter qu'une sortie de la zone euro serait "plus dangereuse pour la Grèce et pour le peuple grec que pour la zone euro" elle-même. En effet, la Grèce ne représente que 2% du PIB de la zone euro et sa sortie pourrait supprimer le frein actuel à la croissance globale de la zone. Problème, un tel scénario, outre l'aveu d'échec qu'il représente en terme de solidarité européenne, enverra un mauvais signal vers les investisseurs, dont la confiance en l'euro pourrait faire long feu.

Par ailleurs, en sortant de la zone euro la Grèce pourrait créer une jurisprudence, et entraîner d'autres pays dans son sillon. Dans le scénario le plus pessimiste, ce serait alors le début du démantèlement de l'Union monétaire, un peu plus de dix ans après sa création, en 1999. L'agence de notation Fitch estime d'ailleurs qu'une réponse négative des Grecs lors du référendum menacerait la "viabilité" de la zone euro, déjà affaiblie par la crise de la dette. Un scénario que tous veulent éviter.

 

 

Source : leJDD.fr  02-11-2011

 

 

 

 

 

 

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commentaires

facon 04/11/2011 18:53


Que la Grèce sorte dela zone euro et de l'UE nous pourrons nous asseoir sun nos créances, que l'Italie sorte également ça nous évitera de metttre la main au portefeuille ... et, finalement, créons
la nouvelle europe avec des gens sérieux ... En quelque sorte, faisons machine arrière, après une expansion à marche forcée ...

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