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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 15:31

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A 9h mercredi 23 janvier, le Premier ministre britannique David Cameron a prononcé un long discours sur la place du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne. Si son camp l'emporte à nouveau en 2015, il proposera un référendum sur la sortie de son pays de l'Union si cette dernière ne s'est pas réformée entre-temps. Il surfe ainsi sur la vague « anti-europe » qui est semble-t-il très porteuse au Royaume-Uni. Il espère par ce biais remporter les prochaines échéances électorales.

Pour lui, les Britanniques n'ont jamais pris l'Union européenne "comme une fin en soi", ils ont toujours été dans un "état d'esprit plus pragmatique qu'émotionnel". Fort de cette vision, le Premier ministre David Cameron a proposé mercredi 23 janvier, dans un long discours prononcé depuis la City de Londres, des réformes en profondeur de l'Union, sans quoi, et en cas de victoire de son parti conservateur aux prochaines élections de 2015, il proposera aux citoyens britanniques un référendum sur la sortie de leur pays de l'Union européenne. "Ce sera un 'in or out' référendum", un vote sur une Grande-Bretagne dans ou hors de l'Europe, a annoncé le chef du gouvernement.

Avant le scrutin, Cameron veut un "nouvel accord" avec les 26 et bientôt 27 autres pays membres. Sur quelles bases? Le Premier ministre a posé "trois principes" :

1) Une meilleure compétitivité. Il veut une Union plus simplifiée, "moins bureaucratique" avec moins de domaines de compétences.

2) Plus de flexibilité. "L'Union européenne doit pouvoir agir avec la vitesse et la flexibilité d'un réseau, et non avec la rigidité encombrante d'un bloc."

3) Moins d'uniformité. "Les pays sont différents. Ils font des choix différents. On ne peut pas tout harmoniser."

"Je ne suis pas un isolationniste"

La nouvelle relation du Royaume-Uni avec l'UE "sera une relation centrée sur le marché unique", a-t-il dit. "Si nous ne répondons pas aux défis, le danger est que l'Europe échoue et que les Britanniques dérivent vers la sortie", a-t-il averti. Il veut donc prendre les devants en proposant ce référendum "avec un choix très simple: rester au sein de l'UE sur cette nouvelle base ou en sortir complètement. Ce sera un référendum sur l'appartenance ou non à l'UE". Cette consultation interviendra dans la première moitié de la prochaine législature qui commence en 2015, a-t-il précisé. Donc vers 2017.

Renégocier, encore, comment en convaincre les partenaires? "Je suis un optimiste, pas un pessimiste. Nous avons eu trois changements de traité en trois ans et demi. Le Royaume-Uni a déjà démontré que nous étions capables de rapatrier des pouvoirs autour du fonds de sauvetage", a-t-il justifié. Et si l'Europe courrait à l'échec avec une telle attitude? "Je ne souhaite pas que cela arrive, je veux que l'Europe soit un succès", a répondu David Cameron, en soulignant "le désenchantement actuel de l'opinion publique" à l'égard de Bruxelles qui est "à son comble" pour plusieurs raisons. "Il est temps que les Britanniques aient leur mot à dire", a-t-il encore déclamé. "Je ne suis pas un isolationniste", a également assuré le dirigeant conservateur. "Je ne veux pas juste un meilleur accord pour la Grande-Bretagne. Je veux un meilleur accord pour l'Europe aussi", a-t-il dit.  Et de rappeler l'attitude à-part de la Grande-Bretagne vis à du continent, mais aussi son apport historique : il a notamment cité "la victoire contre le nazisme", la fin du rideau de fer, mais aussi la défaite infligée à Napoléon...

Des arguments purement électoralistes

Mais Cameron n'a pas donné sa position sur le référendum. Il a simplement rappelé que les deux à quatre ans devant cette étape devait être mis à profit pour trouver les arguments pour et ceux contre. Sur un strict plan stratégique propre à la Grande-Bretagne, le conservateur met très mal-à-l'aise ses adversaires travaillistes : ces derniers vont devoir se positionner sur la question avant les élections et risquent d'être pris au piège du refus d'un référendum sur l'Europe. Les autres perdants sont les alliés libéraux-démocrates du Premier ministre, fortement europhiles, et dont il voudrait se débarrasser. "Aujourd'hui, David Cameron a parlé non en tant que Premier ministre, mais en tant que chef du parti travaillistes soutenu dans un coin par ses députés de base très tea-party", a tranché Fiona Hall, chef des députés Lib-Dem. Le travailliste et ancien commissaire européen Lord Mandelson est encore plus sévère : il a dénoncé un discours "schizophrénique" qui ne devrait pas plaire aux partenaires européens qui, eux, "ne considèrent pas l'Europe comme une sorte de cafétéria dans laquelle vous apportez votre propre plateau et repartez avec ce que vous voulez."

 

 

 

 

 

 

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commentaires

facon 26/01/2013 15:40

Pas difficile de comprendre pourquoi Dieu les a mis sur une île... Le Général l'avait prévu, les anglais conserveront leur conduite à gauche et ... leur monnaie.

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