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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 06:00






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07H55 – Tenter de sauver le sommet.
La conférence arrive à l'heure de vérité alors que le monde a aujourd'hui les yeux rivés sur la capitale danoise et le centre de la réunion, le Bella Center. Dans une atmosphère de crise -il s'agit d'éviter la "catastrophe" que constituerait un échec- une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement doivent se retrouver dès 08H00 pour peaufiner un projet de déclaration politique pour sortir dix jours de négociations de l'impasse. Ce texte devrait être soumis, dans l'après-midi, aux quelques 130 dirigeants du monde.

 

08H10 - Au coeur du Bella Center - L'immense centre de conférence, pouvant accueillir 15.000 personnes, transformé depuis dix jours en une enclave de l'ONU sous haute surveillance pour la plus grande conférence climatique de l'Histoire, est encore largement désert. Quelques délégués dorment dans des canapés, enfouis dans un sac de couchage ou sous un simple manteau. Dehors souffle un vent glacial et une fine couche de neige recouvre le sol et crisse sous le pied.

 

08H40 - La presse danoise pessimiste. "Un fiasco se profile à Copenhague", titre ce matin le quotidien Politiken résumant bien l'état d'esprit général. Les chefs d'Etat et de gouvernements ont pris la main depuis hier pour tenter de sauver un accord visant à limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2 degrés. Barack Obama doit arriver ce matin.

 

09H00 - De l'optimisme au risque d'une "catastrophe". Le sommet s'était ouvert le 7 décembre dans un certain optimisme, propre à faire tomber les obstacles. Mais il a rapidement sombré. Les pourparlers ont bloqué sur la répartition des efforts financiers et sur les engagements de réductions des émissions de gaz à effet de serre. Chine et Etats-Unis, les deux principaux pollueurs, se sont opposés. Les pays en développement ont soupçonné en permanence les "grands" de vouloir les marginaliser. La présidence danoise du sommet a été mise en cause. L'organisation a paru débordée, victime des immenses attentes. 46.000 personnes étaient enregistrées pour un centre pouvant en recevoir 15.000. Un décalage qui a entraîné aux abords un chaos assez symbolique de l'impasse des négociations à l'intérieur.

 

09H06 - Reprise - Un groupe d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement de pays industrialisés (dont les Etats-Unis et l'UE), émergents (dont la Chine) et en développement a repris ses travaux sur un projet de déclaration politique.

 

09H10 – Barack Obama arrive - Le président américain vient d'arriver à Copenhague où sont déjà présents près de 120 dirigeants. Son avion Air Force One s'est posé vers 9Hh00 en provenance de Washington.

 

09H55 - Militants. Il fait -3°C ce matin, un vent glacial fouette passants et délégués, mais ce n'est pas suffisant pour décourager les militants de Greenpeace, en force dans la capitale danoise depuis le début du sommet. A la sortie du métro, devant le Bella Center, ils distribuent du café et un badge clignotant en forme de message aux 120 dirigeants réunis à deux pas: "Politicians talk - Leaders act" - "Les politiciens parlent, les leaders agissent".

 

10H10 - Loin du compte - L'addition des promesses d'engagement de réduction de gaz à effet de serre faites à ce jour par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 degrés, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 degrés, selon une note confidentielle des Nations unies.

 

10H15 - Une simple déclaration politique. Le sommet ne devrait pas déboucher sur l'accord ambitieux. "En gros, il devient clair que ce ne sera qu'une déclaration politique", explique à l'AFP un délégué européen. Il s'agirait de s'engager sur un objectif de hausse de la température de 2°C, mais il n'y a aucun détail précis sur les moyens.

 

10H23 - Mission impossible? - L'avis d'un observateur vétéran des négociations climatiques. "On a réuni ici tout le monde dans une cocotte-minute. On a allumé le gaz. Onze jours pour accoucher d'un accord ambitieux, après une période de près de 20 années de négociations climatiques difficiles, dans un système fondé sur le consensus, et sur le problème le plus dramatique que l'humanité ait eu à affronter. Avec pour mission de régler des questions qui, touchant à la machine climatique, sont extraordinairement complexes, entrelacées, et impliquent en même temps toutes les Nations. C'était une tâche démesurée".

 

10H45 - Revue de presse. "Jour décisif à Copenhague" titre le Times de Londres alors qu'en Allemagne le Frankfurter Allgemeine parle de "sprint final". Mais vers quoi? Pour le britannique The Independent, l'obstacle est à Pékin: "La Chine tient le monde en otage". De l'autre côté de l'Atlantique, l'espoir s'appelle Barack Obama. Il va "chercher à arracher un accord", croit le New York Times, alors que le Washington Post assure que "l'espoir d'un accord sur le climat grandit". Dans tous les cas, selon l'espagnol El Pais, c'est la "course finale pour éviter le désastre".

 

11H00 - Intrus? Faute de place, la plupart des ONG ont été refoulées du Bella Center: avec l'arrivée des dirigeants, fini l'effervescence militante. Elles sont parquées dans de nouveaux locaux , loués en urgence, à huit kilomètres de là. Pour ce jour final, les organisateurs n'ont délivré que 90 précieuses accréditations aux ONG.

 

11H20 - Les Maldives s'inquiètent. "Quel que soit le résultat, il semble mauvais pour nous", a expliqué un membre de la délégation des Maldives. Les petits Etats insulaires, menacés par la montée des océans, ont réclamé un objectif de limitation du réchauffement à 1,5°C, alors que l'on s'oriente vers le chiffre de 2°C. Au delà, il y aura "des millions de personnes souffrant de la faim, de maladies, des inondations et du manque d'eau", a dit Bruno Sekoli (Lesotho), au nom des pays les plus pauvres.

 

11H35 - "Ca bouge un peu", vient d'annoncer Nicolas Sarkozy, confirmant des déclarations d'autres responsables sur une atmosphère un peu plus constructive. Mais il y a encore "beaucoup de tensions", a-t-il immédiatement ajouté.

 

11H50 - Effervescence. La séance pleinière présidentielle n'a pas encore commencé que déjà une cinquantaine de caméramen et de photographes sont agrégés comme des moules sur un rocher devant les écrans de télé du Bella center.

 

12H00. Retard. La séance n'a toujours pas commencé: la journée des négociations finale enregistre déjà 2 heures de retard. Le premier ministre danois présente ses excuses.

 

12H05 - "Psst, vous l'avez?": à la recherche du texte du moment le plus convoité de la planète. Une foule de journalistes traque le projet d'accord de trois pages. On fait le siège de la salle de réunion, on implore ses contacts. Ceux qui ont décroché le Graal se repèrent facilement, avec leur petit sourire énigmatique à la Mona Lisa.

 

12H20 - Trois militants de Greenpeace inculpés. Déjouant la sécurité, les deux femmes et un homme, en tenue de soirée, étaient parvenus hier soir jusqu'au hall d'entrée menant à la salle du dîner royal offert aux dirigeants au palais de Christiansborg. Ils avaient sorti de leurs poches, devant les photographes et les caméras de télévision, des affiches sur lesquelles on pouvait lire: "Politicians talk- Leaders act" (les politiciens parlent - les leaders agissent). Leur mise en détention provisoire pourrait être décidée par un tribunal.

 

12H30 - L'Arabie Saoudite veut des compensations. Le prermier producteur mondial d'or noir espère que toute décision ayant un impact sur la demande de pétrole, et donc sur les finances des pays producteurs, soit accompagnée de mesures "destinées à réduire ses effets" pour ces derniers. "Notre mission (...) est de protéger nos intérêts", a dit le ministre du Pétrole Ali al-Nouaïmi.

 

12H40 - Pragmatique. Barack Obama: "Le monde doit trouver un accord, même s'il est imparfait" dit-il devant plus de 120 chefs d'Etat. Le projet d'accord discuté dans la matinée à Copenhague semble le convaincre, et bien que "certains considèrent ça comme un cadre imparfait" on peut "continuer ensuite à l'améliorer en le construisant sur cette base".

 

13H15 - Un accord, trois textes. Les formes d'un possible "accord de Copenhague" émergent. Le texte de déclaration politique discuté par les chefs d'Etat selon sa première version, encore susceptible de nombreux amendements, définit l'objectif de la limitation du réchauffement planétaire à 2°C maximum. Sans préciser les moyens d'y parvenir. Il prévoit une aide financière immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) et jusqu'à 100 milliards par an d'ici à 2020 pour aider les pays en développement.

 

13H22 – L’Inde appelle à prolonger en 2010 - Le Premier ministre Manmohan Singh vient de demander de prolonger les négociations en 2010, parce que, selon le chef de ce géant émergent, "l'issue (de Copenhague) risque de s'avérer en-deçà de nos attentes".

 

13H45 - Sagesse japonaise. Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama appelle à un accord politique "robuste" même s'il n'est "pas nécessairement parfait". Le japon a l'un des engagements les plus ambitieux en voulant diminuer de 25% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

 

14H01 - Deuil. Une quinzaine d'écologistes, en majorité des femmes, se font raser la tête en silence devant le Bella Center. Sur le sol enneigé, de longues mèches de cheveux: "Copenhague a brisé mes espoirs" dit une pancarte.

 

14H05 - Piquant. Un petit sapin de Noël orné de boules de carton égaye l'entrée de la cafétéria du Bella Center. On y trouve des messages écolos et des "Joyeux Noël" dans toutes langues. "Paix sur terre!", "Ne coupez pas de sapins pour Noël!". Et celui-ci? Sera-t-il replanté après le sommet?.

 

14H08 - Le Brésil prêt à un "sacrifice". Son président Luiz Inacio Lula da Silva l'a annoncé: "C'est quelque chose que je n'ai jamais dit dans mon pays, ni à mon peuple, ni devant mon Parlement, ni même à mon équipe ici: mais s'il est nécessaire de faire un sacrifice, le Brésil est disposé à mettre de l'argent sur la table pour venir en aide aux autres pays".

 

14H10 - Un chemin "long et difficile" juge la Russie. "Nous avons clairement sous-estimé les difficultés qui se posent à nous pour atteindre un accord - pas même un accord juridiquement contraignant - mais pour préparer une déclaration générale", a dit le président Dmitri Medvedev.

 

14H26 – Des progrès - Les discussions entre le président américain Barack Obama et le Premier ministre chinois Wen Jiabao ont permis d'enregistrer des "progrès", vient de déclarer un responsable américain.

 

14H30 - Comment sauver le monde? Avec le socialisme. Pour le président vénézuélien Hugo Chavez, si la planète va mal "c'est la faute du capitalisme". Que faire alors? "La seule manière d'améliorer la vie sur cette planète passe par le socialisme", a-t-il expliqué dans une intervention très castriste. Hugo Chavez revendique l'héritage du leader cubain Fidel Castro mais à la différence de ce dernier son discours n'aura duré que quelques minutes.

 

14h40 - Les discours ont creusé les appétits... Pause déjeuner... tardive - La ministre danoise du Climat et de l’Energie Connie Hedegaard a convié les chefs d'Etat et de gouvernement à passer à table. Le marathon reprendra à l'heure de la digestion.

 

14H55 - Spectres. Figées dans la glace, des sculptures métalliques émergent d'un bassin gelé qui longe le Bella Center. Etranges sentinelles squelettiques, mi-zombies mi-extra-terrestres, montant la garde sur un sommet qui vacille. De bon augure?

 

15H25 - Lionne. "Qui était la fille aux drôles de cheveux ?" fait mine de s'interroger le quotidien danois Jyllands Posten dans son édition en ligne de vendredi. Une Africaine à l'ahurissante toison de cheveux teints en roux a fait sensation hier soir au diner de la reine. Il s'agissait de Chantal Biya, la femme du président camerounais Paul Biya, connue pour ses coiffures excentriques. "Ses cheveux étaient tellement abondants que Tina Turner serait presque passée inaperçue", plaisante Jyllands Posten.

 

15H26 - 55 minutes... Les discussions bilatérales entre Barack Obama et le Premier ministre chinois Wen Jiabao ont permis d'enregistrer des "progrès", selon un responsable américain. Chine et Etats-Unis sont les deux plus gros pollueurs au monde et leur antagonisme aura marqué la conférence, quelle qu'en soit l'issue. 55 minutes pour sauver le monde ?

 

15H38 - Baromètre de notoriété. Les écrans télé installés dans le hall principal du Bella Center sont un excellent indicateur de l'importance de l'orateur. On s'y presse pour écouter Barack Obama ou l'incontournable Premier ministre chinois Wen Jiabao. On les ignore pour beaucoup d'autres...

 

15H40 - Indiscrétion. "Discussions difficiles. Obama vient de nous rejoindre", indique par SMS à l'AFP une source diplomatique européenne présente à la réunion d'une trentaine de dirigeants. Le sommet pourrait se prolonger samedi. Nicolas Sarkozy et sa délégation ont réservé une nuit d'hôtel supplémentaire, "au cas où".

 

16H19 - La course au "draft" (avant-projet). Depuis plusieurs jours, les journalistes tentent de se procurer le texte qui sert de base de discussion aux délégués, aux ministres et enfin aux chefs d'Etat. Chacun active ses contacts auprès d'attachés de presse, de politiques, d'ONG pour obtenir une copie du fameux texte. Plusieurs moutures ont été ainsi obtenues.

 

16H26 - Le Canada, "Fossile de l'année". La récompense a été remise par l'ONG Avaaz lors d'une cérémonie parodique dans le centre-ville. Sur la musique du film Titanic, le Canada a été désigné cancre climatique en raison de sa "position inacceptable" dans les négociations. Ottawa est disposé à réduire ses émissions de GES de 20% en 2020 par rapport à 2006, soit seulement 3% par rapport à 1990, année de référence du protocole de Kyoto.

 

16H40. Sauver la planète, facile à dire. Mais s'entendre sur un texte pour le faire... Extrait type d'un document sur lequel planchent les chefs d'Etats: "Les mesures d'atténuations appropriées nationalement qui sont soutenues et appliquées par les pays, en termes de technologie, financement et renforcement des capacités, seront enregistrées dans un registre, incluant à la fois les actions mises en oeuvre et les technologies afférentes, etc." Vous avez dit technocratique?

 

17H10 - Dur, dur. Les négociations sont "dures", reconnaît Nicolas Sarkozy qui vient de répondre aux questions des journalistes. "On ne veut pas d'un accord médiocre".

 

17H15 - Au chat et à la souris. Les journalistes se bousculent pour tenter d'attraper un chef d'Etat à l'entrée d'une salle de réunion. Les Japonais bardés de caméras sont juchés sur des escabeaux. Mais les décideurs passent discrètement de l'autre côté, par une porte dérobée.

 

17H30 - Medvedev agacé? Le dirigeant russe fustige la piètre organisation des négociations. Il "a noté le mauvais niveau de préparation des documents (...), les leaders doivent rédiger eux-mêmes les textes du compromis sur lesquels ils travaillent", confie un de ses conseillers.

 

17H55 - Honte aux grands de ce monde. Des militants de Greenpeace portant des masques à l'effigie des principaux leaders de la planète se sont rassemblés pour dénoncer la tournure honteuse prise, selon eux, par la conférence.

 

18H05 - Hulot "consterné". L'écologiste qualifie le sommet d'"affligeant" et "consternant". "Ce n'est même pas de la tristesse, c'est de l'incompréhension. Tout le monde va être perdant, cela va être cinglant pour tout le monde", ajoute le père du "Pacte écologique". Il prédit "un texte fait à la va-vite pour essayer de dissimuler la misère" .

 

18H20 - Le sommet se poursuit après l'heure de clôture. La fin officielle de la réunion était prévue à 18H00. Aucun accord ne semble en vue, et une incertitude totale règne dans le Bella Center.

 

18H30: "Prenez un café et détendez-vous". C'est le conseil d'un responsable de la communication au secrétariat de la Convention climat de l'ONU, Eric Hall. La conférence de presse finale est reportée jusqu'à nouvel ordre. "Nous avions réservé la salle dans le vain espoir de pouvoir organiser une conférence de presse... mais cela va encore être long".

 

18H34 - Chine-USA: une nouvelle rencontre? L'Américain Obama propose au Chinois Wen Jiabao de le rencontrer une nouvelle fois aujourd'hui pour tenter de débloquer les négociations. Les deux hommes ont déjà eu, dans la journée, un entretien de 55 minutes en tête-à-tête

 

18H40 - La pagaille encore et toujours. Bousculade dans le hall d'entrée du Bella Center. Les caméramen se ruent vers la porte d'entrée vitrée. Un ruban de sécurité délimite un passage emprunté tout tranquillement par Hillary Clinton, qui revient prendre part aux discussions.

 

18H45 - Obama et Medvedev optimistes... sur le désarmement. Les dirigeants américain et russe se sont rencontrés en marge du sommet. Ils se sont dit "assez" proches d'un accord sur le désarmement nucléaire, des "détails techniques" devant encore être réglés, selon le leader russe. "Nous sommes assez proches d'un accord", a dit Barack Obama. Une phrase que les délégués du sommet sur le climat rêveraient d'entendre.

 

18H48 - Sauver la planète ou sauver la face? - Sur son blog (Earth Watch), le correspondant environnement du site web de la BBC, Richard Black, résume à sa manière les ultimes heures du sommet en pleine tourmente. "Des officiels sont en train de rédiger, et de réécrire des documents pour tenter de trouver une formulation -n'importe quelle formulation- qui permettra (aux dirigeants) de sortir d'ici en serrant un bout de papier. Comme le dit un observateur de longue date +nous sommes dans un moment où il faut sauver la face+ ". Mais conclut le billet: le sommet "n'était-il pas destiné à sauver la planète?".

 

18H50 - Vers un "flopenhague" ? Glané sur Twitter..."Ils voulaient transformer Copenhague en Hopenhague (l'espoir), ils ont eu Flopenhague (l'échec), et nous ont donné Cops-enhague (le flicage)".

 

18H55 - Rocker vert. Le chanteur de Radiohead, Thom Yorke, a fait le déplacement danois. L'an passé le groupe avait placé sa tournée sous le signe de l'écologie: éclairages économes, matériel transporté en train ou bateau et matériaux recyclés.

 

19H05 – Le Président russe quitte le sommet - Le président russe Dmitri Medvedev a quitté le sommet, vient d'annoncer une porte-parole. Il abandonne des négociations dans l'impasse à son conseiller climat, qui a "tous les pouvoirs nécessaires". Il se rend à Almaty, pour une réunion régionale "prévue depuis très longtemps". Medvedev avait vivement critiqué l'organisation du sommet.

 

19H45 - Pas de photo de famille. Ils devaient poser, ensemble, pour la photo de famille. 130 chefs d'Etat et de gouvernement réunis sur une même photo historique, à la hauteur de l'événement. Mais le rendez-vous prévu à l'agenda officiel, entre 12H00 et 13H00, n'a jamais eu lieu. Impossible de les réunir tous au même endroit au même moment. Et personne ne semblait avoir le coeur à sourire.

 

19H55 - "Révoltée". Jeanine Bonaparte, une Américaine venue de San Fransisco, dit avoir le coeur brisé par la tournure du sommet. Brandissant une banderole "Face the reality" (Affrontez la réalité), elle manifestait par un froid glacial pour réclamer la libération de 19 militants. "Je suis révoltée par ces dirigeants du monde qui ont absolument échoué à sauver notre planète de la catastrophe et qui se voilent la face".

 

19H58 - Nouvelle manifestation. Par une température glaciale, 1.500 personnes ont défilé pour réclamer la libération des 19 militants arrêtés lors des rassemblements précédents. Drapeaux noirs et banderoles à la main, les manifestants, jeunes pour la plupart, se sont dispersés sans incidents.

 

20H10 - Comme un baroud d'honneur. Plus d'un millier de membres d'ONG se sont rassemblés devant Oeksenhallen, un des lieux du forum alternatif, torches à la main, se raccrochant à un mince espoir d'un accord viable pour la planète.

 

20H12 - Après Medvedev, Obama sur le départ. Le président américain devrait quitter le sommet ce soir comme prévu, selon un responsable américain, alors qu'aucun accord n'a été trouvé pour le moment.

 

20H20 - Branle-bas de combat... et éclat de rire. Une conférence de presse finale de Barack Obama vient d'être annoncée. Des centaines de journalistes se ruent vers la salle des briefings. "C'est comme si tout le Bella Center se vidait d’un coup", raconte une journaliste de l'AFP. Certains nagent à contre-courant pour chercher un écran pour suivre l'événement. Peu de temps après, fou rire général dans l'immense salle de presse: cette conférence d'Obama n'était qu'une rumeur.

 

20H55 – Lula quitte à son tour le sommet. Le président brésilien est parti à son tour pour rentrer au Brésil, alors que d'ultimes tractations sont toujours en cours pour tenter de trouver un texte d'accord.

 

21H40 - Des avancées selon Sarkozy. Le président français précise que les tractations ont "avancé" après un nouvel entretien entre plusieurs dirigeants européens et Barack Obama.

 

21H50 – Un accord significatif mais insuffisant obtenu. L'accord prévoit de limiter le réchauffement planétaire à 2°C. "Après une rencontre multilatérale entre le président Obama, le Premier ministre (chinois) Wen, le Premier ministre (indien) Singh et le président (sud-africain) Zuma, un accord significatif a été obtenu", a indiqué un responsable américain.

 

22H20 – renvoi à janvier 2010 - Les pays industrialisés ont renvoyé à janvier 2010 l'adoption de leurs engagements de réduction d'émission de gaz à effet de serre à l'horizon 2020, dans le cadre d'un nouvel accord de lutte contre le réchauffement.

 

22H35 - Barack Obama se félicite mais juge les progrès "insuffisants". Premier commentaire -et difficile exercice- pour défendre l'accord. Il le juge "sans précédent" et "significatif". Le texte a été considéré par les négociateurs eux-mêmes comme n'allant pas assez loin pour combattre la menace du changement climatique.

 

23H15 - Sarkozy déçu. Le président français regrette "l'absence de l'objectif de 50% de réduction des émissions d'ici 2050" réclamé par les scientifiques. Il annonce par ailleurs des nouvelles négociations à Bonn "dans six mois" pour préparer la prochaine conférence sur le climat de Mexico fin 2010.

 

23H30 - La faute au système onusien. Nicolas Sarkozy estime que Copenhague a montré "les limites d'un système onusien à bout de souffle".

 

23h32 - Obama s'en va. Le président américain a quitté Copenhague avant même l'adoption formelle de l'accord par les délégations.

23H55 - "Un échec misérable". Pour l'ONG les Amis de la terre "Copenhague est un échec misérable". La déclaration finale "condamne des millions de personnes, parmi les plus pauvres, à la faim, à la souffrance et à la mort avec l'accélération des changements climatiques". L'ONG fustige le "refus des pays riches à assumer leurs responsabilités" en accusant en particulier les Etats-Unis. "Pour Obama, c'est le sommet de la honte".

 




Source : aol.informations   18-12-2009 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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