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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 17:00

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Le plan qui supprime 8.000 postes "doit être renégocié", a martelé le chef de l’État. « Il est inacceptable en l’état et ne sera donc pas accepté » a-t-il ajouté.  Le gouvernement est persuadé qu’il sauvera des emplois et que peut-être il réussira à éviter la fermeture du site d’Aulnay !..

Ce sera donc le rapport de force. "L’État ne laissera pas faire", a martelé François Hollande samedi lors de son entretien télévisé du 14 juillet dernier. Deux jours après que PSA a annoncé la suppression de 8.000 emplois et la fermeture de l’usine d’Aulnay, le président de la République engage le bras de fer avec la direction du groupe automobile. "Ce plan, je le considère en l’état inacceptable", a-t-il insisté. "Il doit être renégocié." L’exécutif est convaincu de pouvoir forcer le constructeur automobile à revoir sa copie.

Quels sont les moyens de pression dont dispose le Gouvernement ?

Hollande a fixé un objectif : "Aucun licenciement sec" – ce que PSA a promis dans un premier temps – et "que le nombre de suppressions d’emplois soit réduit". Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a été chargé de prendre les négociations en main. Il recevra Philippe Varin, le patron de PSA, mercredi 18 juillet. Il a nommé un ingénieur des Mines, Emmanuel Sartorius, qui va étudier les comptes du groupe automobile pour la fin du mois. "Nous devons éviter deux écueils, décrypte un influent ministre. Faire croire que les problèmes vont se résoudre par un coup de gueule, ou à l’inverse les accepter comme une fatalité."

Concrètement, le gouvernement entend faire pression grâce à trois leviers. Primo, les mesures parallèles au plan social, par exemple les périodes de chômage partiel, sont du ressort du gouvernement. Deuzio, PSA aura besoin de l’entremise de l’Etat pour faire une demande d’aide financière à la Commission européenne. Tertio, le groupe a également besoin du feu vert de l’Etat pour restructurer sa branche PSA Finance, la banque maison qui prête aux clients les fonds pour acheter leur voiture. De quoi réduire la facture sociale? "Ils ont bien écouté des mauvais conseils, ils peuvent en écouter de bons", tacle-t-on à l’Élysée.

"Comment peuvent-ils rebondir s’ils sacrifient leurs dépenses d’avenir?"

L’enjeu est de taille pour l’entreprise et ses salariés. Il l’est aussi politiquement pour l’exécutif. Ses résultats marqueront le quinquennat. "On ne va pas faire du Sarkozy, gesticuler deux mois et passer à autre chose", assure-t-on à Matignon. L’ex-président fait toujours office d’antimodèle pour le gouvernement de gauche, qui l’accuse d’avoir contraint PSA à repousser son plan après les élections. Hollande a suggéré hier que Varin avait pu le geler pour ne pas déplaire à son prédécesseur. "Cet aspect tactique nous a énervés considérablement", insiste un de ses proches.

L’Élysée n’a cependant pas été étonné par les annonces de Peugeot-Citroën. Des contacts avaient été pris peu après l’élection présidentielle, et le groupe a tenu le pouvoir informé de ses intentions. "Par petites touches", explique-t-on. "Sans ces contacts et nos pressions, les annonces auraient pu être encore plus dramatiques." L’entourage du chef de l’État juge que Philippe Varin est un interlocuteur sérieux : "Il a une certaine éthique." Cette estime n’aura pas suffi à empêcher les hostilités. L’ampleur des suppressions de postes, notamment à Rennes où aucun reclassement ne serait proposé, et les coupes dans les services de recherche et développement ont inquiété en haut lieu : "Comment peuvent-ils rebondir s’ils sacrifient leurs dépenses d’avenir?"

Le gouvernement doit par ailleurs mettre au point un plan pour le secteur automobile, qui sera présenté au Conseil des ministres du 25 juillet. Samedi, François Hollande en a dévoilé quelques pistes. Le bonus-malus en faveur des voitures propres pourrait être renforcé, les collectivités locales seraient incitées à s’équiper de tels véhicules. Les efforts de recherche et développement seraient mieux soutenus. Le chef de l’État a en revanche exclu le rétablissement d’une prime à la casse. Pour l’heure, ni les représentants des équipementiers ni ceux de la filière n’ont été reçus.

 

 

Source : LeJDD.fr   15-07-2012

 

 

 

 

 

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commentaires

facon 17/07/2012 21:37

Je fais la même analyse, une fois encore on aura recours à la dette pour faire avaler la pilule, ce qui, au fond ne résoudra rien comme d'habitude ... Réformer un pays exige courage, or, c'est
précisément ce qui manque à notre classe politique.

Comment en sortir avec des démagos de cette pointure ?

facon 15/07/2012 22:21

Ce séisme industriel ne manque pas de nous interpeller sur de nombreux points.

Les «experts» tentent de nous expliquer que Peugeot aurait fait un mauvais choix stratégique dans le positionnement de sa gamme et son image. C’est possible, toutefois, un béotien comme moi
retiendra la réussite passée de véhicules moyenne gamme et leur fiabilité …

Le deuxième reproche fait à Peugeot est de fabriquer sur notre territoire deux fois plus de sa production totale que Renault, ça c’est beaucoup plus grave.

Si effectivement le seul avenir de l’automobile française est de fabriquer dans les pays à bas coût des voitures low coast comme Daxia , alors Peugeot n’a plus qu’à s’associer avec Tata …

Bien entendu le gouvernement va tenter de rendre le choc plus supportable, une fois de plus à grand renfort d’argent public en alourdissant notre dette. Les milliers de salariés de la
sous-traitance, isolés, n’auront qu’une solution aller voir Pau Emploi …

Personne dans ce pays ne veut regarder la vérité en face, c’est notre absence de compétitivité qui gangrène notre déficit commercial, qui détruit inexorablement nos emplois.

Il n’y aura de développement durable que lorsque nous serons en mesure d’offrir à prix égal des produits de qualité égale.

Tout le reste n’est que mensonge et fuite en avant …

jp echavidre 16/07/2012 00:17



En matière d'erreur stratégique je ne vois qu'une seule chose PEUGEOT par soucis de son indépendance n'a pas recherché le partenaire qui aurait pu lui ouvrir les marchés émergents que sont le
BRESIL, la RUSSIE, l'INDE et aussi un pau la CHINE. Renault a fait cette alliance avec NISSAN. J'avais cru comprendre que les accords de coopération passés récemment entre PSA et General Motors
avaient entre autre, cer objectifs là. Mais il faut 4 à 5 ans pour qu'un tel accord puisse porter ses fruits.


Si comme l'a dit récemment le PDG de PSA l'etreprise perd 200 Millions d'Euros par mois cela ne pourra pas durer très longtemps et lorsque Hollande Ayrault et Montebourg auront compris le
fonctionnement d'une entreprise industrielle ils seront bien obligés de se rendre à l'évidence. Alors on ira vers un compromis : pas de licenciements secs, réindustrialisation du site d'Aulnay,
prime de départ pour les départs volontaires,... Pour que personne ne perde la face après avoir fait un tel pataquès !...


 


J.P.E



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