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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 19:00




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Bravant les foudres des autorités chinoises, Barack Obama a reçu le dalaï-lama jeudi 18 février à Washington. Le protocole a été légèrement modifié afin que l'accueil réservé au leader spirituel des Tibétains en exil ne soit pas perçu, depuis Pékin, comme un accueil politique.

 


En octobre dernier, Barack Obama n'avait pas rencontré le dalaï-lama, alors en visite sur le sol américain. Critiqué, notamment par les associations de défense des droits de l'Homme, le président des Etats-Unis s'était alors engagé à rencontrer le chef spirituel des Tibétains avant la fin de l'année. Mais mi-novembre, le locataire de la Maison blanche, en visite en Chine, n'avait pas non plus rencontré le dalaï-lama, mettant donc cette visite au rang des promesses non tenues. En ce début d'année 2010, le démocrate a décidé de se rattraper: Barack Obama a reçu ce jeudi à la Maison blanche le leader des Tibétains en exil.

 

Pendant une heure, les deux hommes se sont entretenues. "Le président a loué l'engagement pacifique du dalaï-lama et sa poursuite du dialogue avec le gouvernement chinois", a indiqué la Maison blanche dans un communiqué à l'issue de la recontre. Obama et le dalaï-lama "s'accordent sur l'importance d'instaurer une relation positive et de coopération entre les Etats-Unis et la Chine", peut-on lire par ailleurs dans ce texte. De son côté, le dalaï-lama a indiqué à la presse qu'il avait exprimé à Obama son admiration pour les Etats-Unis, à ses yeux "champion de la démocratie, de la liberté et des valeurs humaines".

 

Une visite qui a forcément provoqué la colère de Pékin, alors que les relations sino-américaines ne sont pas au mieux. De nombreux sujets - taux de change, projet de vente d'armes américaines à Taiwan, censure de Google en Chine, conférence de Copenhague sur le climat - sont en effet venus tendre, ces dernières semaines, les relations entre les deux puissances. Mais malgré les mises en garde répétées des autorités chinoises - Pékin a dit "s'opposer fermement à ce que le dalaï-lama se rende aux Etats-Unis et à ce que les dirigeants américains entrent en contact avec lui" - Washington a donc tenu bon.

 

Conséquences sur les relations sino-américaines?


De l'avis des observateurs, cette rencontre risquait de compliquer un peu plus les négociations sur le nucléaire iranien. En effet, si Washington - aidé de ses alliés européens – a réussi à convaincre Moscou de l'intérêt de nouvelles sanctions à l'égard de Téhéran, Pékin, partenaire économique de la République islamique, tout comme la Russie, veut continuer à privilégier la voie diplomatique. Or, la rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama pourrait éloigner un peu plus Pékin des positions des autres négociateurs (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne).
Cette visite pourrait par ailleurs ralentir les négociations avec la Corée du Nord, dossier pour lequel Washington a demandé l'aide de Pékin, et la lutte contre le réchauffement climatique. Mais pour le président américain, qui voit sa cote de popularité baisser un peu plus chaque jour, il s'agissait aussi de faire taire les critiques de ses opposants aux Etats-Unis, ainsi que celle des associations de défense des droits de l'Homme. Ceux-ci lui avaient notamment reproché de n'avoir rencontré ni avocat indépendant, ni militant des droits de l'Homme durant sa visite en Chine mi-novembre.

 

Du côté de la Maison blanche, on a tenté de relativiser les éventuelles conséquences de cette rencontre. Son porte-parole, Robert Gibbs, a en effet estimé que les relations nouées entre les deux pays permettront de surmonter les désaccords. Et pour ne pas froisser Pékin, le protocole a été légèrement modifié. Barack Obama a pris soin de ne pas apparaître en public avec son invité et ne l'a pas reçu dans le Bureau ovale. Ce n'est toutefois pas une nouveauté: sous les mandatures précédentes, le chef des Tibétains en exil n'avait pas eu droit aux ors du bureau ovale. Des choix qui rendent transparent le message de Washington: le dalaï-lama n'a pas été accueilli en tant que dirigeant politique. La souveraineté chinoise en est donc sauve, estime-t-on à Washington. En la matière, Barack Obama compte peut-être sur le précédent Bush junior: la rencontre en mai 2001 entre le Texan et le dalaï-lama, alors même que la Chine célébrait le 50e anniversaire de l'annexion du Tibet, avait certes provoqué la colère de Pékin… mais une colère sans grandes représailles.



Source : lejdd.fr  18-02-2010 



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