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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 12:00









En visite à Paris, le président syrien a rencontré Nicolas Sarkozy. Au centre des débats, le conflit israélo-palestinien. Sur ce sujet, Bachar el-Assad s'est refusé à toute négociation hors cadre avec Israël, comme souhaité mercredi par le Premier ministre de l'Etat hébreu, Benjamin Netanyahou. Nicolas Sarkozy s'est également exprimé.

 

Après le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, c'est au tour de Bachar el-Assad d'être reçu à l'Elysée. A Paris, pour une visite de deux jours, le président syrien a rencontré Nicolas Sarkozy vendredi 13 novembre. Une entrevue qui a dû se tenir sous de bons auspices si l'on s'en tient aux déclarations de Bachar el-Assad. "Un an et demi après la reprise des bonnes relations entre la France et la Syrie, nous avons d'abord bâti un climat de confiance et nous pouvons, à présent, élaborer une vision plus claire pour l'avenir", jugeait-il dans une interview accordée au Figaro daté de vendredi. Face à ce constat positif, le président syrien souhaitait relancer les relations économiques et culturelles entre les deux pays. Mais la situation au Proche-Orient – où la Syrie soutient le Hamas de Gaza – et l'affaire du nucléaire iranien ont sans aucun doute été au centre des débats avec le chef de l'Etat français.

 

Fin de non recevoir à Netanyahou


Sur le dossier du Proche-Orient, le président syrien a opposé vendredi une fin de non-recevoir au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou - qui s'était dit mercredi prêt à le rencontrer sans condition préalable - l'accusant de "jouer sur les mots". "La Syrie n'a pas de conditions, la Syrie a des droits et la Syrie ne cèdera jamais sur ces droits", a-t-il ajouté à l'issue de son entretien avec Nicolas Sarkozy. Les relations entre les deux pays ne semblent pas prêtes de s'arranger. Si Israël reproche à la Syrie de fournir des armes à ses principaux adversaires, tel que le Hamas dans la bande de Gaza, Damas exige un retrait complet de l'Etat hébreu du plateau du Golan dont il s'est emparé en 1967 lors de la Guerre des Six Jours. Vendredi, Bachar el-Assad a de nouveau affirmé que des discussions israélo-syriennes devaient porter sur la restitution de ces territoires occupés, précisant qu'il existait un "cadre de référence" pour de telles négociations. Engagées en mai 2008 par l'intermédiaire de la Turquie, elles avaient été interrompues à la suite de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, fin décembre 2008-début janvier 2009.
  

Dans une interview publiée jeudi par le quotidien syrien Al-Watan, Nicolas Sarkozy plaide en faveur d'une convergence de tous les efforts en faveur de la paix au Proche-Orient. "Sur la question du processus de paix, il ne s'agit sûrement pas de mettre en concurrence les uns et les autres mais au contraire de conjuguer leurs efforts", dit-il. Il estime également que l'Union pour la Méditerranée (UPM), lancée le 13 juillet 2008 à l'initiative de la France mais aujourd'hui en panne, a un rôle à jouer. "Une réunion de l'Union pour la Méditerranée, élargie aux autres grands acteurs concernés, pourrait offrir une opportunité", explique-t-il.

 

Dans son entretien au Figaro, le chef de l'Etat syrien revenait également sur sa relation amicale avec le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, tout en défendant la position de son allié sur le dossier du nucléaire. Le traité de non-prolifération des armes de destruction massive "donne le droit à n'importe quel État d'enrichir de l'uranium à des fins civiles", a-t-il indiqué, justifiant la politique iranienne face à la pression des grandes puissances internationales.

 

Obama doit "élaborer un plan d'action"


Si Bachar el-Assad a tenu à dresser un portrait flatteur de la relation franco-syrienne, jugeant également que Nicolas Sarkozy "avait un rôle de pilote en Europe", il s'est, par ailleurs, déclaré déçu de la politique menée par les Etats-Unis exhortant le président américain à "élaborer un plan d'action" au Proche-Orient. Pour l'heure, le chef de l'Etat syrien estime qu'aucune avancée concrète n'a été réalisée et que Barack Obama ne joue pas son rôle de médiateur. "Le point faible, c'est le parrain américain. Ce que le président Obama a exprimé au sujet de la paix était une bonne chose. Nous sommes d'accords avec lui sur les principes, mais (…) quel est le plan d'action?", s'est-il interrogé, demandant désormais de véritables actes sur le terrain.

Pour l'heure, aucune information n'a filtré sur la teneur des discussions entre Nicolas Sarkozy et Bachar el-Assad. Les deux hommes se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises. En juin 2008, à l'occasion de la création de l'Union pour la Méditerranée, le président syrien avait été reçu à l'Elysée et avait assisté au défilé du 14 juillet, symbolisant son retour en grâce sur la scène internationale.

 

  
Source : lejdd.fr   13-11-2009          

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