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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 12:12

 

mexique-President-Felipe-Calderon.jpg

 

L'année 2011 devait être l’année du Mexique en France. Après l’affaire Florence Cassez l’Elysée a longuement hésité à annuler toutes les festivités prévues. Avant, finalement, de maintenir cette « année du Mexique » en France et de la dédier à la jeune française condamnée à 60 ans d’emprisonnement..  C'était sans compter la réaction des autorités mexicaines. Le gouvernement de Felipe Calderon (photo) a en effet décidé de ne pas prendre part aux diverses manifestations liées à cet évènement dans l'Hexagone.

 

En maintenant l'année du Mexique en France, Nicolas Sarkozy avait déclaré lundi 14 février au soir vouloir faire la différence entre "le peuple du Mexique" et "certains de ses dirigeants". Mais les autorités mexicaines, qui n'ont pas apprécié, en ont décidé autrement. Suite aux propos du président français, elles ont en effet annoncé leur retrait de l'année du Mexique organisée dans l'Hexagone. "Il est vraiment surprenant qu'un chef d'Etat prenne une décision de politique extérieure affectant les liens entre deux peuples et deux gouvernements, en consultant une personne condamnée par la justice mexicaine pour des délits de nature particulièrement grave", estime, dans un communiqué, le ministère mexicain des Affaires étrangères, en référence au cas de Florence Cassez. Le pourvoi en cassation de la Française, condamnée à 60 ans de prison, a été rejeté la semaine dernière.

 

Alors, vu que "les conditions indispensables pour le développement de l'année du Mexique en France" ne sont pas effectives et que "l'objectif pour lequel elle avait été conçue" n'est pas mis en œuvre, Mexico a décidé de boycotter la France. Pour la sous secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Lourdes Aranda, la France a "changé les règles du jeu de manière unilatérale". "Nous avions été invité à un évènement culturel et cela devient un hommage à une ravisseuse", explique-t-elle. Dans son communiqué, le gouvernement a d'ailleurs réaffirmé que "le procès de Florence Cassez a démontré sa culpabilité".

 

La tension France-Mexique à son paroxysme

 

Cette décision mexicaine va également empêcher les autorités françaises d'évoquer, sur chaque manifestation, le cas de Florence Cassez, emprisonnée depuis 2005. Comme souhaité par Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat avait en effet demandé que "chaque officiel qui aura l'occasion de prendre la parole au cours de ces manifestations commence par parler de Florence Cassez, de sa situation, afin qu'on ne l'oublie pas". Nicolas Sarkozy avait même indiqué qu'il prendrait lui-même la parole à l'occasion de l'une de ces manifestations. C'était avant la réaction du gouvernement de Felipe Calderon.

 

Une réaction jugée "incompréhensible" par l'avocat de Florence Cassez, Me Franck Berton. Sur iTélé mardi matin, il s'est dit "désespéré", tout en ajoutant que les autorités mexicaines, dont il dénonce l'attitude, "cherchent à en découdre". Pour le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a estimé sur France Info que le Mexique, en agissant ainsi, "prenait en otage la culture". "A partir du moment où ce n'est plus une affaire de culture uniquement mais une affaire d'Etat, c'est à l'Etat de décider ce qu'il doit faire. Et donc au président de la République de dire ce qu'il en est", a ajouté le ministre, refusant de se prononcer sur une éventuelle annulation de l'année du Mexique en France.

 

Dans son communiqué, Mexico annonce également que le gouvernement n'a aucune intention de transférer la jeune femme en France, comme demandé par Nicolas Sarkozy lundi soir, après une rencontre à l'Elysée avec les parents de la Française, âgée de 36 ans. Et ce, "en raison des différences substantielles entre les systèmes juridiques des deux pays". La tension est à son paroxysme entre les deux pays, qui entretenaient jusque là des relations plutôt cordiales.

 

 

 

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commentaires

facon 15/02/2011 12:37


C’est quand même un paradoxe, notre Président qui s’insurge contre le soit disant laxisme de notre Justice impute au régime mexicain une sévérité exagérée.

Le sort de notre compatriote ne doit pas être enviable, mais, en dégainant comme d’habitude très vite, notre Président vient de créer un incident diplomatique avec le Mexique pays qui reste un de
nos plus gros clients de la zone caraïbes.

Si le sort de nos otages mérite une mobilisation générale en raison de l’évidente injustice dont ils sont victimes, rien ne permet d’établir clairement l’innocence de Florence Cassez. Le problème
des enlèvements au Mexique est si grave qu’il constitue pour son gouvernement une priorité nationale.

Que nous aidions notre compatriote à se défendre c’est normal, mais sans clouer pour autant le Mexique au pilori des régimes maudits.

Que devrait on dire alors de notre soutien à des régimes qui viennent de tomber ? A ce que je sache le gouvernement mexicain n’a pas encore fait tirer sur son peuple…

Recevoir en grandes pompes Moubarak un 14 juillet puis le lâcher par pur opportunisme ne donne pas grande crédibilité à nos gesticulations diplomatiques.

D’ailleurs, et si j’ai bien compris, le Mexique a pris de vitesse la France qui le menaçait de boycotter « l’année du Mexique » à Paris en y renonçant de lui-même.

Décidément notre politique étrangère ne me semble pas des plus perspicaces.


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