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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 04:51












En 50 ans, la consommation des ménages a triplé... Une étude de l'Insee revient sur les habitudes de consommations des ménages français de 1960 à 2007.

 

Des Trente glorieuses aux années 2000, en passant par les chocs pétroliers des années 1970, les Français n'ont cessé de consommer plus. En cinquante ans, et à la seule exception de 1993, marquée par une forte récession, ils ont, grâce à une forte hausse de leur niveau de vie, consommé un peu plus chaque année, à + 2,5% en moyenne par an, démontre une étude de l'Insee publiée jeudi 24 septembre dernier. Sur 50 ans, la consommation a triplé en volume. Cette enquête, qui s'intéresse donc à la consommation dans l'Hexagone (soit 55% du PIB) de 1960 à 2007, révèle néanmoins qu'au cours de cette période les habitudes de dépenses ont profondément évolué.

En effet, si l'alimentation est restée le premier poste de dépenses entre 1960 et 2007, sa part dans le budget des ménages a fortement diminué en 50 ans, passant de 38% à 25% aujourd'hui. L'évolution est comparable pour l'habillement (de 14% à 9%), alors que le budget logement (16% en 1960, 19% en 2007), celui alloué au transport (de 11% à 18%), celui à la communication, aux loisirs et à la culture (de 10 à 16%) et à la santé (de 2 à 4%) ont fortement augmenté.  

Les pauvres mangent moins bien que les riches

L'Insee s'intéresse ainsi avant tout aux dépenses alimentaires et de logement, qui ensemble représentent près de 45% du budget des ménages. De manière très logique, le poids de la nourriture dans le budget est d'autant plus élevé que le niveau de vie des ménages étudiés est faible. Les 10% les plus modestes consacrent 18% de leur budget à l'alimentation à domicile, soit 138 euros par mois et par personne. Du côté des 10% les plus riches, ce poste de dépense représente 14% de leur budget, pour 242 euros par mois et par personne. Cet écart s'est réduit avec le temps: il était de 11 en 1985 et n'est que de quatre points aujourd'hui.

Les différences sont encore plus importantes pour les repas pris à l'extérieur (cantines et restaurants): ils représentent 15% du budget alimentaire pour les plus modestes et 30% pour les plus aisés. Et ces variations influent aussi sur le régime des personnes observées. En moyenne la viande est toujours à la première place (21%) dans le budget alimentaire, devant les produits céréaliers (15% pour le pain, les pâtes, le riz, etc.) et les produits laitiers (13%). Mais tout cela change chez les plus pauvres, explique Michel Duée, spécialiste des conditions de vie à l'Institut: "Les ménages modestes consomment moins de fruits et légumes et plus de sucres et de graisses, ce qui est un signe de déséquilibre alimentaire". On apprend aussi que les plus pauvres consomment plus de tabac, qu'ils sont moins sensibles que les plus aisés à l'augmentation des prix, alors que les plus riches consomment plus d'alcool.

Le niveau de vie des locataires a baissé

Au sens large de la comptabilité nationale, les dépenses de logement représentent 19% du budget de consommation des ménages, mais avec de fortes disparités selon leur statut. Depuis vingt ans, la part du budget logement a nettement augmenté pour les locataires: leur maison ou appartement représentait 19% de leurs dépenses de consommation en 1984 contre 25% en 2005. "La situation des ménages plus modestes, notamment locataires, apparaît plus difficile aujourd'hui qu'au début des années 1980", souligne ainsi l'Insee. Pour les propriétaires, tout roule: la part du logement dans leur budget total est restée stable pour ceux qui accédent à la propriété (22% en 2005) et qu'elle a baissé pour les propriétaires "pleins", ceux qui ont fini de rembourser leurs emprunts (13% en 1984, 10% en 2005). Plus que par la hausse des prix, l'Insee explique cette évolution par des changements des populations concernées. En effet, celle des locataires a eu tendance à se vider d'une partie de ses ménages les plus aisés, devenus propriétaires ou accédants, ce qui a fait baisser son niveau de vie par rapport à la moyenne de 1984.

 

Source : lejdd.fr   25-09-2009

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