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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:28










Proche-Orient, Iran, Afghanistan, réchauffement climatique et régulation financière mondiale… Barack Obama s'apprête à vivre une semaine à forts risques diplomatiques.

 

Fragilisé sur le plan intérieur – en grande partie en raison de l'opposition à sa réforme de l'assurance-maladie – Barack Obama entame une semaine diplomatique cruciale. Le programme est chargé: assemblée générale des Nations unies, rencontres bilatérales, sommet exceptionnel du Conseil de sécurité et G20 de Pittsburgh. Près d'un an après sa victoire du 4 novembre – et après ses nombreux discours marquants sur la politique étrangère des Etats-Unis, dont celui prononcé au Caire le 4 juin dernier -, le démocrate est attendu au tournant. S'il a, semble-t-il, réussi à restaurer l'image des Etats-Unis dans le monde, plutôt désastreuse après les deux mandatures de George W. Bush, il peine à concrétiser ses efforts.

Outre-Atlantique, les médias ne l'ont d'ailleurs pas épargné. Dans son édition dominicale, le New York Times estime ainsi que la "bonne volonté" du président américain n'a, pour l'heure, donné que "peu de résultats en politique étrangère". Et de dresser la (longue) liste des déconvenues: les pays européens n'ont pas cédé à la demande du président d'envoyer davantage de troupes en Afghanistan, Israël a refusé un compromis sur les colonies, la Corée du Nord a défié Washington en procédant à un essai nucléaire, le Japon a élu un parti "moins ami" des Etats-Unis, Cuba a peu libéralisé son système au regard des concessions faites ces dernières semaines par l'administration Obama, l'Inde et la Chine résistent toujours sur le plan climatique et enfin, la Russie rejette de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Dans les travées des Nations unies à New York, puis à Pittsburgh à l'occasion du sommet du G20, Barack Obama va donc tenter de renverser la tendance. Il compte pour cela sur la première bonne nouvelle: Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahou ont accepté de se rencontrer, en sa présence, mardi, à New York. L'administration Obama veut y voir une occasion de relancer le dialogue au Proche-Orient, objectif central de la mandature démocrate. Reste que les observateurs attendent peu de cette rencontre, alors même que l'émissaire américain dans la région, George Mitchell, n'a pas réussi à obtenir un gel durable de la colonisation israélienne.

 

Convaincre lors d'entretiens bilatéraux


Dans le dossier afghan, le président américain devrait se montrer prudent. Il sait son opinion publique – et celle de plusieurs pays européens – hostile à tout renfort de troupes. La semaine dernière, il a d'ailleurs assuré qu'il n'y avait "pas de décision immédiate en vue sur les ressources". Problème, dans un rapport très attendu, et dont les conclusions sont dévoilées lundi dans la presse américaine, le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, se prononce pour l'envoi de renforts supplémentaires, sans quoi, estime-t-il, l'intervention "se soldera probablement par un échec". Barack Obama pourrait donc être contraint de lancer un nouvel appel à ses alliés européens. Mais après la réélection d'Hamid Karzaï à la tête du pays, entachée de fraudes, le contexte est plus que jamais difficile. Barack Obama a d'ailleurs estimé dimanche sur CNN que les fraudes semblaient "plutôt graves à première vue".
  

Autre dossier risqué: le nucléaire iranien. L'offre de dialogue lancée par Barack Obama à la République islamique a trouvé peu de répondant en Iran. Téhéran et les Six (les cinq membres du Conseil de sécurité et l'Allemagne) doivent se rencontrer le 1er octobre pour évaluer la situation. Une rencontre à New York avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, alors qu'il a une nouvelle fois dénoncé le "mythe" de la Shoah la semaine dernière, est hautement improbable. Pour l'heure, Moscou et Pékin refusent toujours de voter de nouvelles sanctions. Le président américain espère peut-être que l'abandon du projet de bouclier anti-missiles en Europe de l'Est permettra de faire évoluer la position russe, et ce, même si la Maison blanche a démenti tout "donnant-donnant". Sur ce sujet, le président s'entretiendra également en tête-à-tête avec son homologue chinois Hu Jintao.

 

Enjeux économiques et climatiques


Mais entre Pékin et Washington, la situation est tendue. Les Etats-Unis ont provoqué la colère de la Chine en relevant les droits de douanes sur les pneus chinois. La relance du cycle de Doha sur la libéralisation du commerce international risque d'en souffrir. Les questions économiques seront d'ailleurs l'autre volet de la rentrée diplomatique de Barack Obama, lors du G20 de Pittsburgh. Là aussi, il est en difficulté, alors que les Européens mettent la pression sur les Américains pour obtenir des règles mondiales strictes afin de limiter les bonus bancaires.

Enfin, dernier enjeu et non des moindres, le climat. En la matière, Barack Obama a promis de faire évoluer la position américaine. Mais à moins de trois mois de la conférence de Copenhague, censée donner suite au protocole de Kyoto, on en est loin. Le blocage de la réforme de l'assurance-maladie au Congrès a ralenti les autres dossiers. Le projet de loi sur le climat pourrait ne pas être débattu avant 2010. Par ailleurs, il est jugé en-deçà des ambitions européennes, Washington se refusant à chiffrer son aide aux pays en développement. Barack Obama le sait : cette semaine se joue aussi sa crédibilité de leader mondial.

 

            

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