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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 14:55











Les premiers résultats de l'élection présidentielle au Gabon ne sont pas attendus avant mercredi, mais trois candidats, dont le fils de feu Omar Bongo (photo), ont d'ores et déjà revendiqué leur victoire.

 

 

  

Début de soirée à Libreville. La RTG1, la radio-télévision du Gabon, diffuse les premières tendances. Trois candidats à l'élection présidentielle sont donnés favoris: le fils du président défunt Ali Bongo, André Mba Obame, ancien ministre de l'Intérieur et proche d'Omar Bongo, et Pierre Mamboundou de l’Union du peuple gabonais (UPG). Il n'en a pas fallu davantage aux trois hommes pour se déclarer vainqueurs de l'élection, plus tard dans la soirée. Difficile de savoir sur quoi exactement reposent ces déclarations, étant donné qu'aucun chiffre n'a été communiqué. Seule information disponible: le taux de participation est estimé, par les médias, à plus de 60%.

 

Mais les candidats, eux, font comme si. Sur l'antenne de RFI, Pierre Mamboundou a même estimé que le Gabon "tournait une page" de son histoire. Selon le site panafricain Koaci, qui cite lundi une source à la Commission électorale, il serait en tête dans six des neufs provinces du pays. André Mba Obame s'est quant à lui dit "sûr" d'avoir remporté le scrutin. Lors d'une conférence de presse donnée lundi à Librebille, Ali Bongo a annoncé que "des informations issues des provinces et de l'étranger [le] donnent largement gagnant", rapporte le site d'informations Gabonews.

 

En attendant les premiers résultats mercredi, la présidente par intérim, Rose Francine Rogombe, a appelé au calme. "Nous avons commencé cela dans le calme, continuons dans le calme", a-t-elle déclaré sur la RTG1, avant d'appeler les candidats à accepter le verdict des urnes. Selon le système électoral gabonais, le candidat qui obtient le plus de voix est déclaré vainqueur, même s'il ne réunit pas la majorité absolue.

 

Un désistement en plein scrutin


Depuis l'annonce de la tenue de l'élection présidentielle – voire depuis le décès d'Omar Bongo en juin dernier – son fils, ministre de la Défense dans le gouvernement de son père, est donné favori. Soutenu par le Parti démocratique gabonais (PDG), ancien parti unique, Ali Bongo a bénéficié de largesses financières pour sa campagne électorale. Mais le désistement tardif de cinq candidats d'opposition en faveur d'André Mba Obame a quelque peu modifié la donne. Pas de quoi lui voler la victoire, peut-être, mais de quoi lui compliquer la tâche. "Une lame de fond de l'opposition est en train de monter contre le favori Ali Ben, qui devra en tenir compte s'il arrive au pouvoir", relève ainsi pour l'agence Reuters Kissy Agyeman-Togobo, analyste auprès de IHS Global Insight.

 

Ali Bongo devra aussi gérer les probables accusations de fraudes. Plusieurs témoins ont rapporté des anomalies dans des bureaux de vote. A Libreville, certains assesseurs ont dû attendre plusieurs heures après l'ouverture des bureaux que le matériel nécessaire soit livré. En plein milieu de la journée, le candidat indépendant Casimir Oyé Mba, considéré comme l'un des favoris, a retiré sa candidature sans donner de consignes de vote. Selon le site Koaci, il aurait reçu 25 millions d'euros et un hélicoptère en échange de son désistement.

 

Des observateurs craignent désormais des débordements des différents camps. Le pouvoir a d'ores et déjà pris des dispositions. Les frontières maritimes et terrestres du pays sont fermées jusqu'à jeudi minuit. Et interrogé la semaine dernière sur France Inter, Ali Bongo a prévenu: "Il est clair que nous n'accepterons pas le désordre (...) la rue n'appartient à personne." De son côté, le France a tenté de rester en dehors du scrutin, assurant, via son secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, qu'elle n'avait "pas de candidat". Mais la presse africaine, elle n'est pas dupe. Surtout quand le même Alain Joyandet reconnaît que la France a des "intérêts" au Gabon: les 10 000 Français y résidant, bien sûr, mais aussi les intérêts économiques. Vu depuis Paris, la stabilité politique du pays – et donc l'élection d'Ali Bongo? – les garantit.

 

            


Source : lejdd.fr 01-09-2009

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