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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 10:55





Dans ces temps difficiles ou chacun se pose des questions sur son avenir ou sur l'avenir de ses enfants, d'autres n'ont même plus ce choix là; ils vivent au jour le jour, se débattent ,avec les difficultés et "improvisent" leur vie en fonction des circonstances. D'autres encore, aidés par la chance ou par leur travail ou bien parce qu'ils se trouvent encore dans le bon créneau, parviennent à maintenir leur pouvoir d'achat, souvent avec beaucoup de mal.
En choisissant des exemples représentatifs de notre société, le site "Eco89" a eu l'idée de passer "aux rayons X" les porte-monnaies de Français, que nous cotoyons tous les jours, sans bien savoir leurs problèmes







Non, le métier de concierge n'est pas réservé aux femmes, la cinquantaine, célibataires avec un yorkshire qui sert de réveille-matin. D'ailleurs, « on ne dit plus concierge aujourd'hui, c'est un peu vieillot ». Rémi, 35 ans, est gardien d'un immeuble HLM, boulevard de l'hôpital dans le XIIIe arrondissement de Paris. il a accepté de passer ses revenus au rayon X.

Il gagne relativement bien sa vie et habite un quatre pièces en plein Paris. Rémi ne ressemble ni à Josiane Balasko dans « L'Elegance du hérisson » ni à Yolande Moreau dans « Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain ». Et il est bien content de faire ce métier. Il nous a ouvert les portes de son antre.

 

Se lever très tôt, être disponible 24 heures sur 24, faire le ménage : c'est ça, être gardien ? Pas toujours.

« Je travaille dans le social en quelque sorte. Il s'agit d'aider les locataires »

 

Rémi surveille deux escaliers de dix-sept étages -en tant que gardien, il a le privilège de pouvoir monter sur le toît de l'immeuble et de profiter de la vue sur la ville. A l'entrée, son bureau accueille les habitants de 8h30 à 19 heures (avec une pause de midi à 15 heures). Les journées sont longues, mais il n'a « pas le temps de s'ennuyer ». Avec 105 locataires, il fait aussi un travail de « prévention » : il est à l'écoute, attentif aux moindres demandes :
“ Je travaille dans le social en quelque sorte. Il s'agit d'aider les locataires, de les orienter et de les conseiller. Ce que j'aime ici, c'est qu'il y a des gens de tous les horizons et de différentes cultures. ”

Dans l'ensemble, ils sont « gentils et respectueux ». Même si « les gens qui râlent dès le matin », ce n'est jamais très agréable.

 

De père béninois et de mère martiniquaise, Rémi est arrivé en France il y a vingt ans. Son père était diplomate à l'ambassade du Bénin à Paris. Après six ans dans une entreprise béninoise de transport de marchandises, Rémi est pompier volontaire au Havre.  

Il décide de devenir gardien après quelques mois de chômage, il y a trois ans. Pour cela, il suit une formation de huit mois. Rémi n'est pas tenu de faire le ménage, ni de distribuer le courrier, contrairement aux gardiens du privé. 

Il est très satisfait de son poste, qu'il occupe depuis février 2009. Un mois après son arrivée, il a même sauvé l'immeuble d'un incendie. Une vieille personne l'avait déclenché en fumant une cigarette dans son lit. Rémi est intervenu tout de suite : il a éteint le gaz, évacué l'immeuble et a pris son masque à gaz pour aider les pompiers lorsqu'ils sont arrivés.

 

Rémi veut retourner au Bénin, et s'est fait construire une maison à Cotonou

 

Auparavant, il était gardien dans le XIXe, mais comme c'était au cœur d'un quartier difficile, il a demandé à être muté, pour la sécurité de ses enfants. Il en a trois, dont un de 15 ans, qui vit avec lui. Séparé de son ex-compagne, il a la garde alternée ses deux petits de 5 et 7 ans. C'est pour eux qu'il est resté en France, pour qu'ils puissent faire des études.  

Car il met tout en œuvre pour retourner au Bénin, avant la retraite si possible. Il s'est fait construire une maison à Cotonou et y séjourne une à deux fois par an.

 

Revenus : entre 1 000 et 1 700 euros



Rémi avoue lui-même ne pas toujours s'y retrouver dans ses fiches de paie : elles varient d'un mois à l'autre, en fonction des primes qu'il reçoit. Le minimum est de 1 064 euros, certains mois sont à 1 100, 1 200, parfois 1 700 (2 000 euros avec le treizième mois).

Mais le gros avantage du métier, ce sont les « accessoires », en particulier l'appartement de fonction. Sa taille varie en fonction du nombre d'enfants : Rémi vit dans un quatre pièces de 97 mètres carrés. Eau et chauffage sont également pris en charge par l'employeur.

 

Dépenses mensuelles totales : environ 1 300 euros



Avec trois enfants, dont un ado à charge, Rémi fait très attention à ses dépenses. Il tient bien ses comptes et connait par cœur toutes ses dépenses fixes, qu'elles soient mensuelles…

 

·         Electricité : 35 euros

·         Téléphone fixe et abonnement internet : 29,90 euros

·         Téléphone portable (son forfait est à 59,90 euros mais il le dépasse presque à chaque fois) : environ 100 euros

·         Assurance maison : 25,52

·         Crédit immobilier : 250 euros

·         Pension alimentaire pour ses enfants : 150 euros par mois

·         Compte épargne de son fils : 150 euros

·         Carte de transport de son fils : 52 euros

Pour les courses, il estime dépenser environ 150 euros en temps normal et 300 euros lorsqu'il est avec ses trois enfants.

… annuelles…

 

·         Vacances au Bénin (une à deux fois par an : entre 2 000 et 3 000 euros)

·         Comme il a une famille nombreuse, il ne paie pas de taxe d'habitation ni d'impôts sur le revenu.

… et les extras.

 

·         Il va souvent au cinéma, mais de façon irrégulière. « Parfois j'y vais dix fois dans le mois et parfois pas du tout. » Avec l'Opac, la place est à 3 euros. Il estime dépenser entre 10 et 15 euros par mois.

·         Vêtements pour lui et son fils : 50 euros par mois

·         Abonnement Club Med Gym (une partie est prise en charge par l'Opac : 500 euros par an).

Si on fait l'addition de ses dépenses mensuelles et annuelles (divisées par 12), il dépenserait 1302,42 euros par mois, donc à certains moments plus que son salaire net. Il est parfois « limite limite », mais il fait attention à économiser pour les périodes de vaches maigres.

 

 

  Source : Eco89   21-07-2009

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commentaires

L
<br /> merci de m avoir repondu<br /> <br /> <br />
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L
<br /> bonjourje suis actyellement sans emloi et j aimerai trouver une place de gardienne sur paris et je ne sais pas trop ou m adresser pouvez vous m aider merci<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Bonjour,<br /> <br /> Je ne peux malheureusement pas faire grand chose pour vous et je le regrette !... Vous pouvez certainement vous adresser au Pôle Emploi le plus proche de chez vous même si je doute un peu de leur<br /> efficacité en ce moment. Il y a aussi une semaine de l'emploi lancée par TFI et beaucoup d'offres sont présentées sur le site TF1.fr cela vaut peut-être le coup d'aller voir.<br /> Si non il y a tous les journaux gratuits de la région parisienne qui publient des annonces qui sont susceptibles de vous interresser.<br /> Bon courage pour votre recherche. Je vous souhaite de trouver rapidement<br /> <br /> bien cordialement<br /> <br /> jean Pierre<br /> <br /> <br />

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