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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 15:16










Avant de quitter les Antilles, le président a accusé le leader du LKP de vouloir «déstabiliser» l'île.

 

Un dernier saut de puce à bord d'un hélicoptère militaire et voilà Nicolas Sarkozy qui achève son raid sur les Antilles. Il est 19 heures vendredi 26 juin à l'aéroport de Point-de-Pitre (minuit à Paris) et le président repart pour la métropole. Durant ses vingt heures passées en Martinique et sept heures en Guadeloupe, le chef de l'Etat n'aura guère quitté les aéroports des îles - à part la visite d'une caserne et celle d'une usine à brioches - et limité au mximum le contact avec la population.

Annoncée très tôt mais maintes fois reportée, cette visite très attendue s'est finalement bien passée. Et c'est sans doute ce qui comptait le plus pour Nicolas Sarkozy. Le président est reparti avec le sentiment d'avoir donné satisfaction à ses interlocuteurs. N'a-t-il pas accédé à la demande phare des élus martiniquais qui réclamaient un référendum sur l'autonomie ? Quant aux Guadeloupéens, il les a rassurés en promettant plus d'égalité et la fin des discrminations. Mais surtout en adressant un avertissement sans frais à Elie Domota, chef de file du LKP, à l'origine de la grève contre la vie chère. «J'avais promis de venir au moment de la crise et j'ai tenu promesse», a-t-il insisté.  

Nicolas Sarkozy n'a pas mâché ses mots. Sans citer le nom de Domota, il n'aura eu de cesse de dénoncer l'attitude du syndicaliste qui a appelé à boycoter les états généraux de l'Outre-mer. «Comment justifier qu'on a tellement de convictions et que l'on refuse de les confronter à celles des autres», a lancé le président, vendredi soir, à Petit-Bourg, devant un millier de personnes. Revenant sur les violences qui ont secoué la Guadeloupe, le chef de l'Etat a adressé cette mise en garde : «Le droit de grève ne peut pas être utilisé comme un instrument de propagangde et de déstabilisation politique. Je ne suis pas prêt à accepter l'inacceptable.» Mais les Guadeloupéens ont surtout applaudi quand le président a assuré que «l'indépendance n'est pas à l'ordre du jour en Guadeloupe.» Pas même l'autonomie. «J'ai proposé un schéma à la Martinique. Il est écrit nulle part que la Martinique et la Guadeloupe doivent avancer en même temps», a-t-il souligné.

 

«C'est pareil pour Obama»

 

Agacé par les critiques sur la briéveté de son séjour et l'imposant dispositif policier, il a fait cette mise au point. «On me dit que je ne fais pas de bain de foule. Est-ce qu'on attend de moi que j'aille au carnaval ? Je sais aussi serrer des mains. C'est pas ce qu'il y a de plus difficile. Mais ce n'est pas ça qui donne un emploi», a-t-il grincé. «On me dit que je ne reste pas assez longtemps. Je voyais bien des avantages à rester le week-end..., a-t-il renchéri. Mais j'imagine déjà les commentaires !» La critique tourne alors au réglement de comptes quand il évoque les voyages de ses prédécesseurs. «Vous savez d'où vient le malaise de l'Outre-mer ? Avant les repsonsables de métropole se déplaçaient, venaient faire des discours dégoulinant de bons sentiments et d'exotisme en oubliant que vous avez les mêmes aspirations qu'en métropole.» Là encore, le président se garde bien de citer des noms. Mais son propos vise à l'évidence Jacques Chirac, resté populaire en outre-mer, mais aussi Ségolène Royal qui l'a devancée à la présidentielle aux Antilles.

Un peu plus tôt devant les journalistes, il n'avait pas hésité à faire un parallèle entre les critiques sur son séjour antillais et celles entendues lors de la venue du président américain à Paris: «C'est pareil pour Obama. Il n'a dormi qu'une nuit à Paris...» En fait, il a passé deux nuits dans la capitale. Sarkozy a enfin repoussé les critiques de Victorin Lurel, président PS du conseil régional de Guadeloupe, qui avait jugé le dispositif de sécurité (720 gendarmes mobiles en renfort) pour la visite présidentielle «un peu exagéré». «Il n'y a pas de sécurité particulière parce qu'il n'y a pas de manifestation particulière. Le préfet m'a dit qu'il y avait cinq manifestants», a répondu Sarkozy un brin agacé. Le LKP avait appelé à manifester samedi à Pointe-à-Pitre.

 



Source : lefigaro.fr  27-06-2009

 

   

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