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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 17:08









Nicolas Sarkozy s'est exprimé lundi après-midi pour la première fois en tant que président de la République devant le Congrès réuni à Versailles. Voici, minute par minute, les principaux extraits de son discours.

15 heures : "J'ai conscience d'inaugurer un changement profond dans nos traditions républicaines. Une démocratie apaisée, ce n'est pas une démocratie où tout le monde est d'accord, mais où tout le monde s'écoute. C'est un moment important, je l'aborde avec gravité, avec humilité, tant la situation que nous vivons est sans précédent. Rien ne sera plus comme avant. Une crise d'une telle ampleur appelle nécessairement une remise en cause profonde."

15 h 12 : "La crise annonce un monde où la demande de justice, de régulation, de protection sera plus forte. Le monde d'après la crise sera un monde où le message de la France sera mieux entendu, et mieux compris. Compte tenu de ses valeurs, la France sera mieux armée pour réussir."
 

15 h 14 : "Ce que nos pères ont fait avant nous, il ne tient qu'à nous de le faire à notre façon, et à notre époque. Le modèle de croissance de demain ne sera pas celui des 30 Glorieuses. La révolution numérique, écologique va transformer radicalement nos modes de consommation."
 

15 h 17 : "Dans le monde qui vient, notre savoir-faire dans l'articulation entre le service public et privé va redevenir un atout considérable. Pourquoi l'avenir est-il à ce point vécu comme une menace, et si peu comme une promesse ? Pourquoi un tel malaise ? Ce que nous ne faisons pas maintenant, nous ne le ferons pas plus tard. C'est le moment ou jamais de nous remettre en cause nous-mêmes."


15 h 19 : "Où en sommes-nous avec le principe de l'égalité ? Ne sommes-nous pas passés de l'égalité républicaine à l'égalitarisme ? Qui ne voit que notre modèle de l'intégration ne fonctionne plus ? Il produit de l'inégalité, du ressentiment. Pour atteindre l'égalité, il faudra savoir donner plus à ceux qui ont moins."


15 h 20 : "Où en sommes-nous avec la laïcité ? Je reste ferme sur l'idée que la laïcité, ce n'est pas le refus de toutes les religions. C'est un principe de respect, pour toutes les religions, pour toutes les croyances. Dans notre République, la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions. Le problème de la burqa n'est pas une problème religieux, c'est un problème de dignité de la femme. C'est un signe d'asservissement, de soumission. La burqa ne sera pas la bienvenue dans notre République française. Le Parlement a souhaité se saisir de cette question, c'est la meilleure façon de procéder."


15 h 24 : "La liberté, ce n'est pas le droit pour chacun de faire ce qu'il veut. Quand il n'y a pas de règles, c'est la loi de la jungle. Le débat sur la liberté, c'est aussi le débat sur la sécurité, et sur les prisons. Quelle est la liberté de celui qui a peur de sortir de chez lui ? Comment peut-on parler de justice quand il y a 80.000 peines non exécutées par manque de place dans les prisons ? L'état de nos prisons est une honte pour notre République. Nous construirons donc d'autres prisons, des places dans les hôpitaux. Ce sera un impératif du prochain gouvernement."


15 h 29 : "Pourquoi il est si difficile de réformer notre pays ? Malgré les efforts de tous, comment se fait-il que l'on ait obtenu si peu de résultats structurels en matière de chômage ? Comment se fait-il que tous ensemble nous ayons pris autant de retard ? La France a fait dans la durée un double mauvais choix : nous aurions dû faire beaucoup d'économies de gestion, et concentrer beaucoup plus de dépenses d'avenir."


15 h 31 : "Je ne ferai pas la politique de la rigueur. Je n'augmenterai pas les impôts. Je ne sacrifierai pas l'investissement."


15 h 33 : "Il y a le mauvais déficit, qui finance les mauvaises dépenses. Il y a un deuxième déficit, imputable à la crise. C'est un amortisseur social. Il a bien fonctionné, mais il doit être résorbé après la crise. Il y a enfin le déficit qui soutient la croissance. Mais ce bon déficit ne doit profiter qu'à de bons investissements."

15 h 35 : "Tout licencié économique doit pouvoir garder son salaire et suivre des formations pendant un an."


15 h 36 : "Le Grenelle de l'environnement est la dépense la plus rentable que l'on puisse imaginer. C'est un investissement."


15 h 38 : "Je souhaite que l'on propose une solution à tous les adolescents qui sortent du système scolaire à 16 ans sans rien. Ça nous coûtera plus cher aujourd'hui, mais beaucoup moins demain. La réforme du lycée est indispensable. Il faut poursuivre dans la voie de l'autonomie des universités."


15 h 39 : "Nous serons au rendez-vous des réformes. Nous ne reculerons pas sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Nous irons plus loin dans la maîtrise des dépenses de santé. Nous irons jusqu'au bout de la réforme des collectivités locales. On ne peut pas exiger de l'État d'être seul. L'effort doit être partagé."


15 h 41 : "Nous serons au rendez-vous de la réforme des retraites. Le temps de la décision viendra à la mi-2010. Le gouvernement prendra ses responsabilités."


15 h 42 : "Mercredi, nous procéderons à un remaniement du gouvernement. Son premier travail sera de réfléchir aux priorités nationales et à la mise en place d'un emprunt national pour les financer."


15 h 44 : "Les délocalisations systématiques sont devenues insupportables aux Français. La fiscalité en est responsable. Je ne veux pas m'y résigner, ce serait suicidaire. L'idée d'une France sans usine et sans ouvrier serait une idée folle. La taxe professionnelle doit être supprimée."

15 h 46 : "Je souhaite que nous allions le plus loin possible sur la taxe carbone. C'est un enjeu immense."


15 h 47 : "Tout le monde a quelque chose à gagner dans un nouveau partage. C'est cela aussi le nouveau modèle de croissance. Il n'y aurait rien de pire que je pêcher par manque d'imagination. "


15 h 48 : "La France change, mais l'Europe doit changer aussi."


15 h 49 : "Ce que je vous propose, c'est le mouvement. Ayons le courage de changer. C'est quand la France est convaincue que tout était possible, que la France était le plus forte."




Source : lepoint.fr   22-06-2009

 

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