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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 11:07












Le directeur de Sciences Po propose de s'attaquer d'abord à l'orientation, maillon faible du système.

Pointée comme la première préoccupation des jeunes, l'orientation se profile comme un thème central du rapport que Richard Descoings a remis mardi 2 juin à l'Élysée sur la réforme du lycée. C'est le «sujet phare de tous les échanges depuis le début de ma mission», a souligné le médiatique directeur de Sciences Po, qui prévoit aussi de faire des propositions sur le rééquilibrage des filières générales, la réhabilitation des voies technologiques et la maîtrise des langues.

 

Manque d'informations, difficile compréhension d'un système de plus en plus complexe pour les lycéens, leurs familles et les professeurs, filières cloisonnées, facteur de l'inégalité des chances… L'orientation apparaît comme une des principales failles du système éducatif français. Richard Descoings a d'ores et déjà lancé quelques pistes pour s'atteler à ce chantier : la création de partenariats entre les établissements d'enseignement supérieur et les lycées pour «parfaire l'information des élèves sur les filières universitaires», la nécessité de faire jouer un rôle actif aux professionnels de l'entreprise dans l'information et l'orientation des lycéens, le développement des parcours de découverte du monde professionnel comme les stages ou encore la réflexion sur le rôle des conseillers d'orientation psychologues.

   

1.450 licences professionnelles, 109 BTS, 138 CAP

 

Le directeur de Sciences Po est loin d'être le seul à plancher sur cette question. Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse, prône pour sa part l'instauration d'un «service public de l'orientation» doté d'un «véritable pilotage» pour coordonner la vingtaine de réseaux nationaux d'orientation qui avancent en ordre dispersé. Le député UMP Benoist Apparu, rapporteur d'une mission d'information parlementaire sur la réforme du lycée, a notamment proposé de créer une «passerelle de réorientation» pour que les lycéens des voies technologiques puissent rejoindre la voie générale pendant leur année de première. Une manière d'éviter un enfermement précoce dans une mauvaise direction.

 

Car tous s'accordent à dire qu'en France, être «orienté» revient à être exclu de la voie générale, jugé sur ses mauvaises notes et non sur un projet ou une compétence. Mais depuis des années, rien ne change malgré les rapports qui s'empilent. Leur grand nombre tient aussi à la richesse du vocable orientation qui couvre aussi bien l'affectation à une filière que l'élaboration d'un projet professionnel et l'information sur les voies pour y arriver. Si les lycéens se disent inquiets, les parents s'avouent également perdus dans le dédale des choix. Comme Sylvie, dont la fille aînée a inutilement souffert dans une prépa scientifique qu'elle a intégrée malgré un niveau très modeste en maths. «Personne n'a su lui indiquer une filière technologique adéquate pour intégrer une école d'ingénieurs, regrette sa mère. Même son père, qui exerce pourtant le métier d'ingénieur !»

 

«Un lycéen a le choix entre près de 1.450 licences professionnelles, 109 BTS, 138 CAP ! C'est un casse-tête extraordinaire», dénonce Xavier Cornu, directeur délégué de la formation de la chambre de commerce et d'industrie de Paris. Bien entendu, les élèves peuvent être aiguillés par des conseillers d'orientation-psychologues (COP). Mais ces derniers ne sont que 3.500 pour plus de 5 millions d'élèves. «Comment, en cinq heures maximum par an, dont la plus grande partie en classe complète, un COP pourrait-il connaître l'élève assez pour l'orienter judicieusement ?», s'interroge une lycéenne sur le blog lancé par Richard Descoings.  

«Pour se repérer, il est indispensable de disposer d'informations fiables sur le devenir des étudiants de toutes les filières», avance Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi. L'enjeu ? Permettre aux élèves de réfléchir en terme de débouchés et de métiers. Pour ce, les professionnels ont aussi un rôle à jouer. «Les acteurs économiques, auparavant peu intéressés par ces questions, commencent à s'impliquer», note Marie-Claire Carrère-Gée.

 

Source : lefigaro.fr   02-06-2009 

   

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