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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 05:36








"Le temps est à l'éclaircie mais ça peut se transformer en orage", lance, tel un avertissement, Michel Chassang (photo), le président du Centre national des professions de santé (CNPS). Les sénateurs examinent cette semaine le volet du projet de la loi Bachelot consacré à l'accès aux soins. Et les médecins libéraux qui serrent les rangs craignent que les concessions obtenues en Commission des affaires sociales soient abandonnées.

 

La pratique du 'testing' - destinée à confondre les médecins qui refusent de soigner un patient - fait partie des points litigieux. "Ces opérations de 'testing' pourraient revenir sous peu dans le débat parlementaire, soit au Sénat, soit au sein de la commission mixte paritaire. C'est d'ailleurs ce que veut le collectif Ciss (associations de malades)", relève le docteur Michel Chassang, contacté par lepoint.fr. Ce n'est pas un hasard du calendrier si, pour appuyer sa demande, le Ciss a présenté lundi une étude faisant état du refus, par de nombreux médecins, d'accorder des consultations à des malades bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU). L'étude évalue à près de 22 % ce refus de soins auprès des spécialistes à honoraires libres.

 

Bras de fer

 

Les médecins libéraux déplorent aussi que la ministre de la Santé veuille réintroduire le principe d'une pénalité financière pour les médecins exerçant dans des zones où les praticiens sont trop nombreux, et qui refuseraient de prêter main forte à leurs collègues de zones moins bien pourvues. "Cette proposition est d'une absurdité totale ! Qui va prendre en charge mes patients si je pars dans les campagnes une journée par semaine ?", s'interroge le président du CNPS tout en se disant favorable à des mesures incitatives. Des craintes similaires entourent la limitation des dépassements d'honoraires dans les cliniques privées en situation de monopole local, ultime disposition également supprimée en Commission des affaires sociales.

Le bras de fer autour du projet de loi Bachelot est parti pour durer. Même si le Parlement ne revient pas sur les concessions faites en Commission, les médecins libéraux assimilent la réforme à "la mise en place d'un système de santé soviétique". Le gouvernement n'a rien lâché sur le rôle des Agences régionales de santé (ARS), ni sur la mise en place de la carte sanitaire "synonyme de la fin de la liberté d'installation pour le médecin et de la fin de la liberté de choix pour le patient", regrette le Syndicat des médecins libéraux (SML). Pour ce dernier, le projet de loi annonce la mort de la médecine libérale. "Dans les cinq ans à venir, nous n'existerons plus. On nous enlève tous les pans de liberté", alerte Roger Rua, secrétaire général du SML, joint par lepoint.fr. Il ironise : "Si la ministre de la Santé ne veut plus de médecins libéraux, on peut devenir fonctionnaires ! Et on peut aussi mettre des pointeurs à l'entrée de nos cabinets ! Il suffit qu'on nous le dise !" De son côté, le président du CNPS, le docteur Chassang, promet une mobilisation de longue haleine : "Une fois la loi promulguée, nous continuerons la lutte et nous descendrons dans la rue !"





Source : lepoint.fr  29-05-2009

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