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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 11:50







Un "ultimatum" a été posé mercredi 25 mars au patronat autour de l'épineuse question des rémunérations de dirigeants: le gouvernement l'a enjoint de proposer une remise en ordre avant fin mars, faute de quoi, il interviendra par le réglement ou la loi.

 

Sur ce même thème, Nicolas Sarkozy a convoqué mercredi soir à l'Elysée son Premier ministre, François Fillon, des ministres, et des élus. Le but: régler le plus vite possible la question des gratifications distribuées aux hauts cadres d'entreprises bénéficiant d'aides d'Etat.
Une décision - peut-être par voie réglementaire - pourrait être prise "en début de semaine prochaine", après expertise de Matignon.

 

Autant d'initiatives prises alors que, sur fond de crise économique, avec un cortège de plans sociaux, la polémique enfle sur les rémunérations au bénéfice de certains hauts cadres d'entreprises en difficulté, voire bénéficiant d'aides publiques: stock-options à la Société générale, "parachute doré" chez Valéo, bonus pour Cheuvreux.

 

"S'il n'y pas d'avancées significatives" du patronat, le gouvernement "légiférera", a prévenu le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel à l'issue du Conseil des ministres.

 

Auparavant, le conseiller spécial du chef de l'Etat, Henri Guaino, avait souligné que le 31 mars, date à laquelle le patronat doit faire des propositions sur la rémunération des dirigeants d'entreprise, n'était "pas une invitation" du gouvernement, mais "un ultimatum". 

Cet ultimatum n'a pas été "rejeté" par la présidente du Medef, Laurence Parisot. Mais il faut "savoir raison garder" et "faire attention à ne pas aller de rodomontade en fanfaronnade", a-t-elle répondu mercredi soir sur France 2, tout en prônant "l'autorégulation".

 

Auparavant elle avait souligné que son organisation n'avait "ni le pouvoir ni le désir d'imposer" des règles en matière de rémunération des dirigeants à toutes les entreprises de France.

 

Une position qualifiée d'"inacceptable" par M. Sarkozy qui recevait les députés UMP à déjeuner. Il a souligné devant ces élus les "dégâts" provoqués par les révélations de primes pour les hauts dirigeants égrénés par la presse.

 

Mardi à Saint-Quentin le chef de l'Etat n'avait pas proposé de loi interdisant stock-options ou parachutes dorés. Mais "il ne doit plus y en avoir" "dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat" ou "met en oeuvre un plan social d'ampleur", avait-il lancé.

 

Mercredi, devant les parlementaires UMP, le chef de l'Etat a été plus ferme. "Si le Medef n'y va pas, on ira par la loi", a-t-il dit au moment où la polémique rebondissait avec la révélation que CA Cheuvreux, filiale du Crédit Agricole, accordait des bonus à ses salariés au titre de 2008 tout en mettant en place un plan social concernant 31 personnes.

 

Le Crédit Agricole a reçu 3 milliards d'euros en décembre dans le cadre du plan d'aides de l'Etat aux banques.

 

Des membres de la majorité présidentielle ont eux-mêmes réclamé des mesures sévères. L'ancien Premier ministre Alain Juppé s'est dit mercredi "pas hostile à ce qu'on légifère" si le patronat n'instaurait pas "une autodiscipline". Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, avait proposé mardi que une limitation du salaire mensuel des patrons des sociétés cotées en Bourse "le temps du recours à l'aide publique".

 

Proposition approuvée par l'ex-numéro un PS François Hollande, qui veut aussi "interdire" les stock-options dans les grandes entreprises.

 

Source : aolinformations.fr   26-03-2009

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