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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 19:31












Depuis quelques mois, et surtout depuis que Nicolas sarkozy a occupé la  présidence française de l'union européenne, on ne parlait plus que des divergences de vue au sein du "couple" franco-allemand. Mais, cette semaine, l'affaire de la baisse de TVA dans la restauration qui était bloquée par l'Allemagne depuis plusieurs années, semble soudain trouver une issue positive !.. D'autres points de convergence apparaissent. Serait-ce enfin l'embellie ?

Le Conseil des "Sages"

A déjeuner, lors du conseil des ministres franco-allemand de Berlin, jeudi 12mars, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont savouré leur idylle nouvelle : "Tu vois, Angela, on est d'accord sur tout, on n'a pas besoin des conseils des ancien s!", a dit le président à la chancelière. Ils ont bien ri. Ce fut la réponse des jeunes bergers aux vieilles bergères.

 

L'ex-chancelier allemand Helmut Schmidt, 90 ans, et son ex-homologue et complice Valéry Giscard d'Estaing, 83 ans, n'arrêtent pas de jouer aux vieux sages en critiquant le couple franco-allemand, qui décidément n'est plus ce qu'il était.

 

Les derniers mois leur ont fourni de quoi médire. Au volontarisme sarkozien, Angela Merkel a opposé son attentisme dans la crise, d'abord rétive aux propositions d'un plan commun de sauvetage des banques, opposée à toute idée de gouvernement économique. Français et Allemands se sont montrés incapables de concocter ensemble un plan sur l'automobile. Plus récemment, l'industriel allemand Siemens a quitté la filiale du groupe français Areva, productrice de réacteurs nucléaires, pour se rapprocher du groupe russe Rosatom.

 

Depuis, chaque camp a fait un pas vers l'autre. Après avoir ferraillé pendant des années, les Allemands ont levé leur veto à la baisse de la TVA dans la restauration en France, au risque d'être soumis à la pression de leurs restaurateurs. M. Sarkozy en a chaleureusement remercié le ministre des finances Peer Steinbrück, après deux ans de relations exécrables. Quant à la décision française de réintégrer l'OTAN, elle a été qualifiée de "décision courageuse"par Mme Merkel. "Les Allemands n'ont jamais aimé avoir à choisir entre la France et les Américains", confie-t-on à la chancellerie.

 

"Les deux pays sont à égalité d'armes"

 

La réunion du 12 mars a permis d'aller plus loin. "S'agissant de l'axe franco-allemand, c'est peu dire qu'on a décidé de le renforcer", a affirmé M. Sarkozy. "Il y a un vrai changement d'ambiance, de cap, on est reparti sur un pied différent",se réjouit le germanophile Bruno Le Maire, nouveau secrétaire d'Etat aux affaires européennes.

 

Même perception côté allemand. "L'atmosphère était très chaleureuse",commente Ulrich Wilhelm, porte-parole d'Angela Merkel. "Les relations sont redevenues normales depuis la fin de la présidence française, analyse un diplomate allemand. Les deux pays sont à égalité d'armes. Ils doivent s'appuyer l'un sur l'autre pour faire valoir leur point de vue en Europe."Et la sérieuse Allemagne apparaît soudain plus fiable aux yeux de Nicolas Sarkozy que la clinquante Angleterre de Gordon Brown, otage des intérêts de la City.

 

Les deux pays ont montré leur accord total à l'approche du G20 qui réunira à Londres, le 2 avril, les dirigeants des vingt plus grandes puissances de la planète. Mme Merkel et M. Sarkozy ont réitéré leur demande de sanctions contre les paradis fiscaux dont ils demandent d'établir la liste et veulent la mise en œuvre du rapport de Larosière sur la régulation financière en Europe.

 

Ils refusent de se laisser entraîner par le président américain Barack Obama sur le seul terrain de la relance économique. "Le problème n'est pas de dépenser encore plus mais de mettre en place un système de régulation",a mis en garde M. Sarkozy, qui s'est engagé à respecter le pacte de stabilité, à la satisfaction de Berlin.

 

Surtout, dans une déclaration commune, les deux dirigeants affichent une volonté de coopération franco-allemande. Le gouvernement économique cher aux Français n'est plus tabou : les deux appellent à un renforcement de la coordination sur les questions économiques et fiscales, notamment sur les projets de lois de finances et les plans de relance.

 

"On s'engage à ne rien faire sans en avertir l'autre",commente M. Le Maire. Reste à le mettre en pratique. Paris et Berlin organiseront des discussions conjointes avec les partenaires sociaux et créeront deux groupes de travail, sur l'énergie et sur les voitures non polluantes. Pour M. Le Maire, "la crise est une chance"qui permet à l'Europe de sortir de la logique de la pure concurrence.

 

Si M. Sarkozy veut mettre "la France au cœur de l'Europe", Mme Merkel veille à ne pas imposer un directoire franco-allemand. "Nicolas Sarkozy est parfois déçu: il ne peut pas faire autant de choses avec elle qu'il souhaiterait car la chancelière veille à ce que l'Europe reste unie",explique M. Wilhelm. Outre les réunions des dirigeants de la zone euro, il souhaitait l'emmener en octobre à Camp-David pour convaincre George Bush d'organiser un G20. La chancelière avait décliné.



 

Source : lemonde.fr   13-03-2009  Arnaud Leparmentier et Marion Van Renterghem

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