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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 06:28








 

En revendiquant un plan de soutien européen à l'automobile, le chef de l'État cherche à prolonger les acquis de la présidence française de l'UE.


Agacé par le procès en «protectionnisme» qui est fait mezza voce par la Commission européenne et par un certain nombre d'États membres, Nicolas Sarkozy est bien décidé à ne pas rester inerte, demain 28 février, lors du sommet informel qui se réunit à Bruxelles. Il devrait toutefois entamer cette rencontre sur une note positive : le feu vert attendu de la Commission européenne au plan d'aide français au secteur automobile a de bonnes chances d'atténuer les vives tensions de ces dernières semaines.

 

Le chef de l'État a en effet profondément irrité Prague en annonçant, le 9 février, que le plan français d'aide à l'industrie automobile (7,8 milliards €) serait conditionné au refus de toute délocalisation «en Tchéquie ou ailleurs». Le premier ministre libéral, Mirek Topolanek, dont le pays est le premier producteur d'automobiles en Europe de l'Est, avait alors dénoncé un « protectionnisme» inacceptable. Cette réaction avait ouvert la boîte de Pandore des critiques antifrançaises, reprises notamment par d'autre pays de l'Est, telle la Slovénie qui héberge, comme la République tchèque, une usine PSA.

 

Le satisfecit espéré de Bruxelles concernant les mesures d'aide à l'automobile décidées par Paris ne devrait toutefois pas détourner Nicolas Sarkozy de sa revendication d'un plan européen pour ce secteur. Il a clairement affiché la couleur, jeudi, lors de son déplacement dans l'Ain, en plaidant pour un «plan global de soutien». Hier encore, à l'Élysée, on souhaitait «une aide aussi globale que possible». «L'automobile intéresse toute l'Europe, il y a des usines partout et des acheteurs partout», ajoutait-on en estimant que «le plan français est conforme aux règles du marché intérieur».

 

 

Reproche d'immobilisme

 

La France n'est d'ailleurs pas seule sur ce terrain. Confrontés à des difficultés économiques accrues, l'Espagne et l'Italie prévoient aussi des mesures conditionnées au maintien de l'emploi sur leur territoire et six pays de l'UE ont soumis des plans d'aide à Bruxelles. À l'Élysée, hier, on se montrait visiblement soucieux de calmer le jeu avec la Commission, en déclarant être avec elle «en dialogue permanent».

 

Mais, derrière les appels répétés à davantage de «coordination» européenne, percent les vieilles récriminations à l'encontre de la Commission que l'on est prompt, à Paris, à taxer d'immobilisme. Par ailleurs, les critiques venues de Prague ont fortement déplu à l'Élysée, même si l'on y souligne que la querelle est désormais officiellement éteinte. Dans ce contexte assez lourd, le plan de relance pour le secteur automobile est un cheval de bataille sur lequel Nicolas Sarkozy ne répugne pas à se hisser pour réclamer la présidence européenne «forte» qu'il estime avoir si bien incarné le semestre dernier.

 

 

 

  
Source : lefigaro.fr  27-02-2009 




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