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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 12:15







Au lendemain de l'échec des discussions lundi entre le patronat, l'Etat et le collectif intersyndical, le LKP a annoncé la tenue d'une nouvelle réunion, mais l'Etat indique qu'il ne sera pas présent.

 

Au 35e jour de grève et après l'échec des discussions lundi, la confusion régne toujours en Guadeloupe sur le terrain des négociations sociales, le LKP voulant les poursuivre avec le patronat et l'Etat, tandis que ce dernier indique qu'il ne sera pas présent.

 

Le collectif intersyndical -qui mène la mobilisation dans l'île depuis le 20 janvier- avait annoncé la reprise des discussions dans la matinée, mais le préfet Nicolas Desforges a affirmé de son côté qu'«aucune réunion plénière» n'aurait lieu mardi 24 février. Seules des négociations bilatérales devaient se dérouler, a-t-il ajouté, sans préciser si elles se limiteraient au patronat et au LKP. Selon M. Desforges, la réunion convoquée pour mardi à 11H00 (16H00 à Paris) l'a été par «le seul LKP». Il a ajouté que «seuls le préfet et les médiateurs ont la maîtrise de la date et de l'heure des réunions de négociation».

 

Au centre des discussions : une proposition de l'Union des chefs d'entreprises guadeloupéens (Uceg), une organisation patronale proche du LKP, pour augmenter les bas salaires de 200 euros, sa revendication principale. L'Uceg propose d'augmenter immédiatement les salaires de 100 euros, moitié à la charge des entreprises, moitié à celle des collectivités locales (conseil régional et conseil général). Les 100 euros manquants proviendraient de la suppression durant trois ans de la CSG et de la CRDS qui financent la sécurité sociale, le temps que le patronat puisse en assumer le coût.
Selon le LKP, plusieurs organisations patronales «représentant 42.000 salariés sur les 45.000 concernés par le dispositif», auraient donné leur accord à cette proposition de l'Uceg. Mais de son côté, Willy Angèle, du Medef Guadeloupe, ne l'a pas validée.

 

Le risque de nouveaux barrages routiers

 

Pour sa part, le préfet de Guadeloupe Nicolas Desforges a affirmé lundi que cette proposition «excède très largement le cadre fixé par l'Etat». «Il n'appartient pas à l'Etat de compenser les augmentations de salaires accordées par les entreprises», a-t-il ainsi martelé. Elie Domota a alors haussé le ton estimant qu'«une fois de plus», l'Etat «se débine». «Si nous n'avons pas de réponse, les choses ne pourront que s'envenimer», a ajouté le leader du LKP qui mène la grève depuis plus d'un mois, refusant cependant de se prononcer sur un éventuel retour des barrages routiers. Les négociations se sont donc interrompues lundi soir dans un climat très tendu.

 

Presque tous les axes routiers ont été déblayés par des entreprises réquisitionnées à l'exception, selon la préfecture, d'un barrage à Baie-Mahault, à quelques kilomètres de Pointe-à-Pitre, où les forces de l'ordre n'ont pas souhaité intervenir contre des occupants «très agressifs». Par ailleurs, 35 stations-services ont été réquisitionnées lundi et leur accès n'était pas limité aux seuls clients prioritaires. Mais dans le centre ville de Pointe-à-Pitre, des manifestants ont défilé pour faire fermer les commerces qui avaient levé leurs rideaux. En banlieue, des files d'attente se sont formées devant au moins deux supermarchés.

 

Pendant ce temps là en Martinique, au 19e jour de grève, le «collectif du 5 février contre la vie chère et pour l'emploi» a annoncé un «renforcement de la mobilisation». La décision a été prise dimanche en raison du blocage des négociations, dont le collectif attribue la faute au patronat.

 




Source :  LeFigaro.fr   24-02-2009

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