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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 12:11











Timothy Geithner
Secrétaire d'Etat au Trésor










Le sauvetage des banques américaines s'avère encore beaucoup plus difficile que prévu. C'est maintenant d'une refonte complète du plan initial dont il s'agit. Et le coût pourrait atteindre 1 500 à 2 000 Milliards de dollars. De quoi donner le vertige !...

 

Le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, a présenté, mardi 10 février, une nouvelle version du plan de sauvetage du système financier, censée modifier et compléter le plan de 700 milliards de dollars voté en octobre par le Congrès, à la demande de l'administration Bush. L'Etat a déjà dépensé 350 milliards de dollars dans le cadre de ce plan et doit arrêter sa stratégie sur la meilleure façon d'utiliser l'autre moitié de l'enveloppe.

Il s'agit, selon M. Geithner, de "relancer le crédit", de "nettoyer et renforcer les banques" et de "fournir une aide vitale pour les propriétaires immobiliers et les petites entreprises". "Il s'agit d'un défi plus complexe que tout ce à quoi notre système financier a jamais été confronté",a déclaré le secrétaire d'Etat au Trésor lors de la présentation de ce plan. Il a ajouté plus tard, sur la chaîne CNBC, qu'il "faudra beaucoup de temps pour résoudre [la crise], ce sera difficile, mais nous continuerons jusqu'à ce qu'elle soit résolue." Baptisé "plan de stabilité financière", le plan pourrait mobiliser plus de 1 500 milliards de dollars, selon le Washington Post,
et prévoit notamment :

 

La création d'une structure à capitaux mixtes public-privé, dotée dans un premier temps de 500 milliards de dollars pour reprendre les actifs douteux qui plombent les bilans des banques. Cette structure aura les mêmes effets que la création d'une "banque poubelle" publique, souvent évoquée ces derniers jours et devrait permettre d'économiser un peu les deniers publics. L'idée est d'inciter les investisseurs privés à acquérir certains actifs douteux des banques pour aider à nettoyer plus rapidement leurs bilans. "Les capitaux publics, c'est en dernier recours, et chaque fois que ce sera possible, nous voulons enrôler le secteur privé pour prendre la responsabilité d'une situation qui a, en grande partie, été créée par le secteur privé", avait prévenu le directeur des conseillers économiques de la Maison Blanche, Lawrence Summers.

La mobilisation de 1 000 milliards de dollars pour faciliter les prêts aux entreprises et aux ménages, en coopération avec la Réserve fédérale américaine. Le Trésor veut ainsi "ouvrir les vannes du crédit".


De nouvelles injections de l'Etat dans le capital des banques :
il devrait être demandé aux bénéficiaires de démontrer comment l'argent reçu se traduit par une augmentation des prêts aux ménages et aux entreprises. L'aide de l'Etat étant un "privilège et non pas un droit",a précisé M. Geithner, qui a annoncé un durcissement des conditions de l'octroi de fonds aux établissements financiers.


La mise en place d'un "test de résistance" pour les banques,
pour que la solidité de leurs bilans puisse être établie avec certitude, y compris sur la question du respect des normes en matière de fonds propres requis par rapport aux engagements.


Des aides pour le secteur immobilier :
Selon le Washington Post, 50 milliards de dollars devraient être mobilisés pour limiter les saisies de logements. Cette mesure aurait dû être annoncée dès mardi, mais elle ne sera finalement officialisée que d'ici à deux semaines. Le gouvernement travaille aussi, selon certaines sources, sur un programme de sauvetage des crédits immobiliers avec l'aide des deux organismes désormais nationalisés, Fannie Mae et Freddie Mac. Il s'agirait de revoir les conditions de prêts pour des centaines de milliers d'emprunteurs.


Pour justifier ces mesures, le secrétaire au Trésor a estimé que le plan initial de renflouement des banques, voté en octobre par le Congrès, avait suscité des critiques et un certain scepticisme chez le contribuable américain. "Le spectacle d'énormes montants d'argent du contribuable apportés à des institutions qui ont contribué au déclenchement de la crise, avec une transparence et une surveillance limitées, ont ajouté à la défiance de l'opinion publique", a-t-il estimé.

Reste que la confiance, celle de l'opinion et celle de la bourse, fait toujours défaut. Le public est abasourdi par les sommes à douze zéros dont on l'abreuve en lui disant que les effets ne seront pas immédiat et que, s'il est nécessaire, il faudra encore rajouter quelques milliards de dollars. Quant aux marchés, ils n'apprécient pas beaucoup les contrôles qui leur sont imposés. Wall Street a très mal réagi, perdant 4,6 % à l'annonce de ces mesures !... 




Source :  Le Monde 10-02-2009

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