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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 07:17


LES PARTIS POLITIQUES


Parti Socialiste : Martine AUBRY


Nicolas Sarkozy est apparu comme un président "plus hésitant que d'habitude" qui n'a pas donné l'impression de savoir "où il allait", a estimé vendredi la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry au lendemain de l'intervention télévisée du chef de l'Etat.  

Jeudi soir, "nous n'avons eu que des hésitations, que des contradictions" et l"'impression extrêmement douloureuse d'un président qui ne comprend pas ce que vivent les Français", a-t-elle dit.

"On attendait un changement de cap, des décisions précises. On a eu un entêtement et quelques pistes, quelques hésitations", a-t-elle ajouté.

Mme Aubry a notamment reproché au chef de l'Etat d'avoir renvoyé au 18 février sa rencontre avec les syndicats. "Tous les autres pays ont décidé de relancer la consommation et l'investissement à court terme, le président renvoie au 18 février des négociations, des discussions, des concertations, lui qui sait passer en force quand il faut baisser l'impôt des plus riches, quand il faut essayer de faire travailler le dimanche, quand il faut mettre la justice sous sa coupe".  

"Là, il ne prend pas de décisions, il renvoie", a-t-elle reproché au chef de l'Etat.








MoDem : François BAYROU


François Bayrou, président du Mouvement Démocrate (MoDem), a exprimé vendredi sa crainte de "déficits abyssaux", en réaction à l'interview radio-télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir. 
 

"Et cela, nous devrions tous avoir le courage de le refuser", a-t-il ajouté.

 

"La suppression de la taxe professionnelle, de la première tranche de l'impôt sur le revenu, la multiplication d'interventions nouvelles et de long terme, tout cela nous entraîne vers une situation catastrophique, de laquelle le pays aura le plus grand mal à sortir", a-t-il estimé.

Pour le député des Pyrénées-Atlantiques, "abandonner les équilibres de long terme pour les effets d'annonce d'une seule émission, ce n'est pas responsable".  

Globalement, "il y a eu multiplication d'annonces de sujets de discussion, prévues pour trois à six mois, avec les syndicats, comme s'il s'agissait d'abord de gagner du temps", a-t-il commenté.






Parti Communiste : Marie-Georges BUFFET

La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a trouvé vendredi "assez lamentable" l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, sans "rien de concret" sur le plan social, et a appelé à la mobilisation avant la réunion du 18 février avec les syndicats.

"Il y a avait une véritable attente sur le pouvoir d'achat, sur les salaires et le président n'a absolument pas répondu à cela".
"J'espère qu'après" cette intervention, "il y a aura de nouveau des grandes mobilisations" dans la foulée de celle du 29 janvier, "parce que vraiment, on a l'impression qu'il n'a pour l'instant rien entendu", a-t-elle ajouté. 

Elle a estimé que cette mobilisation devait se faire avant même la réunion du 18 février avec les syndicats annoncée par le chef de l'Etat, car "si on attend sans bouger je ne pense pas qu'on obtiendra les augmentations de salaires nécessaires, les réformes de la fiscalité nécessaires".

"Il n'y a rien de concret" sur le plan social, a jugé la député de Seine-Saint-Denis, "par contre il y a une mesure concrète": la suppression de la taxe professionnelle en 2010 qui représente "8 milliards de cadeaux aux patrons", selon elle.

 Elle a aussi reproché à Nicolas Sarkozy de parler "des classes moyennes en évoquant les gens au Smic", tout en reconnaissant que la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu était "une bonne mesure".

 




UMP : Xavier BERTRAND


Xavier Bertrand (secrétaire général de l'UMP) : Aux «questions directes, précises» des Français, le président de la République a apporté des «réponses directes, précises» et «des propositions fortes». «Il fallait aussi des solutions nouvelles qui ne sont pas imposées. Elles sont mises en débat mais elle vont trouver leur place dans le rendez-vous du 18 février avec les partenaires sociaux», a-t-il ajouté. «La volonté est claire, c'est une mobilisation totale pour l'emploi, en faveur des salariés, notamment ceux que l'on appelle les classes moyennes et qui gagnent le SMIC», ou «un peu plus», et «qui n'arrivent pas à s'en sortir».





Parti Socialiste : François HOLLANDE


François HOLLANDE (député PS de la Corrèze ) - "La suppression de la taxe professionnelle n'est pas sans danger"

"Il fallait bien qu'après la mobilisation forte, après le succès de la journée du 29 janvier dernier, il y ait une ouverture de négociations et pas simplement un rendez-vous et là je crois qu'on n'a pas le droit de le rater (...) S'il n'y avait pas là des décisions qui étaient prises et des négociations qui étaient ouvertes, alors le sentiment serait qu'il y a eu vraiment tromperie, mystification, et une nouvelle fois opération de communication." Par ailleurs, François Hollande juge que la suppression de la taxe professionnelle annoncée par le chef de l'État "n'est pas sans danger". "Qui paiera l'équivalent de la taxe professionnelle ? Ou ce sont les entreprises, et alors je ne vois pas où serait l'avantage de la compétitivité retrouvée, ou ce sont les ménages, et ça c'est le pire."




UMP : Francois FILLON


François FILLON (Premier ministre) - "Lucidité et solidarité"

"Nos concitoyens ont vu un président de la République totalement engagé à leurs côtés, qui a invité nos concitoyens à affronter la crise avec lucidité et solidarité. Dans l'épreuve, il a fait de l'emploi une priorité. Il a souligné avec force que l'équité et la justice sociale constituaient des composantes essentielles de la mobilisation nationale face à la crise, créant ainsi les conditions d'un dialogue social approfondi".








UMP : Frédéric LEFEBVRE



Frédéric LEFEBVRE (porte-parole de l'UMP) - "Beaucoup d'humanité"

"Le président a fait preuve de beaucoup de sang-froid. Il a montré le cap qu'il avait choisi : tout miser sur l'emploi, sur l'activité. L'argent aux banques, c'est le sauvetage de l'économie française. Nicolas Sarkozy a fait preuve de beaucoup d'humanité. Il a montré qu'il était à l'écoute des Français. Le RSA, c'est cette majorité. On a entendu l'inquiétude des Français (...) Le chef de l'État a pris le temps d'expliquer aux Français."







LES SYNDICATS


LA CGT : Bernard THIBAULT

 

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a déploré vendredi l'absence de décisions concrètes du chef de l'Etat pour les salariés, jugeant que "le Medef menait huit milliards à zéro" et qu'il fallait "poursuivre la mobilisation" avant le rendez-vous du 18 février.

 

"Le 18 c'est le numéro des pompiers... Le 18 février on ne jouera pas le rôle de pompiers, en tout cas, pas la CGT", a prévenu M. Thibault sur Europe 1, réagissant à l'intervention de Nicolas Sarkozy jeudi soir.

 

Notant "une évolution après une phase où le président de la République décidait de tout de manière unilatérale", il a estimé en revanche que "s'agissant des décisions concrètes, le Medef mène huit milliards à zéro".

 

"Huit milliards, c'est la suppression de la taxe professionnelle (annoncée pour 2010, ndlr). Par contre s'agissant des revendications des salariés, on renvoie à des discussions ultérieures", a-t-il souligné.

 

Or, la CGT sait "d'expérience que les discussions avec le gouvernement et le patronat ne sont pas systématiquement synonymes de succès".

 

"Il est clair qu'il faut poursuivre la mobilisation, sinon on reste dans ce flou", a-t-il poursuivi.

 

"Tout ce qui peut être fait, avant le 18, dans les entreprises ou les branches professionnelles pour réinsister sur le fait que les salariés exigent des mesures concrètes d'application immédiate, sur la base de la plate-forme des huit syndicats, sera autant de points d'appui lorsque nous nous retrouvons à la table des négociations", a-t-il lancé.

 

"On ne peut pas à la fois dire, +nous sommes devant une crise précédent+, et dire dans le même mouvement +les réformes que j'ai décidées il y a un an ou six mois, je continue de les faire+", a fait valoir le numéro un de la CGT.

 

Il a aussi reproché à Nicolas Sarkozy de vouloir agréer le projet de convention d'assurance chômage "approuvé par un seul syndicat sur cinq" car ce faisant, "il prend parti et nous empêche d'obtenir d'autres améliorations", notamment pour les jeunes.




CFDT : François CHEREQUE


François CHÉRÈQUE (secrétaire général de la CFDT) - "Il ne peut y avoir que de la déception"

"Il n'y a pas beaucoup de mesures concrètes, donc il ne peut y avoir que de la déception (...) Les attentes sont énormes, on l'a vu le 29 janvier et pour l'instant les réponses ne sont pas à la hauteur." "Il y a des pistes ouvertes", et c'est aux syndicalistes "d'essayer d'en tirer le maximum". "Ma préoccupation est de savoir ce qu'on pourra ramener sur l'emploi et le pouvoir d'achat le 18 février."

 


FO : Jean Claude MAILLY

Jean-Claude MAILLY (secrétaire général de Force ouvrière) - "Pas de décision concrète"

"Si on veut obtenir satisfaction le 18 février (date de la prochaine rencontre avec Nicolas Sarkozy), il faut continuer à faire pression et arrêter une date [de mobilisation] peut-être après le 18 février (...) Nicolas Sarkozy a compris qu'il y avait de l'inquiétude (...), mais il n'a pas pris de décision concrète (...) Tout est renvoyé à des discussions qui peuvent durer longtemps, sans certitude (...). Il faut aider l'investissement, mais il faut légiférer sur des contreparties (...). Il faut des décisions rapides, concrètes."

 

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