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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 15:41




Jeudi 5 février, Nicolas Sarkozy était face à quatre journalistes dans une émission spéciale de 90 minutes "Face à la crise"  diffusée sur TF1 et France 2 : Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Alain Duhamel (RTL) et Guy Lagache (M6).
Il a été beaucoup question de la crise et des mesures prises en France et en Europe, Nicolas Sarkozy a fait preuve de beaucoup de pédagogie pour expliquer et justifier le plan mis en oeuvre par son gouvernement. Il a également fait des propositions sur un certain nombre de mesures destinées à aider les plus faibles. Mesures qui seront discutées avec les partenaires sociaux et les représentants du patronat dans une rencontre prévue le 18 février prochain.
Nous donnons dans ce qui suit les principaux extraits des réponses données par le président Sarkozy aux questions des journalistes.

Je comprend l'inquiétude des français

"Nous avons à faire à une crise comme le monde n'en a jamais connue depuis un siècle. je comprend l'inquiétude des français" dit le président comme il l'avait assuré au soir de la grève du 29 janvier dernier.

Le sauvetage des banques

Le président rappelle que potentiellement 320 milliards d'euros ont été prévus pour garantir les emprunts bancaires et que 21 milliards d'Euros ont été prêtés aux banques françaises pour rétablir leurs fonds propres et leur permettre de continuer à faire leur métier de banques. L'argent ainsi prêté "n'a pas coûté un centimes aux Français et rapportera de l'argent."M. Sarkozy annonce que "l'intégralité des revenus des intérêts perçus en 2009 sur les fonds prêtés aux banques en difficulté, soit 1,4 milliards d'Euros, sera utilisée pour financer des mesures sociales."

Malgré la crise les priorités demeurent

Interrogé sur les priorités de son quinquennat et les éventuels infléchissements dûs à la crise, Nicolas Sarkozy confirme : "le coeur de ma campagne a été la réhabilitation du travail. C'est toujours mon objectif."

 

Les réformes restent d'actualité

"Les réformes restent d'actualité" affirme le président. "Si nous savons nous réformer nous sortirons plus vite et mieux de la crise" . Il évoque des "malentendus" pour parler des réformes qui ont été retirées : fichier Edvige (qu'il a découvert à son lancement), réforme du Lycée. "Cette dernière sera menée à bien, car elle est nécessaire", assure-t-il, "mais avec une meilleure concertation et davantage d'explications."

Garantir la croissance pour sauver des emplois

"Nous devons garantir la croissance pour sauver des emplois",explique M. Sarkozy. Il détaille ensuite les mesures du plan de relance qui, en accélérant des travaux d'infrastructure qui sont nécessaires mais qui n'était pas prévus en 2009, 2010 faute de crédits, "donneront du travail à nos entreprises et sauveront des emplois."  Le président s'estime "incapable" de chiffrer le nombre de ces emplois sauvés.

 

Le chômage partiel mieux indemnisé.

Le président rappelle qu'il vaut toujours mieux un salarié en activité "réduite" qu'un salarié licencié qui risque de ne pas retrouver son emploi lorsque la crise sera passée. Il souhaite que le chômage partiel soit "indemnisé à plus de 60 % du salaire brut" contre 50 % aujourd'hui. Cette réforme sera discutée avec les partenaires sociaux. Le président demande également à ce que l'on recherche des solutions pour les jeunes entrés de fraîche date dans la vie professionnelle pour qu'ils soient mieux indemnisées.

Supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu

Le président s'interroge également sur la meilleure façon d'aider les classes moyennes : les salariés dont les revenus sont égaux ou un peu supérieurs au smic et qui, eux aussi, éprouvent de grande difficultés. Le Chef de l'Etat propose plusieurs "pistes" : supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu qui concerne deux millions de contribuables; augmenter les allocations familiales avec des critères à définir; offrir des chèques emploi-service aux personnes âgées ou aux personnes seules.

Ces questions devront être débattues avec les partenaires sociaux lors de la rencontre prévue le 18 février prochain.

 

Le Partage des richesses de l'entreprise

Comment mieux partager les richesses dans l'entreprise, s'interroge Nicolas Sarkozy. Il évoque une recherche de rentabilité "invraisemblable". Il faudra arbitrer entre le salarié et l'actionnaire. cre sera l'un des thèmes évoqués le 18 février, et l'objet de discussions pendant trois à six mois. A titre "personnel", le président estime que "la règle des trois tiers est la bonne règle" : répartition des bénéfices à raison de 33% pour les salaires, 33 % pour les actionnaires, et 33 % pour les investissements".

Pas de taxe professionnelle en 2010

Au delà des effets de la crise, Nicolas Sarkozy relève les "erreurs commises en amont", notamment la délocalisation d'usines produisant des voitures vendues en France. "Je veux qu'on arrête les délocalisations", dit le président. Pour cela, "on supprimera la taxe professionnelle en 2010, et ce dans tous les secteurs".
Les huit milliards d'Euros de manque à gagner seraient compensés par d'autres rentrées fiscales. Nicolas Sarkozy évoque "une taxe carbone" . Certains contreparties seraient alors demandées aux industriels, indique-t-il sans plus de précision.

Sarkozy veut que la Cours de Comptes enquête sur les fonds accordés aux banques

Nicolas Sarkozy va demander au Président de la Cour des Comptes M. Philippe Seguin, de "conduire un certain nombre d'enquêtes" sur la bonne utilisation des fonds accordés aux banques pour faire face à la crise.

Pas de "bonus" pour les dirigeants des grandes banques

"Cette année, il y aura 0 centime de bonus pour les dirigeants des grandes banques. C'est le moins qu'on puisse faire", estime le président. Il se dit toutefois opposé à "toute loi générale" : "Si les dirigeants sont bons, il est normal qu'il gagnent beaucoup d'argent".

 

Je retournerai à Gandrange

Accusé d'avoir déçu les espoirs des sidérurgistes, M. Sarkozy se défend : " Un seul four a été fermé alors que la production d'acier dans le monde a été divisée par deux". Selon lui les engagements de Lakshmi Mittal ont été tenus."Seul échec, selon le président : Poweo qui maintenant est lui-même en difficulté ne viendra pas sur le site comme prévu initialement. " je retournerai à Gandrange", dit le président.

Un ordre mondial pour controler le "marché"

"je veux que dans la zone euro, on coordonne nos efforts", affirme le président. Par ailleurs, il souhaite que les vingt-Sept aient une position commune sur la refonte du capitalisme. Position qui sera défendu au G20 en Avril prochain.

Les objectifs généraux sont les suivants : que les institutions financières soient contrôlées; que la titrisation à outrance cesse; que les paradis fiscaux soient bridés; que les agences de notation soient elles aussi contrôlées.

 

Relance par la consommation ou par l'investissement

"Si le consommateur ne consomme plus, c'est qu'il a peur de l'avenir, peur pour son emploi, alors il épargne"dit M. Sarkozy pour justifier son choix de relance par l'investissement. "Un point de TVA en plus ou en moins cela ne joue pas. A meilleure preuve c'est que l'Angleterre a baissé sa TVA de 2,5 points et que la consommation a encore baissée".

Ne doit-on pas renoncer aux suppressions de poste dans la fonction publique ?

"Ce n'est pas en embauchant plus de fonctionnaires qu'on résout les problèmes",assure M. Sarkozy, citant l'école ou l'hôpital. Le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera donc maintenu. cette mesure doit aussi permettre de diminuer le poids de la dépense publique. "Pour financer la dépense publique, il faut des impôts",assure le chef de l'Etat qui se "refuse" à augmenter ces derniers.

L'élection d'Obama : "fantastique"

Rappelant la ségrégation des années 1960 dans beaucoup d'états américains, M. Sarkozy qualifie l'élection de Barack Obama de "fantastique". Barack Obama viendra en France",
indique M. Sarkozy.

La TVA en Europe

Nicolas Sarkozy rappelle que pour bouger le taux de TVA sur un produit il faut l'accord unanime des 27 pays membres. Il veut "bouger" la TVA sur la restauration. Il veut également un système de TVA réduite sur les produits "propres" ainsi que sur tous les produits culturels (le disque comme le livre).

Défense de Bernard Kouchner

Interrogé sur les mises en cause de Bernard Kouchner dans le livre de Pierre Péan, le président réplique pour défendre son ministre : "M. Kouchner a-t-il des ennuis avec la police ? M. Kouchner a-t-il des ennuis avec la justice ? Non, le petit système médiatique s'emballe"accuse M. Sarkozy qui dit "croire" son ministre quand celui-ci récuse tout conflit d'intérêt. "C'est un homme à qui on peut faire confiance".


Quand on est préfet on est responsable

Interrogé sur la mutation-sanction du préfet de la Manche, après une visite présidentielle mouvementée à Saint-Lô, M. Sarkozy assure: "il y aune erreur qui a été faite par le préfet : il avait tous les effectifs à sa disposition et il n'a pas garanti l'ordre public" assure le président, évoquant des "brutalités". "Le principe de responsabilité doit s'appliquer aux hauts fonctionnaires".

Loi sur l'audiovisuel et tranparence


Sur la réforme de l'audiovisuel : "Ce n'est pas le président qui décide de la nomination du président de France Télévision, c'est le gouvernement"explique Nicolas Sarkozy. "Ensuite c'est le CSA qui valide ou qui ne valide pas la proposition du gouvernement." "En cas d'accord du CSA la commission mixte des affaires culturelles doit également se prononcer à la majorité des 3/5". Ce n'est donc pas le Président de la république qui est le seul décisionnaire"
"Nous passons d'un système d'hypocrisie à une système de transparence"

Sur le statut des enseignants-chercheurs

"A la fin de mon quinquennat, on aura augmenté de 33 % les crédits mis pour chaque étudiant", assure le président, qui confirme qu'il s'agit bien d'une priorité absolue.
"Sur le statut des enseignants-chercheurs, on est prêts à évoluer sur certaines modalités".

Le service minimum, ça marche

A propos de la journée de mobilisation du 29 janvier : "quelque chose à changé dans le pays, le service minimum, ça marche !" Le président conçoit bien que pour les écoles les petites communes peuvent avoir des difficultés à trouver le personnel pour garder les enfants. En revanche, il déplore "l'attitude de Bertrand Delanoë, qui refuse d'appliquer la loi pour des motifs idéologiques".



Source LeMonde.fr   05-02-2009

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