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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 18:48













La presse française, dans sa quasi totalité, estime jeudi que la grande mobilisation sociale attendue aujourd'hui depuis le début de la crise est un bras de fer entre Nicolas Sarkozy et le monde du travail inquiet pour son avenir.

"Alors que le bateau France ralentit et tangue, la présence à bord d'un capitaine courant partout de la cale aux ponts et aux coursives, s'occupant des moindres détails, ne déléguant rien, n'est guère rassurante", écrit Libération. "Ce que les manifestants d'aujourd'hui réclament, c'est de la considération, de l'écoute, du dialogue et une redéfinition des priorités politiques", estime le quotidien de gauche

Même tonalité dans la presse régionale. Ainsi pour Ouest-France, "il faut dire (...) que le Président a mis du sien pour attiser l'adversité, en concentrant, par exemple, le traitement de la crise sur l'entreprise et l'économique plutôt que sur les salariés et la consommation".

"Les Français doutent de Nicolas Sarkozy", affirme La Montagne, ajoutant qu'ils "ne croient pas un mot de ses insolites références marxistes sur les dérives du capitalisme ou les bonus honteux des banquiers". Pour ce journal, "sa boulimie d'annonces et ses petites phrases destructives dans un tourbillon de discours sur la poursuite des réformes inachevées et impopulaires ne remplaceront plus les mesures fortes et les résultats concrets."

Pour sa part, La République du Centre suggère que Nicolas Sarkozy "n'est pas totalement étranger au sentiment d'anxiété et d'exaspération qui a gagné l'Hexagone". "Son mode de gouvernance, trop volontiers provocateur, a suscité des désirs de revanche. Ses diatribes contre les banquiers ou les aventuriers de la finance, ont alimenté dans l'opinion, une demande de réparation insatisfaite", poursuit-il.

"Ce jeudi sera-t-il une soupape permettant d'évacuer une grosse bouffée de mécontentement, ou le début d'un bras de fer entre la gauche politique et syndicale d'un côté, et le gouvernement de l'autre ?", s'interroge de son côté L'Alsace.

Pour Les Echos, le couple exécutif, à savoir Nicolas Sarkozy et François Fillon, "doit mieux expliquer la crise et son action pour ne pas ajouter la crise sociale à la crise économique". Et, pour le journal économique, "continuer d'être réactif dans un contexte extrêmement changeant".

Son de cloche diamétralement opposé pour Le Figaro (droite). "Cette nouvelle grève devrait inciter le gouvernement et les parlementaires de l'UMP (parti au pouvoir) à revoir les règles du service minimum", affirme Le Figaro.

"Car, si la grève est une liberté garantie par la Constitution, on aimerait bien que la liberté de se déplacer et de travailler bénéficie des mêmes garanties de la part de nos juges suprêmes", estime le quotidien.

 

Si l'ensemble des organisations syndicales se sont, pour une fois,  bien mis d'accord pour l'organisation de cette journée d'action, ils ont été incapables de dresser, en commun,  une liste de leur revendications. Si bien que, comme la plupart du temps, chacun met dans cette grève ce qu'il veut bien y mettre : son impatience, son ras le bol, ses inquiétudes..
Sarkozy infléchira-t-il sa politique pour autant ? Changera-t-il la méthode ? En est-il capable ? Il se pourrait au moins qu'il suive le conseil de certains de ses proches qui lui disent de mieux expliquer. Que ce soit les réformes en cours ou à venir, le plan de relance, l'aide aux banques et au secteur automobile, le citoyen est un peu déboussolé par la précipitation, la complexité des décisions et le brouillard qui s'épaissit chaque jour un peu plus !..

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