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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 07:46
















Il y a encore quelques mois Airbus était une société florissante puisqu'elle annonçait triomphalement qu'elle avait pris la tête des avionneurs mondiaux, devant Boeing, en terme de commandes d'appareils, et qu'elle avait toujours des difficultés à fabriquer et livrer ses avions dans les délais. Mais la crise financière et économique est arrivée, compliquant très sérieusement la situation du constructeur européen.
"L'année 2009 est placée sous le signe de la tempête ", a prévenu le patron d'Airbus, le 15 janvier à Toulouse. Les commandes devraient chuter de 50 % à 60 % en 2009 par rapport à 2008.
a crainte d'Airbus c'est de ne pas vendre d'avions, faute de financement bancaire de ses clients, qui seraient alors conduits à annuler, ou tout au moins à différer, leurs commandes. Cette difficulté, qui ne pourrait être que passagère pour l'entreprise, a été entendue par les pouvoirs publics. Le gouvernement s'apprête à débloquer 5 milliards d'euros pour soutenir les ventes de l'avionneur européen affecté par la crise mondiale du crédit, confirmant ainsi une information des Echos
du 26 janvier. L'objectif est de "trouver des crédits relais pour empêcher les compagnies aériennes de se désister en invoquant la difficulté à lever des fonds", indique-t-on à Bercy.

Le mécanisme retenu est d'injecter les 5 milliards par le biais de la Société de financement de l'économie française (Sfef), une structure créée en octobre 2008 pour fluidifier la circulation de l'argent. Celle-ci est détenue aux deux tiers par sept banques françaises, le solde appartenant à l'Etat français.

La Sfef emprunte avec la garantie des pouvoirs publics pour que les banques soutiennent l'économie en accordant des prêts, alors que l'offre de crédit se raréfie. Dans ce cadre, elle procédera à des émissions en dollars, ciblées sur des banques opérant sur le financement aéronautique comme Calyon, Société Générale, BNP Paribas et Natixis. L'initiative française pourrait être suivie par les autres pays européens où est implanté Airbus, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Espagne.

Les pouvoirs publics répondent ainsi aux dirigeants d'EADS et de sa filiale Airbus qui depuis plusieurs semaines dénoncent la frilosité des banques. Si le financement bancaire varie selon les projets, il représenterait en moyenne 40 % de la valeur d'un avion. Alors que, dans la période d'euphorie entre 2005 et 2007, il était facile pour une compagnie de trouver des fonds, aujourd'hui elle trouve porte close. Les banques refusent d'octroyer des prêts aux compagnies aériennes, même à celles bénéficiant de la "garantie export" délivrée par des assureurs-crédit comme Coface ou Hermes. Airbus redoute de voir s'accumuler sur ses tarmacs des "queues blanches", ces avions qui, une fois fabriqués, n'ont finalement plus de clients.

Dès le mois de novembre l'avionneur européen s'est dit prêt à aider les compagnies aériennes. "Nous sommes actuellement au niveau le plus bas de soutien financier aux clients depuis vingt ans : 1,2 milliard de dollars, contre 5 ou 6 milliards de dollars au niveau le plus haut", indiquait alors le président d'Airbus Tom Enders. "Nous luttons pour trouver des financements pour nos clients", a affirmé dimanche 25 janvier M. Enders en précisant que les difficultés financières se faisaient même sentir désormais auprès des clients du Golfe, qui ont pourtant multiplié les commandes ces dernières années.

 


Source : Le Monde  du 26-01-2009

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