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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 21:50









Le gouvernement a répondu aux appels à l'aide de la filière automobile sinistrée par la crise en promettant mardi 5 à 6 milliards d'euros pour aider les constructeurs, tout en exigeant des "contreparties", notamment sur le maintien de leurs activités en France.


Ouvrant les états généraux de l'automobile convoqués à Bercy pour réfléchir avec tous les acteurs de la filière aux moyens de sortir ce secteur de l'ornière, François Fillon a annoncé que l'aide de l'Etat en faveur de Renault et PSA serait au total de "l'ordre de 5 ou 6 milliards d'euros". Mais sans en expliquer les modalités précises, avant l'annonce, au plus tard début février, du plan de soutien à la filière automobile
.


Mais le Premier ministre a averti qu'il n'y aurait "pas d'effort de l'Etat sans engagement des constructeurs". "Il n'est pas question que l'Etat vienne en aide à un constructeur qui déciderait de fermer purement et simplement un ou des sites de production en France", a-t-il insisté.

Le secrétaire d'Etat à l'industrie Luc Chatel a ensuite précisé que ces 5 à 6 milliards devaient servir à couvrir les "besoins de trésorerie à court terme" des constructeurs.

M. Chatel a aussi détaillé les contreparties attendues par l'Etat: pas de fermeture d'usine en France -tout en reconnaissant une surproduction de 20% en Europe- et suppression des bonus et des dividendes pour les dirigeants et actionnaires.

M. Ghosn, qui est aussi président de l'Association des constructeurs européens de l'automobile (ACEA), a aussi souligné combien le situation du secteur était grave répétant que Renault était "déterminé à maintenir ses actifs en France".

 "C'est bien la survie d'un certain nombre de constructeurs, de fournisseurs et de distributeurs qui est jeu dans les mois à venir", a déclaré M. Ghosn. L'ACEA prévoit, en effet, une baisse supplémentaire de la production automobile européenne de 15% en 2009 par rapport à 2008 et une réduction de 15 à 20% de la main d'oeuvre, soit 150.000 à 200.000 emplois en moins.

Il a aussi fait part d'autres demandes pour aider la filière comme la suspension de la taxe professionnelle.

"Si on arrive à suspendre la taxe professionnelle sur la filière automobile ou à déplacer les charges sociales additionnelles vers quelque chose qui serait réparti sur l'ensemble des voitures vendues (dans le monde) et non pas sur les voitures qui sont fabriquées en France, vous avez résolu une très grande partie du problème de compétitivité", a-t-il assuré, sans détailler la mesure souhaitée.

Pour le président de Renault, "il est impératif d'agir vite pour assurer la survie de l'industrie automobile française et européenne".

Un point de vue partagé par François Fillon, qui ne veut pas, comme à l'automne pour le plan d'aide aux banques, attendre plusieurs semaines avant d'obtenir le feu vert de Bruxelles.

D'où la mise en garde lancée, sur un ton dont il est peu coutumier, par M. Fillon à l'adresse de la Commission: "on ne va pas attendre trois mois. On ne va pas reproduire ce qui s'est passé pour le plan de financement des banques. Quand il y a un incendie, il faut agir". Selon lui, les autres pays européens partagent le même avis.

Si l'intervention de l'Etat est "indispensable" pour aider ce secteur, il faut toutefois "s'assurer que les mesures prises par un gouvernement ne donnent pas d'avantage compétitif" à ce pays par rapport aux autres, a prévenu pour sa part Günther Verheugen, vice-président de la Commission européenne.

On attend donc maintenant la réaction, officielle, de Bruxelles ainsi que le détails des mesures du plan de relance automobile.


Source  :  AOL.fr  20-01-2009

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