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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 19:23









L'Etat vit au-dessus des ses moyens. On le savait déjà, mais les derniers chiffres de 2008 ne font que confirmer les craintes !...Les finances vont mal et ne devraient pas s'améliorer dans le bilan de l'année 2008, ni en 2009, et il n'existe aucune certitude sur 2010. Pour Les Echos, la France ne respectera pas la limite d'un déficit public à 3% du PIB cette année. Le dérapage devrait se poursuivre l'année prochaine.


LE BILAN DE L’ANNEE 2008

La conjoncture économique devrait frapper l'Etat directement au portefeuille, et faire dérailler dès cette année le déficit public qui était jusque-là attendu à 2,9% du PIB, juste à la limite de la tolérance communautaire. Pour Les Echos, la messe est dite et "le gouvernement ne se fait plus d'illusion sur le franchissement du seuil de 3% dès cette année". Le quotidien financier estime en effet que Bercy s'attend à une mauvaise surprise après le décompte de la dernière échéance de l'impôt sur les sociétés versé le 15 décembre dernier. Le Ministère des finances anticipait déjà un impôt amputé de 4 milliards d'euros par rapport à ce qui avait été prévu dans le budget 2008, mais il pourrait être inférieur de 3 milliards supplémentaires. Comme il y a peu de chances que d'autres postes permettent de rattraper le retard accumulé, la crise frappe partout, le cap fatidique des 3% du PIB pour le déficit public a toutes les chances d'être dépassé.

Sur le front de la dette publique, la situation est aussi critique, mais Bercy a déjà quelques certitudes après la publication ce matin par l'INSEE des dernières données disponibles celles du 3ème trimestre 2008. La dette s'est accrue de 15,6 milliards d'euros sur la période, pour atteindre 66,1% du PIB à la fin du mois de septembre, soit près de 1 285 milliard d'euros au total. A la fin 2007, le déficit représentait 64,2% de la richesse nationale, et 63,6% en 2006: difficile de juger que la situation s'améliore! Le Pacte de Stabilité européen avait fixé un plafond à 60%, niveau que la France n'a plus atteint depuis 2002.


POUR 2009, LE TABLEAU POURRAIT ENCORE S’ASSOMBRIR


Réagissant aux données publiées par l'INSEE, la Ministre des finances Christine Lagarde et le Ministre du budget Eric Woerth ont tenu à rappeler que "l'interprétation des évolutions infra-annuelles de la dette publique doivent rester prudentes", en particulier parce qu'elle est mesurée en termes bruts, et ne tient pas compte des actifs détenus par les administrations "et en particulier de leur trésorerie". Bercy estime que les évolutions saisonnières "sont volatiles et préjugent peu du stock de dette en fin d'année" et rappelle que les conditions de marché n'ont pas permis à l'Etat de céder des actifs non stratégiques dans des conditions satisfaisantes, contrairement aux années précédentes. La dette publique comprend celle de l'Etat, de la Sécurité Sociale, des administrations publiques locales et des divers organismes d'administration centrale (ODAC).

Pourtant, la dette française mesurée en pourcentage du PIB devrait se dégrader de 2,5 points en 2008 par rapport à la fin 2007, variations saisonnières ou pas. Le Ministère des finances a en effet expliqué que le nouveau programme de stabilité pour la période 2009 à 2012, transmis la semaine dernière à la Commission européenne avait fixé comme objectif de dette pour la fin de l'année 2008 un niveau de 66,7% du PIB. Bercy explique que cet alourdissement tient notamment compte du préfinancement d'une partie du plan de relance, mais que les résultats du 3ème trimestre "sont pleinement compatibles avec cet objectif révisé". Pour 2009, le tableau pourrait encore s'assombrir.

Le budget publié dans le Journal Officiel hier fait état d'un déficit public projeté représentant 3,9% du PIB l'année prochaine, année marqué par la crise économique et le coût du plan de relance. La France peut se permettre de déroger momentanément aux impératifs du Pacte de Stabilité, car la Commission Européenne a octroyé aux Etats Membres une certaine flexibilité pour favoriser le redémarrage économique. Mais Paris reste dans le collimateur de Bruxelles, qui l'accuse de tirer un peu trop fréquemment sur la corde budgétaire.


Source : Les Echos  I 05-01-2009 I

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