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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 16:25




Il y aura donc trois candidats au poste de premier secrétaire du PS qui sera désigné par les militants socialistes le 20 novembre 2008.

Ce congrès de Reims 2008 est donc
pire que le congrès de Rennes en 1990, qui avait quand même réussi à aboutir à la désignation unanime de Pierre Mauroy comme premier secrétaire (il l'était déjà depuis 1988).

Après un nuit de tractations (du 15 au 16 novembre 2008) qui n'ont pas pu conclure, la situation du PS est plus que confuse. D'autant plus que Bertrand Delanoë, revenant sur ses engagements de dimanche,  demande à ses partisans lundi de se prononcer pour Martine Aubry. Ils sont devenus fous !..

Le congrès de Reims n’a donc servi à rien puisqu’il reste autant de divisions à la fin qu’au début. Les traditionnelles synthèses n’ont été d’aucun secours cette année.

Résultat, les militants seront amenés à départager les candidats au poste de premier secrétaire le 20 novembre 2008 et, le cas échéant, le 21 novembre 2008 en cas de second tour (si au premier, aucun candidat n’obtient la majorité absolue).

Une procédure qui ressemble à s’y méprendre à la primaire socialiste de novembre 2006 et qui avait avantagé Ségolène Royal. Mais cette fois la machine semble s'emballer complètement. Car qui peut penser sérieusement que les militants vont pouvoir règler tous les problèmes du PS ? 
Martine Aubry première secrétaire ? Les "royalistes" crieront au scandale, fustigeront les combines d'appareil et le complots des vieux "éléphants". Ils contre-attaqueront, d'une manière ou d'une autre et prépareront la candidature présidentielle de leur championne.
Ségolène Royal première secrétaire ? Ses adversaires dénonceront la trahison de l'idéal socialiste et s'organiseront pour lui rendre la vie impossible au siège du parti où ils sont majoritaires.

Deux jours avant le vote décisif, examinons les trois candidatures au poste de premier secrétaire : Benoît Hamon, Martine Aubry et Ségolène Royal.

1. Benoît Hamon (19% dans l’échelle du PS).

Il a refusé de se désister en faveur d’un front uni "tout sauf Royal" . En ce sens, cela lui permettrait d’intégrer la nouvelle direction du PS, quelle que soit l’issue du vote.

Atouts : Il est jeune (41 ans) et représente une nouvelle génération. Il a déjà de l’expérience politique (il est député européen) et il a un charisme sympathique qui montre un homme ouvert et pas enfermé dans un égocentrisme ravageur (rare parmi les éléphants). Il a donc un grand avenir devant lui (espérons qu’il n’ait pas un avenir de dinosaure). De plus, en n’étant pas "présidentiable" (si on est lucide), il pourrait remettre le PS au travail sans arrière-pensée électorale.

Handicaps : Revers de la médaille, en n’étant pas présidentiable, sa présence à la tête du PS rendrait plus difficile le succès d’un candidat socialiste à la prochaine élection présidentielle, répétant l'erreur de 2007
(un candidat avec un appareil partisan qui ne vont pas dans le même sens, une chose impensable tant à l’UMP qu’au MoDem). Par ailleurs, représentant l’aile gauche, Benoît Hamon est le moins à même de convaincre les électeurs hésitants sur la capacité du PS à revenir au pouvoir. Il rassemblerait mieux les militants mais il y aurait risque d’érosion électorale de l’aile droite vers le Modem. Et il ne représente que 19%.


2. Martine Aubry (24% dans l’échelle du PS).

Ses hésitations pour se présenter au PS ont été nombreuses: elle refusait de le faire le samedi 15 mais a changé d’avis dans la nuit qui suivit.

Atouts : Elle est une vraie militante socialiste et a un véritable ancrage à gauche malgré sa gestion centriste de Lille. Fille de Jacques Delors, plusieurs fois ministre d’importance, dauphine de Lionel Jospin, elle a une stature nationale indéniable. Elle sait travailler de façon collective et ne pas miser que sur l’apparence.

Handicaps : Les 35 heures sont son principal passif (malgré elle d’ailleurs). Elle cultive de l’ambition personnelle mais n’est soutenue par Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius que de façon ponctuelle pour faire barrage à Ségolène Royal. En cas de succès (Royal éliminée), fabisuiens et
strauss-kahniens risquent fort de se chamailler et de faire défaut à Martine Aubry. Autre handicap : Martine Aubry ne dispose pas d'une équipe issue de l'appareil (contrairement à Bertrand Delanoë) et elle est soutenue dans sa candidature par de véritables dinosaures du PS : Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Michel Rocard... qui ne semblent pas être le signe d'un renouvellement de génération.


3. Ségolène Royal (29% dans l’échelle du PS).

Elle avait joué le suspens pendant toute la semaine qui a précédé le congrès et s’est finalement engagée au début du week-end.

Atouts : Depuis quelques mois, Ségolène Royal a décidé de prendre d’assaut la direction du parti dont l’appareil lui est étranger (comme Mitterrand en 1971 toujours au PS, Chirac en 1974 à l’UDR ou encore Bayrou en 1994 au CDS). Elle a su très habilement manœuvrer pour rassembler des élus locaux (Collomb, Guérini) qui lui assurèrent la première place dans le vote du 6 novembre 2008 (alors que Delanoë était donné favori). Elle représente une véritable "révolution culturelle" dans les pratiques politiques au sein du PS, une meilleure écoute de la base et un court-circuitage des instances intermédiaires. Une sorte de coup de pied dans la fourmilière ou plutôt, dans l’éléphantière ! Enfin, c’est sans doute la seule candidate qui pourrait conduire de nombreux électeurs du MoDem à reporter leur vote sur elle lors d’un second tour présidentiel. Autre atout : Ségolène Royal mettrait en avant Vincent Peillon, de la nouvelle génération, et encouragerait la prise de responsabilité d’autres "jeunes" (en fait, pas si jeunes que ça si on songe que Fabius est devenu Premier Ministre à 37 ans !) comme Manuel Valls ou Julien Dray. Par ailleurs,
depuis quelques semaines, elle jouit de la sympathie de la presse qui apprécie peu les lynchages collectifs.

Handicaps : Ses idées sont assez creuses. Son concept de "démocratie participative
" est assez hypocrite. Elle irrite beaucoup de militants socialistes avec ses grands shows paillettes à l’américaine. Son ambition terrible la rend très condescendante et travailler avec elle est un véritable sacrifice personnel (il suffit d’interroger le premier vice-président du Conseil régional du Poitou-Charentes Jean-François Fountaine pour se faire une idée).


Et Bertrand Delanoë dans tout ça ?

Attendons la suite jeudi.....


(Source: Blog de Sylvain Rakotoarison, Le Figaro, Marianne)

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