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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 22:13


L'activité de MONTESQUIEU-VOLVESTRE étant on ne peut plus calme en ce moment je vais en profiter pour vous faire partager une de mes passions, l'Histoire de l'Automobile. Après avoir évoqué l'épopée de DELAGE nous allons retracer l'histoire d'un autre constructeur automobile français de cette même époque : DELAHAYE.

 
Si la marque automobile Delahaye est née en 1894 à Tours dans la ville natale de son créateur, la société du même nom existe depuis 1879.
En effet, Emile Delahaye, le créateur de la marque, né en 1843 et ingénieur des Arts et Métiers, rachète en 1879 l'entreprise de Julien Bréton spécialisée dans les matériels pour céramistes.  
Mais très vite, l'orientation vers la fabrication de moteurs et de pompes va être prise.  
Grand ingénieur et homme curieux, il entreprend et crée en 1888, un moteur à combustion interne pour les bateaux. Deux ans plus tard, il décide de l'appliquer à l'automobile alors naissante.
 
C’est en 1894, lors du premier salon automobile se tenant à Paris, que Delahaye dévoile sa première voiture.
Avec un  moteur arrière, entraîné par courroie, dont la puissance alors avoisine le cheval vapeur, cette auto est entièrement conçue et fabriquée par Delahaye comme toutes les autos qui suivront d'ailleurs à cette époque.
 
Emile Delahaye choisit comme publicité et comme moyen marketing afin que l'on reconnaisse à leur juste valeur ses voitures, de les engager dans des courses réputées...et il participa même au volant d'une de ses autos, au Paris-Marseille de 1896. 
Rapidement les résultats portent leur fruits. Tant et si bien que sa petite usine de 75 personnes ne peut satisfaire la demande et sa santé précaire complique un peu plus les choses...  
Est alors décidé en 1897, de s'associer avec MM. Morane et Desmarais possédant une entreprise mécanique à Paris. Le déplacement de l’activité vers la capitale se fait rapidement.  
 
A partir de 1898, la "gamme" comprend un moteur monocylindre de 1.4ch et les bicylindres de 4.5 et 6ch.
 
1901, est l'année où Emile Delahaye quitte les rênes de l'entreprise qu'il a créée...sa santé fragile l'ayant beaucoup amoindri. Désormais ses deux associés sont seuls chefs de l'entreprise.
Les moteurs à 4 cylindres font leur apparition chez Delahaye. La 10B a droit à deux 2.2l de 9 et 12 cv mais le haut de gamme de la marque, arrive à tirer 28 cv d'un "majestueux" 4.9l.
Ce qui nous fait, dès 1904, pas moins de 2 bicylindres et trois 4 cylindres, dont le plus huppé est un … 8 litres de cylindrée. 
1905, Emile Delahaye retiré dans sa villa de la Côte-d'Azur meurt... mais l’entreprise continue.  
 
La vente vers l'exportation débute et en Allemagne des Delahaye se vendent sous la marque Presto dès 1907, tandis qu'aux USA, les modèles 20 et 30 cv sont commercialisés par White.
 
En 1911, apparaît le modèle 44 équipé d'un V6 et d'une boîte quatre vitesses.  

 
Après la première guerre mondiale, Delahaye produit essentiellement des camions, des machines agricoles, des pompes à incendie, des canots automobiles de compétition et des moteurs pour l'industrie lourde.  
 
En 1927, Delahaye forme un consortium avec Chenard et Walcker (jusqu'en 1933), ainsi qu'avec Donnet et Unic pour rationaliser sa production. De cette association naissent les six-cylindres 2,5 et 2,9 litres de 1928. Des petites séries croisées de voitures de classe moyenne voient le jour mais toujours avec la marque de fabrique Delahaye: solidité et robustesse.
 
En 1929, le radiateur en V est remplacé par un radiateur à ailettes de type américain.  
1930, voit le lancement de deux nouvelles quatre-cylindres et d’une grosse six-cylindres. Le modèle 126, qui marque le renouveau de la marque.
 
En 1933, Delahaye rachète le constructeur Chaigneau-Brasier.
C'est à partir de cette année là que tout en conservant la fabrication secondaire de camions et de matériels incendie, que la marque s'oriente plus ouvertement vers le luxe et le prestige, sous l'impulsion de la famille Morane alors détentrice de la société.  
La participation aux grandes compétitions automobile devient une obligation.
 
En 1934, sortent la Super 12 de 2150 cm3 et la 18 CV Superlux, toutes deux dotées d'une suspension avant indépendante, chose encore très rare à cette époque. Une autre auto s'illustre par ses performances, mais sur circuit cette fois, c'est la mythique 135. Un véhicule pour la "Coupe des Alpes" est équipé d’un moteur de 120 cv.  La version client n’a que 110 cv qui atteignent 160 km/h de série.  
Cette même année, le modèle 135 reporte les 24h du Mans, le Rallye de Monte-Carlo...pour ne citer qu'eux.    
C'est sans aucun doute ce modèle qui contribuera le plus à la renommée de la marque.
 
Le rachat de Delage en 1935 suit parfaitement cette politique dictée vers le prestige tant Delage est déjà fort réputée.
 
En 1937, Delahaye lance la 145 dotée d'un V12 de 4,5 litres avec une boîte de vitesses Cotal et un essieu arrière De Dion ; elle atteint 265km/h avec ses 238 cv. En gagnant l'épreuve de Million avec René Dreyfus, la notoriété est encore un peu plus à son apogée.
La 165 V12 en est issu. Cette voiture, dessinée par Figoni et Falaschi fait sensation au Salon de Paris de 1938 avec sa couleur rouge vif, l'accentuation de ses lignes très aérodynamiques par une profusion de chromes, son pare-brise escamotable dans le tablier et le carénage de ses roues avant.  
 
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Delahaye se joint au Groupe français de l'automobile dont les initiales GFA figurent sur les emblèmes de radiateur de toutes les voitures d'après-guerre, même après la disparition de ce groupe en 1952.  
 
En 1946, les 134 et 135 Delahaye sont à nouveau fabriquées car toujours très demandées malgré la conjoncture, mais avec des moteurs plus puissants cette fois.  
L'avenir est plutôt morose pour les marques de voitures de luxes en ce lendemain de guerre où  reconstruction et économie sont les maîtres mots. Mais Delahaye grâce à sa gamme de camions et d'utilitaires ainsi que par sa gamme de matériel incendie survit sans trop de mal.

 
En 1948, sort le modèle 175 équipé d'un 4,5 litres et dotées de freins hydrauliques. Victorieuse au GP de l'ACF à Compiègne en 1949 ainsi qu'au Rallye de Monte-Carlo en 1951, et malgré ses 185 cv de série, cette voiture n'a pas le succès escompté.
En 1951, le modèle 235 de 3,5 litres voit le jour ainsi que la fabrication sous License de la...Jeep !
La 235 dérivé de la 135 d'avant guerre dont la conception, en plus d'être couteuse, était devenu un rien dépassée...le succès fut de courte durée et ce malgré le record qu'établira une 235 lors de la traversée du continent africain du Cap à Alger en 1953.
  
Mais la crise de l'automobile de luxe est là et Delahaye ne peut y échapper tout comme ses concurrents français.
En 1954, des pourparlers entre Delahaye et Hotchkiss conduisent à la fusion et à la marque Hotckiss-Delahaye. La messe est dite ; c'est la fin d'une époque.
Malgré beaucoup d’efforts, rien n'y fait, à partir de 1955, plus aucune voitures de tourisme ne sortira de ces usines...  
 




DELAHAYE  Type 135m  FIGONI & FALASCHI
TORPEDO CABRIOLET  

1936













DELAHAYE Type 135m  FIGONI & FALASCHI
COUPE

1937














DELAHAYE  Type 135ms  TORPEDO ROADSTER

1938












DELAHAYE  Type 165  FIGONI & FALASCHI
CABRIOLET

1939










DELAHAYE  Type 175s  SAOUTCHIK ROADSTER

1949

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