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23 janvier 2023 1 23 /01 /janvier /2023 08:00
LA MARCHE DU MONDE (2363) - DIMANCHE 22 JANVIER 2023

Dimanche 22 janvier 2023 -  Macron et Scholtz célèbrent le 60e anniversaire du Traité de l'Elysée

En visite à Paris à l'occasion du 60e anniversaire du traité de réconciliation entre l'Allemagne et la France, le chancelier allemand Olaf Scholz a évoqué le couple franco-allemand comme la «locomotive» de l'Europe ce 22 janvier. «L'avenir, au même titre que le passé, repose sur la coopération de nos deux pays, comme locomotive d'une Europe unie», a déclaré le chancelier qui a qualifié le «moteur franco-allemand» de «machine de compromis» permettant de «transformer les controverses et les intérêts divergents en une action convergente».

Succédant au chancelier allemand à la tribune, Emmanuel Macron a plaidé pour que la France et l'Allemagne deviennent «pionnières pour la refondation» de l'Europe, lors d'un discours à la Sorbonne. Le président français a notamment cité la nécessité de «bâtir un nouveau modèle énergétique », d'encourager «l'innovation et les technologies de demain» ou de favoriser une «Union européenne capable de s'assumer comme puissance géopolitique à part entière, en matière de défense, en matière spatiale, en matière diplomatique».

 

Soutien «indéfectible» à l'Ukraine

France et Allemagne soutiendront l'Ukraine «aussi longtemps que nécessaire» et de façon «indéfectible» contre l'agression russe, ont également promis dimanche les deux responsables politiques.

«Nous continuerons de fournir à l'Ukraine, aussi longtemps que nécessaire, tout le soutien dont elle aura besoin», a déclaré Olaf Scholz. «Ensemble, en tant qu'Européens, afin de défendre notre projet de paix européen».

Emmanuel Macron a réaffirmé lui aussi le «soutien indéfectible» des deux pays au peuple ukrainien «dans tous les domaines». «Après le 24 février, notre union ne s'est ni divisée ni dérobée à ses responsabilités», a ajouté Emmanuel Macron.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2363) - DIMANCHE 22 JANVIER 2023

Dimanche 22 janvier 2023 -  Gérald Darmanin : la cour d'appel de Paris se prononce mardi sur les accusations de viol le visant

La cour d'appel de Paris se prononce mardi sur le recours de Sophie Patterson-Spatz contre le non-lieu rendu en juillet dernier en faveur du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qu'elle accuse de l'avoir violée en 2009.

La chambre de l'instruction devrait se prononcer à 09H00 sur ce dossier très sensible pour celui qui, depuis son accession au ministère de l'Intérieur, est honni par de nombreuses voix féministes. Celles-ci considèrent anormale sa présence place Beauvau.

Lors d'une audience à huis clos le 13 décembre, en l'absence des deux principaux protagonistes, le parquet général avait requis la confirmation du non-lieu.

Dans ses réquisitions écrites consultées par l'AFP, le ministère public écartait "l'hypothèse d'accusations mensongères ou malveillantes" de Mme Patterson-Spatz, mais estimait qu"il ne peut être considéré qu'(elle) n'a pas consenti à l'acte sexuel".

L'avocate de la plaignante, Me Elodie Tuaillon-Hibon, évoquait au contraire un "viol par surprise" et un rapport sexuel "extorqué", "ni libre, ni consenti".

L'avocate avait dit son souhait d'avoir "enfin droit à un peu de justice", car "les éléments à charge pour le viol sont présents dans le dossier".

Les avocats du ministre de l'Intérieur, Mes Pierre-Olivier Sur et Mathias Chichportich, n'avaient eux pas souhaité réagir.

 

Une première plainte au printemps 2017

Mme Patterson-Spatz, 50 ans, a déposé une première plainte pour viol contre M. Darmanin au printemps 2017, pour des faits qui se seraient produits à Paris en 2009.

Elle s'était décidée à porter plainte après l'arrivée au gouvernement de celui-ci.

Après des enquêtes classées à trois reprises et des démêlés procéduraux, Mme Patterson-Spatz avait obtenu à l'été 2020 la désignation d'une juge d'instruction pour examiner ses accusations.

En 2009, la plaignante s'était adressée à Gérald Darmanin, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (devenu LR depuis), pour obtenir un appui alors qu'elle souhaitait faire réviser une condamnation de 2005 pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon.

Selon elle, il lui avait fait miroiter lors d'une soirée son possible appui via une lettre qu'il s'engageait à rédiger auprès de la Chancellerie, et avait demandé en échange une relation sexuelle.

La plaignante et le ministre reconnaissent tous les deux un rapport sexuel.

Mais Sophie Patterson-Spatz estime avoir été contrainte de "passer à la casserole" avec M. Darmanin quand celui-ci, alors âgé de 26 ans, lui aurait dit: "Vous aussi, il va falloir m'aider".

De son côté, le ministre de l'Intérieur affirme avoir "cédé aux charmes" d'une plaignante "entreprenante".

Un échange de SMS entre eux neuf mois plus tard est au cœur du dossier. Mme Patterson-Spatz lui écrit: "Abuser de sa position. Pour ma part, c'est être un sale con (...) Quand on sait l'effort qu'il m'a fallu pour baiser avec toi. Pour t'occuper de mon dossier".

M. Darmanin répond: "Tu as raison, je suis sans doute un sale con. Comment me faire pardonner ?"

La juge d'instruction avait placé M. Darmanin sous le statut de témoin assisté en décembre 2020 puis confronté le ministre et la plaignante pendant neuf heures en mars suivant, avant de rendre un non-lieu.

Dans son ordonnance de juillet, elle relevait comme le parquet général que "la sincérité des déclarations" de Sophie Patterson-Spatz quant à un viol "ne peut être remise en cause". Mais elle ajoutait que la plaignante avait "délibérément choisi d'avoir une relation sexuelle avec lui dans le but de voir son affaire pénale rejugée".

Gérald Darmanin a "pu légitimement se méprendre sur les intentions" de la plaignante même si dans le SMS, "il admet implicitement qu'il a pu profiter de la situation", avançait la juge d'instruction.

"Le droit ne se confond pas avec la morale", avait-elle toutefois considéré, estimant que la plaignante était "consentante au regard de la loi".

En juillet 2020, Gérald Darmanin s'était dit "tranquille comme Baptiste" concernant ces accusations, évoquant des faits remontant à sa "vie de jeune homme".

Une habitante de Tourcoing (Nord) avait aussi accusé M. Darmanin de l'avoir contrainte à des relations sexuelles en échange d'un logement et d'un emploi. L'enquête a été classée en 2018.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2363) - DIMANCHE 22 JANVIER 2023

Dimanche 22 janvier 2023 -  Décès suspects: sept plaintes déposées contre l'hôpital de Remiremont

L'hôpital de Remiremont dans les Vosges est accusé par des familles de patients décédés de mauvaises prises en charge de leur proches, des erreurs qui selon elles auraient mené à leur mort.

Sept plaintes ont été déposées pour l'instant après des décès de patients jugés suspects par leurs proches à l'hôpital de Remiremont (Vosges), a indiqué samedi à l'AFP le procureur de la République d'Epinal, Frédéric Nahon. "J'ai ouvert quatre informations judiciaires contre X pour homicide involontaire suite à des plaintes déposées par la famille des victimes, mettant en cause le centre hospitalier de Remiremont", a détaillé le magistrat.

"Une autre information judiciaire a été ouverte des chefs de blessures involontaires contre X" et "une ouverture d'information judiciaire des chefs de recherche des causes de la mort a été ouverte", a-t-il ajouté. Le procureur a également déclaré avoir reçu "une autre plainte pour homicide involontaire" pour laquelle une "ouverture d'information (judiciaire) est fort probable". "En tout, cela fait sept procédures", a-t-il résumé.

 

Une association de familles pour chercher d'autres cas de décès suspects

Contactée par l'AFP, Me Nancy Risacher, qui suit six des sept plaintes, indique être "en train (d'en) rédiger" une huitième pour homicide involontaire. Seul l'un de ses clients a, pour l'instant, été entendu par le juge d'instruction, a-t-elle indiqué. Me Risacher a indiqué, par ailleurs, avoir été contactée par "plusieurs autres personnes" et être en train d'examiner ces dossiers pour voir si d'autres plaintes pouvaient en sortir.

Angélique Souque, dont la mère est décédée en juillet à l'hôpital vosgien après une opération du col du fémur, a indiqué à l'AFP avoir déposé cette semaine les statuts d'une association de proches de patients décédés. Baptisée "AJC pour elles" -- les initiales d'Angélique et de ses soeurs Jennifer et Céline --, ses statuts ont été déposés jeudi à la préfecture des Vosges, selon l'accusé de réception électronique consulté par l'AFP.

Elle a pour but "d'aider, d'assister" et de "fédérer les familles" de patients décédés à l'hôpital de Remiremont, a précisé Mme Souque. Une douzaine de familles de patients devraient y adhérer prochainement, a-t-elle ajouté. Selon Mme Souque, l'association vise également à dépasser le cadre de l'hôpital de Remiremont pour rassembler d'éventuels autres cas de décès suspects de patients ailleurs en France.

 

Une prise en charge "selon les règles de l'art" se défend l'hôpital

Contacté par l'AFP, l'avocat de l'hôpital de Remiremont, Me Frédéric Berna, a déploré le "battage médiatique" autour du dossier, jugeant "audacieux de mener une campagne contre l'hôpital quand on sait les difficultés aujourd'hui des hôpitaux français". "Il y a des 'process' internes (à l'hôpital) qui pour l’instant démontrent qu'il n'y a pas de fautes particulières et s'il y a des enquêtes pénales, on ira s'expliquer (...) sereinement devant le juge", a-t-il ajouté.

Début janvier, des élus des Vosges avaient apporté leur soutien aux équipes du centre hospitalier de Remiremont, dénonçant des "campagnes de presse" ayant "pris pour cible" l'établissement. Fin décembre, la direction de l'hôpital s'était dite "désolée de la situation" et avait mis en avant une "prise en charge selon les règles de l'art". Selon le directeur Dominique Cheveau, ces plaintes vont permettre de faire la lumière sur les faits: "Nous ne demandons qu'à comprendre ce qui s'est passé".

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2363) - DIMANCHE 22 JANVIER 2023

Dimanche 22 janvier 2023 -  RT France, branche française de la chaîne russe RT, annonce sa "fermeture"

Dénonçant un acte de "censure", RT France, branche française de la chaîne russe RT suspendue dans l'Union européenne, a annoncé samedi sa fermeture à la suite du gel de ses avoirs, Moscou promettant des mesures de rétorsion contre les médias français en Russie. La France était le seul Etat membre de l'UE à héberger une filiale de Russia Today sur son sol, où elle était présente depuis 2017.

"Après 5 années d'acharnement, les autorités au pouvoir sont donc parvenues à leurs fins: la fermeture de RT France (...) La Direction générale du trésor a décidé de geler les comptes bancaires de RT France rendant impossible la poursuite de notre activité", a annoncé sur Twitter Xenia Fedorova, présidente et directrice de la chaîne. Cette décision fait suite au gel des comptes bancaires de la chaîne, rendu publique la veille.

Quelques heures plus tôt samedi, Moscou réagissait au gel des comptes en promettant des "mesures de rétorsion contre les médias français en Russie". "Elles resteront dans les mémoires si les autorités françaises ne cessent pas de terroriser les journalistes russes", a averti une source au sein de la diplomatie russe, citée par les agences de presse russes Ria Novosti et Tass.

 

"Sanctions européennes"

Interrogé par l'AFP, le ministère français de l'Economie avait expliqué vendredi que les avoirs de la chaîne avaient été gelés en application des sanctions européennes les plus récentes et non à l'initiative directe de l'Etat français. Contrairement aux sanctions initiales décidées après l'intervention militaire russe en Ukraine en février 2022, celles prises en décembre prévoient un "gel des avoirs" des entités visées, a précisé cette source.

Parmi ces entités figure "ANO TV Novosti, maison mère détenant RT France à 100%", ce qui explique donc par contrecoup le gel "des avoirs de RT France", a-t-elle poursuivi. Accusés d'être des instruments de "désinformation" du Kremlin, les médias Sputnik et RT (y compris sa version francophone RT France) ont été interdits de diffusion dans l'UE à partir du 2 mars 2022, à la télévision comme sur internet, à la suite d'un accord des Vingt-Sept peu après le début de l'invasion de l'Ukraine.

Saisie par RT France, la justice européenne avait confirmé cette décision en juillet. Ce paquet initial de sanctions interdisait seulement la diffusion des contenus de RT dans l'UE, et non leur production elle-même. Jusqu'à présent, RT France continuait donc de produire et diffuser des contenus, consultables malgré l'interdiction via un réseau privé virtuel (VPN), un service permettant de naviguer sur le web en contournant le blocage.

 

"Mesure arbitraire" selon la chaîne russe

Xenia Fedorova rejette en bloc les accusations visant la chaîne, assurant dans son communiqué samedi qu'elle a traité la guerre en Ukraine avec "vigilance" et de "manière équilibrée". Et de dénoncer une "mesure arbitraire", une "décision politique, en dehors de tout cadre juridique préalablement établi, c'est ce qu'on appelle de la censure". "Se pose la question de l'avenir du pluralisme des médias en France, de leur représentativité, de leur indépendance - au moins morale- de la liberté de penser et d'expression dans notre société", poursuit Mme Fedorova.

Dans un communiqué publié samedi soir, le Syndicat national des journalistes déplore une fermeture qui va provoquer "une centaine de licenciements". Licenciements visant "des salariés déjà durement éprouvés par les stigmatisations et amalgames qu'ils subissent depuis plusieurs mois, notamment sur les réseaux sociaux", poursuit le communiqué. Selon la présidente de la chaîne, 123 salariés français, dont 77 titulaires de la carte de presse, risquent aujourd'hui "de ne pas être payés de leur salaire du mois de janvier et vont perdre leur emploi".

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 janvier 2023 -  Crise au Pérou: évacuation des touristes bloqués au Machu Picchu, tensions à Lima

Quelque 400 touristes bloqués au pied du Machu Picchu en raison des troubles au Pérou ont été évacués samedi par les autorités qui ont fermé le célèbre site touristique inca. "Cet après-midi, 418 touristes nationaux (péruviens) et étrangers ont été transférés du village de Machu Picchu vers Cuzco", la capitale impériale inca et touristique du Pérou, a annoncé le ministère du Tourisme sur Twitter.

Le ministère a publié une photo du train qui relie  les deux villes et une autre des touristes à l'intérieur de celui-ci. Hormis la marche, le train est l'unique moyen de rejoindre le joyau touristique. Piscacucho est le village le plus proche relié au réseau routier. Les touristes étaient bloqués depuis plusieurs jours, des protestataires ayant endommagé les voies.

Les touristes, de toutes nationalités, s'étaient inscrits sur des listes vendredi à Aguas Calientes pour se faire évacuer. Samedi matin, les autorités ont annoncé "la fermeture du réseau de sentiers incas (accès terrestres, Chemin de l'Inca) et de la Llaqta (citadelle) du Machu Picchu (...) en raison de la situation sociale et pour préserver la sécurité des visiteurs", selon un communiqué du ministère de la Culture.

En décembre, quelque 300 touristes avaient déjà été bloqués au Machu Picchu avant d'être évacués par un train spécial avec des cheminots pour réparer la voie, encadrée par des forces de l'ordre. Le tourisme, vital pour l'économie, représente entre 3 et 4% du PIB et donne de l'emploi à toutes les strates de la population.

 

"Usage disproportionné" de la force

La matinée avait été endeuillée par un nouveau mort, un manifestant décédé des suites de ses blessures reçues vendredi lors de heurts entre policiers et protestataires à Ilave dans la région du Puno (sud, près de la Bolivie). Cela porte à 46 le nombre de morts depuis le 7 décembre et le début des protestations demandant la démission de la présidente Dina Boluarte, la dissolution du Parlement et la constitution d'une Assemblée constituante. En outre, 772 personnes ont été blessées, selon le Médiateur de la République.

Les troubles ont commencé après la destitution et l'arrestation du président de gauche Pedro Castillo, accusé d'avoir tenté un coup d'Etat en voulant dissoudre le Parlement qui s'apprêtait à le chasser du pouvoir. L'Union européenne a condamné samedi les violences et l'usage "disproportionné" de la force par la police. "L'UE appelle le gouvernement (...) à garantir un dialogue inclusif avec la participation de la société civile et des communautés concernées", selon le communiqué.

La crise est aussi le reflet de l'énorme fossé entre la capitale et les provinces pauvres qui soutenaient le président Castillo, d'origine amérindienne, et voyaient son élection comme une revanche sur ce qu'ils considèrent comme le mépris de la capitale. A Lima, au lendemain de deux journées de mobilisation, avec l'arrivée dans la capitale de manifestants venus des régions andines pauvres, la situation restait tendue.

Les forces de l'ordre ont investi dans la matinée l'université San Marcos au centre ville, pour en expulser de nombreux manifestants qui y logeaient depuis plusieurs jours.

 

"Abus"

Elles ont abattu le portail avec un véhicule blindé, puis ont fouillé les occupants des lieux, les obligeant parfois à se coucher sur le sol devant l'université, ont constaté des journalistes de l'AFP, avant d'en arrêter certains. "J'ai des proches qui sont là. Je suis inquiète. On ne sait pas ce qui peut se passer. Je ne sais pas de quoi on les accuse", a affirmé Luz Maria Ramirez, 62 ans, venue depuis Andahuaylsas (sud), épicentre des manifestations en décembre.

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies dans l'après-midi près de la police pour obtenir leur libération, certains brandissant des pancartes "Dina assassine". "C'est un abus (de pouvoir) ce qu'ils font. Ils les traitent de 'terroristes' mais ce sont des paysans qui revendiquent. Nous sommes venus les soutenir pour qu'ils soient libérés", affirme Dalila Sanchez, 64 ans, sans emploi. La police les a dispersés en début de soirée, avec des tirs de gaz lacrymogène. D'autres petits groupes ont manifesté dans la capitale avec les mêmes revendications.

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 janvier 2023 -  Le Burkina Faso demande le départ des troupes françaises d'ici un mois

Le Burkina Faso a demandé cette semaine le départ des troupes françaises de son sol dans un délai d'un mois, dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays depuis plusieurs mois et alors que Moscou tente d'avancer ses pions.

"Le gouvernement burkinabè a dénoncé mercredi dernier l’accord qui régit depuis 2018 la présence des forces armées françaises sur son territoire", a indiqué l'Agence d'information burkinabè (AIB).

"Cette dénonciation faite le 18 janvier 2023 donne selon les termes de l’accord du 17 décembre 2018 un mois aux Forces armées françaises pour quitter le territoire burkinabè", poursuit l'agence nationale.

Selon une source proche du gouvernement, les autorités ont demandé "le départ des soldats français dans un bref délai". "Ce n'est pas la rupture des relations avec la France. La notification concerne uniquement les accords de coopération militaire", a-t-elle précisé.

Mardi, le président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir dans un putsch fin septembre, le deuxième en huit mois, avait affirmé devant des étudiants que le "combat pour la souveraineté" était "engagé". "Dans les heures à venir vous verrez un certain nombre d'informations tendant à revoir nos relations avec certains Etats", avait-il prévenu.

D'après des sources proches du dossier consultées par l'AFP, l'option privilégiée par la France serait de redéployer ces forces spéciales dans le sud du Niger voisin, où sont déjà déployés près de 2.000 militaires français.

Plusieurs manifestations, la dernière vendredi, ont récemment eu lieu à Ouagadougou pour exiger le retrait de la France de ce pays sahélien, qui héberge un contingent de près de 400 forces spéciales françaises.

 

"La Russie, choix de raison"

La semaine dernière, Paris avait dépêché la secrétaire d'Etat Chrysoula Zacharopoulou pour y rencontrer le président de transition.

"La France n'impose rien, elle est disponible pour inventer un avenir ensemble", a-t-elle martelé, assurant ne vouloir "influencer aucun choix, ni aucune décision, personne ne peut dicter ses choix au Burkina".

Les autorités du Burkina ont récemment manifesté leur volonté de diversifier leurs partenariats notamment en matière de lutte contre le jihadisme qui mine ce pays depuis 2015.

Le capitaine Ibrahim Traoré s'est donné pour objectif "la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes".

Jeudi, le Burkina Faso a été endeuillé par une série d'attaques dans plusieurs régions du nord et du nord-ouest du pays faisant une trentaine de morts, dont une quinzaine de Volontaires de la défense de la patrie (VDP), des supplétifs de l'armée.

Parmi les nouveaux partenaires envisagés par Ouagadougou, la question d'un éventuel rapprochement avec la Russie est régulièrement évoquée.

"La Russie est un choix de raison dans cette dynamique", et "nous pensons que notre partenariat doit se renforcer", a souligné la semaine dernière le Premier ministre burkinabè Apollinaire Kyélem de Tembela, à l'issue d'une entrevue avec l'ambassadeur de Russie Alexey Saltykov. Début décembre, il avait fait une visite discrète à Moscou.

L'été dernier, la junte au pouvoir au Mali voisin avait intimé aux forces françaises de quitter le pays après neuf ans de présence.

De multiples sources rapportent que la junte malienne a commencé à faire venir dès fin 2021 le groupe paramilitaire russe Wagner, dont les agissements sont décriés dans différents pays, ce que la junte dément.

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 janvier 2023 -  Twitter : Elon Musk annonce un nouvel abonnement plus cher pour masquer les pubs

Le propriétaire de Twitter Elon Musk a annoncé samedi, dans une série de messages sur son réseau social, que ce dernier proposera prochainement un "abonnement plus cher qui permettra de ne plus avoir de publicité".

Il s'agirait d'un changement radical de modèle économique de la part de Twitter, qui s'est jusqu'ici appuyé sur la publicité ciblée pour obtenir des revenus, avant le lancement d'un premier abonnement payant à la mi-décembre.

Ce nouvel abonnement zéro pub s'intègrera à une stratégie plus large, annoncée par le milliardaire américain via un tweet, de remise à plat de la présence de la publicité sur le réseau social.

"Les publicités sont trop fréquentes et trop grosses sur Twitter. Nous allons agir sur ces deux paramètres dans les prochaines semaines", a écrit M. Musk.

 

De grosses difficultés économiques

Le réseau social est confronté à de grosses difficultés économiques depuis son rachat par M. Musk fin octobre. L'entreprise a dans un premier temps licencié environ la moitié de ses 7.500 salariés.

Fin décembre, celui qui est également aux commandes de Tesla et SpaceX avait estimé que Twitter pourrait réaliser un chiffre d'affaires d'environ trois milliards de dollars cette année, ce qui équivaudrait à une contraction de 41% par rapport à 2021.

Les différentes décisions prises par M. Musk ont en effet fait fuir une part non négligeable des principaux annonceurs, effrayés par le retour sur la plateforme de personnes initialement bannis pour des commentaires racistes ou complotistes.

Mercredi, l'entreprise a réalisé une vente aux enchères, proposant pas moins de 631 lots de mobilier et objets de décoration, parmi lesquels une immense installation lumineuse représentant le célèbre oiseau bleu, adjugée pour 40.000 dollars.

Afin de compenser la fuite des annonceurs, le multimilliardaire, qui a expliqué avoir dû "réduire les coûts comme un dingue" afin d'éviter une cessation de paiement, compte sur les formules d'abonnement, à commencer par Twitter Blue, proposé entre 8 et 11 dollars par mois selon le mode de souscription, et donc cette nouvelle offre à venir sans publicité.

Depuis environ un mois, Elon Musk cherche par ailleurs son successeur à la tête de la société de San Francisco, après qu'un sondage a montré que 57% des quelque 17 millions d'utilisateurs participants sont favorables à son départ.

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 janvier 2023 -  Guerre en Ukraine: la Pologne qualifie d'«inacceptable» l'attitude de l'Allemagne sur les chars Leopard

Le premier ministre polonais (photo) a qualifié dimanche d'«inacceptable» le refus de Berlin de fournir des chars lourds Leopard à Kiev qui les réclame instamment où moment où les Russes sont à l'offensive.

«L'attitude de l'Allemagne est inacceptable. Cela fait presque un an que la guerre a commencé. Des innocents meurent chaque jour. Les bombes russes font des ravages dans les villes ukrainiennes. Des objets civils sont attaqués, des femmes et des enfants sont assassinés», a déclaré Mateusz Morawiecki à l'agence PAP.

Ses déclarations interviennent deux jours après une réunion d'une cinquantaine de pays sur la base américaine de Ramstein en Allemagne. Les alliés de l'Ukraine y ont annoncé de nouvelles livraisons d'armes substantielles à l'Ukraine mais ne sont pas parvenus à s'entendre sur la livraison de chars lourds, malgré les demandes répétées de l'Ukraine.

Le premier ministre polonais a dit attendre «une déclaration claire» de Berlin autorisant l'envoi des Leopard, dont elle est productrice, par des pays qui en disposent.

La Pologne qui déclare être prête à livrer 14 Leopard à Kiev indique être en discussions avec une quinzaine de pays à ce sujet. En cas de refus de Berlin de fournir des Leopard à Kiev, «nous mettrons sur pied une petite coalition de pays prêts à faire don de certains de leurs équipements modernes, de leurs chars modernes, à une Ukraine en difficulté», a déclaré le chef du Mateusz Morawiecki.

Samedi, les trois ministres des Affaires étrangères des pays baltes avaient de leur côté exhorté Berlin «à fournir dès maintenant des chars Leopard à l'Ukraine», invoquant «la responsabilité particulière» de l'Allemagne, «première puissance européenne».

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 janvier 2023 -  Retraites : des journées d'action possibles pendant les vacances de février, déclare Martinez

D'ici là, une nouvelle journée de mobilisation est déjà prévue le 31 janvier, durant laquelle le secrétaire général de la CGT «espère faire encore plus fort» que lors des manifestations de jeudi.

Les vacances scolaires de février seront-elles télescopées par le mouvement social contre la réforme des retraites ? Philippe Martinez ne l'écarte pas. «À partir du moment où le gouvernement s'entête sur ce qui fait conflit, oui il y a la possibilité qu'il y ait des journées d'action pendant les vacances scolaires», a indiqué le secrétaire général de la CGT dimanche sur le plateau du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Les dates de ces vacances d'hiver sont différentes en fonction des zones. Cette année, elles s'étaleront du 4 février au 6 mars. D'ici là, une nouvelle journée de mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle est déjà prévue le 31 janvier. Si Philippe Martinez s'est félicité du succès de la première journée de manifestations du 19 janvier, qui a rassemblé entre 1 et 2 millions de personnes dans les rues, il «espère faire encore plus fort le 31».

 

«L'avenir n'est pas écrit»

D'ici cette nouvelle journée de mobilisation, le leader cégétiste a confirmé qu'il y aurait «tous les jours des initiatives dans les entreprises et les départements», citant par exemple les actions déjà prévues dans les secteurs pétrolier et de l'énergie. Ces initiatives pourront prendre la forme par exemple de grèves, «qui peuvent aller jusqu'à des grèves reconductibles», a-t-il précisé. Les transports ferroviaires pourraient également être concernés.

Si les sondages montrent l'opposition d'une majorité de Français à cette réforme des retraites, ils mettent aussi en lumière une certaine résignation, puisque la plupart des sondés anticipent que le projet de loi va passer. Pour Philippe Martinez, il est important «de montrer que l'avenir n'est pas écrit et que ça dépend de la mobilisation». «Il y a des mobilisations qui ont permis d'empêcher une loi ou de ne pas appliquer une loi, comme le CPE (contrat première embauche, NDLR)», a-t-il souligné. À quelques jours du début des discussions sur le texte au Parlement, le syndicaliste a par ailleurs estimé que «le débat seul à l'Assemblée nationale ne suffira pas à faire reculer le gouvernement».

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 janvier 2023 -  Guerre en Ukraine: la Russie dit progresser vers deux villages de la région de Zaporijjia

L'armée ukrainienne a indiqué de son côté que «plus de 15 localités ont été visées par de l'artillerie» russe samedi dans la région.

L'armée russe progresse en direction de deux villages de la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, où les affrontements avec les troupes de Kiev se sont intensifiés cette semaine, a affirmé dimanche un dirigeant de l'autorité régionale d'occupation installée par Moscou. «Le front est mobile, en particulier dans deux directions: Orikhiv et Gouliaïpolé», a déclaré Vladimir Rogov à l'agence de presse russe Ria Novosti.

Ces deux villes, chacune d'environ 15.000 habitants avant la guerre, se trouvent respectivement à 65 km et 100 km au sud-est de Zaporijjia, capitale de la région éponyme, contrôlée par les troupes ukrainiennes. Selon Vladimir Rogov, «l'initiative est entre nos mains» et des combats sont en cours dans ces zones.

Dans son bulletin matinal, l'armée ukrainienne a seulement indiqué que, samedi, «plus de 15 localités avaient été visées par de l'artillerie» russe dans la région de Zaporijjia. Samedi également, l'armée russe avait affirmé avoir mené des «opérations offensives» dans cette région, prenant au passage «des lignes et des positions avantageuses».

Plus tôt cette semaine, Vladimir Rogov avait, pour sa part, indiqué que «l'intensité des hostilités» avait «fortement» augmenté «sur toute la ligne de front» dans cette région du sud de l'Ukraine.

La ligne de contact entre les armées ukrainienne et russe dans la région de Zaporijjia est stabilisée depuis plusieurs mois sans combat majeur à l'inverse des régions de Donetsk (Est) et Kherson (Sud).

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 janvier 2023 -  Landes : premier cas de grippe aviaire en élevage

Une «suspicion forte» d'influenza aviaire a par ailleurs été relevée dans un autre élevage landais de canards, à Saint-Sever, dans l'est du département.

Un foyer de grippe aviaire a été détecté dans un élevage de canards des Landes, le premier de l'hiver dans ce département grand producteur de foie gras, selon un arrêté préfectoral publié samedi soir. Le foyer se situe à Cagnotte, au sud de Dax, en dehors du périmètre de vide sanitaire qui avait été mis en place entre le 15 décembre et le 15 janvier dans les 68 communes du Sud-Ouest, principalement landaises, où la densité en élevage de palmipèdes est particulièrement importante.

Une «suspicion forte» d'influenza aviaire a, par ailleurs, été relevée dans un autre élevage landais de canards, à Saint-Sever, dans l'est du département, selon la préfecture. La France comptait au 19 janvier 283 cas de grippe aviaire en élevage de volailles, principalement dans l'ouest du pays (région Pays de la Loire), selon le ministère de l'Agriculture.

Entre le 1er août et le 21 décembre, 3,3 millions d'animaux ont été abattus en France à cause de cette épizootie, dont une moitié de canards. La précédente vague, entre fin novembre 2021 et mi-mai 2022, avait entraîné l'euthanasie de plus de 20 millions de volailles en France.

La grippe aviaire touche l'Europe entière: entre octobre 2021 et septembre 2022, plus de 50 millions d'oiseaux ont été euthanasiés dans les seuls élevages infectés, sans compter les abattages préventifs d'animaux sains autour des foyers, selon les autorités sanitaires européennes.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2363) - DIMANCHE 22 JANVIER 2023

Dimanche 22 janvier 2023 -  Pollution aux billes de plastique : une centaine de manifestants sur une plage de Pornic

Une centaine de personnes ont participé samedi à une action de ramassage sur une plage de Pornic (Loire-Atlantique) pour dénoncer la pollution aux micro-billes de plastique échouées à cet endroit et sur d'autres plages du nord-ouest ces dernières semaines. «On pense que c'est un conteneur qui, peut-être, s'était abîmé il y a certain temps, et qui, avec les tempêtes récentes, s'est ouvert», répandant ainsi les pellets le long des rivages, a expliqué Lionel Cheylus, porte-parole de l'ONG Surfrider foundation.

Ces pellets, aussi appelées GPI (granulés plastiques industriels) ou «larmes de sirènes», sont fondus «pour fabriquer tous les objets en plastique du quotidien», a poursuivi Lionel Cheylus. «On a trouvé des pellets en décembre dans le Finistère, ça a ensuite été aux Sables d'Olonne, après ça a été ici à Pornic (...), vendredi, c'était encore à Noirmoutier. C'est une pollution qui se déplace», a ajouté le porte-parole de l'ONG Surfrider, à l'initiative de la manifestation.

Sur la plage, des personnes de tous les âges ont gratté le sable pendant deux heures pour ramasser ces micro-billes rondes et blanches, qui font la taille d'un grain de riz. Avec le passage récent de la tempête Gérard, les pellets étaient difficiles à trouver pour les manifestants qui ont écrit sur leurs pancartes: «Pollution plastique = industrie coupable!» et «Du poison pour les poissons».

«C'est plus symbolique qu'autre chose: je ne pense pas qu'on va ramasser tout le conteneur!», a ironisé Annick, une retraitée qui avait rempli le fond d'un pot de yaourt avec quelques dizaines de pellets. Il faudrait qu'on ait une «définition claire au niveau international, comme quoi il s'agit là de produits dangereux, et une fois qu'on a cette condition qui est remplie et reconnue, à ce moment-là, qu'il y ait une couleur spécifique des conteneurs permettant d'identifier qu'il y a de la dangerosité», a souhaité Joël Guerriau, sénateur de Loire-Atlantique.

Le maire de Pornic, Jean-Michel Brard, était aussi présent sur la plage. Il a porté plainte contre X lundi suite à cette pollution, de même que le maire des Sables d'Olonne, Yannick Moreau, et la présidente de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais. «L'État est aux côtés des associations, et je vous annonce que nous intentons une action en justice», a indiqué à l'AFP le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, qualifiant les GPI de «cauchemar environnemental».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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