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18 janvier 2023 3 18 /01 /janvier /2023 08:00
LA MARCHE DU MONDE (2358) - MARDI 17 JANVIER 2023

Mardi 17 janvier 2023 -  Retraites : la CGT menace de «s'occuper» des élus partisans de la réforme, les politiques dénoncent une «intimidation»

La branche Énergie du syndicat évoque la possibilité de provoquer des coupures de courant ciblant spécifiquement les défenseurs du texte du gouvernement.

Tous les moyens semblent bons pour faire reculer l'exécutif. Comme l'a affirmé lundi à des journalistes son secrétaire général, Sébastien Menesplier, la Fédération CGT des mines et de l'énergie (FNME-CGT) envisage des coupures ciblées contre les élus qui soutiendront la réforme des retraites. «On va aller voir ceux qui veulent la soutenir, ceux-là on va s'occuper d'eux. On va aller les voir dans leurs permanences, on va aller discuter avec eux, et puis si d'aventure ils ne comprennent pas le monde du travail on les ciblera dans les soupires qu'on saura organiser», a-t-il affirmé lors d'une rencontre au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis). «On sera vigilant pour ne pas avoir de dommages collatéraux, l'objectif n'est pas de se mettre à dos les usagers», a-t-il précisé.

Le mode d'action n'est pas nouveau, et a déjà été employé en 2019, là aussi contre la réforme des retraites. Le syndicat avait alors revendiqué des coupures d'électricité volontaires, privant des dizaines de milliers de foyers. Selon Philippe Martinez, son organisation était même prête à «amplifier ce genre de méthode» à l'avenir.

Directement ciblées, plusieurs personnalités politiques ont rapidement réagi pour dénoncer ces menaces. Sur France Info lundi, la chef de file des députés de la majorité, Aurore Bergé, a déclaré que «les intimidations et menaces n'ont pas leur place en démocratie». Sur le même plateau le lendemain matin, Xavier Bertrand a dénoncé une «pression» et une «intimidation». «Non seulement c'est inacceptable, mais c'est illégal, et si de telles pratiques sont opérées, je demande au gouvernement de prendre les sanctions qui s'imposent», a-t-il affirmé.

 

«Marquer les esprits»

«C'est une menace qui est inacceptable en démocratie», a aussi estimé le président des Républicains, Éric Ciotti, au micro de BFMTV. «En démocratie, chacun s'exprime, c'est le Parlement qui décide, c'est pas les blocages, c'est pas les prises en otage», a-t-il poursuivi.

Invitée sur LCI, l'écologiste Sandrine Rousseau a de son côté tenu un discours quelque peu différent. Sans s'y montrer totalement favorable, la députée a évoqué «une méthode qui vise à marquer les esprits». Et de justifier : «En l'occurrence, je pense que la colère est en train de monter contre cette réforme des retraites qui est inutile, et ils utilisent toutes les mesures qui sont à leur portée.»

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2358) - MARDI 17 JANVIER 2023

Mardi 17 janvier 2023 -  Retraites : opposé au texte, Xavier Bertrand «assume» une «divergence» avec Éric Ciotti

Le président des Hauts-de-France dit se battre pour «plus de justice» et juge ce combat incompatible avec le texte du gouvernement.

Xavier Bertrand ne sera pas directement concerné par le vote au Parlement, mais cela ne l'empêche pas de faire entendre sa voix. Invité sur France Info ce mardi, le membre des Républicains, et président de son nouveau parti «Nous France», a reconnu une «divergence» avec Éric Ciotti sur la réforme des retraites. Le patron des LR soutient le texte du gouvernement grâce aux garanties obtenues, tandis que l'élu des Hauts-de-France s'y oppose. «Je crois profondément à la valeur travail, à ceux qui l'incarnent. Donc je me bats aussi pour ceux qui ont l'impression de vivre une injustice avec cette réforme», a-t-il déclaré.

«On a une divergence, c'est très clair», a ainsi souligné Xavier Bertrand, en précisant se battre «pour plus de justice». «C'est pas une question de fronde en interne», a-t-il également balayé, alors que certains députés LR expriment leurs réticences à voter le texte à venir. «Le gouvernement va se servir de l'obstruction de La France insoumise et du Front national pour que ce texte à l'Assemblée nationale ne fasse certainement pas l'objet d'un vote», prévoit de toute façon l'élu.

Pour Xavier Bertrand, il s'agit d'une réforme «indispensable» mais dont le contenu, comme le timing, pose problème. «Il y a quand même d'autres priorités à traiter dans notre pays», a-t-il ainsi estimé. Avant de dénoncer le fait que «les sacrifiés» soient «ceux qui ont commencé à travailler entre 18 et 20 ans».

Le président de région ne compte pas pour autant descendre dans les rues, car il considère que ce n'est pas «le rôle d'un responsable politique». Celui-ci est plutôt «d'apporter des solutions, de faire des propositions qui sont tout à fait acceptables». «Parce que ce que je mets sur la table aujourd'hui, c'est pas grand-chose pour le gouvernement, mais c'est énorme pour les millions de Français concernés», a-t-il défendu.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2358) - MARDI 17 JANVIER 2023

 

Mardi 17 janvier 2023 -  À Davos, Pékin joue l'ouverture et tourne la page du Covid

.Après trois ans de pandémie, la Chine affiche son retour sur la scène économique mondiale et invite les investisseurs étrangers à revenir.

«Vous, chers amis de la communauté internationale, vous êtes les bienvenus en Chine». La conclusion du discours du vice-premier ministre chinois, mardi au Forum de Davos, résume bien son propos. Trois ans après l'irruption de la pandémie de Covid-19, qui a émergé à Wuhan, Pékin affiche son retour dans le concert économique des nations.

Xi Jinping a dépêché dans la station des Alpes suisses une délégation conduite par son vice premier ministre, Liu He, anglophone rompu aux négociations internationale. Comme l'indique Klaus Schwab, le fondateur du Forum économique mondial, Liu, au sommet de l'État, joue un rôle clé dans l'économie et la technologie chinoise.

Ce n'est qu'à la fin de son discours que Liu He a évoqué l'épidémie de Covid dont les cas ont explosé en Chine depuis la fin, en décembre, de la politique «zéro Covid». «Nous avons dépassé le pic des infections, nous sommes en train de revenir à la normale», même si «cela prend un peu plus de temps qu'anticipé». La quarantaine pour les étrangers est levée, qui sont les bienvenus dans l'empire du Milieu, sous réserve de produire un test Covid négatif.

Liu He n'était pas venu à Davos depuis 2018. En janvier 2020, le Forum accueillait une délégation chinoise importante alors que l'on parlait - un peu - de cette mystérieuse pneumonie qui sévissait à Wuhan. L'édition 2021 du Forum fut annulée pour cause de Covid. Lors de la réunion 2022, reportée au mois de mai, les Chinois étaient absents.

«Quelles que soient les avancées technologiques», a exprimé Liu en évoquant les visioconférences, «rien ne remplace les rencontres en présentiel. J'ai rencontré de vieux amis ces derniers jours; j'espère vous aider à mieux comprendre la Chine». Brossant le tableau du redressement économique après le trou d'air lié à la politique des confinements massifs, le dirigeant chinois a expliqué que la priorité est «à la demande intérieure», laquelle sera soutenue par une politique budgétaire «active» et une politique monétaire «prudente». Passant sous silence la mise au pas de plusieurs géants de la tech dont le fondateur d'Alibaba Jack Ma, Liu assure «travailler au développement sain du secteur privé». Tout étant dans l'interprétation de l'adjectif «sain». Si «certains disent que la Chine se tourne vers l'économie planifiée, c'est impossible», s'est-il défendu. Le vice-premier ministre compte bien «attirer les investissements étrangers».

 

Pour «une remondialisation économique»

La croissance de la deuxième économie mondiale pourrait atteindre 4,8% selon les prévisions de Barclays. Son patron Europe, Francesco Ceccato, met en garde sur un rebond vigoureux de la Chine qui pourrait générer de nouvelles tensions sur le pétrole, le gaz et les matières premières.

Liu He a tenu à rassurer les investisseurs sur les risques financiers liés à l'immobilier qui seraient en passe d'être circonscrits. En rappelant que ce secteur est un pilier de l'économie chinoise, représentant «40% des prêts bancaires, 50% des ressources fiscales des gouvernements régionaux et 60% des actifs des ménages urbains». Lesquels actifs vient leur valeur décliner, comme l'a reconnu Liu notant une baisse des transactions.

 

 

 

 

 

 

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Mardi 17 janvier 2023 -  Brésil : Jair Bolsonaro reconnaît avoir commis «quelques erreurs» durant son mandat

L'ex-président du Brésil Jair Bolsonaro a avoué «quelques erreurs» durant son mandat devant des sympathisants aux États-Unis, selon une vidéo publiée lundi 16 janvier. «En quatre ans, tous les jours étaient des lundis. Y a-t-il eu des manquements, oui, c'est logique. Nous avons fait quelques erreurs», a déclaré Jair Bolsonaro à ses partisans.

L'ancien dirigeant d'extrême droite a quitté le Brésil le 30 décembre, deux jours avant la passation avec son successeur de gauche Lula, qui l'a battu dans les urnes à l'élection présidentielle d'octobre.

Dans l'extrait mis en ligne par le site d'information Metrópoles, ses partisans lui conseillent de ne pas retourner au Brésil, où la Cour suprême l'a récemment inclus dans une enquête pour son rôle dans les saccages des lieux de pouvoir du 8 janvier.

 

1200 personnes incarcérées

Ce jour-là, des milliers de personnes identifiées comme des bolsonaristes ont envahi le siège de la présidence, le Congrès et la Cour suprême, refusant de reconnaître le résultat de l'élection. «Je déplore ce qu'il s'est passé», a regretté Jair Bolsonaro, qualifiant ces événements d'«incroyables». Des infrastructures, des œuvres d'art inestimables et du mobilier faisant partie du patrimoine national ont été détruits lors des émeutes. Près de 1200 personnes ont été incarcérées pour des faits qualifiés de «terroristes» par le gouvernement de Lula, en poste depuis le 1er janvier.

Jair Bolsonaro, resté isolé et quasiment muet durant ses dernières semaines de mandat, a condamné les «saccages» et nié toute implication dans les assauts.

Durant la dramatique crise du Covid, qui a fait au moins 687.000 morts au Brésil, son manque d'empathie a choqué une grande partie de la population et a poussé une commission d'enquête parlementaire à réclamer son inculpation pour «crime contre l'humanité». Durant son mandat, la déforestation annuelle moyenne en Amazonie brésilienne a bondi en outre de 75,5% par rapport à la décennie précédente. Lui sont également reprochées des dépenses excessives durant son mandat avec la carte de crédit présidentielle, comme les 10.000 euros dans une boulangerie le lendemain du mariage de son fils.

S'inscrivant dans le sillage de son président, Xi Jinping, qui s'était fait le chantre de la mondialisation à Davos en 2017, Liu a rejeté «l'unilatéralisme» et plaidé pour «une remondialisation économique» dans un «monde fragmenté», thème central du Davos 2023. Le responsable chinois a défendu la coopération internationale pour lutter contre le changement climatique. Son pays vise la neutralité carbone en 2060.

«Les Chinois nous disent qu'ils veulent continuer à faire des affaires», confirme Jean-Marc Ollagnier, PDG d'Accenture Europe, la branche européenne du géant du conseil qui emploie plus de 700.000 personnes dans le monde. Le patron français faisait d'ailleurs partie des hommes d'affaires que Liu He avait prévu de rencontrer durant son séjour à Davos. Le rendez-vous le plus sensible pour le dirigeant chinois est prévu mercredi, à Zurich, où se situe l'aéroport international le plus proche de Davos, avec Janet Yellen, la secrétaire américaine au Trésor, sur fond de tensions persistantes entre Pékin et Washington.

 

 

 

 

 

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Mardi 17 janvier 2023 -  De femme au foyer à ennemi public numéro un : la trajectoire hors norme de l'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa

La militante s'était portée candidate à la présidentielle de 2020 «par amour», après l'arrestation de son mari. Elle est jugée par contumace à partir de ce mardi pour «haute trahison» et «conspiration».

«Un destin n'est pas une punition», écrivait Camus. Celui de Svetlana Tikhanovskaïa s'apparente pourtant à un long chemin de croix. Quand cet enfant de l'Union soviétique a été mise au monde, un beau jour de septembre 1982, rien n'indiquait qu'elle deviendrait plus tard l'égérie d'un pays traînant comme un boulet son héritage communiste. Née de parents modestes, dans une ville moyenne de la République socialiste soviétique de Biélorussie, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière ukrainienne, Svetlana Tikhanovskaïa a mené une enfance et une jeunesse banales et sans histoire.

Pourtant, elle est à partir de ce mardi 17 janvier jugée par contumace pour de multiples accusations, dont celles de «haute trahison», de «conspiration pour prendre le pouvoir de manière inconstitutionnelle» et de «création et conduite d'une organisation extrémiste». Le prix à payer pour avoir osé prendre les rênes de l'opposition lors de la dernière élection présidentielle, en 2020.

Sa vie bascule lorsqu'elle rencontre Sergueï, au début des années 2000. Elle est étudiante à l'Université de pédagogie de Mozyr et se destine à devenir traductrice et professeur d'anglais, lui est patron de boîte de nuit. C'est le «coup de foudre», racontera-t-elle plus tard. Après leur mariage, Sergueï se lance sur YouTube. Il devient rapidement célèbre pour ses vidéos dénonçant les salaires mirobolants des politiques biélorusses, à une époque où le président Alexandre Loukachenko tient le pouvoir d'une main de fer depuis 1994.

 

Une vie de sacrifices

En 2020, le YouTubeur fort en gueule décide d'aller plus loin. Sans illusions, il se présente à l'élection présidentielle face à celui qu'il surnomme audacieusement le «cafard». Pendant plusieurs semaines, il sillonne la Biélorussie pour poser les questions qui dérangent. Mais à trois mois du scrutin, Sergueï Tikhanovski voit sa candidature refusée. Il est arrêté et condamné à 18 ans de prison pour «organisation de troubles massifs» et «incitation à la haine dans la société», entre autres motifs. «Loukachenko l'a vu comme une menace», expliquait récemment au Figaro Svetlana Tikhanovskaïa. Depuis, elle n'a pas revu son mari.

«Par amour», la jeune femme décide alors de se présenter à sa place et de poursuivre son combat. À la surprise générale, sa candidature est acceptée. Le pouvoir la considérait sans doute comme moins dangereuse que son époux. «J'abandonne ma vie tranquille pour (Sergueï), pour nous tous», se justifiera-t-elle plus tard, lors d'un de ses derniers meetings de campagne, à Minsk, devant plus de 60.000 personnes. «Je suis fatiguée de tout devoir supporter, je suis fatiguée de me taire, je suis fatiguée d'avoir peur. Je n'ai pas voulu devenir une politicienne. Mais le destin a décrété que je devais me trouver en première ligne face à l'arbitraire et l'injustice».

J'espère que ceux qui jubilent en me traitant de « ménagère » et racontent que je refuse de travailler réalisent de quoi ils parlent.

À cette époque, la jeune femme a cessé son activité professionnelle pour s'occuper de ses deux enfants, âgés aujourd'hui de 12 et 7 ans. Elle se consacre notamment à son fils aîné, atteint de surdité, et écume les cabinets de rééducation depuis plusieurs années pour l'aider à surmonter son handicap. «J'espère que ceux qui jubilent en me traitant de 'ménagère' et racontent que je refuse de travailler réalisent de quoi ils parlent», confiera-t-elle, pendant la campagne, au journal Svobodnye Novosti Plus, en réponse à ceux, dont Loukachenko lui-même, qui se moquent de son statut de mère au foyer.

 

 

 

 

 

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Mardi 17 janvier 2023 -  FFF: enquête ouverte contre Noël Le Graët pour harcèlement moral et sexuel

L'étau se resserre de plus en plus autour de Noël Le Graët. Dans un contexte plus que jamais explosif. Le patron du football français, mis en retrait de sa fonction par le Comité exécutif de la FFF mercredi dernier jusqu'aux conclusions de l'audit diligenté par le ministère des Sports, se retrouve désormais visé par une enquête. Son maintien à la tête de la «3F» apparaît aujourd'hui plus que jamais compromis.

Une enquête pour harcèlement moral et harcèlement sexuel a été ouverte lundi à la suite du signalement pour «outrage sexiste» visant le président de la Fédération française de football, a indiqué mardi le parquet de Paris. L'enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Ce signalement a été effectué après le témoignage de Sonia Souid, agente de plusieurs internationales françaises, recueilli par les auditeurs de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR), selon le quotidien Le Monde. Cette dernière a publiquement dénoncé la semaine dernière, auprès du quotidien L'Équipe et sur RMC, le comportement jugé sexiste de celui qui préside la FFF depuis 2011. «Il m'a dit en tête à tête, dans son appartement, très clairement, que si je voulais qu'il m'aide, il fallait passer à la casserole», a-t-elle affirmé.

 

Lors du Comex, Le Graët assurait n'avoir «rien fait»

Ce week-end, le dirigeant de 81 ans s'est étonné «des fuites» dans la presse. «À ce stade je ne connais ni les faits qui me sont reprochés ni les personnes qui en sont à l'origine, a-t-il réagi dans un communiqué transmis à l'AFP. Plus généralement je m'étonne que des informations puissent être divulguées alors même que le rapport provisoire ne m'a pas encore été transmis et que je n'ai pas été en mesure de faire valoir mes observations sur celui-ci».

Lors du Comex de la FFF mercredi dernier, le patron du football français, fidèle à sa posture initiale, avait juré devant ses collaborateurs n'avoir «rien fait» sur le sujet du harcèlement. Très (trop?) serein, il avait même avoué lors de la réunion qui avait acté sa mise en retrait et la mise à pied de sa directrice générale Florence Hardouin, que les conclusions de l'audit viendraient confirmer son innocence. Profondes convictions ou déni invraisemblable .... Toujours est-il qu'avec l'ouverture de cette enquête, l'avenir de Noël Le Graët à la tête de la plus puissante fédération sportive de France ne tient plus qu'à un fil.

 

 

 

 

 

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Mardi 17 janvier 2023 -  La population augmente mais les naissances baissent en France

La France comptait plus de 68 millions d'habitants au 1er janvier 2023, soit une hausse de 0,3% sur un an, limitée par une baisse de la natalité.

Moins de bébés et des personnes plus âgées: la France compte depuis le début de l'année plus de 68 millions d'habitants, soit une hausse de 0,3% sur un an, toutefois limitée par une baisse de la natalité et un niveau de mortalité élevé. Au 1er janvier, 68.043.000 personnes vivaient en France, dont 65,8 millions en métropole et 2,2 millions dans les cinq départements d'outre-mer, selon des données publiées mardi par l'Insee.

La croissance de la population est principalement liée au solde migratoire (+161.000 personnes), soit la différence entre le nombre personnes entrées et celles sorties du territoire.

Elle a également été tirée par le solde naturel de la population, la différence entre le nombre de naissances et de décès. Ce solde, qui s'élève à +56.000 personnes, a toutefois atteint son "plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale", précise l'Institut national de la statistique.

Une situation qui s'explique par la combinaison de deux facteurs: un recul des naissances et une hausse de la mortalité.

 

- Fécondité -

En 2022, il y a eu 723.000 naissances en France (19.000 de moins qu'en 2021), soit le plus faible nombre sur un an depuis 1946.

Ce recul de la natalité s'explique en partie par la diminution du nombre de femmes de 20 à 40 ans, en âge de procréer.

Mais elle est surtout due à la baisse du taux de fécondité (nombre d'enfants par femme) qui s'est établi à 1,80 enfant par femme l'an dernier, contre 1,84 en 2021.

Ce taux a diminué chaque année entre 2015 et 2020, après avoir oscillé autour de 2 enfants par femme entre 2006 et 2014. Il avait toutefois augmenté en 2021, dans un contexte marqué par les conséquences de la pandémie.

Les femmes sont âgées de 31 ans en moyenne, lors de la naissance de leur premier enfant, contre 29,4 ans, vingt ans plus tôt.

La France restait toutefois en 2020 (dernier comparatif possible) le pays le plus fécond de l'Union européenne (1,82 enfant par femme), devant la Roumanie (1,80).

Prenant acte de la baisse de la natalité, l'Union nationale des associations familiales (Unaf) a appelé le gouvernement à relancer "la politique familiale", en améliorant notamment "l'indemnisation du congé parental" et en créant un "service public de la petite enfance".

"La baisse continue de la fécondité met en péril notre système de solidarité par répartition", a-t-elle également souligné, à l'heure où un projet de réforme des retraites suscite de fortes oppositions.

 

- Vieillissement -

L'Insee a comptabilisé 667.000 décès en France en 2022, soit 5.000 de plus qu'en 2021. Leur nombre est à peine inférieur à celui de 2020 (-0,3%), année marquée par l'épidémie de Covid-19 et nettement supérieur à celui de 2019 (+8,8%).

Plusieurs explications à cette mortalité élevée, dont le vieillissement de la population. L'arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges plus avancés entraîne logiquement une hausse des décès depuis quelques années.

En outre, la pandémie s'est poursuivie en 2022 avec le variant Omicron, provoquant des morts supplémentaires. Trois périodes de canicule ont également causé des pics de mortalité.

Au 1er janvier 2023, en France, 21,3% des habitants avaient 65 ans ou plus. Ils n'étaient que 17,1% dans cette tranche d'âge en 2012.

Les moins de 20 ans représentaient eux en début d'année 23,5% de la population et les 20 à 64 ans ans 55,2%.

A noter, 244.000 mariages ont été célébrés en France l'an dernier, un nombre élevé, bénéficiant d'un effet "de rattrapage des mariages reportés en raison de la pandémie", estime l'Insee.

L'âge moyen des mariés de sexe différent augmente régulièrement depuis plus de vingt ans. Il atteint 37,2 ans pour les femmes et 39,6 ans pour les hommes.

En ce qui concerne les couples de même sexe, les femmes se marient en moyenne à 38,5 ans et les hommes à 44 ans.

Le nombre de Pacs est estimé à 192.000 pour 2022, après 209.000 en 2021 et 174.000 en 2020.

Quant à l'espérance de vie à la naissance, elle s'est établie à 85,2 ans pour les femmes et 79,3 ans pour les hommes, soit des niveaux proches de ceux de 2021 et toujours inférieurs de 0,4 an à ceux de 2019, avant la pandémie.

 

 

 

 

 

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Mardi 17 janvier 2023 -  Dix ans après Serval, la France continue de perdre «la guerre de l’info» au Mali

Dix ans après le début de l’opération Serval au Mali, la France doit composer avec son échec militaire et un nouveau défi : regagner la confiance des Maliens, désormais aussi méfiants de l’État que des médias français.

« Pour moi, les médias français sont des menteurs », explique Bakary (le prénom a été modifié), Malien résidant en France depuis près de 25 ans. Installé sur une chaise de sa cuisine partagée, il fixe son smartphone avec attention. Sur son écran, les vidéos YouTube et journaux télévisés de médias africains en ligne défilent depuis près d’une demi-heure. Ses colocataires regardent dans le salon un des reportages du 20 h d’une chaîne de la TNT. Pas lui. Bakary ne veut plus les voir depuis plusieurs mois, « lassé de la manière dont y est traitée la présence française au Mali ». Loin d’être isolé, Bakary fait partie du nombre croissant de Maliens devenu suspicieux tant de l’État que des médias français.

Il faut remonter au 11 janvier 2013, pour comprendre l’origine de cette désaffection. Ce jour, l’armée française lance son intervention militaire au Mali, alors en proie à la propagation des mouvances jihadistes. Demandée par les autorités maliennes, autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU et acclamée à son arrivée, l’opération « Serval » se transforme en août 2014 en un plan de long-terme qui acte une présence française continue dans la région et se renomme, « opération Barkhane ». Son but : enrayer le terrorisme au Mali.

La mission s’avère bien plus complexe que prévue, créant insécurité et mécontentement dans la population. S’y ajoute l’instabilité politique au Mali à partir de 2020. Après deux coups d’Etat, l’un en 2020, l’autre en 2021, le régime militaire nouvellement installé adopte une position très critique de la présence française. Résultat : les relations entre Paris et Bamako se dégradent jusqu’à atteindre un point de non-retour.  L’opération Barkhane se retire entièrement du sol malien le 15 août dernier, poussé par les autorités militaires dirigées par Assimi Goïta.

 

« Il y a une confusion entre les médias du service public et la communication française », explique Niagalé Bagayoko.

Alors qu’Emmanuel Macron devrait annoncer sa stratégie en Afrique au printemps, l’ex-puissance coloniale souffre désormais d’une mauvaise image dans plusieurs nations ouest-africaines, sur fond de revendications nationalistes et dénonciation d’un « néo-colonialisme » français. Pour les Maliens, cette défiance s’accompagne d’un changement de consommation de l’information.

Pour Niagalé Bagayoko, docteure en Science politique et présidente de l’African Security Sector Network, cette situation « est symptomatique du rejet plus général dont fait l’objet la France, en tant que présence perçue comme intrusive », indique-t-elle. Si le phénomène n’est pas nouveau, la chercheuse note qu’avec l’arrivée au pouvoir en 2020 des autorités maliennes, « il y a un rejet plus large des sources françaises, touchant tous les médias reconnus, de France 24 au journal Le Monde ». Certaines déclarations d’Emmanuel Macron ont alimenté l’imbroglio. Le président avait précédemment affirmé vouloir « utiliser le réseau France Médias Monde (France 24, RFI) » pour le rayonnement de la France, créant « une confusion entre les médias du service public et la communication française ». La diffusion des deux médias est suspendue depuis avril 2022.

En parallèle, des médias maliens et africains se sont développés sur les réseaux sociaux comme Youtube, Facebook mais aussi Tiktok. Avec un angle plus local et utilisant la langue véhiculaire du Mali, le bambara, ces médias présents en ligne dénombrent chacun une centaine de milliers d’abonnés, à l’image de Mali Actu ou Gandhi Media.

La situation tendue avec la France se reflète régulièrement dans leur ligne éditoriale avec des titres qui flirtent avec les théories du complot. Africa.tv, suivi par près de 668 000 abonnés titrait dans une vidéo le 14 janvier 2022 : « Le complot des Français contre le Mali échoue au Conseil de Sécurité de l’ONU ». Ce seul contenu comptabilise plus d’un demi-million de vues. À cela s’ajoute une augmentation en flèche du nombre de fake news, avec des vidéos mimant les flashs infos traditionnels énoncées d’une voix robotique.

 

La diplomatie française au service de la « guerre informationnelle » ?

« La France a raison de s’inquiéter de la situation », explique Niagalé Bagayoko. « Elle pourrait s’interroger sur la construction d’une relation avec les médias locaux », quitte à s’inspirer d’autres pays comme la Suisse. Cette dernière est à l’origine de la fondation Hirondelle et soutient ainsi des projets locaux comme les studios radios Tamani au Mali.

Face à ces nouvelles problématiques, le gouvernement tente de trouver des parades à travers sa diplomatie... Sans grand succès. En 2022, le Quai d’Orsay s’est doté de deux nouvelles directions pour mieux affronter la question du cyberespace. Leur but : affermir la position de la France dans la « guerre informationnelle » qui se joue au Mali, alors que la relation s’est envenimée ces derniers mois.

Deux ans plus tôt, la France avait créé un poste d’ambassadeur pour la diplomatie publique en Afrique, désormais occupé par Anne-Sophie Avé, dans l’optique d’adoucir les liens avec la société civile. Pour Niagalé Bagayoko, « la stratégie retenue semble plus raisonnable que par le passé. Cela sera peut-être l’occasion pour La France de rebâtir une relation solide avec le Mali… à bas bruit ».

 

 

 

 

 

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Mardi 17 janvier 2023 -  Sanofi: trois salariés, dont deux élus CGT, licenciés après le mouvement social

Trois salariés de Sanofi - dont deux élus de la CGT -, sont en cours de licenciement, a indiqué mardi le syndicat, qui estime que cette décision est liée au mouvement social qui a agité le laboratoire durant plusieurs semaines. Deux élus CGT ont été informés de leur licenciement sur le site de Sanofi au Trait (Seine-Maritime), selon la CGT. Il leur a été reproché d'avoir participé au blocage de ce site de production de médicaments et vaccins lors de la grève de novembre, a confirmé Sanofi, contacté par l'AFP.

Un troisième salarié, présenté par la CGT comme un militant du syndicat sur le site de Sanofi à Montpellier, a déjà été licencié, pour des motifs non liés au mouvement social, précise le laboratoire, qui évoque "des situations individuelles portant sur des problématiques différentes".

 

14 sites en France

Sanofi a connu fin 2022 un mouvement de grève touchant plus de 14 sites en France, selon la CGT, avec des blocages sur certains de ces sites. Les syndicats réclamaient des hausses salariales, mais aussi l'embauche des contrats précaires.

"En France, en 2023, chez Sanofi, société se voulant moderne et ouverte, c'est donc des méthodes d'un autre âge qui sont utilisées pour punir ceux qui osent demander plus de justice sociale", dénonce la CGT dans un communiqué. Le laboratoire rétorque que les procédures en cours "le sont dans le strict respect du droit. Il ne s'agit en aucun cas d'atteintes au droit de grève mais de procédures engagées au regard d'abus constatés et avérés dans le cadre d'un exercice anormal de ce droit par leurs auteurs."

Pour 2023, Sanofi, qui doit bientôt publier ses résultats annuels, s'est engagé à une augmentation de 4,5% du salaire de base de ses salariés, à laquelle s'ajoute une prime de 2.000 euros.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2358) - MARDI 17 JANVIER 2023

Mardi 17 janvier 2023 -  La France redevient exportatrice nette d'électricité

La France est redevenue au tournant de l'année 2023 exportatrice nette d'électricité, au moins provisoirement, à la faveur d’un hiver doux, d’une belle production éolienne et des efforts pour rebrancher des réacteurs nucléaires, a indiqué mardi le gestionnaire de réseau électrique RTE. "Depuis le 1er janvier, le solde net d'exportation d'électricité s'élève à 1,4 térawattheure (TWh)", a indiqué le gestionnaire de réseau électrique de haute et très haute tension RTE à l'AFP.

En ordre de grandeur, cela représente l'équivalent de la puissance consommée sur un an par 450.000 foyers. Autrement dit, la France recommence à exporter plus d'électricité vers ses voisins européens qu'elle n'en importe, au moins provisoirement.

"La consommation extrêmement basse, des éoliennes qui produisent à fond et un nucléaire qui produit dans la moyenne prévue par RTE, tout cela fait qu'on est exportateur net d'électricité et que plus personne ne parle de coupures", résume Nicolas Goldberg, expert énergie au cabinet Colombus Consulting, joint par l'AFP. "Mais il faut rester prudent", relativise-t-il, car "tout cela peut se retourner assez vite, si en février il y a un coup de froid et peu de vent".

Selon RTE, la France a renoué avec les exportations nettes dès la première semaine des vacances de Noël, confirmant le desserrement des tensions sur le système électrique, particulièrement sous vigilance cet hiver.

La France avait été importatrice nette sur l'ensemble de l'année 2022 (sauf en février et mai), une première depuis 42 ans.

Historiquement premier pays exportateur d'électricité en Europe, la France avait eu en effet recours l'an dernier à des importations massives depuis l'Espagne ou l'Allemagne pour compenser un manque de disponibilité inédit de son parc nucléaire et le retard pris dans le développement des énergies renouvelables, qui ont alimenté un risque accru de coupures de courant dans l'hiver.

Sous pression du gouvernement, Electricité de France (EDF, dont RTE est une filiale) a remis en service depuis la fin de l'année 2022 de nombreux réacteurs qui avaient été arrêtés pour des maintenances programmées, mais prolongées, et des problèmes de corrosion découverts fin 2021 nécessitant de longues réparations.

"Les ingénieurs, les ouvriers, les salariés d'EDF viennent de remettre aujourd'hui en état (sur le réseau) les 45 gigawatts qu'ils avaient promis pour la mi-janvier" (sur une capacité totale installée de 61,4 GW), s'est félicité mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, devant les députés.

Le parc nucléaire français affichait mardi une disponibilité de 73,5%, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis février 2022, selon des chiffres d'EDF analysés par l'AFP.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2358) - MARDI 17 JANVIER 2023

Mardi 17 janvier 2023 -  Guerre en Ukraine : l'UE continuera «aussi longtemps qu'il le faudra» à soutenir Kiev

Dans un discours à La Haye, la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock s'est dite favorable lundi à la création d'un tribunal spécial pour poursuivre les dirigeants russes, assurant «qu'une guerre d'agression ne resterait pas impunie».

 

L'UE continuera à soutenir Kiev «aussi longtemps qu'il le faudra»

L'Europe continuera à soutenir l'Ukraine «aussi longtemps qu'il le faudra» face à la Russie, a promis la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d'un discours ce mardi à la réunion du Forum économique mondial à Davos. «Le soutien inébranlable que nous apportons à l'Ukraine ne connaîtra aucun relâchement. Que ce soit pour aider à rétablir l'alimentation en électricité, en chauffage et en eau, ou pour préparer les efforts de reconstruction à long terme», a-t-elle insisté.

La présidence suédoise de l'Union européenne a quant à elle dénoncé «un crime de guerre» russe. Un nouvel exemple de «suspicion de violations du droit de la guerre», a réagi de son côté le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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