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13 janvier 2023 5 13 /01 /janvier /2023 08:00
LA MARCHE DU MONDE (2353) - JEUDI 12 JANVIER 2023 : Retraites, Brigitte Macron, CGT Pétrole, Macron Algérie, Danone,.....

Jeudi 12 janvier 2023 - Retraites : LR revendique un «succès» après un entretien avec Elisabeth Borne

Jeudi, le président de LR Éric Ciotti, venu avec les chefs des groupes LR Olivier Marleix (Assemblée nationale) et Bruno Retailleau (Sénat), a rencontré la Première ministre Elisabeth Borne pour évoquer avec elle la réforme des retraites.

Les trois chefs des Républicains se sont félicités de garanties obtenues sur les petites retraites, un "succès" pour LR selon eux, à l'issue d'un entretien avec la Première ministre Élisabeth Borne jeudi à Matignon.

"La Première ministre (Elisabeth Borne) a confirmé aujourd'hui (jeudi) qu’il y aurait revalorisation des petites retraites pour 1,8 million de retraités", s'est félicité le président de LR Éric Ciotti, venu avec les chefs des groupes LR Olivier Marleix (Assemblée nationale) et Bruno Retailleau (Sénat).

"Les bases d'un accord sont posées car l'architecture de la réforme est l'amendement que nous votions chaque année" au Sénat, mais "on a des exigences", a affirmé M. Retailleau.

Pour M. Ciotti, "soutenir une réforme des retraites est cohérent avec ce que nous avons toujours dit, et responsable par rapport à la situation du pays".

Car "ne pas réformer les retraites, c’est envoyer des générations dans le mur. (...) Nous ne serons pas bras dessus bras dessous dans les manifestations avec M. (Jean-Luc) Mélenchon et M. (Philippe) Martinez", a-t-il ajouté.

 

Des garanties

Les Républicains, qui détiennent avec leurs 62 députés la clé d'un adoption de la réforme, n'ont cessé de demander des garanties sur les petites pensions depuis la présentation de la réforme mardi par Mme Borne.

Le gouvernement compte les relever à près de 1.200 euros, soit 85% du smic net, pour les pensionnés ayant une carrière complète. La Première ministre avait assuré mardi soir que l'objectif était d'inclure aussi les retraités actuels dans le dispositif mais LR estimait qu'il restait du flou sur ce point.

"C'est un gain social, de justice, que nous avons obtenu" et "ce succès (...) est dû aux Républicains", a affirmé Eric Ciotti, soucieux de souligner le poids de LR dans la négociation du texte.

Le gouvernement compte sur le vote de LR pour éviter d'utiliser l'article 49.3, vu comme un outil constitutionnel autoritaire.

Côté majorité, dont plusieurs responsables se sont ensuite entretenus avec Mme Borne, le patron des députés MoDem Jean-Paul Mattei a estimé avant leur rendez-vous, qu'"il n'y a pas de victoire de Pierre, Paul ou Jacques" mais "un texte qui semble correspondre aux besoins".

"Je suis ravie qu'ils puissent l'être [victorieux], ça veut dire qu'ils vont voter cette réforme", a affirmé Aurore Bergé pour le groupe Renaissance.

M. Marleix s'est également félicité de la "garantie" que "l’argent des cotisations ira exclusivement aux retraites" sans "hold-up de l’Etat sur les réserves des caisses de retraites".

Il a répété que LR "déposera(ait) un amendement" pour que, une fois atteint les 63 ans d'âge de départ à la retraite, "on fasse le bilan de la réforme" notamment pour les séniors.

Enfin, "d’autres points seront débattus dans l’hémicycle" comme les carrières longues ou le nombre d'annuités, a assuré M. Ciotti.

Mme Borne a présenté mardi son projet visant à reporter progressivement à 64 ans l'âge de départ à la retraite, au lieu de 62 ans actuellement, tout en accélérant l'allongement de la durée de cotisation.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2353) - JEUDI 12 JANVIER 2023 : Retraites, Brigitte Macron, CGT Pétrole, Macron Algérie, Danone,.....

Jeudi 12 janvier 2023 - Brigitte Macron pour l'uniforme à l'école et l'interdiction des portables

Interrogée par des lecteurs du journal «Le Parisien», Brigitte Macron s'est notamment prononcée en faveur du port de l'uniforme à l'école.

L’uniforme ? Brigitte Macron en a fait l’expérience durant sa scolarité. «Quinze ans de jupette bleu marine, pull bleu marine. Et je l’ai bien vécu». La Première dame était interviewée par sept lecteurs du journal «Le Parisien». L’entretien, publié mercredi, réalisé mardi au siège du quotidien, a balayé de nombreux thèmes. Le lancement de l’Opération Pièces Jaunes, bien sûr, mais aussi l’école et le harcèlement scolaire «son combat».

Elle s’est prononcée en faveur du port de l’uniforme à l’école, sujet très controversé dans la classe politique, jusqu'au sein du camp présidentiel. «Cela gomme les différences, on gagne du temps – c’est chronophage de choisir comment s’habiller le matin – et de l’argent – par rapport aux marques», juge Brigitte Macron. Et d’ajouter une petite condition : «une tenue simple et pas tristoune ».

 

"Le portable n’a pas sa place à l’école"

Dans ce long échange, un des lecteurs avance l’idée «d’une interdiction totale des portables au collège et au lycée». «C’est presque le cas au collège, puisque si vous le sortez de votre poche il est confisqué par le surveillant… Normalement. C’est la procédure», répond l’ex-professeure de français. «Je serais favorable à ce qu’on étende au lycée ce qui existe au collège. Le portable n’a pas sa place à l’école».

Ce même lecteur, qui fait passer des concours aux grandes écoles d’ingénieurs, se désole du niveau de français des élèves. «Il ne faut absolument pas baisser le niveau d’exigence. L’orthographe, c’est une matière injuste, certains font zéro faute même sans trop connaître les règles, et inversement, explique Brigitte Macron. Elle «recommande de faire tous les jours une petite dictée, de pratiquer l’orthographe autant que possible, et de ne jamais arrêter». Son conseil? «Ecrire son journal, deux trois lignes chaque soir».

 

Son journal intime est "dispersé façon puzzle"

Elle se l’applique à elle-même et confie l'écrire tous les jours. «Mais je m’empresse de le déchirer, parce qu’il y a de l’info dedans! Cela me soulage aussi d’y écrire ce que je pense, alors j’y vais!». Personne n’y a accès , pas même le chef de l’Etat. «Je ne détruis pas tout, mais beaucoup. Il est dispersé façon puzzle, pour qu’on ne le trouve pas : mon angoisse, c’est qu’on me lise. Mais, écrire, ça vous permet de relativiser les choses qui vous font souffrir. Par exemple, un chagrin amoureux adolescent, c’est très dur».

 

 

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2023 - Adrien Quatennens, condamné pour violences conjugales, de retour à l'Assemblée

Le retour à l'Assemblée nationale du député insoumis Adrien Quatennens, suspendu par son groupe jusqu'en avril après sa condamnation pour violences conjugales, scandalise la majorité et divise les rangs de la Nupes, qui vient de se lancer dans la bataille contre la réforme des retraites.

Le député du Nord, absent depuis septembre, est arrivé "autour de 11 heures" à la commission des Affaires étrangères pour l'examen d'un rapport d'information sur la réforme du corps diplomatique, selon des sources parlementaires confirmant une information de LCP.

 

"Je fais mon travail parlementaire"

Visage fermé, il a siégé au bout d'une table, à côté du député du groupe GDR Tematai Le Gayic, a également constaté un journaliste de l'AFP sur place. "Rien de particulier à déclarer, je fais mon travail parlementaire", a-t-il déclaré en fin de séance, accompagné par l'Insoumis Carlos Martens Bilongo.

Condamné en décembre à quatre mois de prison avec sursis pour des "violences" sur son épouse, le député du Nord avait exclu de démissionner, dénonçant un "lynchage médiatique". Il a été suspendu pour une durée de quatre mois du groupe des députés LFI, jusqu'au 13 avril, et siège à ce stade en tant que député non inscrit.

 

Il "aurait pu faire le choix de démissionner"

La majorité est vent debout contre ce retour. "Il ne peut pas être passé sous silence, il n'a rien de naturel, de banal, de normal", a réagi la patronne des députés Renaissance Aurore Bergé. Elle a annoncé le dépôt mercredi d'une proposition de loi visant à "créer une peine d'inéligibilité" des personnes condamnées pour violences conjugales ou intrafamiliales.

Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a pour sa part observé qu'Adrien Quatennens "aurait pu faire le choix de démissionner, de se représenter devant ses électeurs pour garder de la légitimité, ce n'est pas le choix qu'il a fait, ça lui appartient".

Preuve de l'embarras qui touche tous les bancs, le président Modem de la commission des Affaires étrangères, Jean-Louis Bourlanges, a recadré le député Renaissance Sylvain Maillard, qui s'est "étonné", pendant les débats, du retour "en catimini" de l'ancien lieutenant de Jean-Luc Mélenchon. "Hors sujet... Pas la peine d'avoir un dérapage", a rétorqué Jean-Louis Bourlanges.

 

Le Pen ironise sur "l'hypocrisie totale de LFI"

La présidente du groupe RN Marine Le Pen a ironisé, devant l'Association des journalistes parlementaires, sur "l'hypocrisie totale de LFI". "Voilà des gens qui se présentent comme des défenseurs des droits des femmes (...) et là ils sont en train de justifier qu'il va être en réalité mis à l'écart pendant quatre mois du groupe, c'est-à-dire condamné à faire le tour du bureau de Mathilde Panot (présidente du groupe, NDLR) à cloche-pieds".

Des voix se sont élevées dès décembre, parmi les Insoumis, pour réclamer plus que les quatre mois d'exclusion de leur groupe, au regard d'un interview télévisé donné le lendemain de la décision de suspension par l'intéressé. Une nouvelle discussion devrait avoir lieu dans les prochains jours, selon plusieurs députés LFI.

"L’interview change beaucoup de choses parce qu'au lieu de faire profil bas, il nous explique sa version", commente pour l'AFP l'un d'entre eux, pour qui "laisser sous-entendre que sa femme est la manipulatrice de l’histoire est désastreux pour les combats contre les violences faites aux femmes".

A la sortie de sa propre commission mercredi, Clémentine Autain s'est bornée à rappeler qu'"il est en non inscrit, chacun appréciera".

Fin décembre, plus d'un millier de militants insoumis et de la Nupes avait signé une tribune dans Le Monde, pour dénoncer la décision du mouvement de ne l'exclure que temporairement. Des groupes d'action locaux avaient annoncé une inactivité temporaire en protestation. Et les partisans et détracteurs de Adrien Quatennens se sont invectivés sur les réseaux sociaux, divisant profondément LFI.

Le mouvement a aussi subi la pression de ses partenaires de la Nupes, la cheffe des députés écologistes Cyrielle Châtelain réclamant clairement la démission du député du Nord, comme plusieurs socialistes.

Jugé en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC ou "plaider-coupable"), Adrien Quatennens a été condamné pour "violences sans incapacité commises par conjoint" entre octobre et décembre 2021, ainsi que pour "envoi régulier et malveillant de messages" à son épouse entre août et septembre 2022.

 

 

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2023 - Retraites: la CGT Pétrole appelle à plusieurs jours de grèves

Les syndicats CGT de la branche pétrole ont appelé à plusieurs jours de grèves les 19 et 26 janvier ainsi que le 6 février avec "si nécessaire, l'arrêt des installations de raffinage", selon un communiqué diffusé jeudi par Eric Sellini, coordinateur national du syndicat pour TotalEnergies. L'appel entraînera des "baisses de débit" et "l'arrêt des expéditions", a précisé à l'AFP M. Sellini.

Le 6 février, une "grève reconductible avec, si nécessaire, l'arrêt des installations de raffinage" sera "proposée aux salariés", indique la CGT. Le mouvement doit débuter par un premier arrêt du travail de 24h le 19 janvier, jour de la mobilisation nationale interprofessionnelle. Pour le 26 janvier, la CGT appelle à 48h de grève, puis à 72h le 6 février.

 

"Une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée"

Après la présentation par le gouvernement de son projet de réforme des retraites mardi, les huit principaux syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires, FSU), ont appelé, dans une unité d'action inédite depuis 12 ans, à une journée de grève et de manifestations le 19 janvier. Elles espèrent qu'elle "donne le départ d'une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée".

Le gouvernement de son côté "ne se projette pas là dans l'idée d'une mobilisation massive", a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement Olivier Véran à l'issue du Conseil des ministres. Les autres syndicats du secteur pétrolier, CFE-CGC, FO et CFDT, ont relayé l'appel national du 19 janvier.

Une vaste mobilisation de près d'un mois, initiée par la CGT le 27 septembre dernier, avec l'arrêt de raffineries et le blocage de dépôts, avait provoqué d'importantes difficultés d'approvisionnement en carburant en France.

 

 

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2023 - Boulangerie, rencontre avec des artisans au bord du gouffre

François Bigot, boulanger-pâtissier, avec sept de ses employés. Il en compte douze et ne devrait donc pas bénéficier du tarif plafonné de l’électricité…

Pris à la gorge par la hausse des coûts, qui dépasse parfois les 1000%, les boulangers ne veulent pas mourir. Pour faire entendre sa colère et son désarroi, l’ensemble de la filière manifestera à Paris le 23 janvier.

Avec douceur, il aplatit sa pâte feuilletée, l’étale, la farine, la plie, et recommence. Encore et encore. Consciencieusement, Julien Pedussel fabrique ses galettes. Deux ans déjà qu’il a repris Le Fournil de Rieux dans ce petit bourg de 1 500 habitants au cœur de l’Oise. Deux ans à trimer de 1 h 30 du matin jusqu’à 20 h 30 avec deux heures de pause à midi. Il a quitté sa Normandie natale, vit au-dessus de son commerce, n’entreprend que trop rarement les deux heures de route pour rentrer chez lui – pas l’énergie d’un tel périple sur son unique jour de repos.

Voilà une petite année qu’il doit faire face, comme tous ceux de sa profession, à une forte hausse des matières premières. « Elle est exponentielle, les prix changent chaque semaine, dénonce Nathalie Demachy, boulangère à Feucherolles, dans les Yvelines. C’est un stress énorme, on passe notre temps au téléphone à chercher le meilleur tarif pour chacun de nos ingrédients – beurre, farine, levure, œufs… »

 

Comme si l’envolée des matières premières ne suffisait pas, voilà que s’est ajoutée la flambée de l’énergie

Et comme si l’envolée des matières premières ne suffisait pas, voilà que s’est ajoutée la flambée de l’énergie. Les prix de l’électricité sont indexés sur ceux du gaz qui, depuis quelques mois, atteignent des sommets. Une mauvaise mayonnaise liée notamment à la guerre en Ukraine et à la forte reprise économique post-Covid. Mais le gaz n’est pas seul en cause. L’état dégradé du parc nucléaire a contraint le pays à acheter de l’électricité. Et la libéralisation du marché couplée à la cupidité de certains fournisseurs a fait le reste.

Depuis, presque chaque jour, l’une des 33 000 boulangeries françaises tire le rideau. Jérémy Ferrer, installé avec ses parents et son frère à Meaux, a fondé l’association Le Grain de blé qui regroupe, dit-il, « plus de 1 000 artisans boulangers ». Il assure recevoir des messages de désespoir « de gens qui veulent se suicider ». « Une dame m’a confié avoir décroché son mari du fournil avant qu’il ne soit trop tard ». Olivier Kazmirski, en Seine-et-Marne, confirme : « Toutes les nuits je cogite, je me demande : “Qu’est-ce que je fais si je dois fermer ?” »

 

De 1 300, la facture la facture de François Bigot a bondi à 3 900 euros ! « J’ai trois mois devant moi avant de fermer »

S’il existe autant de situations que de boulangers – en fonction du fournisseur, du contrat, de la date de renégociation du suivant –, tous sont touchés par les hausses et tous décrivent les mêmes tentatives pour comprendre quelque chose, le téléphone posé à côté de la caisse ou du plan de travail qui résonne des heures sans que personne ne décroche. Une rue sépare deux des boulangeries de Laurence*, en banlieue parisienne. Un même distributeur d’électricité et, pourtant, « 300 % d’augmentation pour la première et 600 % pour la seconde », détaille-t-elle, factures à l’appui. Dans le contrat de François Bigot était écrit, « en tout petits caractères », « qu’en cas de force majeure », le tarif pourrait être relevé. De 1 300, sa facture a bondi à 3 900 euros ! « J’ai trois mois devant moi avant de fermer », pronostique-t-il.

 

À l’Élysée, on ne s’y est pas trompé. Le manque de pain, l’explosion de son prix, ont annoncé 1789.

À l’Élysée, on ne s’y est pas trompé. Le manque de pain, l’explosion de son prix, ont annoncé 1789. « Il est l’un des plus grands acteurs de l’histoire de France », écrit l’historien Steven Kaplan. Comme le riz pour les Asiatiques ou la pizza pour les Italiens, il structure l’identité française : le « copain » n’est-il pas celui avec qui l’on partage le pain ? À la messe, pour les chrétiens, il est le corps du Christ. Pour le pouvoir, le garant de la paix sociale. Alors, en ce début de 2023 marqué par la réforme des retraites, même Élisabeth Borne et Emmanuel Macron sont montés au créneau. Parmi les mesures, le plafonnement de l’électricité à 280 euros le mégawattheure, le 1er février, pour les commerces de moins de 10 salariés au chiffre d’affaires inférieur à 2 millions d’euros et la possibilité pour tous de renégocier son contrat. Si le président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie a salué la fin « des prix délirants et toxiques », les difficultés sont loin d’être réglées. « Cela en sauvera une partie à la campagne, mais en ville , on est nombreux à avoir plus de 10 salariés ! explique Laurence. Aujourd’hui, 40 % de mon chiffre d’affaires part dans l’électricité. Je ne tiendrai pas un mois. » Et que va-t-il se passer pour ceux qui sont déjà étranglés ? Où Julien va-t-il trouver les 12 882 euros que lui réclame TotalEnergies ? « Je me crève à travailler pour payer des voleurs », dénonce-t-il. Et puis, même plafonnée, la facture énergétique provoque toujours des hausses de prix conséquentes.

 

 

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2023 - Guerre en Ukraine : qui est Valéri Guerassimov, le nouveau commandant russe ?

Couvert de médailles et au sommet de la hiérarchie militaire depuis dix ans, le général russe Valéri Guerassimov a été nommé commandant de l'offensive en Ukraine, un poste périlleux après une carrière exemplaire.

Le choix du chef de l'état-major pour diriger cette opération militaire, une pratique inhabituelle, intervient après plusieurs déconvenues pour les forces de Moscou, entre revers et lourdes pertes dans une frappe fin décembre.

Le ministère de la Défense a justifié mercredi cette nomination par l'"élargissement de l'ampleur des missions à accomplir" et "la nécessité de mener une interaction plus étroite entre les composantes des forces armées".

Homme de peu de mots en public, Valéri Guerassimov, 67 ans, apparaît régulièrement, le visage fermé dans son uniforme vert, à l'écoute de Vladimir Poutine lors de manoeuvres ou de réunions sur les opérations militaires.

 

Un vrai militaire professionnel

Depuis novembre 2012, il officie comme chef de l'état-major, le poste le plus élévé de l'armée après celui de ministre de la Défense.

Au moment de sa nomination, le ministre de la Défense Sergueï Choïgou avait présenté Valéri Guerassimov comme un "militaire jusqu'à la racine des cheveux" et ayant déjà une "expérience colossale" au sein du haut commandement et sur le terrain.

M. Guerassimov "a construit l'armée. Il a préparé la Russie pour cette guerre (en Ukraine) depuis dix ans. Maintenant, il doit prouver qu'il n'a pas fait ça pour rien", affirme à l'AFP un analyste russe, sous couvert d'anonymat, soulignant que le général était un vrai militaire professionnel, contrairement à M. Choïgou qui vient du civil.

Sur son compte Telegram, la politologue russe Ekaterina Schulmann estime que sa promotion est "une victoire des forces régulières" de l'armée en concurrence croissante, sur le front ukrainien, avec les "pirates" du groupe paramilitaire Wagner.

Le général Guerassimov remplace en effet Sergueï Sourovikine, qui avait été encensé par le chef de Wagner, Evguéni Prigojine, et par le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, qui a aussi envoyé sa propre armée combattre en Ukraine.

Mais d'autres observateurs, comme l'influent blogueur militaire russe Rybar, notent que Valéri Guerassimov, malgré ses brillants états de service, pourrait désormais faire office de "paratonnerre" et sauter en cas de nouveaux revers.

 

 

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2023 - L'est de l'Ukraine au coeur de combats acharnés

Des combats acharnés se déroulent à Soledar, dans l'est de l'Ukraine, où la Russie tente coûte que coûte de renverser le cours de la guerre, changeant une nouvelle fois de chef militaire au moment où Kiev semble plus proche d'obtenir des armements lourds occidentaux. "Tout ce qui se passe aujourd'hui en direction de Bakhmout ou de Soledar est le scénario le plus sanglant de cette guerre", a déclaré dans un entretien avec l'AFP Mykhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence ukrainienne.

Les combats "se poursuivent" à Soledar, le front "tient", a pour sa part affirmé dans la soirée le président ukrainien Volodymyr Zelensky. "Nous faisons tout pour renforcer la défense ukrainienne sans aucune pause, même pour un jour" dans la région orientale de Donetsk, a-t-il martelé. Selon la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Maliar, les Russes ont "sans succès" cherché à "complètement" s'emparer de cette cité minière de 10.000 habitants située près de la ville plus importante de Bakhmout que les Ukrainiens défendent sans répit depuis plusieurs mois.

Le groupe de mercenaires russes Wagner, qui a revendiqué sa prise, laquelle constituerait pour Moscou une victoire militaire après plusieurs revers humiliants depuis septembre, a toutefois été démenti non seulement par les militaires ukrainiens mais aussi par l'armée russe.

"Des forces d'assaut se battent dans la ville", a de son côté assuré le ministère russe de la Défense, précisant que "des unités aéroportées ont bloqué les parties nord et sud" de Soledar. Zaporijjia (sud) a par ailleurs été la cible de nouvelles frappes russes, endommageant des infrastructures et provoquant un incendie, a rapporté tôt jeudi sur Telegram le secrétaire du conseil municipal de la ville, Anatoliy Kourtev. "De plus, à la suite des bombardements, des maisons de civils ont été endommagées à nouveau. Selon les informations préliminaires, personne n'a été blessé", a-t-il indiqué.

De son côté, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a déclaré mercredi à la presse que les Etats-Unis ne pouvaient pas confirmer les rapports selon lesquels Soledar était tombée et que la ville avait "fait des allers-retours à plusieurs reprises, et qu'il s'agissait vraiment de combats assez brutaux".

 

Pertes russes "énormes"

Le Kremlin s'est montré prudent quant à la situation sur le terrain. "Il ne faut pas se presser. Attendons des déclarations officielles", a dit à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, tout en estimant qu'il y avait "une dynamique positive" dans les rangs des troupes russes.

"Personne n'a prévu de donner la ville", a insisté "Bober", un soldat ukrainien blessé en attente de son évacuation, rencontré mercredi par l'AFP sur la route reliant Bakhmout à Sloviansk. Soledar "n'a pas été complètement prise" par les Russes, a-t-il affirmé. Selon Mykhaïlo Podoliak, les pertes militaires russes y sont "énormes" et "l'armée ukrainienne perd également des hommes". "Certainement, c'est plus que ce qu'il y a eu ailleurs avant", a-t-il indiqué à l'AFP.

Dans la région de Lougansk, voisine de celle de Donetsk, les Russes ont "rassemblé" environ 30.000 soldats, a par ailleurs signalé son gouverneur ukrainien, Serguiï Gaïdaï. A l'échelle de l'ensemble de Ukraine, "dans la journée, l'ennemi a effectué deux frappes de missiles et 22 frappes aériennes", a résumé le ministère ukrainien de la Défense.

Dans la cité méridionale de Kherson, où des bombardements ont causé de "nombreuses explosions", l'université d'Etat et un centre périnatal ont été endommagés, a déploré le gouverneur de la province, Iaroslav Ianouchevitch. Une employée d'une maternité également touchée a en outre été grièvement blessée, a ajouté le bureau de la présidence ukrainienne. Un peu plus au nord, à Marhanets, neuf immeubles d'habitation ont subi des dégâts et une personne a été blessée par des éclats d'obus, selon les autorités locales.

 

Nouveau chef militaire

Au même moment à Moscou, dans un nouveau changement au sommet de la hiérarchie militaire dont les derniers épisodes ont été considérés comme dictés par les déconvenues majeures rencontrées sur le terrain, c'est le chef de l'état-major des armées, le général Valéri Guerassimov - un interlocuteur direct de Vladimir Poutine -, qui a été nommé "commandant du groupement combiné de troupes" déployées en Ukraine.

"La hausse du niveau de commandement de l'opération spéciale (en Ukraine) est liée à un élargissement de l'ampleur des missions à accomplir, à la nécessité de mener une interaction plus étroite entre les composantes des forces armées", a expliqué le ministère de la Défense.

Dans une publication mercredi soir, l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW), un organisme basé aux Etats-Unis, estime que "la nomination de Gerasimov est probablement destinée à soutenir un effort militaire russe décisif en 2023, probablement sous la forme d'une reprise des opérations offensives russes".

L'institut ajoute que "l'incapacité de la base de défense russe à faire face aux pénuries de munitions entravera probablement la capacité des forces russes à soutenir des opérations offensives dans l'est de l'Ukraine en 2023".

Le prédécesseur de Valéri Guerassimov, le général Sergueï Sourovikine - rétrogradé au rang d'adjoint - n'aura dirigé les opérations que pendant à peine trois mois. Il avait été nommé en octobre pour redresser la situation de l'armée russe qui subissait des échecs face à des offensives ukrainiennes dans les régions de Kharkiv (nord-est) et de Kherson. Lui a été attribuée la tactique de frappes massives sur les infrastructures énergétiques de l'Ukraine, qui n'a pas fait plier Kiev.

 

Des chars lourds ?

L'Ukraine a réitéré ses appels à ses partenaires occidentaux, à la veille d'une nouvelle réunion sur la base américaine de Ramstein en Allemagne le 20 janvier, à lui fournir des armements lourds et de longue portée.

"Seuls les missiles d'une portée de plus de 100 kilomètres nous permettront d'accélérer de manière significative la libération des territoires", a argumenté Mykhaïlo Podoliak dans ses déclarations à l'AFP, promettant qu'ils ne seraient pas utilisés contre le territoire russe.

Les chancelleries occidentales tardent à répondre favorablement aux demandes de Kiev sur ce point et Paris, Londres, Berlin et Washington n'ont promis à ce stade que des chars et autres blindés légers. Mais la Pologne a fait un premier pas mercredi, se disant prête à livrer une compagnie de chars d'assaut lourds allemands Leopard 2, soit 14 unités.

 

 

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2023 - Retraites : divisés quant à la réforme, les Français soutiennent la manifestation du 19 janvier

Ce n'est ni une opposition franche, ni un soutien assumé. Selon notre dernier sondage Odoxa Backbone consulting réalisé pour Le Figaro, la réforme des retraites présentée par Élisabeth Borne divise. Une majorité des Français se dit certes opposée à ce texte, mais celle-ci est limitée : elle ne concerne que 52% des sondés - et majoritairement 50-64 ans, plus proches de la retraite. Pour les autres, 29% s'y disent favorables, et 18%, notamment parmi les jeunes, ne s'estiment pas assez informés pour exprimer une opinion.

D'un point de vue politique, c'est sans surprise du côté des sympathisants de Renaissance (71%) que l'approbation est la plus importante. Les soutiens des Républicains soutiennent le texte dans une moindre mesure, avec 49% de «pour». Les retraités sont également bien plus favorables à la réforme que les actifs (46% - 24%) et les cadres le sont davantage que les ouvriers (41% contre 17%).

 

Un soutien aux manifestations

Dans le détail, c'est le report de l'âge légal qui cristallise les crispations, avec une opposition de 62% des Français. Là encore, les plus réfractaires sont du côté des actifs et plus particulièrement des ouvriers. «Mais le recul de l'âge étant accompagné de différentes mesures d'ordre social, l'opposition tend à s'atténuer», souligne la directrice générale d'Odoxa, Céline Bracq. Ainsi depuis juin 2022, celle-ci a réduit de cinq points.

Certains pans de la réforme font aussi davantage consensus. L'augmentation du minimum retraite à 1200€ et la prise en compte des personnes ayant eu des «carrières longues» reçoit par exemple l'approbation de 83% des sondés. Cela plaît notamment aux retraités (91%), dont la pension devrait pour certains être revalorisée, mais aussi aux sympathisants de tous bords.

Ces quelques points accordés au gouvernement n'empêchent pas les Français de soutenir, pour une majorité d'entre eux (65%), le premier mouvement annoncé pour le 19 janvier. «Pour le moment, le soutien populaire est fort mais beaucoup moins qu'au début des 'gilets jaunes' et un peu moins que pour la précédente réforme qui avait finalement avorté en décembre 2019», souligne Céline Bracq.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2353) - JEUDI 12 JANVIER 2023 : Retraites, Brigitte Macron, CGT Pétrole, Macron Algérie, Danone,.....

Jeudi 12 janvier 2023 - Énergies renouvelables : le projet de loi du gouvernement adopté en première lecture à l'Assemblée

Nouvel imbroglio inédit au Palais Bourbon. Il est un peu plus de 18 heures mardi soir lorsque la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, décide de suspendre la séance et d'organiser un vote par bulletins nominatifs dans l'urne. La raison ? Un problème technique empêchant certains députés présents dans l'Hémicycle de voter via le boîtier électronique situé sur leurs tables. «C'est du jamais vu», chuchote, éberluée, une cadre du camp Macron.

Et ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. À trois reprises, Yaël Braun-Pivet met au vote le projet de loi visant à accélérer la production d'énergies renouvelables. Trois fois où le texte obtient d'ailleurs la majorité... Mais à chaque fois, toutes les voix des parlementaires présents ne sont pas prises en compte. «Ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas», préviennent de nombreux élus, de part et d'autre de l'Hémicycle.

Le résultat attendra donc plus tard, le temps d'organiser ce scrutin dans les salons du Palais Bourbon, à la demande de la présidente de l'institution. Une organisation improvisée et «catastrophique», des mots d'un député Renaissance. Seules deux tables sont installées et plus de 500 députés sont agglutinés pour récupérer leur bulletin. Un «énorme cafouillage» et une «cohue» filmés par les députés de l'opposition, s'en donnant à cœur joie. «Un moment chaotique», résume un député de la majorité.

Mais ce nouveau contretemps n'a pas empêché l'adoption du texte. La nouvelle tombe un peu après 21h30 : ce projet de loi, défendu par la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, est finalement adopté en première lecture à l'Assemblée nationale, avec 286 voix pour et 238 contre.

 

«J'étais pessimiste»

Son examen était pourtant redouté par l'exécutif. Si bien que plusieurs cadres du camp présidentiel pensaient même qu'il ne pourrait pas être adopté, au vu de la configuration politique de l'Assemblée nationale comme du Sénat. «J'étais très pessimiste sur l'avenir de ce texte, le fait est que finalement, ça se passe plutôt pas mal», se félicite par exemple Laurent Marcangelli, patron du groupe Horizons.

Après avoir cherché le compromis à droite de l'Hémicycle sur les précédents textes, c'est sur son côté gauche que le camp présidentiel est cette fois-ci allé négocier. Avec succès concernant les socialistes. Les parlementaires du parti à la rose ont voté favorablement pour ce projet de loi visant notamment à accélérer les procédures pour l'installation de parcs éoliens et solaires et à accentuer le déploiement de l'éolien en mer. «Il y a un temps pour dire non, ce sera celui des retraites, et il y a un temps pour coopérer au nom de l'intérêt général, celui-ci est venu. Il nous faut agir et nous serons au rendez-vous de nos responsabilités», avait annoncé le député PS Dominique Potier devant la presse un peu plus tôt ce mardi.

Sur ce texte, les socialistes se félicitent du «véritable dialogue» entre l'exécutif et les partis de gauche. «Des concertations dont personne ne sait si elles sont une parenthèse ou un laboratoire», a vanté Dominique Potier. Une discussion «permanente» largement observée lors des débats au Palais Bourbon, ponctués par de nombreuses interruptions de séance durant lesquelles Agnès Pannier-Runacher a réuni les chefs de file des différents groupes de gauche pour trouver des accords. Des négociations d'ailleurs mal vécues par certains membres de la majorité. «Il y a une sorte de frustration de voir que de très nombreuses concessions ont été faites à la gauche sans pour autant que ces derniers votent finalement tous le texte», soupire un cadre Renaissance.

 

Les écologistes s'abstiennent et Insoumis votent contre

Car plus contrariant pour l'exécutif, les écologistes eux, se sont abstenus de voter ce projet de loi, dénonçant un texte qui «manque» selon eux «d'ambition». « Ce texte n'est pas bon et nous ne pouvons pas lui donner un crédit écologiste», expliquait en fin de semaine dernière le député EELV Charles Fournier au Figaro . «Un manque de maturité politique incompréhensible car incohérent avec leur ligne programmatique», dénonce-t-on dans le camp présidentiel, où l'on estime que le «non-vote» de cette mesure par les écologistes après tant de concessions est un «doigt d'honneur».

De leur côté, les Insoumis, ont, comme les élus du Rassemblement national ou ceux des Républicains, majoritairement voté contre ce projet de loi. «Ce texte souffre de lacunes que nous estimons majeures, tout particulièrement s'agissant de la structuration des filières industrielles et de l'offre de formation», a notamment expliqué le groupe LFI dans un communiqué de presse.

 

 

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2023 - Brésil : selon Lula, le palais présidentiel a été ouvert aux émeutiers de l'intérieur

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva s'est dit convaincu jeudi que les manifestants qui ont envahi le palais présidentiel dimanche à Brasilia avaient bénéficié d'une aide de l'intérieur et a annoncé une "profonde" réévaluation du personnel.

 

Comment pourrais-je avoir quelqu'un à la porte de mon bureau qui pourrait me tirer dessus

"Je suis convaincu que la porte du palais de Planalto a été ouverte pour que les gens puissent entrer, car aucune porte n'a été cassée", a déclaré le dirigeant de gauche lors de son premier petit-déjeuner avec des journalistes depuis son investiture le 1er janvier.

"Cela signifie que quelqu'un a facilité leur entrée ici", a-t-il insisté

Plusieurs milliers de partisans de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro, qui refusent sa défaite électorale face à Lula fin octobre, ont semé le chaos dimanche dans la capitale, envahissant le Palais présidentiel, mais aussi la Cour suprême et le Congrès.

 

Plus de 2.000 personnes ont été interpellées après les troubles

Ils ont tout détruit sur leur passage, y compris des oeuvres d'art, dans une action qui rappelle en de nombreux points l'invasion du Capitole à Washington le 6 janvier 2021 par des partisans du président de l'époque Donald Trump.

Plus de 2.000 personnes ont été interpellées après les troubles, et 1.159 d'entre elles ont été incarcérées, selon le dernier bilan des autorités.

Les autorités enquêtent pour savoir qui a organisé cet assaut et comment les manifestants ont été financés.

 

La vérité est que le palais était rempli de bolsonaristes, de militaires

"Nous allons enquêter calmement pour comprendre ce qui s'est réellement passé", a déclaré le dirigeant de 77 ans, dont c'est le troisième mandat à la tête du Brésil, tout en annonçant une "profonde" réévaluation du personnel du palais.

"La vérité est que le palais était rempli de bolsonaristes, de militaires, et nous voulons voir si nous pouvons remédier (à la situation) en plaçant des fonctionnaires de carrière, de préférence des civils ou ceux qui étaient là avant ou qui ont été suspendus", a-t-il déclaré.

 

 

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2023 - Algérie : Macron ne demandera pas «pardon» pour la colonisation

Lors d'un entretien avec l'écrivain algérien Kamel Daoud à l'hebdomadaire Le Point, le président de la République a également invité son homologue algérien à se rendre en France en 2023.

«Je n'ai pas à demander pardon, ce n'est pas le sujet, le mot romprait tous les liens», a estimé Emmanuel Macron dans un long entretien avec l'écrivain algérien Kamel Daoud à l'hebdomadaire français Le Point publié mercredi soir. «Le pire serait de conclure: “On s'excuse et chacun reprend son chemin”», dit-il. «Le travail de mémoire et d'histoire n'est pas un solde de tout compte», poursuit-il. «C'est, bien au contraire, soutenir que dedans il y a de l'inqualifiable, de l'incompris, de l'indécidable peut-être, de l'impardonnable», souligne-t-il.

 

«Des réalités souvent cachées»

La question des excuses est au cœur de la relation bilatérale et des tensions récurrentes entre les deux pays. En 2020, l'Algérie avait fraîchement accueilli un rapport de l'historien français Benjamin Stora préconisant une série de gestes pour tenter de réconcilier les deux pays, tout en excluant «repentance» et «excuses». «J'espère d'ailleurs que le président Tebboune pourra venir en 2023 en France», relève par ailleurs Emmanuel Macron, afin de poursuivre «un travail d'amitié (..) inédit» après la visite que lui-même a effectuée en Algérie en août 2022.

Interrogé sur la possibilité d'une cérémonie de recueillement du président algérien sur les sépultures des membres de la suite d'Abdelkader, héros de la résistance à la colonisation française, enterrés à Amboise, il a estimé que ce serait «un très beau et très fort moment» et qu'il le «souhaitait». «Je crois que cela fera sens dans l'histoire du peuple algérien. Pour le peuple français, ce sera l'occasion de comprendre des réalités souvent cachées», dit-il encore. AbdelKader (1808-1883) a été détenu à Amboise avec plusieurs membres de sa famille de 1848 à 1852.

 

«Rente mémorielle»

Le voyage du président Macron à Alger en août a permis de remettre la relation bilatérale sur les rails après une crise liée à des propos qu'il avait tenus en octobre 2021. Le chef de l'État avait alors reproché au «système politico-militaire» algérien de surfer sur la «rente mémorielle» et s'était interrogé sur l'existence d'une nation algérienne avant la colonisation. «C'est peut-être une phrase maladroite et qui a pu blesser», concède Emmanuel Macron. Mais «ces moments de tension nous apprennent», ajoute-t-il, «il faut du coup savoir se retendre la main».

Emmanuel Macron appelle par ailleurs à «l'apaisement» des tensions entre l'Algérie et le Maroc, les deux puissances rivales dans la région. Il dit ne pas croire à une guerre entre ces voisins, tout en relevant «la spéculation chez les uns, le fantasme chez les autres et même la volonté de guerre chez certains». L'Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc en août 2021, accusant Rabat d'«actes hostiles». Une décision «complètement injustifiée», selon Rabat.

 

 

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2023 - Plastique: Danone, assigné en justice par des ONG, défend ses efforts

Le groupe Danone prévoit que tous ses emballages soient désormais «100 % recyclables, réutilisables ou compostables» d'ici à 2025. ERIC GAILLARD / REUTERS

Le groupe agroalimentaire est assigné en justice pour pollution au plastique par trois ONG: Client Earth, Surfrider Foundation Europe et Zero Waste France.

« Très surpris », Danone « réfute fermement » les accusations des ONG Client Earth, Surfrider Foundation Europe et Zero Waste France, qui viennent de l'assigner en justice pour son utilisation du plastique. Elles lui avaient déjà adressé une mise en demeure en septembre, en même temps qu'à d'autres grandes entreprises telles que Carrefour, Auchan ou Lactalis.

Ces ONG ont jugé insuffisante la réponse de Danone à cette mise en demeure, ce qui explique qu'elles saisissent actuellement la justice, sur le fondement de la loi sur le « devoir de vigilance ». « C'est la première fois en France qu'une entreprise de l'agroalimentaire est assignée en justice pour son utilisation de plastique, de sa chaîne d'approvisionnement jusqu'à la fin de vie des produits, sur le fondement de la loi sur le devoir de vigilance adoptée le 27 mars 2017 », soulignent les ONG.

Si Danone est ciblé alors que Carrefour, Auchan ou Lactalis ne le sont pas, c'est que l'entreprise est, selon la coalition Break Free From Plastic, « l'un des plus grands utilisateurs de packaging plastique à l'échelle mondiale ». Son recours au plastique a par ailleurs crû entre 2020 et 2021, au lieu de diminuer. En 2021, Danone a contribué à produire 750. 994 tonnes de plastique, qui polluent l'environnement et nuisent à la santé des consommateurs, selon ces ONG. Ces organisations regrettent enfin que Danone ne mentionne pas la production de plastique dans son « plan de vigilance ».

 

Des objectifs volontaristes

Le groupe français assure au contraire avoir réduit sa consommation de plastique de 12% entre 2018 et 2021. Il explique que la hausse observée en 2021 ne résulte que de la forte baisse des volumes produits en 2020 du fait de la pandémie de Covid. Les ventes de bouteilles d'eau ont fortement pâti de la fermeture des restaurants.

Danone s'est par ailleurs fixé des objectifs volontaristes sur le sujet de la réduction du recours au plastique. Le groupe prévoit notamment que tous ses emballages soient« 100 % recyclables, réutilisables ou compostables » d'ici à 2025. 62% de ses plastiques étaient recyclables en 2020.

Dans le détail, les solutions varient selon les produits. Pour le PET (polyéthylène) de ses bouteilles d'Évian ou de Volvic, le géant aux 24 milliards d'euros de chiffre d'affaires a choisi la voie du PET recyclé. L'année dernière, 27% de ses bouteilles en étaient constituées.

Le géant de l'agroalimentaire travaille aussi sur des contenants alternatifs au plastique, comme les canettes, ou de l'eau en bonbonnes réutilisables, qui constituent la majorité de ses volumes dans les pays en développement. En revanche, pour d'autres produits comme les pots de ses yaourts Activia ou Danone, les alternatives restent embryonnaires.

 

Une «déplastification» en profondeur

L'entreprise ne restera peut-être pas longtemps le seul groupe agroalimentaire français assigné en justice. « Le dialogue est toujours en cours avec les autres (entreprises). Il n'est pas exclu qu'elles doivent aussi rendre des comptes devant la justice française », a expliqué à l'AFP l'un des avocats des ONG, Sébastien Mabile.

Tous les ans depuis cinq ans, les géants Nestlé et Coca-Cola sont par ailleurs dénoncés comme les plus gros pollueurs au monde pour les déchets plastiques, selon un groupement de plus de 1000 ONG dont Greenpeace. Dans le viseur de ces associations : des noms de premier plan, souvent leader dans leur secteur.

Sur la question du plastique, le débat oppose depuis plusieurs années les partisans de l'économie circulaire (consigne pour le réemploi, vrac…) aux tenants du recyclage. Pour les ONG, cette dernière solution reste insuffisante. Elles soulignent que seulement « 9% des déchets plastiques dans le monde sont recyclés », ce qui limite l'intérêt d'utiliser du plastique recyclable.

Et, s'agissant de l'incorporation croissante de plastique recyclé, cela « ne résout pas le problème » et n'empêche notamment pas cette matière de se retrouver dans l'océan. Pour les ONG qui combattent l'usage du plastique, la solution passe par une « déplastification » en profondeur des manières de consommer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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