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21 décembre 2022 3 21 /12 /décembre /2022 08:00
LA MARCHE DU MONDE (2332) - MARDI 20 DECEMBRE 2022 : Poutine, Frontex, Zelinsky à Backhmout, Français détenus en Iran, ...

Mardi 20 Décembre 2022 –  Migrants : un général néerlandais nommé nouveau chef de l'agence européenne Frontex

L'Office européen de lutte antifraude (OLAF) avait confirmé vendredi avoir ouvert une enquête contre Frontex sans ajouter davantage de précisions

Le commandant de la gendarmerie royale néerlandaise Hans Leijtens a été nommé ce mardi nouveau directeur exécutif de l'agence européenne des frontières externes Frontex, a annoncé son conseil d'administration dans un communiqué.

Nommé par ce conseil, Hans Leijtens succède à l'actuelle responsable par interim de Frontex, Aija Kalnaja, occupant ce poste depuis juillet 2022 à la suite de la démission de Fabrice Leggeri, régulièrement accusé de tolérer des refoulements illégaux de migrants.

 

«Je coopère pleinement»

L'Office européen de lutte antifraude (OLAF) avait confirmé vendredi avoir ouvert une enquête contre Frontex, sans pourtant davantage de précision. Selon les médias Mediapart, Der Spiegel et le collectif Lighthouse Reports, cette enquête concerne Aija Kalnaja. Dans un communiqué reçu par l'AFP, Aija Kalnaja a indiqué avoir été informée par l'OLAF qu'elle est la «personne concernée dans un cas, qui consiste en deux événements distincts», sans autres détails.

«Je coopère pleinement, ouvertement et inconditionnellement avec OLAF pour clarifier les faits», a-t-elle ajouté. De son côté, le général Leijtens s'est vu féliciter mardi pour sa nomination par la commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson, qui a remercié Aija Kalnaja «pour son excellente gouvernance (de Frontex) durant une période difficile».

«Nous nous engageons à continuer d'améliorer la gouvernance de Frontex, afin de protéger au mieux la frontière extérieure de l'UE», a ajouté Ylva Johansson. Le général de corps d'armée Hans Leijtens, qui commande la Royal Netherlands Marechaussee depuis 2019, rejoindra Frontex pour un mandat de cinq ans, selon le communiqué de l'agence basée à Varsovie.

Hans Leijtens est titulaire d'un doctorat en administration publique et possède plus de 30 ans d'expérience dans le domaine du maintien de l'ordre. Il avait été membre du conseil d'administration de Frontex entre 2011-2015 et 2019-2022, précise le texte.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky s'est rendu à Bakhmout

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu mardi à Bakhmout, dans le Donbass, où les forces russes, appuyées par les mercenaires de Wagner, s'acharnent à prendre la ville transformée en champs de ruine. Depuis plusieurs semaines, des rumeurs d'avancées des deux côtés circulaient laissant entrevoir la fin d'une bataille meurtrière.

«Il a rencontré des militaires, s'est entretenu avec eux et donné des décorations à nos soldats», a indiqué le service de presse à l'AFP de la présidence sans plus de précisions.

Les Russes tentent de prendre la ville depuis le 17 mai. «Wagner est là depuis longtemps car ils ont participé à la percée de Popasna le 7 mai qui avait engendré l'effondrement du saillant de Kramatorsk», rappelle l'historien militaire Cédric Mas au Figaro .

La progression se révèle ardue. En cause, le nombre égal de combattant de part et d'autre, malgré l'arrivée de renforts venus de Kherson depuis son abandon, mais aussi des retranchements efficaces. «Dans le Donbass, les lignes sont fortifiées depuis 2015, ce qui explique l'avancée plutôt lente dans cette zone», précise Thibault Fouillet, chargé de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS).

Les Russes se heurtent également à un blocage tactique : «c'est une logique où le feu est supérieur au mouvement», abonde-t-il. «La défense est trop supérieure à l'attaque et le feu d'arrêt est très efficace», poursuit Cédric Mas.

L'assaillant après avoir bombardé essaie d'avancer, mais se heurte à l'ennemi dont l'artillerie arrête sa percée. «Chaque avancée est coûteuse et peine à s'inscrire dans la durée car elle consomme des moyens et des soldats. Ce qui explique que le front se fige, puis se réchauffe. Pendant la Première Guerre mondiale, cette période avait été surmontée grâce au couple avion/char. Mais ici, les drones et l'artillerie compliquent une offensive blindée», décrypte Thibault Fouillet.

Le président Volodymyr Zelensky s'était également rendu à Kherson le 14 novembre, ville la plus peuplée, conquise par les Russes dès le début de la guerre, mais libérée par l'armée ukrainienne le 11 novembre. Sa reprise sonne «le début de la fin de la guerre» avait-il alors annoncé.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  Armées : Emmanuel Macron souhaite renforcer la stratégie militaire

Le président français Emmanuel Macron s'adresse aux troupes de la marine sur le pont d'envol, à bord du porte-avions français Charles-de-Gaulle, naviguant entre le canal de Suez et la mer Rouge, le 19 décembre 2022.

Le président français Emmanuel Macron s'adresse aux troupes de la marine sur le pont d'envol, à bord du porte-avions français Charles-de-Gaulle, naviguant entre le canal de Suez et la mer Rouge, le 19 décembre 2022. LUDOVIC MARIN / AFP

À bord du porte-avions Charles-de-Gaulle pour le Noël des troupes, le chef de l'État a affirmé que le retour de la guerre en Europe imposait à la France d'aller plus loin dans sa stratégie militaire.

Cette année, Emmanuel Macron est sur le porte-avions Charles-de-Gaulle pour le Noël avec les troupes. «La gravité du moment impose d'être aux côtés de nos armées», a déclaré le président français. Dans un entretien exclusif à France Info, il a réaffirmé sa volonté de renforcer la stratégie militaire: «C'est le choix que j'ai fait il y a cinq ans en réinvestissant massivement dans nos armées par une loi de programmation militaire. Nous préparons une nouvelle loi où il va falloir aller encore plus loin».

L'objectif selon Emmanuel Macron est de «préparer les armées sur un modèle complet» pour qu'elles puissent «se renseigner, agir en autonomie, choisir leurs partenaires, pour protéger aussi bien sur notre sol, qu'en Europe et en Méditerranée». Il a notamment évoqué de nouveaux espaces de conflictualité tels la mer, le cyber et l'espace : «Ça nous impose des investissements humains, de la formation, des investissements capacitaires et des investissements pour avoir des équipements en nombre mais aussi faire de l'innovation de point».

Le porte-avions Charles-de-Gaulle participe à la fois au renforcement de la posture de défense et de dissuasion de l'Otan face à la Russie, sur fond de guerre en Ukraine, et à la lutte contre le terrorisme en Irak et Syrie.

Le fleuron de la Marine nationale s'est attelé, le mois dernier, à sécuriser l'espace aérien en Roumanie, aux côtés de l'Otan et de l'Union européenne, fait encore savoir le président. «Très clairement, la guerre, le retour de la guerre en Europe, le jeu des puissances, nous imposent de nous équiper, d'avoir une vraie stratégie», en référence à la Russie, «qui a changé de comportement, à l'Iran qui l'aide en fournissant des drones, et à la position de la Chine».

D'après la présidence française, le porte-avions «est vraiment un outil d'agilité stratégique. Selon l'évolution de la situation, il peut basculer de la Méditerranée à la mer Rouge ou l'océan Indien». Le plus grand bâtiment de la Marine française, qui a quitté Toulon le 15 novembre, est accompagné de frégates, pétroliers ravitailleurs, d'un sous-marin nucléaire et d'avions de patrouille maritime.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  La cheffe de la diplomatie française demande la «libération immédiate» des «otages» français détenus en Iran

La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a demandé ce mardi 20 décembre à son homologue iranien Hossein Amir-Abdollahian la «libération des otages» français détenus par l'Iran, le respect des «droits civils et politiques» en Iran et la «non-ingérence» de Téhéran dans son voisinage.

«Je lui ai parlé brièvement dans la salle du sommet pour lui demander à nouveau la libération des otages qui sont détenus par l'Iran et le plein respect du droit international humanitaire et du droit international en général», a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet régional sur les bords de la mer Morte en Jordanie.

Selon les autorités françaises, sept Français sont aujourd'hui détenus en Iran, dont Cécile Kohler, une enseignante et syndicaliste, et son compagnon Jacques Paris. Outre ce couple arrêté début mai alors qu'il faisait du tourisme en Iran, figurent la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, arrêtée en juin 2019 puis condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, ainsi que Benjamin Brière, arrêté en mai 2020 et condamné à huit ans et huit mois d'emprisonnement pour espionnage.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  Jordanie : un sommet pour tenter de désamorcer les crises régionales

La Jordanie accueille mardi 20 décembre une réunion rassemblant la France et les principaux acteurs du Moyen-Orient, dont l'Iran et l'Arabie saoudite à couteaux tirés, pour tenter de désamorcer par le dialogue les crises qui s'aggravent dans la région.

La conférence «Bagdad II» se tient sur les rives de la mer Morte, après une première édition dans la capitale irakienne en août 2021 à l'initiative d'Emmanuel Macron et de l'Irak. «L'objet d'une telle réunion est de mettre autour de la table des voisins, des partenaires de l'Irak pour essayer d'avancer en favorisant le dialogue», selon la présidence française.

Un pari risqué dans une région toujours instable. L'Iran mate dans le sang une vague de manifestations populaires, l'Irak vient de conclure un compromis fragile après un an de crise politique, la Syrie demeure un terrain d'affrontements entre puissances et le Liban est sans président, pour ne citer que quelques-unes des crises régionales. Selon l'Elysée, la rencontre vise à «apporter un soutien à la stabilité, la sécurité, la prospérité de l'Irak et traiter de l'ensemble de la région puisque l'Irak en est un pays pivot».

«Ce sommet a de grandes ambitions mais personne ne s'attend à des miracles», affirme Riad Kahwaji, directeur de l'Institut du Proche-Orient et du Golfe pour les analyses militaires (Inegma). Il explique que la France joue un rôle crucial, en «gardant le fil du dialogue au nom des Occidentaux avec l'Iran, surtout que les négociations de Vienne sur le nucléaire sont actuellement en difficulté».

Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l'Union européenne qui coordonne les pourparlers sur le nucléaire iranien, sera présent en Jordanie, tout comme le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian. Ce dernier a estimé que ce sommet serait «une bonne opportunité» pour l'Iran «de finaliser» les négociations sur le nucléaire.

Pour Riad Kahwaji, analyste basé à Dubai, il faudra voir «quelle est la disposition de Téhéran, qui joue un rôle central dans les crises de la région, de l'Irak à la Syrie en passant par le Liban et le Yémen, à faire des compromis». L'Iran a accusé son rival régional, l'Arabie saoudite, avec lequel les relations diplomatiques sont rompues depuis 2016, d'encourager le mouvement de contestation inédit dans le pays. «Nous sommes disposés à revenir à des relations normales et rouvrir les ambassades quand la partie saoudienne sera prête», a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères.

L'entrée en jeu de l'Iran dans le conflit ukrainien à travers la fourniture de drones à la Russie complique encore la situation, selon Riad Kahwaji.

 

Test pour l'Irak

La conférence fera figure de test pour le nouveau Premier ministre irakien, Mohamed Chia al-Soudani, désigné après plus d'une année d'impasse politique et jugé plus proche de l'Iran que son prédécesseur. «Le premier ministre Soudani co-organise avec nous cette conférence. Donc, il y a une volonté de continuité de sa part qui est à relever», souligne la présidence française.

Hamzeh Hadad, chercheur invité au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), estime que «le premier sommet avait pour but de montrer que le Premier ministre Moustafa al-Kazimi pouvait rassembler les dirigeants de la région, en particulier les pays du Golfe, à Bagdad». Lors de cette deuxième édition en Jordanie, «le Premier ministre Soudani aura lui aussi pour objectif de montrer qu'il peut maintenir ces relations», ajoute-t-il. «Cependant, je crois que cette fois les Irakiens et les non-Irakiens aimeraient voir la réunion déboucher sur un programme plus sérieux», estime le chercheur.

La réunion doit se pencher sur des problèmes communs, comme le réchauffement climatique et la sécurité alimentaire, ainsi que sur la coopération régionale en matière d'énergie. Emmanuel Macron, qui s'est rendu lundi sur le porte-avions français Charles de Gaulle au large de l'Egypte pour la traditionnelle fête de Noël avec les troupes françaises, s'entretiendra également avec le roi de Jordanie, Abdallah II, «allié dans la lutte contre le terrorisme», selon Paris. L'armée jordanienne a annoncé qu'elle allait se déployer en force de l'aéroport d'Amman jusqu'au centre de conférence de la mer Morte, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de la capitale, où se tient la réunion.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  États-Unis : une mesure de Trump bloquant les migrants à la frontière américaine maintenue par la Cour suprême

La Cour suprême a maintenu lundi 19 décembre une mesure mise en œuvre en mars 2020 par les autorités américaines au nom de la lutte contre la pandémie de Covid-19, permettant d'expulser les candidats à l'immigration, même les demandeurs d'asile potentiels. Une ordonnance signée par le président de la Cour suprême, John Roberts, a suspendu la suppression, prévue mercredi, de cette mesure intitulée «Title 42».

En mars 2020, le gouvernement de l'ex-président Donald Trump avait activé ce dispositif sanitaire pour pouvoir expulser sans délai les candidats à l'immigration interpellés aux frontières terrestres. Cette mesure était immédiate, ne permettait pas de recours légal et ne prévoyait pas de retour automatique dans le pays d'origine. Ce dispositif devait initialement prendre fin le 23 mai mais un juge de Louisiane avait bloqué sa levée. Le 15 novembre, un juge fédéral de Washington a au contraire exigé du président Joe Biden qu'il mette un terme aux expulsions prévues par ce dispositif, et la levée du «Title 42» était prévue lundi avant minuit.

 

«Inhumain»

Mais une vingtaine d'États conservateurs américains ont déposé lundi un recours d'urgence devant la Cour suprême pour lui demander de bloquer la décision du juge fédéral. La plus haute juridiction américaine leur a donné satisfaction en attendant une décision sur le dossier. Cette mesure de santé publique avait été adoptée à l'origine en 1893 pour protéger les États-Unis des nombreuses épidémies de choléra et de fièvre jaune qui survenaient à l'époque. Elle n'a été que très rarement mise en œuvre depuis.

Selon les militants des droits humains et les experts, le «Title 42» est une violation des lois internationales. Ils estiment notamment «inhumain» d'empêcher un demandeur d'asile potentiel de formuler sa requête en ce sens. Pour eux, le dispositif actuel ne fait qu'encourager les immigrés à franchir clandestinement la frontière et à prendre des risques toujours croissants pour y parvenir. Au total, 557 morts ont été recensés à la frontière avec le Mexique en 2021, l'année de loin la plus meurtrière depuis le début des statistiques, en 1998.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  La Banque mondiale abaisse fortement ses prévisions de croissance pour la Chine

La Banque mondiale a revu fortement à la baisse mardi ses prévisions de croissance pour la Chine cette année et en 2023, dans un contexte de ralentissement lié au Covid-19 et de crise de l'immobilier. La deuxième économie mondiale devrait voir son PIB progresser cette année de 2,7% puis de 4,3% l'an prochain, selon la Banque mondiale. Ses précédentes prévisions en juin tablaient sur respectivement 4,3 et 8,1%.

Sur le plan sanitaire, la Chine a brusquement fait volte-face début décembre et levé la plupart des restrictions anti-Covid en vigueur durant près de trois ans, depuis l'apparition des premiers cas à Wuhan (centre) fin 2019. Des experts craignent désormais que le pays soit mal préparé à la vague d'infections liée à cette réouverture, alors que des millions de personnes âgées et vulnérables ne sont pas vaccinées. La capitale chinoise et ses 22 millions d'habitants sont particulièrement touchés par une vague de contaminations inédite depuis les débuts de la pandémie, et qui s'est propagée à une vitesse fulgurante ces derniers jours.

 

«La trajectoire incertaine de la pandémie»

«Les perspectives de croissance de la Chine sont soumises à des risques importants», souligne la Banque mondiale, évoquant notamment «la trajectoire incertaine de la pandémie» et «le comportement des ménages et des entreprises». Par peur d'attraper le Covid, de nombreux Chinois restent à la maison, ce qui pénalise lourdement la consommation tandis que de nombreux commerces sont fermés.

Parallèlement, le pays traverse une crise sans précédent dans l'immobilier, historiquement un moteur de la croissance en Chine. Ce secteur, qui représente avec la construction plus du quart du PIB du pays, est en souffrance depuis des mesures adoptées par Pékin en 2020 pour réduire l'endettement des entreprises. Après des années de hausses vertigineuses, les ventes immobilières s'affichent désormais en repli dans de nombreuses villes. Et nombre de promoteurs luttent pour leur survie, ce qui fragilise tout le secteur de la construction et ses milliers d'entreprises. «Les tensions persistantes dans le secteur de l'immobilier pourraient avoir des répercussions macroéconomiques et financières plus larges», avertit la Banque mondiale.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  Avant les Fêtes, Borne appelle à vaccination et aux masques face à la triple épidémie

Elisabeth Borne a renouvelé mardi avant les fêtes de fin d'année son appel à la vaccination et au port du masque face à la triple épidémie Covid-grippe-bronchiolite, qui rend la situation particulièrement "tendue" dans les hôpitaux. "On fait face à une situation difficile. Et avec les fêtes, cette situation est encore plus tendue" face à trois épidémies "qui se superposent", de bronchiolite, de Covid et de grippe, "qui est particulièrement dure cette année", a rappelé la Première ministre après avoir participé à une réunion de pilotage de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France.

"Tout ça met une pression très forte sur notre système de santé, sur nos établissements de santé, sur tous les professionnels de santé qui, une fois de plus, se retrouvent en première ligne face à un afflux nettement plus important que d'habitude de personnes aux urgences et sur les appels au SAMU", qui sont en hausse de 20 à 30%, a souligné Mme Borne, en exprimant le "soutien" et la "solidarité" du gouvernement aux personnels soignants.

En "responsabilité", "pour aider ces personnels soignants, on a tous un rôle à jouer" avec les gestes barrières, a-t-elle poursuivi, en invitant à porter le masque "dès qu'on est dans un espace clos où on est nombreux", et à se vacciner contre la grippe et le Covid, alors qu'"on doit se retrouver en famille" pour les fêtes.

 

Le "plan blanc" en discussion

A ses côtés, le ministre de la Santé François Braun s'est "réjoui, en ce qui concerne la médecine de ville, que les principaux syndicats de médecins n'aient pas appelé à la grève entre Noël et Nouvel An".

Interrogée sur la possibilité de déclencher des "plans blancs" pour rappeler du personnel dans les hôpitaux, la Première ministre a précisé qu'au cours de cette réunion à l'ARS, tout le monde était "conscient (...) du fait que les soignants avaient aussi besoin de se reposer" et que "c'est vraiment au sein de chaque établissement que la situation doit être évaluée". Face à cette triple épidémie, le Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (Covars) a recommandé lundi d'"amplifier le plus rapidement possible" les gestes barrières et la vaccination, sans se prononcer pour ou contre une obligation de port du masque en lieux clos.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  SNCF: deux trains sur trois rouleront ce weekend avec la grève des contrôleurs

Seuls deux trains sur trois circuleront en France en ce weekend de Noël à cause d'une grève des contrôleurs, selon les premières estimations mardi de la direction de la SNCF, qui prévoit qu'un voyageur sur quatre verra son train supprimé.  La grève sera donc importante, mais moins que lors d'un premier weekend, du 2 au 5 décembre, quand 60% des TGV et Intercités avaient été annulés.

Vendredi, dans le détail, deux TGV sur trois devraient circuler sur les axes Atlantique et Méditerranée, et un train sur deux sur l'axe Nord. La navette Paris-Lille sera cependant quasiment normale. Trois TGV Est sur quatre rouleront. Trois Ouigo sur quatre devraient aussi circuler. Les Intercités rouleront normalement. Le détail pour samedi et dimanche n'a pas encore été communiqué, mais le scénario sera à peu près le même que vendredi, "avec un scénario légèrement dégradé", a annoncé Alain Krakovitch, directeur de TGV-Intercités. Environ 200.000 personnes ne devraient pas pouvoir voyager, sur 800.000 prévues dans les trains ce weekend.

Les clients recevront par SMS et courriel des informations sur leur train. Ils sont encouragés à avancer leur départ si possible, 120.000 places étant encore disponibles mercredi et jeudi, et peuvent échanger gratuitement leurs billets, même en ligne selon la SNCF, ou se faire rembourser. "Les Français ont besoin de partir en vacances, j’appelle à ce que les chefs de bord retiennent cette date particulière de Noël et ne fassent pas grève", a lancé Christophe Fanichet. "Notre porte reste ouverte si les syndicats souhaitent lever les préavis".

 

Mouvement atypique

Cette grève à la SNCF s'ajoute à une menace de grève chez Air France: deux syndicats de personnels navigants, l'UNAC et le SNGAF ont déposé un préavis de jeudi au 2 janvier mais la compagnie ne prévoit pas d'annulations à ce stade. Depuis le mois de novembre, la SNCF peine à nouer le dialogue avec le collectif de contrôleurs à l'origine de ce mouvement social. Ils réclament une meilleure reconnaissance de la spécificité de ce métier. Le collectif national ASCT (CNA) rassemble sur Facebook plus de 3.500 membres et rejette toute accointance avec les syndicats, même s'il a dû s'appuyer sur les organisations syndicales pour porter ses revendications et déposer des préavis. Mais la CGT-Cheminots et SUD-rail, tout en maintenant le préavis, n'ont pas appelé à la grève, laissant la porte ouverte aux grévistes.

"Nous avons tout fait pour éviter cette grève, nous avons donné toutes ses chances au dialogue social", a lancé M. Fanichet. "Nous sommes parvenus à des propositions inédites, fortes et concrètes", a-t-il souligné, demandant de nouveau aux contrôleurs de ne pas arrêter le travail.  A l'issue d'une réunion avec collectif et syndicats le 8 décembre, la direction a proposé d'augmenter la "prime de travail" des chefs de bord de 600 euros par an, dont une partie serait intégrée à leur salaire en 2024, ainsi qu'une indemnité supplémentaire de 600 euros bruts par an. D'autres mesures spécifiques concernant l'avancement ont été mises sur la table afin de faciliter le déroulement de carrière des chefs de bord.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  Poutine reconnait une situation «extrêmement difficile» dans les territoires sous contrôle russe en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a admis mardi que la situation était "extrêmement difficile" dans les quatre régions du sud et de l'est de l'Ukraine dont Moscou revendique l'annexion sans les avoir entièrement conquises. "La situation dans les Républiques populaires de Donetsk, de Lougansk, ainsi que dans les régions de Kherson et de Zaporijjia est extrêmement difficile", a déclaré M. Poutine.

Il s'exprimait dans une vidéo à l'attention des employés des services de sécurité (FSB), du renseignement extérieur (SVR) et de protection des hauts responsables (FSO) qui célèbrent chaque année leur "fête professionnelle" en Russie le 20 décembre. Vladimir Poutine a salué le travail des membres des services de sécurité russes qui agissent dans "les nouvelles régions de Russie", assurant que "les personnes vivant là-bas, des citoyens russes" dépendent de la "protection" de ces services.

Le chef du Kremlin, lui-même un ancien agent des services secrets soviétiques (KGB), a appelé à une "concentration maximale" des services de contre-espionnage. "Il est nécessaire de sévèrement réprimer les agissements des services secrets étrangers et d'efficacement identifier les traîtres, les espions et les saboteurs", a souligné Vladimir Poutine. En septembre, le président russe avait annoncé l'annexion de quatre régions ukrainiennes (celles de Donetsk, de Lougansk, de Zaporijjia et de Kherson) en partie contrôlées par l'armée russe, après avoir mené des "référendums" locaux dénoncés comme fictifs par Kiev et les Occidentaux.

Mais, en novembre, l'Ukraine a repris Kherson, la capitale de la région éponyme, un revers majeur pour Moscou subi après une contre-offensive de plusieurs semaines et d'actions de partisans ukrainiens derrière les lignes ennemies.

 

Une "augmentation du niveau de menace"

Par ailleurs, un haut gradé de l'armée ukrainienne, le lieutenant-général Serguiï Naïev, a affirmé voir une "augmentation du niveau de menace" d'une potentielle attaque russe depuis le Bélarus voisin, comme ce fut le cas dans les premiers jours du conflit lancé en février. Selon lui, la Russie a actuellement un "potentiel suffisant pour créer une menace pour l'Ukraine et mener des actions tactiques" depuis le Bélarus frontalier au nord. "Nous prenons également des mesures adéquates", y compris l'envoi de nouvelles forces à la frontière, a-t-il ajouté sur Facebook.

Les autorités ukrainiennes ont dit redouter dans les premiers mois de 2023 l'éventualité d'une offensive russe sur Kiev qui serait déclenchée à partir du territoire bélarusse. Vladimir Poutine s'est rendu lundi au Bélarus pour des entretiens avec son homologue et allié Alexandre Loukachenko, tandis que l'armée russe y prend part à des manoeuvres "tactiques".

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  Coupe du Monde : suite aux messages racistes visant des joueurs, la FFF va porter plainte

La Fédération française de football (FFF) a "condamné" mardi la publication sur les réseaux sociaux de messages "racistes et haineux" envers des joueurs de l'équipe de France en finale du Mondial, annonçant son intention de "porter plainte".

"A la suite de la finale de la Coupe du monde, plusieurs joueurs de l'équipe de France ont fait l'objet de propos racistes et haineux inacceptables sur les réseaux sociaux. La FFF les condamne et va porter plainte contre ses auteurs", a-t-elle écrit sur le compte Twitter de l'équipe de France.

Les Bleus se sont inclinés aux tirs au but (3-3 ap, 4-2 t.a.b.) dimanche au Qatar contre l'Argentine, et plusieurs joueurs ont été visés sur les réseaux sociaux, comme Kingsley Coman et Aurélien Tchouaméni, qui ont manqué leur tir au but.

Le Bayern Munich, club de Coman, avait apporté lundi son soutien à son attaquant: "La famille du FC Bayern est derrière toi, King. Le racisme n'a pas sa place dans le sport ou dans notre société", avait écrit le club sur Twitter.

Ces messages de haine ont déjà été condamnés par de nombreux responsables politiques, dans les heures précédant l'annonce de la FFF. Le parti socialiste avait appelé mardi matin la FFF à "sortir de son silence".

"Plein soutien à Coman, Tchouaméni, (Randal) Kolo Muani, (Hugo) Lloris. On attend toujours une réaction de la FFF, déjà restée muette au sujet des insultes racistes subies par Mbappé lors de l'Euro 2021", a de son côté écrit la numéro 2 du PS Corinne Narassiguin.

La ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Diversité, Isabelle Rome, a également fait part de sa colère, dès lundi. "C’est insupportable. Je condamne ces propos avec la plus grande fermeté", a-t-elle écrit sur Twitter.

A l'extrême droite, le député et porte-parole du RN Julien Odoul a demandé dans un tweet une réaction de l'association "SOS Racisme", citant un article du site d'extrême droite Boulevard Voltaire, évoquant "des insultes raciales" envers le gardien Hugo Lloris.

 

 

 

 

 

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Mardi 20 Décembre 2022 –  Marine Le Pen veut dissoudre les « groupuscules extrémistes »

Dans une lettre envoyée à Matignon, Marine Le Pen demande à Élisabeth Borne de dissoudre « les associations groupusculaires ».

Après la demi-finale entre le Maroc et la France, lors de la Coupe du monde 2022, des rassemblements s’étaient formés dans plusieurs villes de France. Les services de police ont indiqué la présence de groupes proches de l’ultra-droite qui voulaient « casser de l’arabe ». Une quarantaine de militants avaient été ainsi arrêtés aux abords des Champs-Élysées.

Le Rassemblement national a écrit à la Première ministre pour lui demander de dissoudre « les associations groupusculaires ». Dans la lettre, on peut lire : « Depuis de nombreuses années, notre pays est confronté à de multiples violences, émanant notamment de groupuscules extrémistes, sans compter leur prosélytisme idéologique. » S’ils visent les militants proches de l’ultradroite, Marine Le Pen et Jean Philippe Tanguy, les cosignataires de cette lettre, visent également, sans les citer, les groupuscules d’extrême-gauche.

 

Une montée des militants extrémistes

Dans sa lettre adressée à la Première ministre, le Rassemblement national montre aussi son opposition à ces groupuscules, encore une fois sans les nommer : « Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes inacceptables. » Et d’ajouter : « Face à de tels groupuscules, le représentation nationale et le gouvernement doivent unanimement faire bloc afin d’empêcher de tels agissements. »

Plusieurs actions violentes de la part de militants extrémistes ont marqué le pays ces derniers temps. En effet, parmi les personnes arrêtées après la demi-finale, se trouvait Marc de Caqueray, le fondateur des Zouaves Paris, un groupuscule dissout dont certains membres avait tabassé des militants de SOS Racisme, lors d’un meeting d’Éric Zemmour, en décembre 2021.

De même, selon une note du service central du renseignement territorial, révélée par Le Parisien , il y a une « appropriation par les black blocs de la lutte écologiste ». Les black blocs qui étaient notamment présents lors des nombreuses manifestations des Gilets jaunes.

 

La Nupes demande la création d’une commission d’enquête

Dans la lettre, le RN indique : « Ces méfaits doivent systématiquement faire l’objet d'une réponse pénale à la hauteur. Les auteurs de ces délits et parfois de ces crimes doivent être sévèrement condamnés, puis, au terme de leur peine, faire l’objet de contrôle afin d’éviter toute récidive. »

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait demandé pour la finale de la Coupe du monde un suivi spécifique des des réseaux d’ultradroite . De son côté, la Nupes a réclamé, début novembre, la création d’une commission d’enquête pour« surveiller les groupuscules d’extrême droite », indiquant l’apparition de groupes « identitaires et néonazis ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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