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2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 08:00
LA MARCHE DU MONDE (2284) : MARDI 1er NOVEMBRE 2022

Mardi 1er Novembre 2022 –  Victoire de Lula au Brésil : Bolsonaro reste silencieux, ses partisans manifestent

Le président d'extrême droite Jair Bolsonaro restait muré dans son silence plus de 24 heures après sa défaite face à Luiz Inacio Lula da Silva, qui a reçu de nombreux appels de dirigeants étrangers le félicitant pour son élection. Alors que le camp de M. Lula craignait que le chef de l'Etat sortant refuse de reconnaître sa défaite, avec des conséquences potentiellement délétères pour la première économie d'Amérique latine, des partisans de M. Bolsonaro bloquaient des axes routiers partout à travers le pays (photo).

A Brasilia, la sécurité a été renforcée "de façon préventive" près de la Place des Trois Pouvoirs, qui rassemble le Palais présidentiel, la Cour suprême et le Parlement, en prévision de la possible arrivée de manifestants pro-Bolsonaro. Après avoir perdu dimanche d'extrême justesse face à M. Lula (50,9%-49,1%), le chef de l'Etat en exercice - jusqu'à la passation de pouvoir le 1er janvier - s'était isolé dans sa résidence officielle d'Alvorada à Brasilia.

Il s'est rendu lundi matin au Palais du Planalto, le siège de la présidence, puis est revenu dans l'après-midi dans sa résidence, sans faire la moindre déclaration, a constaté un photographe de l'AFP. Ce lourd silence, dont Lula avait dit être "inquiet" dès dimanche soir, rappelait à beaucoup de Brésiliens que Jair Bolsonaro avait maintes fois menacé de ne pas reconnaître le verdict des urnes s'il perdait.

Anticipant déjà des difficultés, Lula avait souhaité dimanche que "le gouvernement (sortant) soit civilisé" et comprenne qu'"il est nécessaire de faire une bonne passation de pouvoir". Ce climat d'incertitude se reflétait dans la volatilité de la Bourse de Sao Paulo, la première place financière d'Amérique latine, qui, après avoir ouvert dans le rouge, a clôturé sur une hausse de 1,36%, après de nombreuses variations en cours de séance. Le real brésilien a gagné plus de 2% par rapport au dollar.

Bolsonaro "a été enlevé de son trône par la force, et on va le remettre au pouvoir avec la force qui est la nôtre, nous, le groupe des camionneurs", a dit à l'AFP Ezequias, un chauffeur routier de 40 ans qui n'a souhaité donner que son prénom.

Il prenait part lundi au blocage de l'autoroute entre Rio de Janeiro et Sao Paulo, la capitale économique, à Barra Mansa (sud-est), sans qu'il soit possible de savoir si le mouvement était spontané ou coordonné.

La période de transition a démarré de manière tendue lorsque des camionneurs et des manifestants pro-Bolsonaro ont bloqué des autoroutes dans au moins 11 Etats du pays lundi, brûlant des pneus et stationnant des véhicules au milieu de la route pour interrompre le trafic. Vêtus du jaune et du vert du drapeau brésilien -- que le président sortant a fait sien -- les manifestants brandissaient des pancartes pro-Bolsonaro et chantaient l'hymne national, avant d'être progressivement dispersés par les autorités dans certaines régions.

 

"Relations solides"

"Si le risque de manifestations à court terme est élevé, celui d'une sérieuse crise institutionnelle est très faible", estimaient toutefois les consultants d'Eurasia Group. La victoire de M. Lula a été saluée dans le monde entier par une avalanche de messages de dirigeants étrangers, de Washington, Londres, Paris, Pékin, Moscou, New Delhi, Buenos Aires à la Commission européenne. Beaucoup ont exprimé leur impatience de renouer des relations solides et productives avec Brasilia, après quatre années d'isolement diplomatique sous Jair Bolsonaro.

De nombreux dirigeants ont saisi l'occasion de rappeler à Lula à quel point le dossier de la protection de l'Amazonie, où la déforestation a battu des records depuis 2019, était prioritaire pour l'avenir de la planète. Principal bailleur de fonds pour la protection de la plus grande forêt tropicale au monde, la Norvège a annoncé le déblocage de ses financements suspendus depuis 2019.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2284) : MARDI 1er NOVEMBRE 2022

Mardi 1er Novembre 2022 –  Un député du gouvernement Meloni scandalise après une photo le montrant avec un brassard nazi

La nomination au gouvernement italien d'un député d'extrême droite photographié en 2005 avec un brassard nazi suscitait la controverse mardi et la condamnation de l'opposition. Galeazzo Bignami, élu à la chambre sur la liste Fratelli d'Italia, le parti post-fasciste de la Première ministre Giorgia Meloni, a été nommé lundi ministre délégué aux Infrastructures.

Cet avocat de 47 ans avait été photographié lors d'une fête en 2005 en tenue noire et portant au bras gauche un brassard frappé de la croix gammée. Sa nomination est "une offense, une indécence vis-à-vis de la Constitution, la mémoire, l'Histoire et les victimes de la svastika", emblème des nazis, a réagi sur Twitter le député du Parti démocrate Marco Furfaro. "Honte à toi, Giorgia Meloni", a-t-il ajouté.

 

Le député se défend

L'intéressé a condamné dans un communiqué "toute forme de totalitarisme, d'expression liberticide et antidémocratique", qualifiant le nazisme de "mal absolu". La photo de 2005 a été prise "dans un contexte privé" et "je m'en suis excusé plus d'une fois", a-t-il souligné.

D'autres nominations de ministres délégués annoncées lundi ont été critiquées par l'opposition de gauche. Claudio Durigon, au ministère du Travail, avait proposé en 2021 de débaptiser un parc de Latina, au sud de Rome, portant le nom des juges anti-mafia assassinés Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, pour lui donner celui d'Arnaldo Mussolini, le frère du dictateur. La polémique l'avait contraint à la démission. "Quand le passé ne passe pas. Ombres noires sur le choix des ministres délégués", titrait mardi le quotidien de centre-gauche La Repubblica.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2284) : MARDI 1er NOVEMBRE 2022
LA MARCHE DU MONDE (2284) : MARDI 1er NOVEMBRE 2022
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LA MARCHE DU MONDE (2284) : MARDI 1er NOVEMBRE 2022
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Mardi 1er Novembre 2022 –  Covid-19 : une visiteuse positive provoque le confinement du parc Disney à Shanghai

La politique zéro covid se poursuit en Chine. Le parc Disney Resort a été fermé temporairement lundi et les résidents de plusieurs quartiers ont été appelés à rester chez eux après qu’une femme a été testée positive après avoir visité les lieux. L’AFP rapporte que les personnes présentes dans l’enceinte du parc d’attraction ont été confinées et interdites de sortir tant qu’elles n’avaient pas reçu un test négatif sur place.

Les autorités ont également annoncé que tous ceux qui ont visité le parc depuis jeudi devaient être testés négatifs à trois reprises, au cours de trois jours successifs et «éviter toute participation à des activités collectives». Le parc s'étend au total sur 390 hectares comprenant à la fois Disneyland Shanghai, Disneytown et Wishing Star Park.

Le pays est l’un des derniers à mener une politique zéro covid, n’hésitant pas à confiner des zones entières au moindre cas. Lundi, 2699 malades du Covid-19 avaient été enregistrés en Chine, dont dix cas asymptomatiques à Shanghai, selon la Commission nationale de la Santé.

 

 

 

 

 

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Mardi 1er Novembre 2022 –  Corée du Sud : les excuses du ministre de l’Intérieur après la tragédie d’Itaewon

Quatre jours après le drame survenu dans le quartier d’Itaewon, le gouvernement a présenté ses excuses officielles. Samedi soir, 156 personnes, en majorité des jeunes, ont perdu la vie dans un mouvement de foule lors des célébrations d’Halloween. Au moins 100 000 fêtards se trouvaient dans ce quartier populaire lorsqu’ils ont été bloqués dans une petite ruelle entourée de bars et de boîtes de nuit, empêchant tout déplacement. Les victimes sont mortes asphyxiées ou piétinées.

Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Lee Sang-min, présente ses excuses lors d'une session parlementaire mardi en Corée du Sud après la tragédie d'Itaewon.

Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Lee Sang-min, présente ses excuses lors d'une session parlementaire mardi en Corée du Sud après la tragédie d'Itaewon. © YONHAP

Depuis, la population cherche à comprendre comment un tel évènement a pu se produire, alors que cette zone est connue pour accueillir des milliers de gens tous les ans à la même période. Rapidement, le manque de moyens déployés par la police pour assurer la sécurité a été pointé du doigt.

Dès samedi soir, les autorités ont reconnu que seuls 200 policiers se trouvaient à Itaewon. En réalité, ils n’étaient que 137, dont une grande majorité étaient habillés en civil et n’avaient pas pour mission de surveiller la foule mais de vérifier les possibles trafics de drogue. Les Sud-Coréens sont d’autant plus en colère qu’au même moment, 6500 policiers étaient mobilisés à un autre endroit de Séoul, pour une manifestation dans laquelle ne se trouvaient pourtant que 25 000 personnes, rapportent les médias locaux.

 

Les regrets de la police

Mardi, Lee Sang-min, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a présenté ses excuses officielles lors d’une session face au Parlement. «Je voudrais saisir l'occasion pour présenter mes excuses sincères au public pour cet accident, en tant que ministre chargé de la sécurité des personnes», a-t-il déclaré selon l’agence de presse Yonhap. De son côté, le président Yoon Suk-yeol, qui est lui-même critiqué par ses opposants, a reconnu que la Corée du Sud manquait de structures en matière de gestion des foules. Il a promis de déployer tous les efforts possibles afin qu’une telle tragédie ne se reproduise pas.

La police, au centre de la polémique, a elle aussi déclaré avoir fait des erreurs et n’avoir pas été assez préparée. «Nous savions qu’il y aurait du monde là-bas, mais nous ne nous attendions pas à autant de monde», a déclaré le chef de la police nationale, Yoon Hee-keun, après le drame. Mardi, il a ajouté que ses équipes - qui dénoncent par ailleurs depuis plusieurs mois un manque d'effectif - avaient bel et bien reçu de «multiples alertes avant la bousculade mortelle» mais n’avaient pas réagi de manière «suffisante», explique le «Korea Herald». Il a pourtant indiqué «qu'une foule importante s'était réunie avant même que se produise l'accident, signalant un danger de manière urgente» mais a regretté que ces informations n’aient pas été traitées comme elles auraient dû l’être.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2284) : MARDI 1er NOVEMBRE 2022
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Mardi 1er Novembre 2022 –  New York fait sa grande parade d’Halloween

Monstres, zombies, sorcières, fantômes… les rues de New York étaient envahies lundi soir de fêtards déguisés pour Halloween. La traditionnelle grande parade organisée tous les ans dans la ville a une nouvelle fois été un succès, alors qu’elle était, pour la première fois de son histoire, menée uniquement par des groupes de femmes, rapporte ABC News. La chaîne rappelle que cet évènement désormais incontournable a commencé par une simple rencontre entre voisins en 1973, avant peu à peu de s’étendre à travers la Grosse Pomme, devenant ensuite l’un des rendez-vous les plus incontournables de l’année.

Cette année, le thème choisi pour la Village Halloween Parade, était la liberté. ABC explique que les organisateurs ont voulu offrir aux New-Yorkais et touristes présents la possibilité de s’exprimer tels qu’ils sont, sans peur du jugement. La célébration était d’autant plus belle que ces dernières années, le covid-19 avait empêché les habitants de la ville de prendre part aux grandes parades qui font sa renommée. Au total, au moins 20 000 personnes étaient présentes pour défiler lundi soir.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2284) : MARDI 1er NOVEMBRE 2022

Mardi 1er Novembre 2022 –  En Iran, les manifestants sont dans la rue en dépit de la répression

Le mouvement de contestation en Iran se poursuit sans relâche pour la septième semaine consécutive en dépit d'une répression qui s'accentue et le début des procès de personnes arrêtées et passibles de la peine de mort. D'une ampleur sans précédent depuis 2019, les manifestations -- qualifiées d'émeutes par les autorités -- ont été déclenchées par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini.

Cette Kurde iranienne de 22 ans est décédée trois jours après son arrestation par la police des mœurs, qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire strict, imposant notamment le port du voile en public. Les autorités ont averti la semaine dernière les contestataires qu'il était temps de quitter la rue, mais les manifestations se poursuivent sans répit, avec des rassemblements dans des zones résidentielles, des universités et sur de grandes avenues. Selon IHR, 160 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations et 93 autres dans des troubles distincts à Zahedan (sud-est).

Dans le quartier d'Ekbatan à Téhéran, des résidents ont repris lundi soir des slogans de la contestation tels que "Mort au dictateur", face à des forces de sécurité qui ont fait usage de grenades assourdissantes, selon des images publiées notamment par le média en ligne 1500tasvir.

 

Sanctions

Dans la ville à majorité kurde de Sanandaj (nord-ouest), les funérailles de Sarina Saedi, une jeune fille de 16 ans tuée dans la répression, se sont transformées en une manifestation avec des slogans antirégime et des femmes enlevant le foulard, selon l'organisation de défense des droits humains Hengaw, basée en Norvège.

1500tasvir a également publié une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux et présentée comme montrant des étudiants en médecine en train de manifester dans la ville de Tabriz (nord), et scandant: "Vous êtes le pervers!" dans un message à la police des mœurs.

Selon Iran Human Rights (IHR), basé en Norvège, des étudiants observaient mardi un sit-in à l'université d'Ispahan. Des images sur les réseaux sociaux ont d'autre part montré des actions similaires à la faculté d'ingénierie de l'université Amir Kabir à Téhéran.

Ce n'est pas la première fois que le pays est le théâtre de manifestations contre le pouvoir. En 2019 notamment, elle avaient été déclenchées par la hausse des prix de l'essence, en pleine crise économique. Mais le mouvement actuel a brisé des tabous.

Des images partagées sur les réseaux sociaux ont montré des portraits muraux du guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, et de son prédécesseur, l'ayatollah Khomeiny, recouverts de peinture rouge dans la ville sainte de Qom.

Des milliers de personnes ont été arrêtées, selon des militants des droits humains, la justice iranienne faisant état de l'inculpation d'un millier de personnes dans le cadre des "émeutes".

 

Journalistes

L'Autorité judiciaire avait indiqué samedi que le procès de cinq personnes, accusées de crimes passibles de la peine capitale, liés aux manifestations, s'était ouvert à Téhéran.

Lors de la première audience, l'un des inculpés, Mohammad Ghobadlou, a été condamné à mort selon une vidéo de sa mère publiée par l'Abdorrahman Boroumand Center, une ONG basée à Washington.

Il était poursuivi pour "corruption sur terre", une accusation passible de la peine de mort, pour avoir "attaqué des policiers avec une voiture, entraînant la mort d'un officier et des blessures pour cinq autres", avaient indiqué les autorités samedi. Aucune information n'a été donnée depuis sur sa condamnation.

Au moins 46 journalistes ont été arrêtés selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York.

Hossein Ronaghi, défenseur de la liberté d'expression et collaborateur du quotidien américain Wall Street Journal arrêté peu de temps après le début des manifestations, est en "grève de la faim et ne va pas bien", a écrit son frère Hassan sur Twitter après que le militant ait pu voir ses parents.

A l'étranger, l'Union européenne examine de nouvelles sanctions contre l'Iran, a indiqué lundi le chancelier allemand, Olaf Scholz, tandis que le Canada a annoncé des mesures supplémentaires visant Téhéran, en particulier les forces de l'ordre et de hauts responsables.

 

 

 

 

 

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Mardi 1er Novembre 2022 –  Le Kremlin accuse le Royaume-Uni d’avoir saboté Nord Stream

Le Kremlin a accusé mardi le Royaume-Uni d'être à l'origine des explosions ayant endommagé en septembre les gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique, construits pour acheminer le gaz russe en Europe. "Nos services de renseignement disposent de preuves suggérant que l'attaque a été dirigée et coordonnée par des spécialistes militaires britanniques", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

"Il existe des preuves que la Grande-Bretagne est impliquée dans un sabotage, une attaque terroriste contre (ces) infrastructures énergétiques vitales, non pas russes, mais internationales", a poursuivi M. Peskov. "De telles actions ne peuvent pas être laissées (sans réponse). Nous allons réfléchir aux mesures à prendre", a-t-il ajouté, dénonçant le "silence inacceptable des capitales européennes".

 

Le Premier ministre répond

Le porte-parole du nouveau Premier ministre britannique Rishi Sunak a estimé que les accusations des autorités russes visaient à "détourner" l'attention, ce qui "fait partie de leurs méthodes habituelles". L'armée russe avait déjà accusé samedi Londres d'être impliqué dans les fuites survenues sur Nord Stream. Ces allégations intervenaient après une attaque aux drones ukrainienne sur sa flotte de la mer Noire en Crimée, dont Moscou a aussi imputé la planification à des "experts britanniques".

"Fausses affirmations", a rétorqué Londres, le chef de la diplomatie britannique James Cleverly déclarant lundi que les accusations russes étaient "de plus en plus coupées de la réalité" et visaient à "détourner l'attention du peuple russe des échecs russes sur le champ de bataille".

Le 26 septembre, quatre vastes fuites avaient été détectées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 au large de l'île danoise de Bornholm, deux dans la zone économique suédoise et deux dans celle du Danemark.

Les inspections préliminaires sous-marines avaient renforcé les soupçons de sabotage, les fuites ayant été précédées d'explosions. Les gazoducs Nord Stream qui relient la Russie à l'Allemagne sont au coeur de tensions géopolitiques depuis des années, renforcées après la décision de Moscou de couper les livraisons de gaz à l'Europe. Hors service, ils contenaient cependant du gaz au moment où ils ont été endommagés.

 

 

 

 

 

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Mardi 1er Novembre 2022 –  Face à l'afflux de migrants, Londres envisage des «options plus radicales»

Le gouvernement britannique envisage des «options plus radicales» face à l'afflux de migrants traversant illégalement la Manche, qui déborde les capacités d'accueil actuellement en place, a déclaré mardi le secrétaire d'État à l'immigration, Robert Jenrick. Le Royaume-Uni fait face à un nombre record de traversées de la Manche à bord de petites embarcations - près de 40.000 depuis le début de l'année. Le gouvernement s'attend à ce que le chiffre atteigne 50.000 à la fin de l'année.

Devant le Parlement lundi, la très à droite ministre de l'Intérieur Suella Braverman est allée jusqu'à parler d'«invasion», un terme qui crée un malaise au sein de la majorité conservatrice et du gouvernement. «Dans une position comme la mienne il faut choisir ses mots avec soin», «et je ne diaboliserai jamais des gens qui viennent dans ce pays à la recherche d'une meilleure vie», a déclaré Robert Jenrick sur Sky News, prenant ses distances avec sa patronne.

«Je comprends le besoin d'être franc avec le public au sujet de l'ampleur du défi auquel le gouvernement est confronté», a-t-il cependant souligné sur la BBC. «Je crains que nous devions à présent envisager des options plus radicales pour faire en sorte que nos lois soient adaptées, que les migrants économiques soient expulsés rapidement et que nous dissuadions les gens de venir au Royaume-Uni», a-t-il ajouté.

 

Le pays «ne peut pas continuer à être un aimant pour les migrants économiques»

Le Royaume-Uni a conclu un accord avec Kigali pour envoyer au Rwanda les demandeurs d'asile arrivés illégalement, un projet hautement controversé actuellement à l'arrêt après une décision de la justice européenne. Le pays «ne peut pas continuer à être un aimant pour les migrants économiques», a poursuivi Robert Jenrick, «nous n'avons pas les infrastructures pour gérer cela».

Au cœur des préoccupations actuelles se trouve le centre de Manston, dans le Sud-Est de l'Angleterre, qui accueille plus de 4.000 migrants, parfois pour des longues durées sous de vastes tentes blanches, alors que sa capacité d'accueil est de 1.600 personnes et que les migrants ne sont censés y rester que 24 heures maximum, avant d'être orientés vers des hébergements. L'inspecteur en chef des prisons Charlie Taylor a indiqué avoir constaté, lors de sa dernière visite en septembre sur le site, des migrants y compris des enfants dormant sur des matelas posés au sol. Il a exhorté le ministère de l'Intérieur à «se ressaisir».

 

 

 

 

 

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Mardi 1er Novembre 2022 –  Sondage : pas de rebond en novembre pour Emmanuel Macron et Elisabeth Borne

Situation toujours compliquée pour le couple exécutif. L’angoisse sociale teintée d’inquiétude et de colère d’une opinion publique touchée à la fois par la pénurie des carburants et par l’inflation – les deux principaux sujets de conversation des Français, devançant même le meurtre de Lola – semblent bloquer tout rebond significatif de popularité.

Avec 37 % d’approbation de son action, Emmanuel Macron obtient son deuxième moins bon score depuis avril 2020. La forme de protection que lui offrait la gestion des crises Covid (– 18 points dans les discussions des Français en un mois !) ou russo-ukrainienne (– 7) s’achève. En recul de 2 points depuis octobre après une érosion de 1 point le mois précédent, le chef de l’État ne parvient pas à reprendre l’initiative dans ce second quinquennat.

 

Vers une démonétisation de la parole du président ?

Son émission télévisée sur France 2 du 26 octobre n’a été évoquée que par 1 Français sur 5, score jamais observé depuis 2017 pour une telle intervention médiatique. Le risque d’une démonétisation de la parole présidentielle qui avait touché ses deux prédécesseurs devient réel. Seul motif de consolation pour Macron, les signes envoyés à l’électorat de droite semblent trouver un écho.

Minoritaire dans tous les segments de population, à l’exception de ses électeurs, le président progresse chez les sympathisants LR (+ 12, à 45 %) et devient majoritaire dans l’électorat de Pécresse (55 %).

 

Elisabeth Borne à la peine

Côté Matignon, on n’entrevoit pas d’amélioration : après les 6 points perdus en septembre par Élisabeth Borne après l’annonce officielle d’une nouvelle réforme des retraites, la cote de la Première ministre recule de nouveau de 1 point, pour atteindre un étiage identique à la cote présidentielle. Par delà l’insatisfaction liée à l’action gouvernementale sur les questions socio-économiques, la cheffe du gouvernement paye les multiples recours au 49-3, relevés par 40 % des Français.

 

Le RN devant LFI comme force d'opposition

Face à un exécutif fragilisé, la lutte entre les oppositions connaît un tournant. Pour la première fois du quinquennat, le Rassemblement national émerge en tête (38 %), devançant de 11 points LFI, en perte de vitesse (– 7 points depuis septembre). Affaire Quatennens, échec de la marche du 16 octobre, nouvelle détérioration de l’image de Jean-Luc Mélenchon…, le pôle dominant de la Nupes connaît une mauvaise passe et laisse le RN en position de force pour incarner une alternative au pouvoir.

L’enquête Ifop-Fiducial pour Match et Sud Radio a été réalisée sur un échantillon de 1 004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d’éducation), après stratification par régions et catégories d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire autoadministré en ligne les 27 et 28 octobre 2022.

 

 

 

 

 

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Mardi 1er Novembre 2022 –  Les retraites complémentaires augmentent de 5,12% ce mardi

Cette revalorisation des pensions Agirc-Arrco concerne les 13,2 millions de retraités du privé.

Après la revalorisation de 4% des retraites de base intervenue en septembre, c'est au tour des retraites complémentaires des salariés du privé d'être revues à la hausse. Les partenaires sociaux, gestionnaires du régime Agirc-Arrco, ont décidé début octobre à la quasi-unanimité que les pensions augmenteraient de 5,12% ce mardi. Pour le régime, cela représente une dépense supplémentaire de 4,5 milliards d'euros. Pour les 13,2 millions de retraités du privé, c'est une bonne nouvelle car les pensions complémentaires Agirc-Arrco représentent entre 30 et 60% du montant de leur retraite totale.

«Les partenaires sociaux basent leurs décisions sur des hypothèses économiques prudentes, tout en respectant la règle d'or, qui consiste à avoir à tout moment en réserve au moins six mois de versement de pensions à horizon 15 ans», a indiqué Didier Weckner, président de l'Agirc-Arrco, représentant des employeurs, pour justifier ce chiffre. «La revalorisation des pensions ne peut pas être supérieure à celle des salaires car dans un système par répartition ce sont les actifs qui paient les pensions des retraités», a indiqué Brigitte Pisa, vice-présidente de l'Agirc-Arcco, représentant les salariés.

Cette revalorisation correspond à la hausse maximale que le régime pouvait atteindre en respectant les règles de calcul fixées par ses accords. «Cette valeur est nettement supérieure à celle de l'année précédente (1%) et également à celle qui a été appliquée au régime de retraite de base l'été dernier, s'est félicité Force Ouvrière. Une revalorisation moindre n'aurait pas été acceptable compte tenu de la très bonne santé des réserves du régime et des difficultés de pouvoir d'achat».

Mais, au-delà de la revalorisation des pensions, les partenaires sociaux sont ulcérés par la décision du gouvernement, inscrite dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), de transférer à l'Urssaf au 1er janvier prochain le recouvrement des cotisations aujourd'hui réalisé par l'Agirc-Arrco. Ils ont d'ailleurs déjà prévu de faire déposer six amendements demandant l'abrogation de cette mesure.

« Si le but est de dépouiller les retraités du privé de leurs réserves, c'est inadmissible. Qui accepterait d'être dépouillé de son compte en banque, pour qu'on le donne à quelqu'un d'autre à côté? » .

Le gouvernement justifie cette réforme, prévue en 2022 et qui a déjà été repoussé pour cause de crise sanitaire, par la nécessité d'économiser sur les frais de gestion et de simplifier les procédures. De fausses justifications, pour les syndicats comme pour le patronat, qui sont vent debout et unis - pour une fois - dans une même opposition. Politiquement, la décision leur semble injustifiée, pire ils soupçonnent le gouvernement de vouloir capter les réserves du régime Agirc-Arcco pour combler le déficit du système de retraites. Techniquement, ils mettent en avant un vrai risque d'exécution, affirmant que les conditions du transfert ne sont pas réunies à trois mois de l'échéance.

«Il faut arrêter cette machine de guerre. Ce serait catastrophique, les entreprises n'en veulent pas. La captation de nos ressources n'est pas entendable, a martelé Brigitte Pisa. Ne s'agit-il pas d'une réforme des retraites qui ne voudrait pas dire son nom? C'est un danger majeur pour le lien cotisation droit ». «Si cela n'est pas une réforme masquée, de quoi s'agit-il?», conforte Didier Weckner. «Il n'y a pas d'économies à faire sur le prélèvement des cotisations. Si le but est de dépouiller les retraités du privé de leurs réserves, c'est inadmissible. Qui accepterait d'être dépouillé de son compte en banque, pour qu'on le donne à quelqu'un d'autre à côté? Il ne faut pas mettre toutes les cotisations dans une grande machine à laver, qui ne permettrait plus de savoir qui paie quoi. Quand on verse des droits, il faut avoir les cotisations qui vont avec», conclut le président de l'Agirc-Arrco.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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