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13 octobre 2022 4 13 /10 /octobre /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2265) : MERCREDI 12 OCTOBRE 2022

Mercredi 12 Octobre 2022 –  Sondage : Elisabeth Borne dévisse, Emmanuel Macron se maintient

Forte bourrasque sur Matignon ! La Première ministre, après un été plutôt réussi, chute dans notre tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. Élisabeth Borne voit l’approbation de son action baisser de 6 points. Avec un petit 38 %, sa cote atteint son score plancher depuis sa nomination et se trouve pour la première fois reléguée derrière celle d’Emmanuel Macron (39 %).

Ce trou d’air est indexé à l’annonce d’une nouvelle réforme des retraites. Seul sujet en dehors de la hausse des prix et de la guerre en Ukraine à avoir marqué majoritairement les Français (55 %), le projet de recul du départ à la retraite de 62 à 65 ans suscite une opposition massive.

Dans ce contexte, Élisabeth Borne subit les baisses les plus fortes auprès des catégories de population les plus réfractaires à la réforme : – 12 points chez les ouvriers, – 12 parmi les salariés du privé et – 6 chez les sympathisants de gauche, les plus enclins au retour de la retraite à 60 ans. Au contraire, elle progresse parmi les retraités (+10) et l’électorat âgé (+12 chez les plus de 65 ans), les seuls segments favorables au fait de bouger sur les retraites. Enfin, cette réforme à venir efface ses précédents gains d’image : sa capacité d’ouverture au dialogue chute (– 7), tout comme sa proximité aux préoccupations des Français (– 7 points).

 

Un « effet drapeau »

L’avertissement est à prendre au sérieux. La situation du chef de l’État diffère. L’approbation de l’action présidentielle reste quasi stable. La prégnance de l’actualité internationale – le conflit russo-ukrainien, la révolte des Iraniennes, évoquée par les Français au même niveau que les funérailles de la reine d’Angleterre – réactive un « effet drapeau » bénéficiant à Macron. Sa capacité à défendre les intérêts de la France à l’étranger demeure le trait d’image qui lui est le plus associé malgré une érosion (– 3). Reste à savoir combien de temps le mécontentement l’épargnera. Les baisses constatées auprès des catégories les plus fragilisées par l’inflation (moins de 35 ans – 7 ; ouvriers – 11 ; salariés – 6) révèlent peut-être que ce temps est compté.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2265) : MERCREDI 12 OCTOBRE 2022

Mercredi 12 Octobre 2022 –  Assemblée nationale : Bruno Le Maire traité de «lâche» par un député RN

Un incident a opposé mardi le groupe d'extrême droite et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Un ministre traité de "lâche", et le RN qui quitte l’hémicycle avant qu'un de ses députés ne soit sanctionné: un incident a opposé mardi le groupe d'extrême droite et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Dans sa question, le député RN de Moselle Alexandre Loubet a reproché à l'exécutif de "brader à des intérêts étrangers" des "fleurons industriels" français, en s'alarmant du possible rachat par un groupe américain de l'entreprise d'électronique Exxelia.

"Quand cesserez-vous de trahir les intérêts de la France?", a-t-il d'abord lancé à Bruno Le Maire. "Vous avez travaillé il fut un temps pour Dominique de Villepin, qui avait dénoncé la lâcheté de ceux qui refusent de défendre les intérêts de la France, aujourd'hui, le lâche, c'est vous", est-il revenu à la charge un peu plus tard.

"J'ai l'honneur de demander des excuses solennelles au Rassemblement national pour avoir employé le terme de +lâche+ à une personne qui a toujours fait preuve de courage dans son engagement politique depuis vingt ans qu'il fait de la politique au service de la France et des Français", a rétorqué Bruno Le Maire, en élevant le ton.

"Des excuses, des excuses", a-t-il ensuite ajouté hors micro. Les députés du RN ont alors quitté l'hémicycle un temps.

 

Un rappel à l'ordre avec inscription au procès verbal

Devant la presse, leur patronne Marine Le Pen a reproché à Bruno Le Maire sa "posture menaçante": "Nous n'avons pas à nous faire pointer du doigt dans l'hémicycle par un ministre. Il va falloir un petit peu qu'il relise la Constitution, qu'il relise les institutions. Cette situation est proprement inadmissible".

A leur retour en séance, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet a déploré "l'insulte" proférée par Alexandre Loubet et lui a infligé un rappel à l'ordre avec inscription au procès verbal, ce qui prive le député RN du quart de son indemnité parlementaire pendant un mois.

Cette sanction "ne vous dispense pas de présenter vos excuses au ministre", a-t-elle ajouté.

La titulaire du perchoir a souligné avoir déjà indiqué en conférence des présidents de l'Assemblée l'importance d'avoir des "comportements respectueux" dans l'hémicycle.

Sur le fond, avant cette séquence agitée, Bruno Le Maire avait insisté un peu plus tôt sur des mesures comme la baisse des impôts de production ou le bouclier tarifaire face à l'explosion des prix de l'énergie, pour protéger l'industrie française.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2265) : MERCREDI 12 OCTOBRE 2022

Mercredi 12 Octobre 2022 –  Parti socialiste : face à Olivier Faure, la fronde se renforce

Nombre d’élus socialistes ne supportent plus l’allégeance, voire la soumission de leur parti à La France insoumise et à Jean-Luc Mélenchon. Celle qui va prendre la tête de la fronde face à un Olivier Faure qui a béni cette union contre nature à ses yeux, c’est la maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy.

 

Il faut parler de la question du travail, qui n’est pas une valeur de droite!

L’élue de 52 ans vient d’envoyer au patron du PS une lettre piquante, lui reprochant l’appel à manifester contre la vie chère le 16 octobre, au côté de Mélenchon, sans aucune concertation interne! «Quand on est socialiste, on ne cautionne pas, donc on ne participe pas à l’appel à l’insurrection du 16 octobre qui ne peut qu’entraîner des désordres tant nos concitoyens sont exaspérés.»

«Nous sommes à un moment fondamental de l’histoire du PS, confie-t-elle. Nous avons le choix de nous remettre au travail ou de disparaître dans l’accord avec la Nupes. Les socialistes sont en déphasage complet avec les préoccupations des Français. Il faut parler de la question du travail, qui n’est pas une valeur de droite! De la sécurité aussi.» Et la maire de Vaulx-en-Velin, où 50% de la population a moins de 30 ans, sait de quoi elle parle.

 

Nous avons de vrais points de divergence avec LFI sur l’Europe de la défense, par exemple

Un autre élu s’insurge aussi au sein du PS, mais pour en appeler à une troisième voie. Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, en Seine-Maritime, et chef de file de Refondations. Cent quarante-neuf cadres ont signé, avec lui, une tribune qui ne prévoit «ni retour en arrière ni effacement du PS», confie l’élu. «Nous avons besoin que le PS se remette au travail. Car les gens nous disent: “On ne vous entend pas !” »

Il ne se cache pas les difficultés à venir: «Nous avons de vrais points de divergence avec LFI sur l’Europe de la défense, par exemple. Nous sommes archi pour, alors que, dans leur programme, il est clairement indiqué qu’il faut arrêter cette Europe de la défense.»

 

Pas sûr que la synthèse, spécialité de François Hollande, soit cette fois au rendez-vous

L’enjeu des élections européennes de 2024 se profile déjà. Rendez-vous d’abord en novembre pour que chacun, chez les socialistes, dépose une contribution qui finira peut-être en motion. Mais pas sûr que la synthèse, spécialité de François Hollande, soit cette fois au rendez-vous.

«Nous faisons tous les jours le constat de l’impuissance de l’État à juguler le trafic de stupéfiants. Il faut retrouver le pacte de confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens. » Enfin, sur le vivre-ensemble, la maire se fait cinglante: «C’est toute une ville qui doit élever un enfant. Le pays est assez fracturé comme cela. La France insoumise a essentialisé le débat. Il faut pouvoir parler des crispations identitaires.»

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2265) : MERCREDI 12 OCTOBRE 2022

Mercredi 12 Octobre 2022 –  Bruno Bonnell, 54 milliards pour les technologies du futur

À la tête de France 2030, ce proche de Macron gère un pactole de 54 milliards d’euros pour faire émerger les technologies du futur.

Cela fait pile un an que cet ambitieux dispositif est officiellement sorti de terre. C’était le 12 octobre 2021 et, dans un discours, Emmanuel Macron présentait le plan France 2030, héritier du programme des investissements d’avenir de Nicolas Sarkozy. Son but ? « Répondre aux grands défis de notre temps », dixit le président.

 

«Faire émerger des réacteurs nucléaires de petite taille», «décarboner notre industrie », «devenir le leader de l’hydrogène vert»

Son budget ? 54 milliards sur environ cinq ans. Rien que ça… Une somme sous la responsabilité de Bruno Bonnell, 64 ans. Nommé fin janvier secrétaire général pour l’investissement, cet ancien député LREM du Rhône, qui a choisi de ne pas se représenter, a derrière lui une longue carrière d’entrepreneur. Il est, dit-il, « l’entraîneur de France 2030 », à la tête d’une équipe d’une quarantaine de personnes.

Un programme décliné en 10 objectifs, dont ceux de « faire émerger des réacteurs nucléaires de petite taille », de « décarboner notre industrie », de « devenir le leader de l’hydrogène vert », ou encore de « produire le premier avion bas carbone ». Avec un seul mot d’ordre, assure-t-il, « innover ».

 

Parfois, il s’agit de parier sur des technologies dont personne ne sait si elles marcheront, mais il en assume le risque

Des appels à manifestation d’intérêt ou des appels à projets sont ouverts, et, dans chaque région, un comité de suivi fait le lien avec « les acteurs socioéconomiques ». Ensuite, les candidatures sont soumises à un « jury d’experts » composé de membres de l’Agence nationale de la recherche, de la banque publique d’investissement Bpifrance, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, et de la Caisse des dépôts et consignations. Mais c’est Bonnell qui, en dernier ressort, signe le chèque. Déjà, 7,8 milliards ont été engagés, dont 2,1  pour le développement de la filière hydrogène.

« On a enclenché la vitesse supérieure et on se donne enfin les moyens de devenir le leader en Europe sur cette énergie », se félicite celui qui répète : « Je ne suis pas le Père Noël. » Parfois, il s’agit de parier sur des technologies dont personne ne sait si elles marcheront, mais il en assume le risque.

 

On va travailler différemment, manger différemment, voyager différemment…

Bonnell est persuadé que « à chaque transformation énergétique correspond une transformation du corps social », et que nous sommes en train d’en vivre une : « On va travailler différemment, manger différemment, voyager différemment… Tout va changer, avec pour moteur le désir d’obtenir une meilleure qualité de vie. »

À ceux qui s’inquiètent que le poste soit confié à un politique et non à un industriel ou à un haut fonctionnaire, il rétorque qu’il est là, justement, « pour qu’on ne s’embourbe pas dans la technocratie ». Et c’est un homme désormais très courtisé, et très pressé, qui l’assure.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2265) : MERCREDI 12 OCTOBRE 2022

Mercredi 12 Octobre 2022 –  Grèves chez les pétroliers, la pénurie de carburant se poursuit, le gouvernement réquisitionne

Le gouvernement a mis sa menace à exécution: face à des grévistes déterminés à poursuivre leur mouvement pour les salaires dans les raffineries, le gouvernement a lancé une première réquisition qui vise le déblocage du dépôt de carburant de la raffinerie normande d'Esso-ExxonMobil.

"Face à la reconduction de la grève d'une partie du personnel à Port-Jérôme (Seine-Maritime), en Normandie, le gouvernement lance la réquisition des personnels indispensables au fonctionnement du dépôt. La réquisition débutera ce jour", a indiqué à l'AFP le ministère de la Transition énergétique. La réquisition ne concerne pas les opérations de la raffinerie et donc la production de carburant.

Les quelques grévistes indispensables au déblocage du carburant des cuves devraient donc se voir contraints de venir travailler, sous peine de sanctions pénales.

Malgré cette menace brandie pour la première fois la veille par la Première ministre, les grévistes des groupes pétroliers ont décidé tôt mercredi matin de poursuivre leur mouvement pour de meilleurs salaires, prolongeant les pénuries de carburants qui affectent la France entière.

Six des sept raffineries de France sont en grève mercredi: les quatre de TotalEnergies et les deux d'Esso-ExxonMobil; seule celle de Lavéra (groupe Petroineos) n'est pas bloquée.

Avant l'aube mercredi, à la raffinerie Esso-ExxonMobil de Gravenchon (Port-Jérôme), en Seine-Maritime, une cinquantaine de salariés grévistes ont voté à main levée la poursuite de la grève, au pied de l'usine, où des palettes brûlent et sans présence policière alentour, a constaté l'AFP.

La grève se poursuit aussi à la raffinerie Esso de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), a constaté l'AFP, mais aucune réquisition n'a été reçue. Aucun carburant n'est sorti d'ici depuis le 21 septembre.

Chez TotalEnergies, la grève dure depuis deux semaines et prend de l'ampleur. Dans l'ensemble des sites en mouvement, la grève a été reconduite mercredi avec "quasiment 100% de grévistes parmi les opérateurs", a indiqué tôt mercredi à l'AFP Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe. Soit la raffinerie de Normandie, près du Havre, le dépôt de carburant de Flandres, près de Dunkerque, la "bio-raffinerie" de La Mède (Bouches-du-Rhône), la raffinerie de Feyzin, et depuis mardi, la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique).

Les grévistes prennent ainsi le risque d'un épilogue brutal avec réquisition de certains d'entre eux pour faire redémarrer les usines, comme le précédent mémorable de 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Pour les dépôts, le redémarrage serait immédiat car assez simple, puisqu'il suffira d'ouvrir les vannes pour les camions. Mais "s'il y a réquisition pour redémarrer la production à la raffinerie, il faudra au moins deux semaines", explique Gil Vilard, de la CGT Esso à Fos-sur-Mer.

 

L'Ile-de-France en panne d'essence

"L'essence, c'est trop important pour nous! Vous voyez, ça fait plus d'une semaine qu'on galère", témoigne Santiago, l'un des innombrables coursiers à "galérer" pour faire le plein, à Paris, comme tous ceux dont le véhicule est un outil de travail.

Faute d'approvisionnement, près de 30% des stations-service étaient à sec en France, mardi soir.

Face à ces files d'attente d'automobilistes exaspérés, interviewés en boucle sur les chaînes d'information, et sous le feu des critiques de l'opposition, le gouvernement a dégainé mardi la menace de la réquisition, pour l'instant seulement pour débloquer les dépôts d'Esso-ExxonMobil.

Un accord salarial y a en effet été conclu lundi par deux organisations syndicales, majoritaires à l'échelle du groupe, mais pas par la CGT, à l'origine de la grève.

 

Mme Borne a également évoqué la possibilité de réquisitions chez TotalEnergies.

Amorce de dialogue? Ce groupe a convié les syndicats représentatifs qui "ne participent pas au mouvement de grève" à une réunion de "concertations et d'échanges" mercredi après-midi.

"Si la CGT lève tous les blocages de sites avant demain midi, elle sera bienvenue à cette réunion de dialogue", a précisé le géant français de l'énergie.

M. Sellini y voit une manière "d'écarter" la CGT et de "justifier" ainsi une intervention du gouvernement en cas de refus de celle-ci de lever les blocages.

Le ministère a indiqué qu'un autre arrêté de réquisition serait activé pour le dépôt de carburant TotalEnergies près de Dunkerque, si la grève s'y poursuivait.

La CGT de TotalEnergies réclame 10% d'augmentation sur les salaires pour 2022, contre les 3,5% obtenus en début d'année.

En cas de réquisition, "on ira devant les tribunaux pour les faire annuler", a averti Eric Sellini, tandis que la CGT d'Esso-ExxonMobil a dénoncé "une remise en cause du droit de grève".

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2265) : MERCREDI 12 OCTOBRE 2022

Mercredi 12 Octobre 2022 –  Iran : au moins 108 morts dans la répression des manifestations selon une ONG

Au moins 108 personnes ont été tuées en Iran dans la répression des manifestations déclenchées il y a près d'un mois par la mort de Mahsa Amini après son arrestation par la police des moeurs, a indiqué mercredi une ONG.

Les forces de sécurité iraniennes ont également tué au moins 93 autres personnes dans des heurts distincts à Zahedan, dans la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), a rapporté l'organisation Iran Human Rights (IHR). Dans ce cas-ci, les violences avaient été déclenchées lors de manifestations pour protester contre le viol présumé d'une jeune fille par un policier.

Le mouvement de contestation en Iran a débuté le 16 septembre, date à laquelle Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, est morte à l'hôpital, trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des moeurs pour avoir selon celle-ci enfreint le code vestimentaire strict pour les femmes en République islamique, prévoyant notamment le port du voile.

Malgré des centaines d'arrestations et la répression meurtrière, le mouvement de contestation, le plus important depuis celui de 2019 contre la hausse du prix de l'essence, ne faiblit pas.

 

14 personnes ont été tuées au Kurdistan depuis le début de la contestation

Des organisations de défense des droits humains alertent sur la répression particulièrement sévère à Sanandaj, capitale de la province du Kurdistan (nord-ouest), la région d'où était originaire Mahsa Amini.

"La communauté internationale doit empêcher d'autres meurtres au Kurdistan en apportant une réponse immédiate", a lancé mercredi Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l'ONG IHR basée en Norvège, mettant en garde contre "une imminente répression dans le sang" dans cette province.

Les restrictions d'accès à Internet imposées par les autorités entravent l'enquête de l'ONG sur l'ampleur de la répression, a-t-il déploré.

D'après son ONG, 14 personnes ont été tuées au Kurdistan depuis le début de la contestation mais ce bilan n'inclut pas les victimes de la "répression sanglante" des trois derniers jours, durant lesquels "de larges manifestations" ont eu lieu à Sanandaj.

Ailleurs dans le pays, 11 personnes ont notamment été tuées dans la province de Téhéran et 28 dans celle de Mazandaran (nord), d'après IHR, qui affirme que des enfants ont également été arrêtés.

"Les enfants ont le droit de manifester, les Nations unies ont l'obligation de défendre les droits des enfants iraniens en faisant pression sur la République islamique", a estimé M. Amiry-Moghaddam.

L'IHR a précisé exclure de son bilan six détenus morts dimanche lors d'une rixe en prison dans le nord du pays, disant enquêter à ce sujet.

 

 

 

 

 

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Mercredi 12 Octobre 2022 –  Nouvelles frappes russes contre l'Ukraine, le G7 promet de «demander des comptes» à Poutine.

La Russie a revendiqué mardi de nouvelles frappes "massives" sur les infrastructures ukrainiennes, pour lesquelles le G7, réuni en urgence, a promis de "demander des comptes" au président russe Vladimir Poutine. Lundi déjà, des bombardements russes d'une ampleur inégalée depuis des mois avaient touché Kiev et d'autres villes d'Ukraine, faisant au moins 19 morts et 105 blessés et suscitant un tollé international.

Mardi, la Russie, qui a essuyé de nombreux revers militaires récemment, a poursuivi ses tirs, de moindre ampleur, frappant notamment très loin du front les installations énergétiques de l'Ouest ukrainien. "Depuis ce matin, 28 missiles ennemis ont été lancés, dont 20 ont été abattus. Plus de 15 drones, principalement des drones d'attaque iraniens. Quasiment tous ont été abattus", a déclaré dans son allocution du soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky, espérant "des progrès de nos partenaires sur la question des défenses antiaériennes et antimissiles".

L'état-major ukrainien a signalé des frappes aériennes, de missiles de croisière et de lance-roquettes multiples russes sur plus d'une vingtaine de villes et villages dans tout le pays. En réunion virtuelle avec le G7 dans la journée, M. Zelensky lui avait demandé de l'aider à créer un "bouclier aérien" au-dessus de l'Ukraine, prévenant que "le dirigeant russe, qui est en fin de règne, a encore les moyens d'une escalade", selon la présidence ukrainienne. Déplorant dans un communiqué "la stratégie russe d'escalade délibérée", le G7 a condamné "de la façon la plus véhémente possible" ces "attaques aveugles contre des populations civiles innocentes" qui sont "un crime de guerre", promettant de "demander des comptes au président Vladimir Poutine".

 

Pilonnages

Le G7 a également prévenu le Bélarus que la création d'une force militaire commune entre Moscou et Minsk constituait "l'exemple le plus récent de (sa) complicité" avec la Russie dans la guerre contre l'Ukraine. Minsk a assuré mardi que la force commune était "purement défensive". Seul allié de Moscou dans cette guerre, sans avoir envoyé ses troupes en Ukraine, le président bélarusse Alexandre Loukachenko a justifié l'initiative en accusant Kiev de préparer une attaque contre son pays.

La ville ukrainienne de Zaporijjia (sud), pilonnée par les Russes ces dernières semaines, a essuyé mardi une salve de douze missiles S-300 sur des infrastructures "civiles", faisant un mort, selon les autorités ukrainiennes. De nouvelles frappes russes ont touché la région de Zaporijjia en soirée, où "les terroristes russes (...) ont bombardé Orikhiv et Stepnoguirsk", faisant sept morts et sept blessés, selon la présidence ukrainienne.

Des bombardements ont aussi causé de "sévères destructions" sur des installations énergétiques dans la région de Dnipro (centre), privant de courant "de nombreux villages", selon le gouverneur régional. Kiev a été épargnée. Mais l'opérateur électrique desservant la capitale, DTEK, a annoncé que, faute de puissance, "dès mardi" des coupures de courant régulières allaient affecter différents quartiers, au moment où l'hiver approche et que les Ukrainiens craignent des pénuries d'eau, de chauffage et d'électricité.

 

Biden, Poutine et Griner

Le ministère russe de la Défense s'est félicité que ces "frappes massives" contre des "cibles de commandement militaire et du système énergétique de l'Ukraine" aient "atteint leur objectif". Les bombardements ont été d'une ampleur moindre que lundi, lorsque des dizaines de missiles, roquettes et drones s'étaient abattus sur des infrastructures militaires, énergétiques et de communication ukrainiennes, mais également des sites civils.

Des représailles à l'attaque, "terroriste" selon Vladimir Poutine, qui a endommagé samedi le pont reliant la Russie à la Crimée (sud), péninsule annexée par Moscou en 2014. Symbolique et stratégique, ce viaduc routier et ferroviaire sert à l'approvisionnement russe dans le Sud ukrainien où Kiev mène une contre-offensive.

L'attaque contre le pont est intervenue après une série de revers militaires russes dans le nord-est, l'est et le sud de l'Ukraine. Joe Biden a estimé mardi que son homologue russe avait "fait une complète erreur de calcul" sur la résistance ukrainienne, pensant "être accueilli à bras ouverts". "Je pense que c'est une personne rationnelle qui a clairement mal évalué" la situation, a déclaré le président américain à la chaîne CNN.

Interrogé sur la possibilité de rencontrer le président russe au prochain sommet du G20, Joe Biden a dit n'en avoir "pas l'intention", tout en précisant que "cela dépend(ait)" de ce dont son homologue souhaite parler. Si Vladimir Poutine voulait parler de la libération de Brittney Griner, basketteuse américaine emprisonnée en Russie, "je le rencontrerais", a-t-il assuré. Le président américain a en revanche affirmé refuser "de négocier quoi que ce soit avec la Russie sur le fait qu'ils restent en Ukraine, gardent une partie de l'Ukraine". Dans l'est de l'Ukraine, dans la région de Donetsk, les autorités ont annoncé mardi avoir exhumé les corps de 78 civils dans deux villes récemment reconquises par les forces ukrainiennes.

Selon le bureau du procureur général d'Ukraine, certains corps présentaient des marques de "mort violente", deux étant calcinés, à Sviatorguirsk. A Lyman, 110 tombes ont été dénombrées, desquelles 44 corps ont été exhumés dans l'immédiat, dont ceux "d'un enfant d'un an et de toute sa famille". L'Ukraine a accusé les forces russes de nombreuses exactions, découvrant à l'occasion de retraites russes les tombes de civils tués ou de victimes de torture ou d'exécution sommaire. Moscou dément systématiquement. En Russie, Viatcheslav Gladkov, le gouverneur de la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, a accusé mardi Kiev d'avoir bombardé une installation électrique à Chebekino, à sept kilomètres de la frontière, privant de courant "plus de 2.000 habitants" sans faire de victime.

 

Péril nucléaire

A Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie), Vladimir Poutine s'est entretenu mardi avec Rafael Grossi, patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Le président russe s'est déclaré "ouvert au dialogue" au sujet de la centrale nucléaire de Zaporijjia, contrôlée militairement par la Russie depuis mars, tandis que M. Grossi a réitéré son appel à y mettre en place "une zone de protection".

"Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour prévenir un accident nucléaire", a-t-il exhorté dans un communiqué, pointant une situation "de plus en plus dangereuse (...) avec des attaques militaires fréquentes qui menacent la sécurité nucléaire". Depuis des mois, Russes et Ukrainiens s'accusent de tirer dans la zone au risque de provoquer un accident nucléaire.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu a lancé un appel à un cessez-le-feu "dès que possible". Une rencontre entre Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan est prévue jeudi au Kazakhstan. Moscou comme Kiev estiment que la négociation est impossible.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2265) : MERCREDI 12 OCTOBRE 2022

Mercredi 12 Octobre 2022 –  Pour Greta Thunberg, l'Allemagne devrait privilégier le nucléaire au charbon

Les déclarations de Greta Thunberg interviennent dans un contexte tendu en Allemagne où la coalition au pouvoir formée des sociaux-démocrates, des Verts et des Libéraux est tiraillée sur les solutions à trouver pour affronter une crise énergétique sans précédent.

La militante suédoise Greta Thunberg estime préférable de continuer à utiliser les centrales nucléaires actuellement en activité en Allemagne plutôt que de se tourner vers le charbon, dans un entretien paru mardi. "Si elles (les centrales nucléaires) sont en activité, je pense que ce serait une faute de les arrêter et de se tourner vers le charbon", a dit l'une des plus célèbres activistes au monde de la lutte contre le dérèglement climatique, dans un entretien à la chaîne de télévision ARD dont l'intégralité sera diffusé mercredi.

C'est une "mauvaise idée" de miser sur le charbon, a-t-elle ajouté selon des extraits de l'interview postés sur Twitter. Les déclarations de Greta Thunberg interviennent dans un contexte tendu où la coalition au pouvoir formée des sociaux-démocrates, des Verts et des Libéraux est tiraillée sur les solutions à trouver pour affronter une crise énergétique sans précédent.

 

"Je salue les encouragements de l'initiatrice du mouvement Fridays for Future"

Initialement, l'Allemagne, dont une grande partie de la population est hostile à l'atome, comptait fermer ses trois derniers réacteurs nucléaires en activité fin 2022. Mais le gouvernement d'Olaf Scholz est récemment revenu sur cette décision et a décidé de prolonger deux des trois centrales encore en activité jusqu'au printemps 2023.

Les Libéraux voudraient aller plus loin et garder en activité plus longtemps les trois centrales, comme l'a souligné le ministre allemand des Finances, Christian Lindner qui s'est aussitôt réjoui sur twitter des déclarations de Greta Thunberg.

"Je salue les encouragements de l'initiatrice du mouvement Fridays for Future pour la position des Libéraux de maintenir en service nos centrales nucléaires", a-t-il affirmé. Le gouvernement allemand a par ailleurs également décidé de prolonger l'activité de plusieurs centrales à charbon jusqu'au printemps 2024, même s'il s'est fixé comme objectif d'abandonner cette énergie en 2030.

 

 

 

 

 

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Mercredi 12 Octobre 2022 –  «Rester en Iran et chanter» : le message fort du chanteur Shervin Hajipour

Il ne quittera pas son pays malgré les risques qu’il encourt. Emprisonné puis libéré sous caution, le chanteur pop Shervin Hajipour est le symbole d’une jeunesse iranienne qui refuse de baisser la garde face aux autorités.

Arrêté pour une chanson. Le chanteur pop iranien Shervin Hajipour, 25 ans, qui avait été révélé dans l’équivalent iranien de «The Voice», a composé fin septembre, un morceau intitulé «Baraye» («Pour» ou «A cause de» en persan). Pour la vidéo qui accompagnait son hymne, il avait compilé des tweets sur les revendications des manifestants. Cela lui a valu de subir les foudres des autorités et d’être arrêté le 29 septembre.

Mais le «mal» était déjà fait : le post avait été vu plus de 40 millions de fois avant qu’il ne soit supprimé. Son arrestation a soulevé une vague d’indignation en Iran et dans le monde entier. L’ancien leader des Pink Floyd Roger Waters a ainsi réadapté les paroles de «The Wall» en «Hey Ayatollah leave the children alone!», en réponse à un tweet sur son arrestation. Shervin Hajipour a depuis retrouvé la liberté (sous caution) et a repris la parole dimanche dans une vidéo sur Instagram.

 

 

 

 

 

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Mercredi 12 Octobre 2022 –  Mission DART : La Nasa a réussi son coup

L'agence spatiale américaine (Nasa) a annoncé mardi avoir réussi à dévier un astéroïde de sa trajectoire en projetant fin septembre un vaisseau de la taille d'un réfrigérateur contre sa surface lors d'une mission test inédite.

"Ce n'est pas Hollywood" mais la Nasa: l'agence spatiale américaine a annoncé mardi avoir réussi à dévier un astéroïde de sa trajectoire en projetant fin septembre un vaisseau de la taille d'un réfrigérateur contre sa surface lors d'une mission test inédite, qui doit permettre à l'humanité d'apprendre à se protéger d'une éventuelle menace future.

Le vaisseau de la mission Dart avait délibérément percuté sa cible, l'astéroïde Dimorphos, qui est le satellite d'un astéroïde plus grand nommé Didymos. L'appareil de la Nasa est parvenu à le déplacer en réduisant son orbite de 32 minutes, a indiqué le chef de l'agence spatiale, Bill Nelson, lors d'une conférence de presse. C'est "un moment décisif pour la défense planétaire, et un moment décisif pour l'humanité", a-t-il salué. Cela aurait déjà été "considéré comme un énorme succès s'il (le vaisseau) avait seulement réduit l'orbite d'environ 10 minutes. Mais il l'a en fait réduite de 32 minutes", a-t-il ajouté. Avec cette mission, "la Nasa a prouvé que nous étions sérieux en tant que défenseurs de la planète", a-t-il affirmé.

Dimorphos, situé à quelque 11 millions de kilomètres de la Terre au moment de l'impact, mesure environ 160 mètres de diamètre et ne représente aucun danger pour notre planète. Il faisait jusqu'ici le tour de Didymos en 11 heures et 55 minutes, une période raccourcie à 11 heures et 23 minutes, a précisé M. Nelson. "Cela ressemble à un scénario de film. Mais ce n'est pas Hollywood (...). Cette mission montre que la Nasa essaie d'être prête face à tout ce que l'univers pourrait nous envoyer", a-t-il déclaré.

Si l'objectif restait relativement modeste comparé aux scénarios catastrophe de films de science-fiction comme "Armageddon", cette mission inédite de "défense planétaire", nommée Dart (fléchette, en anglais), est la première à tester une telle technique. Elle permet à la Nasa de s'entraîner au cas où un astéroïde menacerait un jour de frapper la Terre.

 

Forme d'oeuf

Pour confirmer que la trajectoire de l'astéroïde a bien été altérée, il a fallu attendre que les scientifiques analysent les données de télescopes au sol. Ces derniers ont observé la variation de l'éclat lorsque le petit astéroïde passe devant et derrière le gros.

Rapidement après la collision, de premières images -- prises par des télescopes au sol et le nano-satellite embarqué pour la mission LICIACube -- avaient montré un vaste nuage de poussière autour de Dimorphos, s'étendant sur des milliers de kilomètres.

Puis les télescopes James Webb et Hubble, les plus puissants observatoires spatiaux, ont révélé les vues détaillées de l'impact du vaisseau de la Nasa, montrant notamment le mouvement des éjectas -- la matière arrachée à l'astre.

Tout ceci doit permettre de mieux comprendre la composition de Dimorphos, représentatif d'une population d'astéroïdes assez communs, et donc de mesurer l'effet exact que cette technique -- dite à impact cinétique -- peut avoir sur eux.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2265) : MERCREDI 12 OCTOBRE 2022

Mercredi 12 Octobre 2022 –  Budget : à l'Assemblée, les députés RN rappelés à l'ordre pour leur absence dans l'hémicycle cette nuit

La vingtaine de sièges restée vide lors des discussions sur le budget, mardi soir, a provoqué l'agacement de Marine Le Pen et entraîné des remontrances en interne.

Rappel à l'ordre au Rassemblement national. Au lendemain de discussions nocturnes agitées concernant le projet de loi des finances, une vingtaine de députés nationalistes ont reçu, par SMS, un message de remontrance. «Comme Marine Le Pen l'avait clairement rappelé lors de la réunion de groupe, la présence dans l'hémicycle n'est pas facultative pour l'examen des textes budgétaires. Hier soir/Cette nuit, vous étiez plus d'une vingtaine d'absents, ce n'est pas normal, ni pour les électeurs ni pour les autres membres du groupe.» La réprimande est signée Renaud Labaye, secrétaire général du groupe RN à L'Assemblée.

Parmi les destinataires, certains vivent l'épisode avec crispation, pointant du doigt un autoritarisme excessif de la part du secrétaire général. D'autant que la remontrance n'a pas été dispensée à tous les absents. «L'idée est très simple, rétorque Renaud Labaye, agacé par la fuite du message. Il faut être présent pour les textes budgétaires. Tout passe à quelques voix près. Heureusement, hier, on a réussi à vider le texte de sa substance, mais quelques votes ont été manqués faute de présence dans l'hémicycle, ce qui a énervé Marine Le Pen et les députés présents.» Et d'ajouter : «Dans tous les cas, on saura qui parle à la presse.»

Une réunion de groupe a d'ailleurs été organisée dans l'urgence, ce mercredi matin. Fixée à 14h40, elle portera officiellement sur le calendrier parlementaire et le texte du budget. Nul doute, cependant, que la récente affaire sera évoquée, afin, aussi, de remettre quelques points sur les «i».

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2265) : MERCREDI 12 OCTOBRE 2022

Mercredi 12 Octobre 2022 –  L'Union européenne donne à la Hongrie jusqu'à décembre pour réaliser ses réformes anticorruption

La Commission européenne menace de bloquer 7,5 milliards d'euros de fonds européens à destination de Budapest, si elle ne met pas rapidement en place des réformes pour respecter l'État de droit.

Les ambassadeurs des pays de l'Union européenne ont donné à la Hongrie jusqu'au 19 décembre pour mettre en œuvre les réformes anticorruption auxquelles elle s'est engagée pour échapper à la suspension de fonds européens, a-t-on appris ce mercredi 12 octobre de sources diplomatiques.

La décision doit être formellement endossée jeudi par le Conseil. La Commission européenne avait, le 18 septembre, proposé de priver la Hongrie de 7,5 milliards d'euros de financements européens, en raison des risques liés à la corruption dans ce pays, tout en ouvrant la porte à un délai pour permettre à Budapest de mener des réformes.

«Les mesures proposées par la Hongrie pour remédier à la situation sont en principe de nature à répondre aux problèmes identifiés, si elles sont correctement traduites dans des lois et mises en œuvre en conséquence», avait estimé le commissaire européen au Budget Johannes Hahn.

La Hongrie de Viktor Orban a pris une série de 17 mesures pour répondre aux inquiétudes de Bruxelles. Elle prévoit notamment la création d'une «autorité indépendante» pour mieux contrôler l'utilisation des fonds de l'UE, la possibilité pour les citoyens de porter plainte devant les tribunaux s'ils estiment que le parquet a arbitrairement mis fin à une enquête pour corruption, un renforcement de la transparence du processus législatif.

Les étapes clés de la mise en œuvre de «bon nombre» de ces mesures doivent être engagées d'ici le 19 novembre. L'exécutif communautaire a déclenché en avril à l'encontre de la Hongrie une procédure jamais utilisée jusque-là, qui peut conduire à suspendre des financements européens dont l'utilisation est menacée par des atteintes aux principes d'État de droit.

Bruxelles pointe notamment des «irrégularités» et «carences» dans les procédures de passation de marchés publics, la proportion «anormalement» élevée de candidatures uniques pour ces contrats, le manque de contrôle des conflits d'intérêts et de poursuites judiciaires en cas de soupçons de fraude.

La Commission a donc suggéré au Conseil, institution représentant les États membres à qui revient la décision finale, de suspendre 65% des fonds de trois programmes liés à la politique de cohésion, ce qui représente 7,5 milliards d'euros.

En adoptant ces réformes, le gouvernement hongrois espère échapper au couperet, et convaincre aussi Bruxelles de débloquer son plan de relance post-Covid (5,8 milliards d'euros de subventions). Des fonds dont le pays, en proie à une inflation galopante et un forint en chute libre, a plus que jamais besoin. La Hongrie est le seul pays de l'UE dont le plan n'a toujours pas reçu le feu vert de la Commission européenne, pour les mêmes raisons liées au respect de l'État de droit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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