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6 octobre 2022 4 06 /10 /octobre /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2258) : MERCREDI 5 OCTOBRE 2022

Mercredi 5 Octobre 2022 –  Ambiance tendue à l'Assemblée lors des premières questions au gouvernement

Atmosphère étouffante à l'Assemblée nationale. C'est dans une ambiance électrique et dans un Hémicycle plein à craquer que s'est déroulée la première séance de questions au gouvernement de la session parlementaire. Après une première journée pour le moins calme et sérieuse, lundi, où députés ont débattu de la guerre en Ukraine puis du projet de loi assurance-chômage, les échanges se sont largement tendus ce mardi, au Palais Bourbon. Les escarmouches ont commencé lorsqu'Aurore Bergé a pris la parole pour évoquer le thème des violences faites aux femmes.

La chef de file des députés Renaissance a commencé son intervention en s'adressant aux victimes. «Dès que vous recevez une gifle, allez porter plainte.» Une référence évidente à la situation du député Insoumis Adrien Quatennens, contre lequel le parquet de Lille a ouvert une enquête. L'élu a reconnu avoir giflé son épouse, avec laquelle il est en procédure de divorce. Critiquant «l'affection» affichée par Jean-Luc Mélenchon à l'égard d'un «homme qui frappe sa femme», Aurore Bergé a jugé que ces actions jetaient «le discrédit sur les femmes et les hommes, policiers et gendarmes», qui agissent au quotidien contre les violences faites aux femmes.

Une intervention qui a soulevé des salves d'applaudissements du côté des élus de la majorité. Les députés de la Nupes restant quant à eux particulièrement mutiques. L'élue écologiste de Paris, Sandrine Rousseau - habituée aux polémiques ces dernières semaines - a effectué seule un geste militant, mimant un sexe féminin avec ses mains. Répondant à Aurore Bergé, Élisabeth Borne a souhaité rappeler que l'égalité entre les femmes et les hommes est «la grande cause du quinquennat d'Emmanuel Macron» ainsi qu'un «combat fondamental», comme elle l'était lors du quinquennat précédent.

 

Danièle Obono rappelée à l'ordre

Mais le reste des questions au gouvernement ne s'est pas déroulé plus calmement. Dès le début des prises de parole, la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a été obligée d'intervenir pendant une intervention d'Élisabeth Borne, demandant aux parlementaires bruyants «d'arrêter d'invectiver les orateurs quels qu'ils soient». Malgré cela, la députée Insoumise Danièle Obono s'est vue infliger un rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal, une sanction qui peut la priver d'une partie de son indemnité parlementaire.

Les échanges se sont également considérablement tendus lorsque plusieurs élus de la Nupes ont abordé la question d'Éric Dupond-Moretti. Mis en examen depuis juillet 2021 pour «prise illégale d'intérêts», le ministre de la Justice a été renvoyé hier devant la Cour de justice de la République (CJR). Une situation qui pousse les oppositions à réclamer sa démission.

Au socialiste Boris Vallaud, qui rappelait qu'en 2017, Emmanuel Macron «affirmait que tout ministre mis en examen devait démissionner», Élisabeth Borne a défendu la «présomption d'innocence», expliquant avoir «pris acte de la décision rendue hier».  «Je ne crois pas qu'il soit démocratiquement sain que des décisions de l'autorité judiciaire soient commentées ici dans l'enceinte du pouvoir parlementaire par un membre de l'exécutif», a clamé la première ministre, ajoutant que le garde des Sceaux n'était à l'heure actuelle «pas empêché», sous les cris des élus de la Nupes.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2258) : MERCREDI 5 OCTOBRE 2022

Mercredi 5 Octobre 2022 –  En réponse à Bergé qui dénonce les violences contre les femmes, Rousseau fait un geste « féministe » :

La députée Aurore Bergé (Renaissance) a dénoncé dans une question au gouvernement les "hommes qui frappent leur femmes", dans une allusion claire au député Adrien Quatennens, dont le groupe LFI a vertement répliqué, une de ses membres recevant un rappel à l'ordre.

Citant des exemples de femmes victimes de violences par leur compagnon et pour qui "tout a commencé par une gifle", la présidente du groupe Renaissance a demandé aux victimes : "Dès que vous recevez une gifle, allez porter plainte. Il ne faut pas avoir peur".

Elle a enchaîné par une allusion explicite aux premières réactions de députés LFI et de Jean-Luc Mélenchon à l'affaire Adrien Quatennens, qui a reconnu avoir giflé sa femme, et qui fait l'objet d'une plainte déposée par cette dernière.

"Depuis plusieurs semaines on loue la vertu de celui qui reconnaît des faits de violences conjugales, on entend ceux qui parlent de leur affection pour un homme qui frappe sa femme", a-t-elle tancé. "On jette en fait des dizaines d'années de combat de nos associations qui ont permis aux victimes d'être accompagnées par la seule voix qui peut mettre un terme à leur souffrance, la voix judiciaire", a poursuivi la présidente de groupe.

Si des députés de la majorité ont applaudi, son intervention a fait gronder les députés LFI, certains interpellant bruyamment Aurore Bergé, quand d'autres se contentaient de la regarder.

L'écologiste Sandrine Rousseau a elle répondu à la déclaration d'Aurore Bergé par un signe « féministe », un triangle formé avec ses mains.

La députée LFI a expliqué à la sortie de l'hémicycle qu'elle réclamait "un milliard d'euros" dans le budget alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes, une revendication de plusieurs associations. Elle a dénoncé une "manipulation extrêmement indécente de Mme Bergé", et "un cirque absolument minable", des députés LFI rappelant les faits reprochés à Damien Abad ou Gérald Darmanin.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2258) : MERCREDI 5 OCTOBRE 2022

Mercredi 5 Octobre 2022 –  Franck Riester, sa mission impossible

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement a la (très) difficile tâche de trouver, pour chaque texte, suffisamment de voix pour qu’il soit voté.

On lui a déjà fait le « coup du rideau », et Franck Riester fera tout pour que cela ne se reproduise pas. C’était en 2009, il était rapporteur de la loi Hadopi, et des députés socialistes s’étaient discrètement massés derrière les épaisses tentures rouges à l’entrée de l’hémicycle. Au moment du vote, ils sont entrés pour rejeter le texte.

 

Il est un transfuge de la droite, et c’est d’abord avec les 62 élus LR et apparentés qu’il espère construire des majorités

Alors que la majorité n’est plus que relative, Franck Riester a été nommé pour parer justement à ce genre d’incident : « Je suis là pour veiller au grain et éviter les mauvais coups », dit-il. S’il a été choisi, c’est parce qu’il est, assure-t-il, un fin connaisseur de l’Assemblée – plus jeune élu en 2007, il a connu la vie d’un député dans la majorité et dans l’opposition, il a été président de groupe et il est patron d’un parti, Agir, qui rassemble des exclus des Républicains et des centristes et qui est désormais associé à Renaissance, la nouvelle structure de la macronie.

Mais, surtout, il est un transfuge de la droite, et c’est d’abord avec les 62 élus LR et apparentés qu’il espère construire des majorités à l’Assemblée. Et c’est encore avec la droite qu’il lui faudra trouver des voies de passage au Sénat. La conjoncture n’est pourtant pas favorable – Les Républicains sont en campagne pour élire leur président. Mais lui qui a déjà voté contre son camp, en apportant son suffrage à la loi sur le mariage pour tous, espère que les députés LR « sauront se dissocier des leaders pour se prononcer en leur âme et conscience ».

 

Les élus LFI vont être pugnaces. Et au RN, je les sens plus radicaux qu’en juillet ; ils ont juste envie de taper, taper, taper

« Sur la loi travail, on devrait avoir leur vote », suppute-t-il. En échange, bien sûr, de concessions sur le texte. Il regarde aussi du côté des indépendants et de la gauche dans l’attente que l’étau de la Nupes se desserre et que les socialistes comme les écologistes les rejoignent sur certains projets de loi. « On aura peut-être de bonnes surprises sur le texte “énergies renouvelables” », dit ce pragmatique. Pas de « compromis possible » en revanche avec La France insoumise ou le Rassemblement national. Il sait déjà que la rentrée sera « tendue » : « Les élus LFI vont être pugnaces. Et au RN, je les sens plus radicaux qu’en juillet ; ils ont juste envie de taper, taper, taper », dit-il.

 

Il reste le 49-3, qui sera probablement utilisé pour l’adoption du budget

Si ses troupes sont plus aguerries et connaissent l’art de l’amendement et du sous-amendement, il lui faut aussi composer avec ses alliés – François Bayrou, le patron du MoDem, vient ainsi de contrecarrer les plans présidentiels sur le projet de loi sur les retraites. « Il ne faut jamais oublier ses soutiens », répète Riester. Alors, cet homme courtois passe ses journées à recevoir les uns, à appeler les autres et à « mettre de l’huile dans les rouages ». Avec une volonté affichée de concertation.

Et si ça ne marche pas, qu’à cela ne tienne. Il reste le 49-3, qui sera probablement utilisé pour l’adoption du budget. Surtout, promet-il, « les lois seront plus courtes, plus politiques et moins dans le réglementaire pour se concentrer sur l’essentiel ». Pas vraiment le choix. D’autant plus que, désormais, plane la menace ultime d’une dissolution. Et l’ancien maire de Coulommiers conclut : « Je suis plutôt optimiste », avant d’ajouter « au moins pour la semaine de rentrée ! »

 

 

 

 

 

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Mercredi 5 Octobre 2022 –  Crack à Paris : le campement de Forceval évacué mais le fléau persiste

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui a ordonné l'évacuation du «campement du crack», survenue ce mercredi matin au nord-est de Paris, parle de « démantèlement définitif ». Un optimisme loin d'être partagé par les riverains, empoisonnés par ces regroupements successifs de toxicomanes. Parqués depuis un an dans le square Forceval, près de la porte de la Villette, ces derniers étaient auparavant dans le XVIIIe arrondissement, dans les jardins d'Eole, mais aussi dans le XIXe, place Stalingrad, avant d'y être tour à tour délogés.

Or pour Frédéric Francelle, porte-parole du collectif 19, une association qui lutte contre ce fléau à Paris, les toxicomanes vont revenir à ces deux dernières adresses. « Et ils sont déjà là ! », témoigne-t-il. Car cette opération d'évacuation, débutée à 7h ce mercredi matin, a donné lieu à des fuites. « Les toxicomanes ont été avertis la veille, par des associations, de la date de l'intervention de la police. Si bien que le camp était ce mercredi à moitié vide quand celle-ci est intervenue. Ils étaient 100 «crackeux» quand en général ils sont 300 environ. Et déjà, certains d'entre eux étaient revenus le jour précédent place Stalingrad », explique Frédéric Francelle. D'autres encore, qui avaient aussi pris la poudre d'escampette dès mardi matin, sont, selon lui, en errance Porte de la Chapelle. Un autre lieu qui avait d'ailleurs accueilli un vaste campement de crack avant son démantèlement en 2019.

La menace, évidente, est de voir l'histoire se répéter. En fermant un camp, un autre risque de se reconstituer. Selon le ministère de l'Intérieur, tout va être mis en œuvre pour éviter que les toxicomanes ne se regroupent ailleurs et ne reviennent square Forceval. Dans les prochains jours, 1 000 policiers vont être mobilisés pour sanctuariser ce lieu mais aussi pour patrouiller la capitale et empêcher la reconstitution d'un autre point de fixation.

Quant à la centaine de toxicomanes délogés ce mercredi de leurs habitations de fortune, ils vont être pris en charge différemment selon leur situation. « Les personnes recherchées seront interpellées, tout comme les étrangers en situation irrégulière qui seront placés en CRA (Centre de rétention administrative, NDLR) en vue de leur expulsion, ajoute-t-on dans l'entourage du ministre de l'Intérieur. Les autres occupants seront orientés vers des dispositifs d'hébergement avec accompagnement médico-social ou dans des unités de soins».

 

 

 

 

 

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Mercredi 5 Octobre 2022 –  La surprenante volte-face d'Elon Musk pour finalement racheter Twitter

Elon Musk a préféré faire une nouvelle fois volte face, plutôt que de risquer de perdre un procès. L'imprévisible industriel choisit finalement d'honorer sa promesse faite en avril, de racheter Twitter pour 44 milliards de dollars. Le prix de 54,20 dollars par action de Twitter, accepté en avril par Elon Musk, devrait être respecté. La surprise a fait bondir l'action du groupe de 22% sur le Nasdaq, ce mardi. Le cours de Twitter, remonté à 52 dollars, reflète désormais la conviction d'un marché longtemps sceptique, que la transaction initiale se fera.

Les avocats des deux parties sont en train de négocier les termes d'un accord qui permettrait d'éviter le procès qui devait s'engager le 17 octobre devant le Court of Chancery du Delaware, tribunal spécialisé dans les contentieux relatifs à des acquisitions d'entreprises. C'est devant cette instance, connue pour ses décisions rapides et sa jurisprudence très défavorables à l'égard des acquéreurs d'entreprises qui changent d'avis, que Twitter avait traîné Elon Musk en juillet en vue de l'obliger à tenir son coûteux engagement. Au cours des derniers jours, à l'occasion de la phase préliminaire du procès, la juge Kathaleen McCormick avait déjà tranché à plusieurs reprises en faveur des avocats de Twitter, sur différents points de procédure.

La charge de la preuve était très élevée pour Elon Musk. Il devait d'abord démontrer que Twitter avait délibérément surestimé le nombre d'utilisateurs humains de sa plateforme. Ensuite il lui fallait prouver que ce subterfuge avait un impact matériel suffisamment important sur la valorisation de l'entreprise pour invalider les termes de l'acquisition. Or selon les avocats de Twitter, les deux experts embauchés par Musk pour estimer la proportion de faux comptes ouverts auprès du réseau social, ont rendu des conclusions insuffisantes pour établir la tricherie. L'un aurait jugé que 5,3% des comptes étaient faux. L'autre aurait placé la barre à 11%. Twitter de son côté a toujours argué que moins de 5% de ses utilisateurs étaient en fait des robots.

 

 

 

 

 

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Mercredi 5 Octobre 2022 –  Boulangers, bouchers, fleuristes… L'appel à l'aide des artisans qui ne sont pas couverts par le bouclier tarifaire énergétique

La grogne commence à monter chez les artisans. En cause, la plupart ne sont pas éligibles au bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement pour limiter la hausse des prix de l'énergie. Pour les plus petites entreprises, ce bouclier s'applique à «celles qui ont un chiffre d'affaires inférieur à deux millions d'euros et qui ont moins de dix salariés». «Elles sont ainsi protégées par les tarifs régulés de vente, avec une hausse qui sera limitée à 15%» l'an prochain, assure le gouvernement. Dernier critère de ce bouclier tarifaire : ne pas dépasser une puissance électrique de 36 kilovoltampères (kVA).

Problème, pour faire tourner leur activité, les artisans ont généralement besoin de davantage de puissance. Par exemple, une boulangerie de taille moyenne, entre 6 et 8 salariés, a besoin d'environ 72 kVA. «Les machines à levure, le pétrin et les fours consomment beaucoup d'électricité. Les boulangers sont touchés par la hausse des prix de l'énergie, tout comme les bouchers et les fleuristes», indique Marc Sanchez, secrétaire général du syndicat des Indépendants et des TPE (SDI). Selon lui, pour le bouclier tarifaire, «il faudrait simplement prendre en compte les critères de taille et enlever le seuil de la puissance».

Une revendication qui devient urgente pour Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française (CNBPF) : «Il y a déjà 20 à 25% d'augmentation des matières premières pour les boulangers. La hausse des prix de l'énergie est un véritable coup de massue pour eux, ils sont terrorisés.» «Certains ont tenu ces deux derniers mois avec des factures d'électricité à 5000 euros, mais le mois prochain ils n'auront pas de quoi payer leurs salaires», alerte Dominique Anract. Il complète qu'il «faut absolument trouver une solution pour les 35.000 boulangeries-pâtisseries françaises, au risque de voir de nombreux villages perdre leur commerce».

 

 

 

 

 

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Mercredi 5 Octobre 2022 –  L'État lance la renationalisation d'EDF

Bientôt un nouveau PDG et un actionnaire unique. Après avoir, le 30 septembre, annoncé son choix de désigner Luc Rémont comme PDG d'EDF, l'État a publié mardi son offre publique d'achat simplifié portant sur les 16 % du capital de l'électricien encore cotés. L'opération coûtera 9,7 milliards d'euros aux comptes publics. Le prix de rachat des actions est fixé à 12 euros, soit une prime de 53 % par rapport au cours de clôture du 5 juillet, la veille du discours de politique générale d'Élisabeth Borne annonçant la renationalisation. En l'absence de recours, l'ouverture de l'offre est prévue le 10 novembre et courra jusqu'au 8 décembre.

 

Intérêts contradictoires

Un faisceau de raisons pousse le gouvernement à reprendre le contrôle total sur EDF. L'opération permettra « de faciliter la prise de décision et le pilotage stratégique de la société », glisse l'État dans son offre de rachat déposée auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Fini, le casse-tête consistant à concilier les objectifs de politique énergétique de l'exécutif avec le respect des intérêts particuliers des actionnaires minoritaires. Dernière crise en date, la mise à contribution du groupe pour financer le bouclier tarifaire à hauteur de plus de 8 milliards d'euros en 2022.

Cette décision prise par le gouvernement en janvier 2022 a placé le conseil d'administration et les dirigeants d'EDF dans une position impossible. Elle a finalement forcé la direction du groupe à déposer un recours contre son actionnaire ultra-majoritaire - l'État - auprès du Conseil d'État pour obtenir réparation. En l'absence de contestation de leur part, les dirigeants risquaient en effet d'être attaqués par les actionnaires minoritaires pour non-défense de l'intérêt social de l'entreprise. L'exécutif hésite d'ailleurs à prolonger cette décision pour 2023. S'il la reconduit, il aura toutefois les mains libres, et a priori, moins de risque juridique.

 

 

 

 

 

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Mercredi 5 Octobre 2022 –  Juliette Binoche, Isabelle Adjani... les stars françaises se coupent les cheveux pour les femmes iraniennes

Dans une vidéo postée ce mercredi matin sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnalités du cinéma et de la musique dont Marion Cotillard, Isabelle Adjani ou encore Angèle et Juliette Binoche se coupent une mèche de cheveux en soutien à la cause des femmes iraniennes.

C'est un geste symbolique, qui peut paraitre dérisoire, bien sûr, mais qui peut aussi réchauffer le coeur des jeunes (et moins jeunes) Iraniennes qui manifestent et se battent pour avoir le droit de s'habiller et de vivre comme elles le désirent. A l'initiative de l'avocat Richard Sedillot, avec Julie Couturier et Christiane Feral Schuhl, une cinquantaine d'actrices et de chanteuses se coupent une mèche de cheveux sur ce qui est devenu l'hymne des manifestantes, le «Bella Ciao» chanté en farsi. Parmi elles, on retrouve Juliette Binoche qui ouvre la vidéo, mais aussi Marion Cotillard, Isabelle Adjani, Isabelle Huppert, Pomme, Yaël Naïm, Jane Birkin et Charlotte Gainsbourg...

 

Sur l'air de «Bella Ciao»

La vidéo est accompagnée d'un texte dans lequel est expliquée la démarche :  «Ces femmes, ces hommes, demandent notre soutien. Leur courage et leur dignité nous obligent. Il est impossible de ne pas dénoncer encore et toujours cette terrible répression. Les morts et les mortes se comptent déjà par dizaines, parmi lesquels des enfants. Les arrestations ne font que grossir le nombre des prisonniers et prisonnières déjà détenus en toute illégalité et trop souvent torturés. Nous avons ainsi décidé de répondre à l'appel qui nous était lancé en coupant, nous aussi, quelques-unes de ces mèches.»

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2258) : MERCREDI 5 OCTOBRE 2022
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Mercredi 5 Octobre 2022 –  Au Brésil, Lula fait bénir sa campagne et ses chiens avant le second tour de la présidentielle :

Ex-chef d'état brésilien désormais candidat, Lula mène campagne pour le second tour de la présidentielle qui l’oppose à son adversaire Jair Bolsonaro. De son nom complet Luiz Inacio Lula da Silva, l'homme politique a reçu mardi plusieurs frères franciscains afin de faire bénir sa campagne. La date du 3 octobre n’a pas été choisie au hasard puisqu’il s’agit du jour où l’on célèbre Saint François d’Assise, considéré comme l'un des plus grands saints de l'histoire de l'Église.

Les frères invités ont également béni Rosangela da Silva, l’épouse de l’ancien président un temps inculpé pour corruption mais également leur chiens. «Je voudrais remercier les amis franciscains pour cette rencontre aujourd'hui. J'aurais pu aller au couvent pour vous rencontrer, mais je ne voulais pas faire un geste qui pourrait être pris pour une récupération politique de la religion», a commenté Lula.

 

Lula est accusé d'intolérance religieuse

Le candidat que les sondages donnaient gagnant dès le premier tour de la présidentielle dimanche a ajouté préférer vivre sa religion dans l’intimité, tout en saluant le travail du pape François. S’il a donc assuré n’avoir pas voulu faire de politique avec cette rencontre religieuse, cet évènement s'est tenu alors que Lula est accusé d'intolérance religieuse et victime de rumeurs de la part de ses opposants, sur une éventuelle fermeture d'églises, s'il remporte les élections, indique le «Correio Braziliense». Des accusations graves dans un pays particulièrement religieux où le mouvement évangélique, soutien de Jair Bolsonaro, tient une place très importante.

Mardi, le Tribunal électoral supérieur a ordonné la suppression de 31 publications appartenant à des profils bolsonaristes sur Twitter et Facebook, qui liaient Lula à la haine religieuse. Le tribunal a donné 24 heures à ces publications pour disparaitre sous peine d'une amende journalière de 10 000 reais. Le président sortant d’extrême-droite, Jair Bolsonaro, mène une campagne agressive contre son adversaire de gauche. Les faux messages affirmaient entre autre qu'en cas de victoire, Lula persécuterait les chrétiens, fermerait les églises et soutiendrait la dictature au Nicaragua. Parmi les liens supprimés figurent ceux des alliés de Jair Bolsonaro, du sénateur Flávio Bolsonaro et du journal «Gazeta do Povo».

 

 

 

 

 

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Mercredi 5 Octobre 2022 –  Corée du Sud et Etats-Unis tirent une salve de missiles en réponse à la Corée du Nord :

La Corée du Sud et les Etats-Unis ont lancé mercredi plusieurs missiles vers des cibles en mer, au lendemain du tir par Pyongyang d'un missile balistique qui est passé au-dessus du Japon. Un missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) nord-coréen avait survolé mardi le Japon, une première en cinq ans qui avait conduit Tokyo à activer son système d'alerte.

Selon l'état-major sud-coréen, les armées sud-coréenne et américaine ont tiré mercredi chacune deux missiles balistiques à courte portée ATACMS "pour frapper avec précision une cible virtuelle" en mer du Japon. Ces exercices "ont montré que nous sommes capables et prêts à neutraliser l'origine de la provocation tout en maintenant une position de surveillance constante", a-t-il ajouté dans un communiqué.

L'armée sud-coréenne a cependant confirmé l'échec du lancement d'un cinquième missile balistique de courte portée Hyunmoo-2, qui s'est écrasé au sol peu après son lancement. L'ogive du missile n'a pas explosé et personne n'a été blessé, selon l'état-major. Mais un important incendie s'est déclaré et a provoqué la panique dans la ville de Gangneung, sur la côte est de Corée du Sud, dont de nombreux habitants inquiets ont appelé la mairie, ont rapporté les autorités.

Mardi, des avions de combat sud-coréens et américains avaient déjà mené des exercices de frappe de précision, selon Séoul, avec le largage de bombes sur une cible virtuelle en mer Jaune par deux avions de combat sud-coréens F-15K. Le porte-parole du Conseil national de sécurité américain John Kirby, interrogé par la chaîne CNN, a indiqué qu'il s'agissait de "répondre aux provocations du Nord, pour nous assurer que nous pouvons démontrer nos propres capacités".

 

Négociations sans conditions

"Il ne faut pas en arriver là. Nous avons clairement fait savoir à Kim Jong Un que nous sommes prêts à nous asseoir à la table sans conditions préalables", a-t-il ajouté. L'armée sud-coréenne a également annoncé mercredi le retour dans la région du porte-avions à propulsion nucléaire américain USS Ronald Reagan qui a effectué en septembre des exercices avec la marine sud-coréenne.

La Corée du Nord, qui a adopté en septembre une nouvelle doctrine rendant "irréversible" son statut de puissance nucléaire, a intensifié cette année ses tirs et a lancé un missile balistique intercontinental (ICBM) pour la première fois depuis 2017. Le tir de mardi était le cinquième en dix jours. Pyongyang n'a pas fait de commentaires à ce sujet dans les médias officiels.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir mercredi sur cette question. Selon Séoul et Tokyo, le missile a parcouru environ 4.600 km, soit probablement la distance la plus longue jamais atteinte par Pyongyang dans le cadre de ses essais. Les missiles sont généralement tirés selon une trajectoire "loftée" pour éviter de survoler les pays voisins. Selon des experts et hauts responsables, le missile serait un Hwasong-12 IRBM à capacité nucléaire. Il a été testé pour la première fois en 2017 et il est capable d'atteindre les bases américaines de l'île de Guam.

 

"Escalade"

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dénoncé une "escalade" et appelé Pyongyang "à reprendre le dialogue" afin de parvenir à "une dénucléarisation complète et vérifiable de la péninsule coréenne". Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a pour sa part déploré une "provocation" violant "clairement les principes universels et les normes des Nations unies", et ordonné "une réponse ferme".

Séoul, Tokyo et Washington ont récemment multiplié les manoeuvres conjointes, organisant le 30 septembre les premiers exercices trilatéraux anti sous-marins en cinq ans, quelques jours après des manoeuvres à grande échelle des forces navales américaines et sud-coréennes. Environ 28.500 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud pour aider à la protéger de son voisin.

Les responsables sud-coréens et américains préviennent depuis des mois que le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un se préparerait à effectuer un nouvel essai nucléaire. Celui-ci pourrait avoir lieu après le congrès du Parti communiste chinois qui débute le 16 octobre, ont indiqué ce week-end plusieurs hauts responsables du commandement américain pour l'Asie-Pacifique.

 

 

 

 

 

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Mercredi 5 Octobre 2022 –  Guerre en Ukraine : Zelensky annonce des avancées «puissantes» de son armée dans le Sud

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a revendiqué mardi des avancées "rapides et puissantes" de son armée dans le Sud, faisant état de "dizaines" de localités reprises "cette semaine" aux Russes dans cette région et dans l'Est.

L'armée ukrainienne réalise des avancées "assez rapides et puissantes dans le sud de notre pays", a-t-il déclaré dans son adresse quotidienne publiée sur les réseaux sociaux.

"Des dizaines de localités ont été libérées rien que cette semaine" dans les quatre régions annexées en fin de semaine dernière par la Russie, s'est félicité M. Zelensky.

Il a notamment cité huit localités reprises par les forces de Kiev dans la région de Kherson (sud), où l'armée russe a reculé selon des cartes présentées mardi par le ministère russe de la Défense.

 

Les Russes ont quitté la quasi-totalité de la rive orientale de la rivière Oskil

Les cartes montrées par Moscou, comparé à celles de la veille, montrent que les forces russes ont quitté un grand nombre de localités dans la région de Kherson notamment celle de Doudtchany sur la rive occidentale du fleuve Dniepr, alors que l'armée ukrainienne y mène une contre-offensive depuis plusieurs semaines, qui peinait à percer jusqu'à présent.

La carte de la région de Kharkiv (nord-est) montre, elle, que les Russes ont quitté la quasi-totalité de la rive orientale de la rivière Oskil, dernière zone de la région qu'ils contrôlaient encore.

"Nos militaires ne s'arrêtent pas. Ce n'est qu'une question de temps avant que nous chassions l'occupant de l'ensemble de nos terres", a assuré le chef de l'Etat ukrainien.

 

 

 

 

 

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Mercredi 5 Octobre 2022 –  La Russie multiplie les manœuvres militaires de dissuasion nucléaire

Moscou aurait procédé à des démonstrations de force nucléaire, poussant l'Otan à alerter ses membres. Le Kremlin a démenti et dénoncé une «rhétorique nucléaire» occidentale.

La pression nucléaire monte encore d'un cran. Un train, lié au ministère russe de la Défense en charge du nucléaire, et un sous-marin transportant le missile nucléaire Poséidon, ont été aperçus en mouvement, en Russie. Face à une escalade en apparence significative, l'Otan aurait alerté ses membres et alliés, selon The Times .

Dans son article, le quotidien britannique mentionne les observations de Konrad Muzyka, un analyste de la défense basé en Pologne. Sur son compte Twitter, il a diffusé une photo d'un train en mouvement, lié à la 12e unité du ministère russe de la Défense responsable des munitions nucléaires, ce dimanche 2 octobre. D'après lui, cette unité serait «responsable des munitions nucléaires, de leur stockage, de leur entretien, de leur transport et de leur distribution».

Pour l'expert, plusieurs explications se profilent à l'horizon : «1) Cela pourrait être une forme de signal à l'Occident que Moscou s'intensifie. 2) Les forces russes s'entraînent généralement intensivement à l'automne. 3) La Russie pourrait mener un exercice de dissuasion stratégique GROM en octobre, donc ce train pourrait montrer une préparation pour cet exercice».

 

«Rhétorique nucléaire»

Par ailleurs, l'Otan aurait envoyé un rapport à ses membres et alliés pour les alerter sur les projets de la Russie, selon le quotidien italien La Repubblica . Plus particulièrement sur l'usage de son drone torpille à capacité nucléaire, le Poséidon, surnommé «l'arme de l'apocalypse». Si elle ne sera mise en service que d'ici la période 2025-2030, le sous-marin russe K-329 Belgorod qui la transportera a lui, déjà été plongé dans les mers arctiques et rendu opérationnel en juillet dernier. «Nous craignons que sa mission ne soit de tester pour la première fois le Poséidon super silencieux», a écrit le journal.

Face à ces nombreuses accusations, le Kremlin a tenu à riposter. L'agence de presse Reuters rapporte que le porte-parole russe Dmitri Peskov aurait démenti tout exercice militaire, dénonçant les pays occidentaux, à l'origine d'une «rhétorique nucléaire». «Les médias occidentaux, les politiciens occidentaux et les chefs d'État se livrent actuellement à de nombreux exercices de rhétorique nucléaire. Nous ne voulons pas participer à cela», a-t-il affirmé.

 

Menaces nucléaires

Ces démonstrations de force interviennent après que l'armée ukrainienne a percé les défenses russes dans la région de Kherson, occupée en grande partie par les Russes depuis sept mois. Lors d'une cérémonie à Moscou le vendredi 30 septembre dernier, Vladimir Poutine a ratifié l'annexion de quatre régions de l'est de l'Ukraine : Lougansk, Donetsk, Zaporijjia et Kherson.

Dans son discours offensif, le président russe a promis de défendre ces nouvelles terres «avec toutes les forces et tous les moyens dont nous disposons». Ce qui comprend l'arme nucléaire. Pour se justifier, le chef du Kremlin a accusé les États-Unis d'avoir créé «un précédent» en employant l'arme atomique pour bombarder Hiroshima et Nagasaki en 1945. Derrière ces paroles menaçantes, Vladimir Poutine, qui enchaîne les défaites militaires, cherche à contrecarrer les avancées des forces ukrainiennes vers l'Est.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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