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27 septembre 2022 2 27 /09 /septembre /2022 07:00
LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  En Italie, la victoire d'un parti post-fasciste pour la première fois depuis 1945 :

Giorgia Meloni, cheffe de l'extrême droite italienne, a remporté dimanche les législatives et se rêve désormais Première ministre.

"Nous gouvernerons pour tous les Italiens": la patronne de l'extrême droite italienne Giorgia Meloni, qui veut devenir Première ministre après sa victoire aux législatives de dimanche, a tenté de rassurer face aux inquiétudes exprimées dans son pays et à l'étranger. Après la Suède, l'extrême droite fait une nouvelle percée en Europe, où pour la première fois depuis 1945 un parti post-fasciste se retrouve aux portes du pouvoir.

En restant dans l'opposition à tous les gouvernements qui se sont succédé depuis les législatives de 2018, Fratelli d'Italia (FdI) s'est imposé comme la principale alternative, passant de 4,3% à un quart des voix, selon les premières projections, devenant ainsi le premier parti de la péninsule. "Les Italiens ont envoyé un message clair en faveur d'un gouvernement de droite dirigé par Fratelli d'Italia", a réagi Mme Meloni, affirmant ainsi son ambition de devenir Première ministre. "Nous gouvernerons pour tous" les Italiens, a-t-elle promis. "Nous le ferons dans l'objectif d'unir le peuple", a-t-elle ajouté dans un discours de rassemblement et d'apaisement en reconnaissant que la campagne électorale avait été "violente et agressive".

La coalition qu'elle forme avec l'autre parti eurosceptique d'extrême droite, la Ligue de Matteo Salvini, et Forza Italia, le parti conservateur de Silvio Berlusconi, récolterait environ 43% des suffrages, ce qui lui assure la majorité absolue des sièges aussi bien à la Chambre des députés qu'au Sénat.

La formation fondée fin 2012 par Giorgia Meloni avec des dissidents du berlusconisme devance le Parti démocrate (PD, gauche) d'Enrico Letta, qui n'a pas réussi à susciter un vote utile pour faire barrage à l'extrême droite et passe sous la barre des 20%, dans un contexte de faible participation (64,07%, contre 73,86% en 2018). La vice-présidente du PD Debora Seracchiani a reconnu la "victoire de la droite emmenée par Giorgia Meloni", ce qui marque "une soirée triste pour le pays".

 

Après la Suède

Ce séisme intervient deux semaines après celui qui, en Suède, a vu la victoire d'un bloc conservateur comprenant les Démocrates de Suède (SD), parti issu de la mouvance néonazie qui a réalisé une forte percée, devenant la première formation de droite du pays nordique. Dans ce qui a été (mal) perçu à Rome comme un avertissement sans frais, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait rappelé jeudi que l'UE disposait "d'instruments" pour sanctionner les Etats membres portant atteinte à l'Etat de droit et à ses valeurs communes.

"Les Italiens ont offert une leçon d'humilité à l'Union européenne qui, par la voix de Mme von der Leyen, prétendait leur dicter leur vote", a cinglé sur Twitter le président du Rassemblement national français Jordan Bardella.

Bêtes noire de Bruxelles, le Premier ministre hongrois Viktor Orban et son homologue polonais Mateusz Morawiecki ont eux aussi adressé dès dimanche soir leurs "félicitations" à Mme Meloni. M. Orban, par la voix de son directeur politique, le député Balazs Orban, a ajouté ce message: "Nous avons plus que jamais besoin d'amis partageant une vision et une approche communes de l'Europe". Meloni "a montré la voie vers une Europe orgueilleuse et libre de nations souveraines", s'est réjoui de son côté le leader du parti espagnol d'extrême droite VOX, Santiago Abascal.

 

"Grande inconnue"

Fratelli d'Italia doit son succès autant au vent de "dégagisme" qui souffle sur la péninsule qu'au charisme de sa dirigeante. Cette Romaine de 45 ans qui, jeune militante, disait admirer Mussolini, est parvenue à dédiaboliser son image et rassembler sur son nom les peurs et les colères de millions d'Italiens face à la flambée des prix, au chômage, aux menaces de récession ou à l'incurie des services publics. Le prochain gouvernement devra notamment gérer la crise causée par l'inflation galopante, l'Italie croulant déjà sous une dette représentant 150% du PIB, le ratio le plus élevé de la zone euro derrière la Grèce.

Dans ce pays à l'instabilité gouvernementale chronique, les experts s'accordent déjà sur la courte espérance de vie de la coalition victorieuse, un mariage de raison entre trois alliés aux ambitions concurrentes. Pour Mme Meloni, "le défi sera de transformer son succès électoral en leadership de gouvernement qui puisse s'inscrire dans la durée, c'est cela la grande inconnue", a estimé dimanche soir Lorenzo De Sio, professeur de sciences politiques à l'université Luiss de Rome.

Mme Meloni, sans expérience gouvernementale à part un passage éphémère au ministère de la jeunesse (2008-2011), aura fort à faire pour gérer ses encombrants alliés, bien plus expérimentés: Silvio Berlusconi a été plusieurs fois chef de gouvernement et Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur et vice-Premier ministre. Dans le dossier ukrainien, l'Europe et les alliés de l'Italie, membre de l'Otan, scruteront également la répartition des portefeuilles entre les trois partis. Car si Giorgia Meloni est atlantiste et soutient les sanctions frappant Moscou, M. Salvini s'y oppose.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Paris «respecte» le «choix démocratique» de l'Italie, appelle à «continuer à oeuvrer ensemble» :

La présidence française respecte le "choix démocratique" des Italiens et appelle le futur exécutif italien à "continuer à oeuvrer ensemble", en "Européens", après la victoire du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni aux élections législatives.

 

"C’est en Européens que nous réussirons à relever nos défis communs"

"Le peuple italien a fait un choix démocratique et souverain. Nous le respectons", a souligné l'Elysée dans une déclaration. "En tant que pays voisins et amis, nous devons continuer à œuvrer ensemble", a ajouté le palais présidentiel. "C’est en Européens que nous réussirons à relever nos défis communs", insiste encore la présidence.

Le président Emmanuel Macron avait salué la bonne coopération avec le Premier ministre italien sortant et ex-patron de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi. La Première ministre Elisabeth Borne a pour sa part souligné que la France serait "attentive" au "respect" des droits humains et du droit à l'avortement en Italie. Giorgia Meloni, 45 ans, a fait campagne sous la devise "Dieu, patrie et famille", laissant craindre un recul de l'Italie sur le droit à l'avortement et ceux relatifs aux relations entre personnes de même sexe.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Une loi pour pousser solaire et éolien et rattraper le retard français :

Alléger les procédures administratives, faire baisser la facture d'électricité des riverains d'éoliennes, installer des panneaux solaires en bord d'autoroutes et sur les cultures agricoles: le gouvernement a dévoilé lundi son projet de loi pour faire rattraper à la France son grand retard sur les énergies renouvelables.

Le pays a généré en 2021 le quart de son électricité avec des renouvelables, une part plus faible qu'ailleurs en Europe en raison de la forte proportion du nucléaire. Mais la demande en électricité étant appelée à exploser avec l'électrification des transports et de l'industrie, le gouvernement veut accélérer à la fois les renouvelables et le nucléaire.

Très attendu et salué par le secteur énergétique, le projet de loi ne suffira pourtant pas à lui seul, d'autres mesures d'incitation étant attendues, en particulier sur l'éolien terrestre.

 

"Raison impérative"

Les projets de production d'énergie renouvelable devront répondre à une "raison impérative d’intérêt public majeur", stipule le projet de loi. Ce statut juridique, qui ne les dispense pas de démonstration environnementale, les renforce en cas de contentieux en justice.

Plus généralement, pour Daniel Bour, président du syndicat du solaire Enerplan, "cette loi est importante car c'est l'affirmation forte qu'on a une urgence climatique et énergétique", enfin "une vraie reconnaissance".

 

Trouver de l'espace pour ces équipements est un enjeu majeur.

Le projet de loi stipule que des centrales photovoltaïques "peuvent être autorisées sur des friches" (bords d'autoroutes, sols pollués...)

Il impose même l'équipement progressif des parkings extérieurs de plus de 2.500 m2, en commençant par ceux de plus d'un hectare, avec ombrières et végétalisation. Sauf en cas de "contraintes techniques, de sécurité, architecturales" ou économiques.

Un amendement gouvernemental ultérieur doit favoriser l'agrivoltaïsme, l'installation de parcs solaires en terrains agricoles.

 

Planifier l'éolien en mer

Le texte veut organiser débats publics et certaines procédures environnementales en parallèle.

Surtout, alors que la France vise le déploiement d'environ 50 parcs marins d'ici 2050 mais n'en a que sept dans les tuyaux à ce jour, il veut mutualiser les débats sur leur localisation, afin de tenir les délais.

Chaque document de façade contiendrait les zones potentielles, avant qu'elles soient affinées.

Une mesure qui va dans le bon sens, s'est félicité France énergie éolienne (FEE).

 

Ristournes pour les riverains

Pour faciliter l'acceptation des infrastructures, l'idée est d'en partager les revenus avec les riverains et les communes.

Distance et montant restent à définir, mais le ministère évoque un rayon de cinq kilomètres et 200 euros annuels pour un ménage chauffé à l'électricité.

Autre mesure pour les riverains, "les lignes électriques sont réalisées en souterrain, sauf à démontrer" que cela est "dommageable pour l'environnement, techniquement excessivement complexe ou financièrement disproportionné".

 

Acceptation politique

Mais ce texte n'est qu'"une première étape", note Daniel Bour: "il faudra veiller à ce qu'il soit amélioré et non dénaturé" par son passage au Parlement.

D'ici la fin octobre, il commencera son parcours au Sénat, où le ministère escompte un "climat constructif".

A l'Assemblée, le gouvernement devra faire avec une majorité relative, et une extrême droite et une part de la droite hostiles à l'éolien terrestre.

Le texte est "concentré sur le plus consensuel, le solaire et l'éolien en mer", répond-on au ministère.

 

Et les éoliennes terrestres?

Emmanuel Macron, qui lui-même prône de diviser par deux le rythme de déploiement de l'éolien terrestre jusqu'ici prévu, a souligné qu'il allait en falloir malgré tout.

"On devra faire de l'éolien sur terre", a-t-il dit jeudi depuis le parc marin de Saint-Nazaire, ajoutant qu'il faudrait "ouvrir le jeu" pour moins le concentrer sur certaines régions.

Un message de clarification salué par le Syndicat des énergies renouvelables.

Plus encore peut-être que le projet de loi, la filière a aussi salué la diffusion aux préfets d'une circulaire leur demandant de "faire leur révolution culturelle", comme on dit au ministère, en accélérant le traitement des dossiers.

Selon France énergie éolienne, 120 dossiers éoliens complets sont aujourd'hui en attente d'exécution préfectorale.

Enfin, est ardemment demandé un renfort d'effectifs des services de l'Etat instruisant ces sujets. La ministre a confirmé leur renforcement, une première depuis 20 ans selon elle.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Budget 2023 : les annonces de Bruno Le Maire :

"La France est à l'euro près", a affirmé lundi le ministre de l'Economie Bruno le Maire en présentant le projet de budget pour 2023 devant les journalistes.

"Je veux tracer une ligne rouge", a-t-il prévenu: "Aucune nouvelle dépense" ne pourra être introduite au cours du débat parlementaire si elle n'est pas "financée à l'euro près", a mis en garde le ministre.

 

935 millions d'euros pour revaloriser les enseignants

Une enveloppe de 935 millions d'euros est prévue au budget 2023 pour financer une augmentation "inédite" du salaire des enseignants, avec un "socle de 10% en moyenne" et des hausses pour rémunérer des tâches supplémentaires, selon les documents budgétaires de Bercy.

Par ailleurs, une enveloppe de 1,7 milliard d'euros est allouée pour financer la hausse du point d'indice au 1er juillet 2022 pour l'ensemble des personnels du ministère. Au total les crédits de l’enseignement scolaire sont en hausse de 3,7 milliards d’euros.

 

10.764 postes supplémentaires de fonctionnaires d'Etat

Le gouvernement prévoit 10.764 postes supplémentaires de fonctionnaires pour l'Etat et ses opérateurs en 2023 contre seulement 294 prévus en 2022, selon le projet de budget présenté lundi.

Le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer gagne 3.109 postes, celui de la Justice 2.313 postes et l'Education nationale 2.000 postes, détaille le document.

 

5.900 places d'hébergement pour réfugiés et demandeurs d'asile

Le gouvernement va créer 5.900 places d'hébergement dédiés aux réfugiés et aux demandeurs d'asile dans différents centres d'accueil et d'hébergement d'urgence, selon le projet de budget 2023 dévoilé lundi et qui prévoit une hausse de 6% de l'enveloppe "immigration, asile et intégration".

Les crédits de cette mission progressent de 113 millions d'euros par rapport à 2022 pour atteindre 2,01 milliards d'euros et doivent notamment permettre l'ouverture de 2.500 places en centres d'accueil pour demandeurs d'asile, selon les documents budgétaires de Bercy. En 2022, 900 places d'hébergement supplémentaires avaient été créées.

 

Le choix de "protéger" les Français

Le budget 2023 "penche encore un peu trop du côté des énergies fossiles" parce que le gouvernement a fait le choix de "protéger" les Français face à la crise énergétique, a reconnu lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Il y a beaucoup de dépenses pour la facture de gaz", a-t-il expliqué, ajoutant que cela "ne peut que renforcer notre détermination à accélérer la transition climatique".

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Julien Bayou démissionne de son poste de secrétaire national d'EELV :

Accusé de harcèlement moral par son ancienne compagne, Julien Bayou a annoncé lundi qu’il démissionnait de son poste de secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts.

Déjà mis en retrait de ses fonctions de co-président la semaine dernière, Julien Bayou vient d’annoncer sa démission de son poste de secrétaire national d'Europe Écologie-Les Verts. Ce dernier est accusé par une ancienne compagne de harcèlement psychologique. Des faits dont il se défend. Il a en outre expliqué dans un communiqué ce lundi qu’il donnerait une conférence de presse à 16 heures où il devrait annoncer sa «démission de la présidence du groupe écologiste à l'Assemblée nationale». C'est d'après lui la situation «intenable» dans laquelle il se trouve qu'il l'a poussé à prendre cette décision. «Je suis accusé de faits qui ne me sont pas présentés, dont mes accusateurs-ices disent qu’ils ne sont pas pénalement répréhensibles, et dont je ne peux pour autant pas me défendre puisqu’on refuse de m’entendre», a-t-il commenté.

Une enquête interne avait été ouverte au sein du parti qui avait déclaré la semaine passée prendre «très au sérieux la parole des femmes et le sujet des violences faites aux femmes». L’affaire a connu un retentissement national lorsque la députée Sandrine Rousseau a affirmé la semaine dernière sur France 5 avoir reçu le témoignage de l’ancienne compagne de Julien Bayou, expliquant qu’il eu à son encontre des «comportements de nature à briser la santé morale des femmes». «Elles sont manifestement plusieurs, moi je n'ai entendu qu'un seul témoignage. Une enquête journalistique semble être en cours», a affirmé Sandrine Rousseau. Allant encore plus loin, elle avait ajouté : «Au moment où j'ai reçu cette femme, elle était dans un état très déprimé, elle était très mal, elle a d'ailleurs fait une tentative de suicide quelques semaines après».

 

"Il s’agit malheureusement d’une histoire qui se termine dans la souffrance"

«Il serait bon qu'il quitte ses fonctions de coprésident du groupe à l'Assemblée nationale et qu'on accélère sa mise en retrait du secrétariat national du parti», a de son côté lancé dimanche Yannick Jadot, invité du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro», mettant en avant la «sérénité de l’enquête».

Interrogé en juillet par «Le Figaro» à propos de l’enquête interne ouverte sur ces faits de violences sexistes, Julien Bayou avait répondu : «Il s’agit malheureusement d’une histoire qui se termine dans la souffrance, et d’une rupture qui s’accompagne de menaces à peine voilées à mon endroit et d’une forme d’instrumentalisation que je ne peux que déplorer». Il avait confirmé qu’il serait interrogé «dans les meilleurs délais sur ce qui ne constitue en rien des violences sexistes ou sexuelles ni des comportements inappropriés envers quiconque».

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Réforme des retraites : «On n'est pas aux pièces», martèle Bayrou :

 L'hypothèse d'une réforme rapide des retraites via à un amendement au budget de la Sécurité sociale divise la majorité.

"On n'est pas aux pièces", a insisté François Bayrou au sujet de la réforme des retraites dimanche à Guidel (Morbihan) en clôture des Universités d'été du MoDem, appelant Emmanuel Macron à faire "un pas décisif" vers "une méthode de réforme plus respectueuse".

Dans un entretien au journal Le Parisien publié il y a une semaine, François Bayrou avait mis en garde contre un "passage en force". Le président Emmanuel Macron réunira la semaine prochaine ministres et responsables de la majorité sur le sujet.

 

Pour un délai de réflexion

"On n'est pas aux pièces ! Prendre trois ou quatre mois pour réfléchir ensemble, et mettre sur la table des options et des propositions, je pense que cela serait bon pas seulement pour la paix civile - ça compte - mais pour la réforme elle-même", a insisté M. Bayrou dimanche lors d'un discours d'un peu plus d'une heure.

"C'est un devoir, quand on est gouvernant, de partager les raisons de l'action avec ceux qui vous ont donné la mission de les gouverner". "Parce que derrière tout cela, il n'y a pas que la question des retraites. Il y a la question de la méthode de réforme qu'on peut suivre pour ce pays", a insisté le président du MoDem.

"J'entends des critiques qui disent: +Ca va traîner, on ne fera plus rien+. Je me permets de signaler qu'en refusant cette méthode, on a bloqué les réformes pendant des décennies", a-t-il dit, citant les grandes grèves de 1995 - il était alors ministre du gouvernement Juppé - "jusqu'à la dernière sous le gouvernement d’Édouard Philippe", a-t-il dit.

Au moment de la crise des "gilets jaunes", "j'avais dit : on ne gouverne pas contre le peuple". "Les gouvernants portent des réformes, elles sont souvent bien inspirées, mais s'ils n'ont pas le soutien du peuple qui les a élus, les réformes sont bloquées et ne passent pas". Car "la société est tellement éruptive qu'il faut se donner pour objectif de la convaincre avant de l'entraîner", a argumenté M. Bayrou.

"Ce n'est pas une réforme pour les gouvernants, pour les partis politiques de la majorité, pour un avantage idéologique, c'est une réforme pour les Français". "Et ce n'est pas seulement une réforme budgétaire, c'est une réforme de société". Avec "un travail de concertation", "je pense qu'on fait un pas décisif dans une méthode plus respectueuse", a insisté M. Bayrou.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Poutine accorde la nationalité russe au lanceur d'alerte Edward Snowden :

Le président Vladimir Poutine a accordé la nationalité russe au lanceur d'alerte et ancien employé de la NSA américaine Edward Snowden, réfugié en Russie depuis 2013 après avoir quitté les Etats-Unis, selon un décret publié lundi. Le nom de M. Snowden apparaît aux côtés de dizaines d'autres dans ce décret publié sur le site du gouvernement russe. Edward Snowden, 39 ans, est recherché par les Etats-Unis pour avoir transmis à la presse des dizaines de milliers de documents de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) prouvant l'ampleur de la surveillance électronique exercée par Washington.

Ces révélations avaient alors suscité de très fortes tensions entre les Etats-Unis et leurs alliés et la décision des autorités russes de lui accorder un permis de séjour avait provoqué la colère de Washington.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a précisé à l'agence Ria Novosti que la nationalité russe avait été accordée à Edward Snowden à sa propre demande.

 

"Il n'a pas servi dans l'armée russe"

L'avocat russe du lanceur d'alerte, Anatoli Koutcherena, a pour sa part précisé que M. Snowden ne serait pas concerné par l'ordre de mobilisation pour l'offensive en Ukraine, décrété par Vladimir Poutine la semaine dernière pour certaines catégories de Russes.

"Il n'a pas servi dans l'armée russe et par conséquent, selon notre législation actuelle, il n'entre pas dans cette catégorie de citoyens qui sont maintenant appelés", a-t-il déclaré à l'agence Ria Novosti.

Selon lui, la compagne de M. Snowden, Lindsay Mills, a également demandé à recevoir la nationalité russe et leur fille la possède déjà, étant née en Russie.

Edward Snowden, privé de son passeport américain sur demande de Washington, s'était retrouvé à Moscou en mai 2013 après y être arrivé depuis Hong Kong et dans l'intention de trouver refuge en Amérique latine. Il s'était finalement retrouvé bloqué en Russie, où il a obtenu l'asile.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Manifestations en Iran : l'appel d'Asghar Farhadi à la communauté internationale :

C'est une prise de paroles forte. Le réalisateur iranien Asghar Farhadi, qui a obtenu deux Oscars du meilleur film étranger pour «Une Séparation» et «Le Client» a publié sur son compte Instagram une lettre de soutien aux manifestants et en particulier aux «femmes progressistes et courageuses menant des manifestations pour leurs droits».

«Je les ai vus de près ces nuits (de manifestation). La plupart d'entre elles sont très jeunes; Dix-sept ans, vingt ans. J'ai vu l'indignation et l'espoir sur leurs visages et dans leur façon de défiler dans les rues. Je respecte profondément leur lutte pour la liberté et le droit de choisir leur propre destin malgré toute la brutalité à laquelle elles sont soumises. Je suis fier des femmes puissantes de mon pays», a-t-il déclaré, avant de lancer un appel solennel.

 

Téhéran empêche les cinéastes indépendants de travailler

«A travers cette vidéo, j'invite tous les artistes, cinéastes, intellectuels, militants des droits civiques du monde entier et de tous les pays, et tous ceux qui croient en la dignité et la liberté humaines à être solidaires avec les manifestants iraniens», a-t-il expliqué. Il en va  «de notre responsabilité humaine, et cela peut encore renforcer l'espoir des Iraniens d'atteindre ce magnifique et monumental objectif qu'ils recherchent ici, un pays où je ne doute pas que les femmes seront les pionnières des transformations les plus importantes». Il signe ensuite «pour un avenir meilleur».

Asghar Farhadi sait les risques qu'il encourt à se lever ainsi contre les autorités de Téhéran. Son compatriote Jafar Panahi («Taxi Téhéran») avait été arrêté puis condamné en 2010 à six ans de prison et 20 ans d'interdiction de réaliser ou d'écrire des films, de voyager ou même de s'exprimer dans les médias pour «propagande contre le régime», après avoir soutenu le mouvement de protestation de 2009 contre la réélection de l'ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République islamique. Il a été arrêté le 11 juillet, à son arrivée au parquet de Téhéran pour suivre le dossier de Mohammad Rasoulof, détenu depuis le 8 juillet avec son collègue Mostafa Aleahmad.

Dans une lettre adressée au Festival de Venise, Jafar Panahi avait accusé les autorités de considérer les cinéastes indépendants «comme des criminels». «Nous créons des œuvres qui ne sont pas des commandes, c'est pourquoi ceux qui sont au pouvoir nous voient comme des criminels», avait dénoncé le cinéaste dans une lettre co-écrite avec son collègue Mohammad Rasoulof.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Le monde paiera «le prix de la guerre» en 2023, prévient l'OCDE :

La guerre en Ukraine va continuer à coûter cher: l'OCDE a nettement dégradé sa prévision de croissance mondiale pour l'an prochain devant les effets plus durables qu'anticipé du conflit, l'Europe payant la plus grosse facture. "Le monde paie un prix très élevé à l'agression russe en Ukraine", a affirmé le secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques, Mathias Cormann, au cours d'une conférence de presse lundi.

"Les ménages et les entreprises souffrent", a-t-il poursuivi, soulignant que "le fardeau des prix plus élevés de l'énergie et du gaz ainsi que la politique de zéro Covid en Chine impliquent une croissance plus faible et une inflation plus élevée et persistante". L'absence d'accalmie sur le terrain au huitième mois de l'invasion russe en Ukraine, symbolisée par la récente mobilisation de réservistes par Moscou, incite l'organisation internationale basée à Paris au pessimisme.

Dans son rapport trimestriel, intitulé "payer le prix de la guerre", l'OCDE prévoit qu'après une année 2022 éprouvante, surtout en raison de la flambée inflationniste, "la croissance mondiale devrait continuer à s'affaiblir en 2023". L'OCDE table sur une progression du PIB mondial de 2,2% contre 2,8% attendus en juin, bien qu'elle ait maintenu sa prévision pour 2022 à 3% après l'avoir nettement réduite ces derniers mois. "Les pressions inflationnistes sont de plus en plus généralisées, la hausse des prix de l'énergie, des transports et d'autres coûts se répercutant sur les prix", écrit l'OCDE qui a révisé en baisse ses prévisions 2023 pour la quasi-totalité des pays du G20 à l'exception de la Turquie, de l'Indonésie et du Royaume-Uni dont l'activité économique stagnera.

 

2.800 milliards

Pour montrer l'ampleur du choc de la guerre, l'OCDE a évalué à 2.800 milliards de dollars les pertes financières à prévoir l'an prochain par rapport aux estimations antérieures à l'arrivée des chars en Ukraine, "soit la taille de l'économie française" mesurée en PIB annuel, a indiqué le chef économiste par intérim de l'institution, Alvaro Perreira.

Ce sont logiquement les pays voisins de Kiev et de Moscou qui subiront les coûts les plus importants: la croissance en zone euro subit plus forte  révision, à 0,3% contre 1,6% anticipé en juin. L'inflation y est attendue cette année à 8,1% et à 6,2% l'an prochain. Agitée depuis des mois comme un risque majeur, la récession est le scénario retenu par l'OCDE pour l'Allemagne: la première économie européenne verrait selon l'OCDE son PIB reculer de 0,7% l'an prochain, un plongeon de 2,4 points par rapport à la précédente prévision.

Ses principaux voisins y échappent: une croissance de 0,4% est attendue en Italie, de 1,5% en Espagne, et de 0,6% en France, là où le gouvernement table encore sur 1%. Le Fonds monétaire international prévoyait dans son dernier panorama mondial 0,8% de croissance en Allemagne, 1% en France et 1,2% en zone euro, mais il pourrait revoir ses chiffres à la baisse en octobre. Parmi les autres grandes régions, la croissance américaine est attendue par l'OCDE à 0,5% contre 1,2% anticipé en juin, et la croissance chinoise à 4,7% contre 4,9%.

 

"Incertitude importante"

"Une incertitude importante entoure ces projections économiques", concède l'OCDE, devant le risque de pénuries d'énergie pendant l'hiver. La hausse vertigineuse des prix menace déjà l'activité d'un nombre croissant d'entreprises. Selon l'OCDE, des pénuries plus importantes que prévu en gaz risqueraient, par un effet en cascade, de réduire le PIB de la zone euro de 1,25 point supplémentaire l'an prochain, poussant alors de nombreux Etats en récession.

Ce scénario est d'autant plus inquiétant que les banques centrales des pays développés et émergents sont fermement engagées à remonter leurs taux d'intérêt pour contenir l'inflation, avec le risque de saper là aussi la croissance. Les hausses de taux sont "un facteur clé" dans le ralentissement à l'oeuvre, relève l'OCDE, qui appelle toutefois les banquiers centraux à continuer.

Guerre, hausses des taux, Covid-19, crise des dettes... L'OCDE égrène dans ses prévisions l'ensemble des risques entourant l'économie. De là à mener vers un plongeon du PIB mondial? "Le scénario central n'est pas à une récession mondiale mais les risques ont augmenté ces derniers mois", a concédé Alvaro Pereira. Les mesures budgétaires ciblées et temporaires portant sur ménages et entreprises font partie de la solution face à l'urgence, souligne l'institution, affirmant que jusqu'à présent les mesures prises contre la hausse des prix de l'énergie ont été "mal ciblées", car profitant souvent à trop de ménages et d'entreprises.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Mobilisation en Russie : le Kremlin admet des «erreurs», «pas de décision» sur les frontières :

Les autorités ont affirmé que la mobilisation de 300.000 réservistes ne concernerait que les personnes ayant une expérience militaire ou les compétences recherchées mais de nombreuses «erreurs» ont été commises, a admis le Kremlin.

Le Kremlin a admis lundi des "erreurs" dans la mobilisation de réservistes pour aller combattre en Ukraine et souligné qu'il n'y avait à cette heure "pas de décision" de fermeture des frontières, face aux manifestations et à la fuite de nombreux Russes à l'étranger.

"Il y a des cas où le décret (de mobilisation) a été violé", a dit le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, disant espérer que "les erreurs seront corrigées".

Les autorités ont affirmé que la mobilisation de 300.000 réservistes ne concernerait que les personnes ayant une expérience militaire ou les compétences recherchées.

Mais de nombreux cas de mobilisation de personnes âgées, malades ou sans expérience ainsi que des étudiants ont été recensés.

 

La Russie s'apprête à annexer quatre régions d'Ukraine

La mobilisation a déclenché des manifestations et quelques milliers d'arrestations depuis que le président russe Vladimir Poutine l'a décrétée la semaine dernière.

De nombreux Russes semblent aussi avoir choisi de fuir le pays, au regard de l'affluence accrue aux frontières avec la Géorgie, le Kazakhstan, la Finlande ou la Mongolie. Les laisons aériennes ont aussi été pris d'assaut.

Cet afflux a nourri la crainte que la Russie interdise de sortie du pays les hommes en âge de combattre.

Le porte-parole du Kremlin a indiqué que les autorités n'avaient "pas pris de décision" à ce stade concernant la fermeture des frontières pour cette catégorie de citoyens.

La Russie s'apprête à annexer quatre régions d'Ukraine à l'issue mardi de "référendums" dénoncés par l'Ukraine et les Occidentaux.

 

 

 

 

 

LA MARCHE DU MONDE (2250) : LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022

Lundi 26 Septembre 2022 –  Des gaz lacrymogènes employés pour empêcher des manifestants d'arriver à l'ambassade d'Iran à Paris :

Cette deuxième manifestation consécutive en deux jours à Paris pour dénoncer la mort en détention de Mahsa Amini, 22 ans, arrêtée à Téhéran le 13 septembre par la police des moeurs pour "port de vêtements inappropriés", a coïncidé avec un autre rassemblement tendu à Londres près de l'ambassade d'Iran.

La police française a utilisé dimanche des gaz lacrymogènes pour empêcher des centaines de personnes défilant à Paris pour protester contre la répression des manifestations en Iran d'atteindre l'ambassade de la République islamique, selon des journalistes de l'AFP.

Parti de la place du Trocadéro, le cortège parisien s'est dirigé vers l'ambassade d'Iran au son des slogans tels que "femme, vie, liberté !", en écho à ceux des manifestants en Iran, ou encore "France, ça suffit le silence".

Les participants reprochent notamment au président français Emmanuel Macron d'avoir serré la main de son homologue iranien Ebrahim Raïssi lors de leur rencontre le 20 septembre en marge de l'assemblée générale des Nations unies à New York, portant notamment sur une relance de l'accord international sur le programme nucléaire de Téhéran.

A l'approche de l'ambassade, les policiers ont fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants qui tentaient de franchir leur cordon interdisant l'accès à la représentation diplomatique de la République islamique, selon les mêmes sources.

"Au vu de ce qui se passe actuellement, nous Iraniens, nous sommes vraiment mobilisés, nous devons réagir étant donné que nous sommes loin de notre patrie, notre pays", a déclaré à l'AFP une manifestante franco-iranienne qui n'a souhaité s'identifier que par son prénom, Nina.

Au moins 41 personnes ont été tuées et des centaines arrêtées en Iran depuis l'annonce le 16 septembre du décès de Mahsa Amini, selon le dernier bilan officiel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'objet de ce blog est d'apporter aux habitants de Montesquieu-Volvestre une information régulière sur la vie de la cité, et de décrypter l'essentiel de l'actualité. Mais il a aussi pour but d'ouvrir un dialogue,  de discuter, de contester, ou de râler au besoin. Il faut que nous retrouvions dans notre village une convivialité, une solidarité qui sont en train de se perdre.

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